Voyage

Scandinavie

Du 14 au 30 août 2016

10 jours243 km989 m D+421 photos

Le voyage

En août 2016, nous sommes allés rendre visite à notre fils Simon résidant au Danemark, sur la côte est de la presqu’île du Jutland, à Århus. Pour rentabiliser un voyage que nous avons fait en plusieurs étapes en camping-car, nous avons fait plusieurs excursions, à vélo et à pied, avec et sans Simon et sa compagne anglaise Amelia, au Danemark et dans le sud de la Suède. Si le Danemark ne manque pas de charme et d’originalité, nous avons davantage apprécié le côté sauvage de la Suède, ses forêts et ses lacs, et en particulier le bord de mer de la côte est avec ses petits ports aux jolies maisons coincées entre les rochers. Au Danemark, nous avons visité Århus, l’extrémité nord du Jutland où les eaux de la mer du Nord rejoignent celles de la Baltique à Skagen, les bords du Limfjord, qui transforme le nord du Jutland en île, le musée maritime et la ville de Roskilde, à l’ouest de la capitale, après un petit tour à Odense sur l’île de Fyn, et bien sûr Copenhague. Après ces aventures danoises, nous sommes passés en Suède où nous avons exploré la région des grands lacs du sud (Vättern et Vänern), puis l’île d’Orust sur la côte ouest d’où nous avons ramené nos meilleures images. Le climat, tempéré en été, de ces régions du sud de la Scandinavie a été plutôt conciliant au Danemark mais davantage contrasté en Suède où, accueillis par une température caniculaire digne de nos températures estivales, nous avons eu rapidement une dégradation du temps avec de la pluie puis du vent frais. Tout ceci ne nous a pas empêché d’explorer ces jolies régions à pied et à vélo.

Jour 1

Dimanche 14 août 2016

34 photos

Le parcours

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Le récit

Après divers travaux dans l’appartement de notre fils Simon à Århus, au nord-est de la presqu’île du Jutland au Danemark, nous avons décidé de prendre un peu de temps pour visiter la ville à vélo. Simon nous a proposé d’aller vers le sud, le long de la mer, où les paysages sont assez jolis. Ce dimanche après-midi, nous traversons la ville pour rejoindre le bord de mer. Bien sûr, nous roulons essentiellement sur des pistes cyclables. Un vrai plaisir au pays du vélo. Après avoir suivi un peu la route du bord de mer, nous prenons une voie cyclable bien séparée, dans la magnifique forêt de Marselisborg. Nous passons devant le Varna Palace, un château construit en 1909 par l’architecte Eggert Aachen. Récemment rénové par de nouveaux propriétaires, l’intérieur en jaune est très chic. Il est utilisé pour des meetings, des conférences, ou d’autres événements du même type. Lorsque nous passons devant, des enfants jouent dans le monumental escalier de pierre qui orne la façade du château, face à la mer, juste devant la piste cyclable. De l’autre côté du château, dans la mer très calme, une escouade en stand-up paddle passe lentement.

Un peu plus loin, nous nous arrêtons devant la grille d’accès du parc de Marselisborg. Après avoir rangé les vélos, nous passons la porte double qui ferme l’entrée. Le parc est entièrement clôturé, dans le même style que les parcs safari, et couvre 22 hectares du nord de la forêt de Marselisborg. Les arbres y sont assez clairsemés et le terrain plutôt accidenté en comparaison des environs. Les animaux du parc sont essentiellement des espèces communes et non exotiques. Initialement, le cerf de Sika a été introduit pour brouter les collines, mais plus tard, ont été ajoutés des chevreuils et des sangliers. Mis en place en 1932, le parc a été agrandi plusieurs fois et il appartient à la ville d’Århus. Nous ne verrons que des cerfs et biches de Sika. Le cerf de Sika est légèrement plus petit que le daim et possède des bois qui peuvent dépasser huit cors. Comme le daim, il possède une robe tachetée. Ces animaux du parc sont tellement habitués à voir des touristes, qu’ils n’hésitent pas à venir vous manger dans la main. Simon avait apporté des carottes à cet effet et nous avons pu voir ces animaux de près et même les toucher.

Nous quittons le parc après avoir bien profité des animaux. Nous continuons la piste cyclable vers le sud, puis nous prenons un chemin qui longe la mer dans la forêt. Il y a de belles côtes et c’est très agréable. Juste à gauche, en haut d’une côte, on voit une maison. On la contourne par la droite puis on rejoint la piste cyclable qui suit la route. Un peu plus loin, nous passons devant une grande maison au toit de chaume en cours de réfection complète. Nous continuons sur la piste, toujours vers le sud, puis nous passons sur un joli pont de bois. La piste passe sous un pont et nous prenons à droite pour rejoindre l’entrée du camping de Blommehaven. Il y a un poteau plein de pancartes donnant les distance à tout un tas de grandes villes dans le monde. Nous sommes à 1860 km de Bordeaux. Après quelques photos, nous prenons le chemin du retour et revenons sur nos pas. Nous repassons devant les grilles du parc des cerfs, puis devant le Varna Palace. Arrivés devant le port de plaisance, nous décidons d’aller y prendre une glace au restaurant. Comme l’air est plutôt frais, nous restons à l’intérieur. Après quelques photos sur le port, nous reprenons la route de retour qui se termine sans histoire.

Nous arrivons sur la piste cyclable qui longe la côte 14:03
Nous arrivons sur la piste cyclable qui longe la côte
Le Varna Palace 14:05
Le Varna Palace
Devant le Varna Palace, face à la mer 14:07
Devant le Varna Palace, face à la mer
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs 14:16
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs 14:17
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs 14:18
Visite du Marselisborg Dyrehave, le parc des cerfs
Jour 6

Vendredi 19 août 2016

53 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes arrivés hier soir au Bunken Strand Camping, dans l’extrême nord du Jutland au Danemark, après avoir fait une petite pause en route pour visiter le centre de Randers, une trentaine de kilomètres au nord d’Århus. Ce matin, notre objectif est d’aller à vélo jusqu’à la pointe, là où les eaux de la mer Baltique et de la mer du Nord se rencontrent. Le temps est au beau et le vent, toujours présent sur la presqu’île, n’est pas trop fort. Simon et sa compagne anglaise Amelia sont en vélo droit. Nous prenons la piste cyclable qui passe devant le camping. En arrivant à Hulsig, nous prenons une petite route pour traverser le village, puis nous retrouvons une piste qui ne suit aucune route et qui serpente dans les dunes. La mer n’est pas très loin. On distingue nettement les cargos qui dépassent au-dessus des dunes. Certains avancent, d’autres sont à l’ancre, attendant sans doute une autorisation d’entrer au port. Nous faisons une pause dans les dunes pour nous désaltérer. Six kilomètres avant Skagen, la piste entre de nouveau dans la forêt. Finalement, nous arrivons à la ville la plus au nord du Danemark où nous retrouvons une petite route sans voiture.

