Rencontres
Une roulotte à St-Antoine
Le vendredi 9 octobre 2020, alors que nous faisions une petite sortie matinale autour de chez nous, nous avons croisé cet équipage original, précédé à une dizaine de mètres, par le chien de la famille, plus occupé à flairer la route qu’à courir après les rares passants. Sur le siège avant de la roulotte se tenait un couple avec deux enfants assez jeunes. Seule la femme a échangé quelques mots avec nous. Elle avait un fort accent étranger, peut-être espagnol. Ils avançaient au pas lent des deux chevaux placides qui n’ont même pas bronché quand nous avons doublé. Nous avons fait une pause un peu plus loin. Ils nous ont rattrapés et nous les avons doublés de nouveau en repartant. Derrière la roulotte, une remorque à vélo est attelée, qui transporte tous les vélos de l’équipage, signalée aux autres usagers de la route par un gilet jaune affichant l’adage « your car is heavy metal I’m not » qu’on pourrait traduire en français « votre voiture est en métal lourd contrairement à moi ». Nous nous sommes quittés alors qu’on filait devant avec un petit signe de la main.
Un trike à Copenhague
Le jeudi 25 août 2016, alors que nous visitions Copenhague en trike, nous avons croisé un Danois également en trike, sans doute un KMX, avec des roues avant très petites. Il était accompagné de son chien qui était confortablement installé sur le ventre de son maître et ne semblait pas troublé par la frénésie « automobilesque » des alentours. Après quelques échanges en anglais en plein milieu du carrefour, il nous a souhaité une belle balade en ville et nous sommes repartis chacun de notre côté.
Laurent en voyage à vélomobile vers Aurillac
Le lundi 4 juillet 2016, je suis allé à la rencontre de Laurent qui revenait de la côte Atlantique en vélomobile. Nous nous sommes rejoints sur la voie verte du canal, un petit peu au nord de Laspeyres. Après une photo pour immortaliser l'événement, nous avons repris la piste du chemin de halage pour rejoindre Lamagistère d'où nous avons gagné Donzac, puis Saint-Loup.
Nous avons passé le reste de l'après midi à discuter de voyages – Laurent est un grand voyageur à vélo qui a roulé, entre-autres, en Norvège avec femme et enfants – et à goûter la fraîcheur de la piscine, bien agréable vu la température ambiante.
Le lendemain matin, je l'ai accompagné jusqu'à Lalande, de l'autre côté de Valence d'Agen où il a pris la route de Lauzerte dans l'optique de rejoindre Lalbenque, puis, peut-être la vallée du Célé, avant de regagner Aurillac.
Lucette en voyage de Bordeaux à Mirmande
Le lundi 16 février 2015, je suis allé à la rencontre de Lucette qui reliait Bordeaux à Mirmande (26) avec son trike Catrike Speed. Je l'ai retrouvée vers 11h00 à l'aire de repos de Lafox, puis nous avons rejoint Saint-Loup en suivant la voie verte du canal des deux mers.
L'après-midi, avec Martine et André, nous l'avons conduite jusqu'à Auvillar pour visiter la place triangulaire et sa halle ronde (unique en France), son point de vue sur la vallée de la Garonne et son église.
Ensuite, nous sommes allés jusqu'à Valence d'Agen pour admirer deux des trois anciens lavoirs et la halte cycliste des anciens abattoirs, sur le bord de la voie verte et près du port-canal.
Le lendemain matin, nous l'avons accompagnée jusqu'à Moissac où elle a poursuivi sa route le long du canal après que nous soyons passés par le parvis de la cathédrale, le café du coin et le port du canal.