À l’entrée de la ville, un moulin à vent nous rappelle que celui-ci est omniprésent ici. Nous traversons la ville aux maisons jaunes et au toit de tuiles puis nous continuons sur cette unique route du bout du monde, passant devant le phare qui marque la pointe. Nous croisons de nombreux vélos sur la piste cyclable qui longe la route. L’endroit est fréquenté par les touristes. Nous laissons les vélos au parking, terminus pour tous les véhicules. Au-delà, il n’y a que des dunes et la plage de sable fin ou de galets suivant l’endroit. Nous trouvons un coin tranquille au bord de l’eau pour pique-niquer. Nous sommes au pied d’un blockhaus, souvenir de la deuxième guerre mondiale. Après déjeuner, nous continuons à pied le long de la plage pour rejoindre le point extrême où les eaux de la mer du Nord se mélangent à celles de la Baltique. Il y a du monde pour rejoindre ce point remarquable. Le but du jeu est de tremper les pieds dans le mélange, sur la langue de sable qui marque la limite des eaux. Le courant latéral est assez fort et il faut être prudent. Nous revenons au parking qui s’est bien rempli, les touristes ayant investi le restaurant campé sur la dune juste à côté. Nous reprenons nos vélos pour revenir vers Skagen.

Juste avant la ville, nous passons au pied du phare blanc de Skagen, qui a servi de 1747 à 1858, date de mise en service du phare actuel situé plus loin vers la pointe, pour nous arrêter au pied du vippefyr. Le vippefyr est un phare basculant construit en 1627 et fut utilisé jusqu’en 1747. Avant 1627, du bois et des algues, puis plus tard du charbon, étaient brûlés sur un sol carrelé au sommet de la tour en bois. Mais le charbon mettait souvent le feu aux tours en bois de ce genre de phare. Jens Pedersen Grove d'Elseneur a conçu le mécanisme à bascule où le charbon brûle dans un contenant en fer hissé en l’air pour qu'il soit vu de loin tout en protégeant du feu le support. L'actuel vippefyr est une copie à l'identique de l'original. C'est l’artiste Carl Locher des peintres de Skagen qui en fait la première copie en 1913 lors du cinq-centième anniversaire de Skagen. Il était placé sur le site du premier vippefyr jusqu'à que le Rotary de Skagen le reconstruise en 1958. Il est allumé une fois par an lors de la fête de la Saint-Jean quand un feu est également allumé sur la plage. Du sommet de la dune où trône le vippefyr, nous avons une belle vue sur les toits rouges et les maisons jaunes de Skagen.

Nous rejoignons nos vélos abandonnés au pied de la dune, pour traverser la ville par les petites rues. Les maisons jaunes aux jardins bordés de barrières blanches ou rouge sang sont du plus bel effet. Nous nous arrêtons au centre pour flâner dans les rues commerçantes et y acheter des souvenirs. Nous allons prendre un thé, assis sur un canapé devant une table basse au soleil, à l’extérieur. On se croirait dans son salon, c’est très sympathique. Finalement, nous reprenons nos vélos qui nous ont attendus sagement au coin de la rue et nous quittons le centre ville. Nous reprenons la rue principale puis une route rectiligne à droite qui mène à Højen. Højen ou Gammel Skagen (vieux Skagen), située sur la côte Ouest du Skagen Odde, la presqu’île, est une ancienne communauté de pêche qui fait maintenant partie de la ville de Skagen. Nous faisons une pause face à la plage de cailloux. Des enfants se trempent dans l’eau qui est bien froide. Après une pause et quelques photos, nous repartons entre les maisons de Højen.

Nous passons le long du restaurant français, puis nous continuons sur un chemin qui mène au pied de l’amer, une belle construction triangulaire en bois perchée sur la dune qui sert de repère aux bateaux. Sur le socle pavé de cette tour, les points cardinaux sont marqués. De là, on a une belle vue sur les toits des maisons jaunes. Après les photos d’usage, nous reprenons nos vélos, qui nous ont sagement attendu au pied de la dune, et nous coupons dans la lande pour rejoindre un chemin tout proche. Nous rejoignons la route puis la piste cyclable entre les dunes par laquelle nous sommes arrivés à Skagen. C’est vendredi soir et nous croisons des groupes de cyclistes chargés de packs de bière. Ils vont se saouler (une tradition du week-end en Scandinavie) en bordure de la piste dans les dunes. Finalement, nous rentrons à la soirée au camping après avoir passé une belle journée dans cet endroit typique du Danemark qui attire les touristes.

Prêts à partir du camping de Bunken 10:39
Prêts à partir du camping de Bunken
Prêts à partir du camping de Bunken 10:39
Prêts à partir du camping de Bunken
Le Danemark possède des pistes cyclables excellentes 10:53
Le Danemark possède des pistes cyclables excellentes
Petite pause au milieu des dunes 11:15
Petite pause au milieu des dunes
Derrière les dunes, les bateaux chargés de containers qui entrent et sortent de la mer Baltique 11:16
Derrière les dunes, les bateaux chargés de containers qui entrent et sortent de la mer Baltique
Petite pause au milieu des dunes 11:17
Petite pause au milieu des dunes
Jour 8

Dimanche 21 août 2016

26 photos

Le parcours

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Le récit

Nous avons quitté le Bunken Strand Camping hier et nous sommes descendus vers le sud-est. Après un passage sur le port de Løgstør, au nord de la partie la plus large du Limfjord, nous avons passé la nuit au camping d’Ertebølle une vingtaine de kilomètres au sud. Le Limfjord est un bras de mer peu profond qui coupe l'île de Vendsyssel-Thy du reste de la péninsule du Jutland, isolant complètement l’extrémité de la presqu’île. Le Limfjord a été relié à la mer du Nord pour la première fois le 3 février 1825 quand une inondation maritime a percé un passage, le canal d'Agger, à travers l'extrémité nord de l'Agger Tange, isthme de 13 km de long et moins d'1 km de large qui reliait jusque là Vendsyssel-Thy au reste du Jutland. En 1862, une autre inondation perça une nouvelle ouverture, le canal de Thyborøn, au sud de l'Agger Tange. Cependant, le canal d'Agger se remplissant continuellement de sable, il fut comblé en 1877. Le Limfjord est connu pour ses moules et ses huîtres de taille exceptionnelle. Après avoir quitté le camping, ce matin, nous partons de la plage d’Ertebølle pour une petite balade à vélo le long du fjord. Avant de partir, nous allons faire un tour à pied sur la plage, de l’autre côté de la dune. Il n’y a pas un chat. Il faut dire que nous ne sommes plus en période de congés scolaires.