Visite de Gérard avec son Milan
Le lundi 3 février 2014, Gérard (alias coyote) a répondu a mon invitation, lancée sur le forum Vélorizontal, à venir prendre un café à l'occasion d'un de ses passages dans le coin en vélomobile. Après avoir hissé le Milan dans la côte à l'entrée du village – 8 % tout de même ! - Gérard a pu se reposer quelques minutes pendant que nous discutions autour d'un café. Il a ensuite repris la route sous le ciel couvert mais non menaçant, au chaud dans son Milan tout carbone sur lequel il a greffé un petit déflecteur à titre d'essai pour rouler tête dehors. Voici les photos prises au moment de son départ :
Vincent de Toulouse à Bordeaux
Vendredi 18 octobre 2013, après avoir accompagné Émilie (voir ci-dessous) jusqu'au canal des deux mers à Pommevic, j'ai fait un bout de route en compagnie de Vincent (Montricoux) qui rejoignait Bordeaux depuis Toulouse dans la journée, juché sur son Condor. Nous avons retrouvé Gérard (coyote) qui nous attendait à La Poule à Vélo avec son vélomobile. Nous avons roulé ensemble jusqu'au Mas d'Agenais, après avoir cassé la croûte au port de Buzet. Nous avions le vent dans le dos et Vincent, du haut de son mètre quatre vingt quinze et de ses 34 ans nous amené à un train d'enfer entre 34 et 36 km/h. Nous l'avons laissé continuer devant le port du Mas d'Agenais où il en a profité pour faire un essai de mon MetaPhysic. Le retour avec Gérard a été moins rapide, même si l'allure était bien soutenue. En chemin, nous avons rencontré un cycliste couché local qui roulait en Lynxx.
Bravo à Vincent qui nous a bien impressionné. Tenir un tel rythme sur 250 km sur une journée est un exploit dont peu d'entre-nous sont capables.
Le tour de France d'Émilie et Happy
Mercredi 16 octobre 2013, nous sommes allés à la rencontre d’Émilie et de sa petite chienne Happy de passage dans notre région pendant son petit tour de France au départ de Paris et à destination de Nice. La jonction s'est faite au pont canal d'Agen et nous les avons accompagnées jusqu'à la maison pour une pause bien méritée après une longue étape de plus de 90 km. Bien que nous ayons quitté la maison sous le soleil et qu’Émilie ait roulé au sec toute la journée, quelques gouttes ont ponctué notre rencontre et nous avons essuyé une belle averse en route. Alors qu'il pleuvait bien fort, notre avons croisé notre ami Gérard (coyote) qui faisait prendre l'eau à son vélomobile en cours de rénovation. Nous avons discuté un moment à l'abri sous un pont avant de reprendre chacun notre route. Un rayon de soleil a coloré le paysage lorsque nous avons rejoint Donzac, peu avant l'arrivée.
Le lendemain, nous sommes allés déjeuner à la crêperie de Moissac et nous avons fait une jolie balade en ville, le long du canal et sur les bords du Tarn. La pluie du matin a laissé place à un soleil resplendissant et un beau ciel bleu. Après Moissac, nous sommes allés faire un tour à Auvillar pour admirer sa belle halle circulaire au centre de la place centrale triangulaire, unique en France. Vendredi 18 octobre 2013, nous avons reconduit Émilie jusqu'au canal à Pommevic où nous l'avons laissé continuer sa route vers le sud.
Michel en route pour le Périgord
Vendredi 5 juillet 2013, alors que je suis en train de faire une photo devant la pente d'eau de Montech (82), je vois arriver du village un tricycle KMX tirant une remorque à deux roues. Michel est parti une semaine plus tôt d'Aix-en-Provence et se rend dans le Périgord. C'est son premier voyage en tricycle couché et il semble apprécier cette aventure au rythme assez lent permettant de profiter des paysages. Nous avons roulé de conserve jusqu'à Castelsarrasin où je l'ai laissé continuer sa route le long du canal des deux mers.
Un peu avant moi, il a croisé un vélomobile blanc venant de Libourne et allant à Toulouse.
Anna en route vers Compostelle
Samedi 8 juin 2013, en revenant du marché, Martine a rencontré une voyageuse en trike ICE QNT et remorque mono-roue, partie du Puy en Velay et en route pour Compostelle. Elle l'a guidée jusqu'à la maison où Anna a partagé notre déjeuner pendant que le ciel déversait quelques tonnes de liquide, accompagnées de coups de tonnerre. Elle est repartie après quelques petits réglages sur son trike, acheté d'occasion, alors que le ciel s'éclaircissait et que la pluie s'était calmée.