Nous prenons un petit chemin herbeux et étroit, identifié comme itinéraire cyclable, où nos trikes ont un peu de mal à monter. Une fois sur la hauteur, c’est plus facile de rouler, même si on ne peut pas aller bien vite. Nous sommes intrigués par une grosse bulle entre les champs au bord du chemin. Il s’agit d’un abri en résine qui tourne le dos au vent. C’est très efficace pour nous réchauffer dans l’air plutôt frisquet venu de la Baltique. Il y a un capteur solaire sur le toit et des ouïes au niveau inférieur font penser à un système de chauffage des jambes pour ceux qui sont assis. Si ça marche, ce que nous n’avons pas constaté, ça doit être très agréable. Des pancartes au bord du chemin expliquent que, dans le champ qui nous sépare de l’eau toute proche, ont été découverts les vestiges du site archéologique d’Ertebølle. Sa découverte remonte aux années 1890, lorsque les chercheurs du musée national danois y ont découvert des amas coquilliers mêlant des coquilles d'huîtres, de moules, d'escargots ainsi que des os, des andouillers et des objets en silex. La culture d'Ertebølle est une culture du Mésolithique final du sud de la Scandinavie. Elle s'est développée approximativement de 5300 avant J.C. à 4200 avant J.C. Sa phase finale est caractérisée notamment par la production de céramique.

Nous continuons le chemin qui bifurque à droite pour rejoindre le bord du Limfjord. Il y a une table pour le pique-nique, mais le vent très frais n’incite pas au farniente. À partir de là, le chemin s’élargit et devient caillouteux. Ici, la dune est largement recouverte de buissons de rosier rugueux, une plante invasive qui aime les terrains sableux. Elle a l’avantage ici de stabiliser le sol et de l’empêcher d’être emporté par le vent. Et puis, ça donne de jolies couleurs au bord de mer. Le long du chemin, d’autres panneaux expliquent les modes de vie des mammifères marins locaux, comme le phoque gris. Un peu plus loin, nous obliquons vers l’intérieur des terres, puis nous retrouvons le bitume et la civilisation sous la forme d’un tracteur. Nous arrivons au village de Strandby où nous faisons une pause devant l’église qui trône fièrement au milieu d’un cimetière tiré au cordeau. On dirait une œuvre d’art de jardinier. Nous prenons finalement la route vers le nord puis, un peu plus loin à gauche, la route qui nous ramène à Ertebølle. Nous faisons étape dans une boutique de bric à brac où Simon trouvera un monocycle et d’autres choses encore. Finalement, nous retournons au parking de la plage pour le casse-croûte sur une des tables prévues à cet effet, sous le soleil qui nous réchauffe un peu malgré le vent froid. En début d’après-midi, nous quittons Ertebølle pour rentrer à Århus en faisant étape au Vikingecenter Fyrkat près de Hobro. On y verra des habitations et des outils des vikings, et même une démonstration de combat ancestral. Simon pourra y essayer une cote de mailles, d’un poids incroyable. Nous terminons ainsi en beauté un superbe week-end dans le nord du Danemark.

Préparation au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle 09:52
Préparation au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle 09:53
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle 09:53
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle 09:53
Prêts au départ sur le parking de la plage d'Ertebølle
La plage d'Ertebølle vue de la dune 09:54
La plage d'Ertebølle vue de la dune
La côte du Limfjorden vers le nord, dont on ne voit pas la limite 09:54
La côte du Limfjorden vers le nord, dont on ne voit pas la limite
Jour 11

Mercredi 24 août 2016

64 photos

Le parcours

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Le récit

Hier, nous avons quitté Århus et abandonné Simon à son travail et ses occupations habituelles. Après un petit arrêt à Odense, la ville de Hans Christian Andersen dont les célèbres contes ont émerveillé la jeunesse du monde entier, nous nous sommes rapprochés de Copenhague avec deux objectifs : visiter le musée viking de Roskilde aujourd’hui et visiter Copenhague demain. Nous avons choisi de nous installer au Hundige Strand Familiecamping à Greve où j’avais également fait étape lors de mon voyage aller au Cap Nord en 2010. La journée s’annonce belle et nous partons du camping à vélo en empruntant les pistes cyclables car la route directe est interdite aux vélos dans la ville. L’itinéraire est un peu compliqué dans le dédale de la zone résidentielle. Nous passons sous les routes puis le long de l’autoroute avant de passer par dessous. De l’autre côté ce n’est plus la ville et la piste, au milieu des champs, se transforme bientôt en petite route de campagne. Finalement nous retrouvons la route de Roskilde près de l’église de Kildebrønde, à l’entrée du village. Après Kildebrønde, vite traversé, nous retrouvons la campagne danoise, de grands champs et quelques forêts éparses, dans un paysage plutôt plat. Nous arrivons bientôt à Stærkende où nous longeons le terrain de golf sur un chemin empierré jusqu’à rejoindre la route à quatre voies qui mène directement à Roskilde quelques kilomètres plus loin. Comme pour beaucoup de routes au Danemark, il y a une belle piste cyclable séparée de chaque côté de la route et on peut y rouler en toute sécurité.

Nous passons par-dessus l’autoroute, croisons le boulevard circulaire à un feu, puis passons par-dessous les voies ferrées jusqu’à rejoindre le bord de mer et le musée viking. Nous attachons les vélos sur l’immense parking, puis nous allons au port-musée. Il y a pas mal de monde, beaucoup d’étrangers, bien que la saison touristique touche à sa fin. Les billets sont valables pour la journée et on peut entrer et sortir plusieurs fois. Ce musée est un régal. On y trouve de tout concernant les bateaux vikings et leur utilisation, avec des constructions en réel, y compris la fabrication des accessoires comme les cordages et les voiles. Les différents matériaux utilisés y sont également présentés et des explications détaillées sont affichées en danois et en anglais. De plus, une foule de bateaux traditionnels sont amarrés aux différents pontons du musée et il est possible d’y faire un tour dans la baie, à la voile ou à la rame. Outre la partie active qui montre la réalisation des ouvrages en réel, il y a un bâtiment dédié à l’histoire des vikings avec une grande quantité d’explications et d’objets, et dont une grande partie est réservée à l’exposition des vestiges des bateaux vikings trouvés au fond de la baie. C’est très impressionnant. À côté, des maquettes montrent les différents types de bateaux utilisés par les Vikings, que ce soit pour la pêche, le commerce ou les conquêtes. On peut aussi y voir et y acheter des vêtements traditionnels. À l’extérieur du bâtiment, un alignement circulaire de pierres montre le soubassement d’une habitation traditionnelle en bois.