Anna habite dans la région de Grenoble et je lui ai vivement conseillé de s'inscrire sur le forum Vélorizontal. Son mari, resté à la maison, a pour objectif de construire un second trike.
Le peintre et son âne
Entre Pommevic et Moissac, le chemin de Compostelle emprunte la voie verte du canal des deux mers. Il est fréquent d'y rencontrer des pèlerins qui se rendent à compostelle, mais plus rares sont ceux qui reviennent à pied par la même voie. La plupart considérant qu'ils ont atteint leur objectif une fois à destination utilisent d'autres moyens de transport pour rentrer chez eux. Revenant de Moissac en trike avec Martine, le 1er septembre 2012, nous avons croisé François Peyrout et son âne qui, partis cinq mois plus tôt de Limoges, avaient rejoint Compostelle et revenaient jusqu'au Puy-en-Velay. Un long voyage de six mois. [url=http://www.artmajeur.com/peyrout]Peintre[/url] à Limoges, il a réchappé à un cancer des os et a décidé de faire ce pélerinage pour fêter sa guérison. Après avoir discuté un moment et partagé les pommes achetées au marché de Moissac avec l'âne et son propriétaire, nous sommes repartis chacun de notre côté.
Le patron de Nazca en tandem couché
Le 27 juillet 2012, alors que je me rendais à Moissac sur la voie verte du canal des deux mers, j'aperçois au loin ce qui me semble être un vélo couché. Nous nous arrêtons pour faire connaissance. Les Hollandais Henk van der Woerdt et Monique Holterman roulent en tandem couché. En discutant, Henk me dit qu'il est le fabricant des [url=http://www.nazca-ligfietsen.nl]vélos couchés Nazca[/url] et qu'ils voyagent avec le premier tamdem qu'il a construit. Partis de Bordeaux, ils ont roulé jusqu'à Cahors dans les contreforts du Massif-Central et ils reviennent à leur point de départ avant de rentrer en Hollande. C'est toujours une satisfaction de voir que les fabricants de vélos couchés sont aussi des pratiquants assidus, gage d'une meilleure prise en compte des besoins des utilisateurs.
Deux trikes bien chargés à Malause
Le 13 juillet 2012, rentrant du aller-retour jusqu'à Montech par la voie verte du canal, je croise juste avant Malause un couple de voyageurs en tricycle couché. Madame roule en Catrike Road et Monsieur en HP Scorpion. Je leur laisse ma carte du site AS3R et eux me donnent leur adresse mail. Ils lisent le forum vélorizontal mais n'y sont pas inscrits. Ils vont s'arrêter au camping de Moissac. Je leur indique le chemin à suivre puis nous repartons chacun de notre côté. Les rencontres de tricycles sont peu fréquentes dans la région et c'est toujours un plaisir d'en croiser sur sa route.
Martine et Ferey roulent pour la voie verte
Le 13 juillet 2012, alors que je revenais d'une virée jusqu'à Montech sur le canal des deux mers, je croise, un peu après Moissac, une ribambelle de vélos chargés qui s'étire sur plusieurs centaines de mètres. Il y avait même un tandem Pino (couché-droit) au milieu. Parmi les derniers, deux vélos couchés dont les pilotes, me voyant, s'arrêtent pour discuter. Martine et Ferey se sont joints à une manifestation cycliste militant pour les voies vertes. Ils vont terminer leur parcours à Moissac où ils prendront le train pour rentrer chez eux. Nous repartons chacun dans notre direction après avoir échangé nos adresses.
Fabien en route pour Dakar
C'est grâce à Warmshowers que nous avons hébergé Fabien le soir du 3 novembre 2011. Fabien Morin, originaire d'Angers, a tout laissé pour partir voyager à vélo. Il est passé chez nous sur sa route vers Dakar en vélo couché. Il a profité du gîte et du couvert et, le lendemain, nous l'avons accompagné jusqu'à la voie verte du canal des deux mers, à Malause. Avant de partir, il a fait un petit essai de mon trike qu'il a bien apprécié. Il s'est inscrit sur le forum Vélorizontal dont un membre l'a hébergé en Charente avant qu'il arrive chez nous. Nous gardons un bon souvenir de son passage et nous lui souhaitons de belles aventures autour de la terre. Pour le suivre, il suffit de consulter son site.