Après un premier tour dans le musée nous ressortons pour casser la croûte sur un banc face au port, puis nous allons faire un tour à pied dans le centre de la ville. Nous traversons le parc Byparken où des jeunes se rassemblent par groupes pour faire de la musique, puis nous remontons jusqu’à la cathédrale, une superbe construction en briques dont la flèche est impressionnante. Nous continuons vers la rue principale où se trouvent tous les commerces dédiés aux touristes. Le bâtiment qui abrite l’office de tourisme est remarquable. Construit dans le style gothique en 1884 par l’architecte O. Momme, qui a aussi conçu les décors et les plafonds intérieurs, c’est l’ancienne mairie de la ville qui inclut une tour datée des années 1500. C’était la tour de l’église Saint-Laurent dont on peut voir les ruines dans un musée voisin. Vite lassés des boutiques à touristes, nous redescendons vers le port-musée. Le sentier qui descend vers le port passe entre les haies de superbes maisons dont on ne voit pas grand-chose, puis nous rejoignons le parc où le nombre des groupes de jeunes et le niveau sonore ont beaucoup augmenté. Nous retournons au musée viking où des passagers commencent à remplir une immense barque viking. Nous ne les verrons pas partir, mais nous en verrons une plus petite, menée à la rame, prendre le large dans la baie. Finalement, après avoir refait le tour de la zone de construction, nous retrouvons nos vélos et reprenons la route de retour. Après quelques détours supplémentaires dans le dédale des pistes cyclables de Greve, nous rejoignons le camping.

Sur la piste cyclable de Hundige centervej à Greve 11:01
Sur la piste cyclable de Hundige centervej à Greve
Devant le Vikingeskibsmuseet, le musée Viking de Roskilde 11:39
Devant le Vikingeskibsmuseet, le musée Viking de Roskilde
Pas de panique, les tarifs sont en couronnes danoises 11:40
Pas de panique, les tarifs sont en couronnes danoises
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : la fabrication des cordages 11:47
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : la fabrication des cordages
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : le maître voilier à l'ouvrage 11:56
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : le maître voilier à l'ouvrage
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : le maître voilier à l'ouvrage 11:57
Visite du Vikingeskibsmuseet de Roskilde : le maître voilier à l'ouvrage
Jour 12

Jeudi 25 août 2016

51 photos

Le parcours

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Le récit

Le ciel de ce matin est limpide. Il va faire beau et chaud. Nous prenons la route qui passe devant le camping et mène à Copenhague. Il y a une piste cyclable de chaque côté et c’est facile de rouler malgré la circulation. Pour aller à Copenhague, c’est facile. C’est tout droit et en plus la direction est régulièrement marquée au sol sur la piste cyclable. Nous passons par-dessus l’autoroute qui mène à Malmö, en Suède, puis nous faisons une petite pause entre Friheden et Valby, au niveau du pont sur le Harrestrup Å. Ensuite, la ville se densifie et nous entrons dans Copenhague. Nous suivons la route à quatre voies qui entre au cœur de la ville. Nous passons devant le bel immeuble de la chambre de commerce américaine au Danemark, puis nous rejoignons le port. Il y a des travaux partout et ce n’est pas très facile de se repérer. Nous faisons une pause photos au terminal de bateau-bus Det Kongelige Bibliotek sur le port de Copenhague. Un kayakiste passe juste en-dessous de nous pour une visite maritime de la ville. Nous sommes sur l’île administrative de Copenhague, où se trouve le gouvernement. Juste un peu après le terminal, nous prenons à gauche dans le proviantpassagen où le contraste avec la fureur automobile du quai est saisissant. Devant nous dépasse la flèche du Christianborg Palace où logent les services de l'état. Nous rangeons les vélos pour aller voir le jardin de la bibliothèque de Copenhague où la fontaine, très moderne, ressemble au piédestal d’une flamme olympique.

Nous repartons en continuant la ruelle, puis nous passons sous un porche à droite afin de retrouver les rues fréquentées par les voitures. En traversant la rue Borsgade, juste avant de prendre le pont Holmens, nous croisons un homme en trike, son chien posé sur le ventre. Il s’arrête au milieu du carrefour pour prendre la rue d’où nous sortons. Le temps de traverser, nous échangeons quelques mots puis nous repartons chacun de notre côté en nous souhaitant bon voyage. Nous quittons l’île, passons devant l’église d’Holmens, puis continuons vers le nord et le site de la Petite Sirène, mondialement connue. Nous passons dans le parc Langelinie pour rejoindre le bord de l’eau et la statue entourée de touristes. Den lille havfrue, est une statue en bronze de seulement 1,25 m de haut, perchée sur un rocher. Il s'agit d'une représentation du personnage du conte éponyme de Hans Christian Andersen. Elle fut commandée en 1909 par Carl Jacobsen, fondateur de la Ny Carlsberg Glyptotek et fils du fondateur des brasseries Carlsberg. Elle fut sculptée par Edvard Eriksen, qui utilisa comme modèles la danseuse Ellen Price pour le visage et sa femme Eline Eriksen pour le corps. Érigée le 23 août 1913, elle fut vandalisée plusieurs fois, et à chaque fois restaurée. C’est pourquoi la statue dans le port de Copenhague a toujours été une copie, le premier moulage est conservé dans un lieu inconnu.

Nous quittons la Petite Sirène et sa horde de touristes pour rejoindre le Kastellet, la Citadelle de Copenhague, une des fortifications les mieux préservées d’Europe. Entouré d’eau et d’une haute digue, c’est un fort en forme d’étoile à cinq branches. Il possède cinq bastions : le bastion du Roi, le bastion de la Reine, le bastion du Comte, le bastion du Prince et le bastion de la Princesse. Construite à partir de 1626 sous le règne du Roi Christian IV du Danemark, la forteresse faisait partie du système de défense au nord de Copenhague. Les travaux se poursuivirent sous le règne du Roi Frederik III et, après le siège par les armées suédoises, l’architecte hollandais Henrik Rüse fut chargé de l’agrandir. L’entrée est ouverte au public et nous pouvons poser nos roues sur les pavés sous le regard des gardes armés. Nous traversons le fort par la porte opposée et nous nous arrêtons dans le parc Churchill pour un casse-croûte sur l’herbe au soleil. Après déjeuner, nous reprenons les vélos pour traverser la ville. Nous contournons le parc de Kongens Have, puis passons devant le château de Rosenborg qui a été utilisé comme résidence royale danoise jusqu'en 1710 lorsque Frédéric IV construisit un château plus spacieux à Fredensborg. Nous décidons de nous arrêter devant l’entrée du jardin botanique. Nous laissons les vélos accrochés à la grille sur le bord du trottoir pour aller visiter le parc et la serre tropicale.