Les petits lamas de Vaour
Le 22 octobre 2011, je suis allé faire une petite balade dans le Tarn avec Geneviève et Lorenzo. Bien qu'un peu frais le matin, le temps était très beau. En début d'après-midi, nous avons trouvé, au bord de la route, une ferme où l'on élève des lamas. Il y avait des jeunes au pelage qui semblait si doux qu'il donnait envie de les caresser. Nous nous sommes arrêtés un moment, mais ces animaux un peu farouches ne se sont pas approchés de la clôture et nous n'avons pas pu les prendre de près.
Gérard et son vélomobile vert
Le 19 octobre 2011, alors que nous étions en balade sur la voie verte du canal des deux mers, du côté de Saint-Jean-de-Thurac, nous décidons de faire une pause près d'une écluse. Soudain, nous voyons débouler un O.R.N.I. vert qui s'arrête à notre hauteur. C'est Gérard Lascombes - Coyote sur le forum Vélorizontal - qui teste les dernières réparations de son Waw. Nous discutons un moment puis, lorsque nous repartons, il fonce devant nous. Nous le croiserons un peu plus tard sur son chemin de retour, à une vitesse impressionnante.
Marie et Thomas en voyage
Je revenais d'une balade en Metaphysic, sur la piste du canal des deux mers, ce 22 septembre 2011, lorsque, au niveau de Laspeyres, je vois deux trikes près du passage à niveau, de l'autre côté de la voie ferrée. Les Toulousains Marie et Thomas, sur leur route de retour d'Arcachon, étaient en train de faire une pause réparatrice. Je traverse les voies et les rejoint. Marie m'offre un thé et nous discutons un peu. Je sais d'où ils viennent car Didier le Girondin a prévenu sur [url=http://velorizontal.1fr1.net/]le forum Vélorizontal[/url], sur lequel Thomas est aussi inscrit, qu'il les avait accompagnés pour un bout de chemin vers chez lui.
Après que nous ayons discuté un moment, je leur propose de les accompagner un peu plus loin puisque c'est ma route. Au moment où nous partons, Martine, qui était venue à ma rencontre en vélo droit, nous rejoint. C'est à 4 que nous finissons ce parcours jusqu'à Lamagistère, où nous les laissons continuer sur la piste alors que nous prenons la direction du village pour rejoindre la maison.
Hervé roule pour Clitoraid
Le 20 septembre 2011, j'étais en MetaPhysic sur la voie verte du canal, près de Saint-Jean-de-Thurac, lorsque je devine au loin un véhicule bizarre. Il s'agit en fait d'un vélo couché équipé d'un veltop, cet abri qu'on peut rajouter sur un vélo pour se protéger de la pluie, et attelé d'une remorque à deux roues. Hervé Bibens est pompier à la retraite et roule en faveur de l'association Clitoraid, qui répare les femmes excisées, en vendant le DVD qui raconte son histoire de pompier engagé en faveur des autres. Sa bonne humeur et sa verve sans pareille m'ont retenu un bon moment en bordure du canal.
Éric en voyage
Le 20 septembre 2011, j'étais sur le chemin du retour après une balade en MetaPhysic sur la voie verte du canal du côté d'Agen lorsque je devine au loin un véhicule qui ressemble à un tricycle. Je ralentis et nous nous arrêtons pour discuter. Après quelques secondes d'échanges, nous réalisons que nous nous connaissons déjà. Infirmier à la retraite, Éric Berriot est membre du forum Vélorizontal (pseudo : Herhyck) et nous avions prévu de faire ensemble le voyage au Cap Nord que j'ai réalisé en 2010. Pour des raisons familiales, il n'avait pas pu se libérer et j'avais décidé de partir seul. Nous ne nous étions jamais vus, n'ayant communiqué que par internet et par téléphone. C'était vraiment une surprise de se retrouver par hasard. Si j'avais su qu'il passait par là, je lui aurait demandé de faire étape à la maison. Nous avons pris le temps de discuter un peu matériel, d'autant qu'il a la même remorque que moi, sur laquelle il a fixé un coffre en plastique du commerce.