Ce parc immense, qui attire beaucoup de monde, s'étend sur dix hectares et la grande serre, construite en 1874, est particulièrement remarquable. Le jardin botanique remonte à 1600, en tant que jardin de plantes médicinales, mais il a déménagé à deux reprises avant de s'installer à cet emplacement en 1870. Le jardin botanique possède vingt-sept serres dont la plus importante mesure 3 000 m2 et se trouve sur un promontoire. Nous commençons notre visite par une petite balade à pied autour du plan d’eau. Nous aprécions la fraîcheur sous les arbres. Un héron immobile, les pattes dans l’eau, ne se laisse pas perturber par les visiteurs. Le long des sentiers, des statues reprennent des oeuvres mondialement connues comme Diane chasseresse ou le Discobole. Nous passons sur un joli pont à l’extrémité du lac pour rejoindre l’esplanade de la grande serre. Elle est impressionnante avec une partie circulaire centrale entourée de deux ailes. D’autres serres sont installées en-dessous de chaque côté de l’escalier monumental qui mène à l’entrée principale. Nous entrons dans la partie centrale. Il fait une chaleur tropicale qui ira en augmentant lorsque nous prendrons l’escalier en colimaçon pour voir la partie supérieure de la serre. Inutile de dire qu’à l’intérieur la végétation est florissante. Nous passons dans les serres latérales où la température, toujours tropicale, est un peu plus faible pour s’adapter aux plantes présentes. Finalement, nous retrouvons avec plaisir la fraîcheur relative de l’extérieur.

Nous ressortons du jardin botanique pour retrouver nos vélos qui nous ont sagement attendus sur le trottoir. De là, nous rejoignons le quartier latin tout proche. Le soleil a rempli les terrasses des cafés et nous avons du mal à trouver une place libre pour prendre une bière. Après ce rafraîchissement bienvenu, nous repartons dans les petites rues, passant au pied de la Tour Ronde qui fut érigée au 17ème siècle sous les ordres du roi Christian IV. Depuis 1861, la Tour Ronde regroupe un observatoire astronomique, une bibliothèque étudiante ainsi que l'église Trinitatis datant de 1656. Aujourd'hui s'y ajoutent les activités touristiques proposées par le site. Nous nous arrêtons le long du mur de l’université, au milieu de plein d’autres vélos. Martine va faire un tour dans un magasin tout proche puis nous repartons pour rejoindre les quais et reprendre notre route de retour. Nous retrouvons la quiétude de notre camping de Greve avec plaisir après la frénésie de la capitale. Conscients de n’avoir eu qu’un aperçu de ce qu’on peut voir à Copenhague, nous avons malgré tout passé une bonne journée et vu de bien jolies choses.

En route pour Copenhague sur la piste cyclable 09:27
En route pour Copenhague sur la piste cyclable
Une pause entre Friheden et Valby au niveau du pont sur le Harrestrup Å 10:13
Une pause entre Friheden et Valby au niveau du pont sur le Harrestrup Å
Le bel immeuble de la chambre de commerce américaine au Danemark en plein centre de Copenhague 10:42
Le bel immeuble de la chambre de commerce américaine au Danemark en plein centre de Copenhague
Arrêt au terminal de bateau-bus Det Kongelige Bibliotek sur le port de Copenhague 10:43
Arrêt au terminal de bateau-bus Det Kongelige Bibliotek sur le port de Copenhague
En face, le bâtiment du Ministère des taxes et la flèche de la Christians kirke 10:44
En face, le bâtiment du Ministère des taxes et la flèche de la Christians kirke
Nos trikes sont un peu anachroniques dans cet environnement très urbain 10:44
Nos trikes sont un peu anachroniques dans cet environnement très urbain
Jour 13

Vendredi 26 août 2016

2 photos

À l'aire de camping-cars de Sibbatorp, au nord de Habo, en Suède 19:10
À l'aire de camping-cars de Sibbatorp, au nord de Habo, en Suède
À l'aire de camping-cars de Sibbatorp, au nord de Habo, en Suède 19:11
À l'aire de camping-cars de Sibbatorp, au nord de Habo, en Suède
Jour 14

Samedi 27 août 2016

37 photos

Le récit

Hier, nous avons quitté le Danemark pour rejoindre, au milieu du sud de la Suède, le lac Vättern où nous sommes arrivés en fin d’après midi à Jönköping, sous une canicule de 30°C, alors que la faune locale investissait la plage pour une soirée festive. Long de 120 km et large d'environ 30 km, le lac Vättern couvre une superficie de 1 900 km2. Recherchant un peu de calme, nous avons juste pris le temps de nous tremper les pieds dans l’eau glacée du lac puis nous avons suivi la rive ouest, jusqu’à Sibbatorp, au nord de Habo, où le GPS nous a amené sur une aire de camping-cars fantastique : sur la plage, peu fréquentée (seulement quelques camping-cars éparpillés entre les pins devant la plage de sable) et juste à côté d’un très joli port de plaisance. Au petit matin, nous partons pour une visite à pied du port. Il n’y a personne. Nous avons vu quelques personnes qui rentraient deux bateaux hier soir, mais ce matin, c’est très calme. La saison touristique est finie en Suède et même le week-end, il n’y a pas foule. Nous faisons de superbes photos sous le soleil matinal avec un beau ciel bleu ponctué de cirrus annonçant la dégradation du temps par l’ouest. Le vent est un peu frais et contraste avec les hautes températures de la veille. Après le tour du port, nous longeons le lac vers le nord, puis nous prenons un petit chemin qui grimpe dans la colline. Nous redescendons par la route pour revenir au camping-car. Nous terminons la matinée en farniente sur la plage. Profitant du soleil et de la relative chaleur tempérée par un vent plutôt frais.

En début d’après-midi, nous reprenons la route jusqu’à Hjo, une trentaine de kilomètres plus au nord. C’est une petite ville sympathique avec un joli port. Nous faisons quelques courses au petit supermarché local, puis nous enchaînons avec une visite pédestre. Sur un parking, une belle américaine fait briller au soleil ses chromes rutilants et sa jolie peinture rouge. Juste en face, à la gare routière, la densité du parking à vélo nous rappelle que la Suède est aussi le pays de la mobilité douce. Il y a de jolis jardins et une belle locomotive à vapeur trône sur l’esplanade au milieu du port de plaisance. Il y a aussi un gros bateau pour promener les touristes sur le lac, mais il n’a pas de clients. Nous visitons la belle église locale, à l’intérieur clair et où trône un superbe orgue aux couleurs assorties au mobilier. Un peu plus loin, une petite place pavée est entourée de bâtiments en bois à la couleur rouge caractéristique des pays scandinaves et aux fenêtres encadrées de blanc. Nous avons vite fait le tour du centre ville et nous repartons bientôt pour continuer à remonter le long de la côte ouest du lac Vättern, jusqu’à Karlsborg, une trentaine de kilomètres plus loin, où nous arrivons en fin d’après-midi.

Nous nous arrêtons sur le parking du fort militaire puis partons à pied pour une petite visite. Juste à côté, un ponton en bois mène à une jolie petite cabane sur pilotis. C’est le sauna, bien placé pour un plongeon dans l’eau froide du lac après avoir bien sué. Juste derrière, un joli port de plaisance aligne ses bateaux. Lorsque nous arrivons devant l’hôtel Karlsborgs Vandrarhem, situé dans le parc face au lac, une procession de belles voitures américaines, toutes plus rutilantes les unes que les autres, arrive et s’aligne devant le bâtiment. Nous continuons notre visite par la forteresse militaire. Il s'agit de l'une des plus grandes forteresses d'Europe, s'étendant sur 100 hectares. Elle fut la garnison de 6 000 soldats et de 8 à 10 000 personnes supplémentaires. Sa construction a débuté en 1819, mais en raison des réductions budgétaires et des fortes dépenses liées à sa construction, elle n’a été opérationnelle qu’en 1870 et complètement achevée qu’en 1909. La chapelle de la garnison, située à l’étage au-dessus du musée de la forteresse, se visite aussi. Elle a autrefois servi comme salle de réunion du Rigsdag, l’instance de décision suprême de Suède. Son plafond est orné d’un chandelier composé de 276 baïonnettes au lieu de prismes en cristal. Comme nous sommes arrivés tard et qu’en plus c’est le week-end, nous n’avons hélas pu visiter que les extérieurs. Nous n’avons pas fait de vélo aujourd’hui, mais la balade valait la peine.

Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:18
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:18
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:19
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:20
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:22
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern 09:24
Visite du port de plaisance de Svedånshamn, sur le lac Vättern
Jour 15

Dimanche 28 août 2016

23 photos

Le parcours

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Le récit

Désirant trouver un coin plus tranquille que le fort de Karlsborg, nous avons déniché hier soir un endroit calme, juste au dessus du lac Viken, au bout d’une impasse dans un quartier résidentiel de Forsvik, au nord est de Karlsborg. Ce matin, le temps est couvert et il fait bien frais. Le contraste avec les jours précédents est important. Nous partons à vélo pour rejoindre Karlsborg. Nous roulons entre les jolies maisons de Forsvik pour rejoindre la route principale. Nous passons sur le canal Götta. Construit au début du XIXe siècle, il traverse le sud du pays, de Göteborg sur la côte occidentale, en empruntant le fleuve Göta älv et le canal de Trollhättan, puis à travers les grands lacs Vänern et Vättern, parallèlement au Motala Ström, jusqu'à Söderköping sur la mer Baltique. Il est long de 190,5 km parmi lesquels 87,3 km ont dû être creusés. Avec le canal de Trollhättan, il permet une traversée de 390 km à travers la Suède. Nous faisons quelques photos devant une des superbes écluses du canal surmontée d’un pont relevable. Nous continuons notre route qui traverse le village de Forsvik qui est un endroit prisé des touristes. Nous passons devant la forge et le musée de l’histoire régionale. Le bateau à vapeur d’Eric Nordewall, sur lequel on peut faire un tour à la saison, un moulin et un séchoir à air chaud complètent la panoplie de la partie industrielle du port et du musée que nous ne pourrons pas visiter.

Juste avant Karlsborg, nous retrouvons la piste cyclable qui longe la route. Nous faisons une pause juste après le camping, au bord du lac Bottensjön qui communique avec le lac Vättern à Karlsborg, via le canal Götta que nous traversons en arrivant en ville. Passant devant le sauna que nous avons vu hier, nous longeons les fortifications de la forteresse militaire. Entre le fort et le port, une esplanade enherbée a été aménagée pour recevoir le Douglas DC-3 de l’armée suédoise qui était initialement au musée de Skokloster. Après que ce dernier ait fermé, l’avion a été démonté pour être, en mai 2009, transporté sur une barge jusqu’ici. Il a ainsi traversé le lac Mälaren, le canal Södertälje, le canal Göta et le lac Vättern pour être remonté à Karlsborg. Arrivés à l’extrémité de la presqu’île qui abrite le fort, nous passons les fortifications pour rentrer dans la zone militaire. Nous traversons entre les baraquements jusqu’à l’autre extrémité, du côté de la ville, puis nous rejoignons, en tournant à droite, la porte munie d’un feu, régulant la circulation des cycles et des voitures en alternance, et par laquelle nous sommes entrés à pied hier soir. Nous faisons un petit tour dans la ville où il n’y a rien de particulier, puis nous prenons le chemin du retour. Juste avant d’arriver à Forsvik, nous ressentons les premières gouttes du mauvais temps annoncé par la météo. Nous décidons alors de partir pour le lac Vänern, le second grand lac du sud de la Suède.

Prêts au départ de Forsvik où nous nous sommes posés au-dessus du lac Viken 08:02
Prêts au départ de Forsvik où nous nous sommes posés au-dessus du lac Viken
Entre les jolies maisons de Forsvik 08:17
Entre les jolies maisons de Forsvik
En suivant le canal Göta, on peut rejoindre le lac Vättern, mais c'est du chemin 08:19
En suivant le canal Göta, on peut rejoindre le lac Vättern, mais c'est du chemin
Une des multiples écluses du canal Göta 08:20
Une des multiples écluses du canal Göta
Une des multiples écluses du canal Göta 08:21
Une des multiples écluses du canal Göta
Une des multiples écluses du canal Göta 08:21
Une des multiples écluses du canal Göta
Jour 16

Lundi 29 août 2016

46 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes arrivés hier soir à Lidköping, au sud de la partie est du lac Vänern, après avoir roulé tout l’après-midi sous la pluie. Nous nous sommes installés sur le parking devant le port de plaisance où nous n’avons pas été dérangés bien qu’on soit en pleine ville. Ce matin, la pluie tombe sans discontinuer. Désirant malgré tout faire une petite balade, nous avons revêtu la tenue de pluie intégrale et sorti nos vélos. Nous prenons la piste cyclable qui passe juste devant le port, puis nous suivons la côte vers le nord. Nous roulons d’abord dans la forêt qui sépare la ville du lac, puis nous passons derrière de gros bâtiments industriels jusqu’à rejoindre une zone résidentielle en sortie de la ville. Passant devant un immense parc, nous voyons une grille ouverte réservée aux piétons et vélos avec une indication « Villa Giacomina ». Nous prenons le sentier après avoir passé la grille où un panneau explicatif en Suédois ne nous renseigne pas beaucoup. Il y a un plan du parc avec la position de la villa. Nous apprendrons plus tard que le parc a été aménagé à l’anglaise avec des jardins, des chemins sinueux, des arbres à larges feuilles, des prairies, des ruisseaux et un gazébo (petit pavillon de jardin servant de lieu de détente à l'abri du soleil et des intempéries) surplombant le lac Vänern. C’est l’œuvre de Claes Julius Ekeblad de Stola Säteri qui a aménagé là dans les années 1780. Le comte Gustaf Piper a reconstruit la structure principale à l’image d’une villa italienne.

Après une petite balade à vélo, sous les arbres magnifiques qui gouttent, jusqu’à la villa Giacomina, nous ressortons pour reprendre notre route vers le nord. Nous zigzaguons entre les maisons de cette zone résidentielle jusqu’à trouver la route qui file dans la forêt en suivant à distance le bord du lac. Nous roulons dans la forêt, sans rencontrer une voiture, trouvant de temps en temps une petite route ou en sentier qui mène à une maison au bord du lac. Nous passons Fästa, puis un peu plus loin nous passons entre de jolies maisons très écartées par de vastes terrains. Finalement, lassés par cette pluie incessante, nous décidons de faire demi-tour alors que nous sommes devant une maison en bois peinte en noire et sur laquelle une pancarte blanche indique « La maison blanche » en français ! Les gens ici ne manquent pas d’humour. Après une photo pour mémoriser l’emplacement, nous repartons en sens inverse pour rejoindre Lidköping. Nous retrouvons le dédale des ruelles dans la zone résidentielle, puis nous rejoignons un axe plus important qui nous ramène au centre ville. Après un arrêt au snack pour récupérer des fish’n chips pour notre repas de midi, nous rejoignons le port de plaisance alors que la pluie se calme un peu.

Sachant que le temps arrive de l’ouest et qu’une amélioration est annoncée, nous décidons de rejoindre directement la côte ouest où nous avions prévu de toute façon de passer. C’est ainsi qu’après avoir roulé une bonne partie de l’après-midi sous une pluie plus ou moins dense, nous arrivons sous le soleil au camping de Stocken, sur l’île d’Orust, au bord de la Baltique côté ouest, une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau au nord de Göteborg. Le camping est une bande herbeuse, coincée entre les rochers arrondis entourés de bruyère, dont une partie donne accès à la mer. Un vrai coin de paradis dont les multiples mobile-homes sont quasiment tous vides à cette époque de l’année. Après une installation rapide, nous décidons d’aller faire un tour à pied au village en passant par les rochers. La vue sur le dédale rocheux en mer, comme côté terre vaut vraiment le détour. Les maisons blanches au toit de tuiles agrémentent ce décor maritime. Nous passons devant une maison isolée, pas loin de l’entrée du camping, avec une superbe vue sur la mer, puis nous rejoignons le village. Toutes les maisons sont en bois peint, en blanc ou de couleur claire, et il y a une profusions d’accès à l’eau avec des pontons en bois et des cabanes à bateau traditionnelles peintes en rouge sang. Tout est très coquet. On est dans une ville de vacanciers. Quasiment tout est fermé, la saison est finie.

Hormis quelques rues, on circule dans le village à pied dans des ruelles étroites entre les rochers et les maisons, toutes plus belles les unes que les autres. Certaines sont d’accès difficile, par un sentier pentu et étroit. Passant de l’autre côté du village, plus au nord, nous arrivons au port de pêche. Il y a aussi bon nombre de bateaux de plaisance montrant l’évolution du port au fil du temps, mais des filets mis à sécher sur les buissons et les deux poissonneries présentes dans le village prouvent que la pêche est toujours active ici. En remontant, nous sommes intrigués par un petit bâti couvrant une bonne centaines de boîtes peintes en jaune et numérotées. En fait les boîtes aux lettres de tout le village sont regroupées là au même endroit. Après avoir bien fait crépiter l’appareil photo, nous retournons au camping où un couple de campeurs installés dans une caravane pas loin de nous s’apprête à partir pour une balade en kayak de mer dans la baie, terrain de jeu extraordinaire entre les îles abritées de la houle du large. La soirée se termine agréablement face au magnifique coucher de soleil sur la mer, privilège de la côte ouest.

Sous la pluie, au départ du port de plaisance de Lidköping, au sud du lac Vänern 10:07
Sous la pluie, au départ du port de plaisance de Lidköping, au sud du lac Vänern
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping 10:36
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping 10:36
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping 10:37
Dans le parc de la Villa Giacomina à Lidköping
Devant la Villa Giacomina à Lidköping 10:40
Devant la Villa Giacomina à Lidköping
Les arbres spendides de la Villa Giacomina à Lidköping 10:41
Les arbres spendides de la Villa Giacomina à Lidköping
Jour 17

Mardi 30 août 2016

85 photos

Le parcours

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Le récit

Nous avons décidé de ne rester qu’une nuit à Stocken et nous quittons le camping ce matin pour aller un peu plus au sud de l’île d’Orust, à Edshutshall. Nous retournons d’abord au port de pêche de Stocken pour y refaire une balade à pied. Le ciel est au bleu ponctué de nuages blancs, mais le vent est fort et froid. La mer moutonne sans la houle qui ne pénètre pas ces rivages protégés par les multiples îles. Après des superbes photos du port, des bateaux de plaisance, des casiers et des bateaux de pêche, comme des jolies maisons colorées, nous reprenons la route vers le sud. Après la belle montée en sortie de Hälleviksstrand, nous nous arrêtons pour admirer le paysage vu d’en haut. Entre le bleu clair du ciel et celui plus foncé de la mer d’où émergent de gros rochers gris et ronds, le paysage s’harmonise avec les rochers plus proches de nous, couverts partiellement par la bruyère en fleurs et quelques buissons bas et verts. Nous reprenons la route pour prendre à droite vers Sollid et Edshultshall. C’est à la sortie de ce dernier petit village que nous décidons de nous installer jusqu’à demain où nous prendrons la route pour rentrer en France. En attendant, nous déjeunons à bord du camping-car avant de sortir les vélos pour explorer le reste de la route jusqu’au bout de l’île cet après-midi.

En début d’après-midi, alors que le vent nous a amené quelques nuages gris qui remplacent peu à peu le coton blanc qui ponctuait le ciel bleu ce matin, nous commençons par une visite à vélo du petit port d’Edshultshall. Nous pénétrons dans le petit village aux jolies maisons colorées puis nous arrivons face au petit port situé au nord. Les garages à bateau, colorés du traditionnel rouge sang, s’alignent devant les pontons où les bateaux sont immobiles. Après quelques photos, nous reprenons la ruelle qui nous a amenés là, puis passons dans la branche sud quelques maisons plus loin. Nous arrivons face au second port, un peu plus grand que le premier. Deux kayaks de mer, allongés sur les rochers, attendent qu’on veuille bien les promener dans la baie. Nous avançons à pied sur les pontons de bois. Pas une âme en vue. Le village est désert et les bateaux attendent en vain. Le ciel se couvre de plus en plus et le vent fort ne nous incite pas à quitter nos anoraks. Nous reprenons la route du sud et repassons devant notre camping-car. Nous passons Barrevik, un petit port et un groupe de maisons. La petite route passe entre les buissons et les rochers couverts de bruyère. À Sanvik, nous ne voyons que quelques maisons sur la gauche, mais toutes les boîtes aux lettres sont regroupées au bord de la route. Ensuite, la route monte doucement entre les rochers. Vers le haut, nous trouvons quelques maisons éparses, annonçant notre arrivée à Mollösund.

Nous passons devant un joli cimetière à la pelouse que les Anglais pourraient envier, avec en toile de fond un bras de mer et des rochers, ainsi qu’un bel amer au toit pyramidal, monté sur pilotis entrecroisés. Un peu plus loin, une pancarte nous indique l’arrivée à Mollösund. Nous nous arrêtons devant la belle église en bois, peinte en gris et blanc. Nous montons la double volée d’escaliers. Nous sommes accueillis par une personne qui nous met en route une bande son en anglais expliquant l’histoire de cette église très originale. L’intérieur, très clair, est superbe. Une belle horloge en bois peint, assortie aux couleurs des murs et du mobilier trône dans un angle. Des superbes lustres en cristal, des bateaux en guise d’ex-voto et un superbe orgue qui trône dans la mezzanine au-dessus de l’entrée complètent le décor. Les deux piliers qui supportent la mezzanine comportent chacun un totem que l’on découvre en se dirigeant vers la sortie. Sur celui de gauche, un personnage moustachu figure sans doute le marin pêcheur habitant du village. À droite, on découvre une superbe sirène. Tous deux sont très colorés et tranchent nettement avec les couleurs pastel de l’intérieur de l’église.

Après la visite de l’église, nous reprenons nos vélos qui nous ont sagement attendu au pied de l’escalier. Nous arrivons au centre de ce petit port de pêche attirant les touristes en été. Ce vieux village de pêcheurs date du 16ème siècle. La pêche traditionnelle était le hareng et la julienne. À la fin du XIXème siècle, une trentaine de bateaux à voile, basés ici, transportaient des matériaux de base pour la région ou issus des ressources locales comme le charbon, le fer ou le sel. La pêche commerciale a fortement diminué ces dernières années, mais la préparation du poisson séché résiste encore, à une petite échelle, à base de poisson d’importation. Le chalutier ancré au port témoigne de cette activité. Nous passons derrière le bâtiment où l’on prépare le poisson sous l’œil amusé des ouvriers en pause. Il y a une vente de poisson à la criée, mais pas aujourd’hui. Dommage. Après avoir passé tous les recoins du port, nous traversons le village en suivant les petites rues pavées qui montent et descendent au gré du relief. Certaines maisons sont un peu moins typiques que celles des autres villages traversés, témoignant de la vocation utilitaire du lieu. On en voit toutefois quelques unes très coquettes qui n’auraient pas dépareillé à Stocken. En haut du village, un superbe moulin à vent trône fièrement. Il est de couleur traditionnelle, rouge sang.

Finalement, nous reprenons la route du retour, passons à Hedshultshall et décidons de continuer vers le nord pour aller visiter le petit port de Hälleviksstrand où nous n’avons fait que passer en arrivant. Nous repassons devant le camping de Sollid, puis nous prenons la route à gauche qui monte dans la colline. En haut nous avons un superbe point de vue sur la mer et son dédale de rochers où niche le petit port que nous allons visiter. Ici, il y a des bateaux partout, dont un superbe deux mâts en bois. Le moindre accès à la mer est colonisé par un ponton et une cabane à bateau. Nous continuons à explorer le village en empruntant les petites ruelles pentues entre les superbes maisons en bois peint de couleurs claires. Nous dénichons un passage par un petit pont au ras de l’eau qui coupe le bras de mer. Nous grimpons de l’autre côté entre les superbes maisons. Le long du bras de mer, les abris à bateaux sont alignés avec chacun un ponton. Nous allons jusqu’au bout du chemin où nous abandonnons les vélos pour grimper sur un gros rocher d’où nous avons une superbe vue sur le village. Le côté mer n’est pas mal non plus avec un dédale de rochers entourés d’eau calme, face au soleil. Finalement, nous repartons avec de superbes images au fond de la mémoire et précieusement conservées dans l’appareil photo. Ce soir, nous avons droit à un superbe coucher de soleil sur la mer à Edshultshall. Ainsi s’achève notre périple scandinave, dont la côte ouest de la Suède aura été le point culminant pour le calme et la beauté des paysages.

Une dernière visite avant de quitter Stocken 11:12
Une dernière visite avant de quitter Stocken
Le vent du bord de mer souffle méchamment ce matin 11:16
Le vent du bord de mer souffle méchamment ce matin
Le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken 11:19
Le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken
Encore une belle maison en bois 11:21
Encore une belle maison en bois
Sur le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken 11:23
Sur le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken
Le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken 11:23
Le port de pêche et de plaisance coté nord de Stocken