La gestion des pigeons à Agen
Le 17 septembre 2011, en nous rendant à la manifestation « Tous écomobiles » organisée par l'association Vélocité à Agen, nous avons croisé cette pancarte, plantée au bord de la piste devant le port-canal. Ici, les pigeons sont autonomes et le maire l'a reconnu dans ses textes officiels. La formulation originale à l'attention des promeneurs nous a fait sourire. L'histoire ne dit pas s'il est interdit de nourrir les canards. En l'absence d'interdiction notifiée, c'est sans doute autorisé.
Judith en vélomobile à Saint-Loup
Le 15 septembre 2011 vers 17h00, alors que je me rendais à Agen en MetaPhysic par la voie verte du canal des deux mers, je croise un vélomobile au capot transparent qui doit être bien chaud par le temps qu'il fait dans la région à cette saison. Judith Postelmans est Belge. Elle me dit qu'elle est fatiguée et qu'elle n'a pas trouvé d'hébergement pour la nuit, les gîtes étant complets. Je lui propose de venir dormir à la maison ce qu'elle accepte avec un plaisir évident. Elle a partagé notre repas après avoir profité de la douche et de la piscine. Le lendemain, nous l'avons accompagnée en trike jusqu'à Malause où elle a retrouvé le canal et la voie verte qui lui ont permis de continuer sa route jusqu'en Espagne. Nous nous sommes arrêtés pour cueillir quelques pommes sur les pommiers abandonnés au bord de la route avant Malause. Arrivés au canal, je n'ai pas résisté à l'envie de monter dans le vélomobile que je n'ai pas pu essayer car réglé trop petit pour moi.
Le décor champêtre de Saint-Cirice
Le 13 septembre 2011, alors que je roulais dans la campagne sur l'une de mes balades favorites, je trouvai à Saint-Cirice, petit village du Tarn-et-Garonne limitrophe du Gers, un décor ornant le bord de route en-dessous de la salle des fêtes. Il y avait là un fermier, son âne, sa vache, quelques poules, un canard et un cochon. Les municipalités de la campagne ont de la ressource pour attirer les visiteurs, nombreux dans la région en période estivale.
Henri en vélomobile à Saint-Loup
Henri Bourjade nous a trouvés grâce au forum Vélorizontal. Il habite en région parisienne et nous a fait la surprise, en cette soirée du 25 août 2011, de nous rendre une visite avec son vélomobile Allweder A4, alors qu'il était en vacances dans le coin. En discutant avec Martine, il a découvert qu'il a passé son enfance tout près de là où elle venait en vacances, dans sa famille, et qu'ils s'étaient probablement déjà rencontrés il y a très longtemps. Il est reparti à la nuit.
Pablo, Maïté et Alma en voyage
Le 20 août 2011, sur la piste de Mios, alors que nous étions en route pour Belin-Beliet, accompagnés par nos amis Laurence, Didier, Marie-Laure et Guy, nous avons rencontré un couple de cyclistes espagnols avec leur fille et un petit chien. Ils venaient de passer les heures chaudes à l'ombre et souffraient comme nous de la grosse chaleur. Pablo roulait sur un tandem mixte (couché – droit), similaire au Pino de Hase, qu'il a fabriqué lui-même. Sa fille Alma (7 ans) occupait la place allongée devant et le chien avait la sienne dans la sacoche avant gauche. Maïté suivait en vélo droit. Pablo a fait des essais de nos tricycles et semblait très intéressé.
Nous les avons retrouvés le lendemain sur la piste juste avant Salles. Marie-Laure les a invités à déjeuner avec nous chez elle et ils ont profité - surtout la jeune Alma - de la piscine l'après-midi alors que le thermomètre dépassait allègrement les 40°C.
Le Lot-et-Garonnais de Moissac
Le 18 août 2011, alors que nous faisions une balade cycliste avec Martine et Manuel, notre fils aîné, sur la voie verte du canal des deux mers, nous avons rencontré ce géant en vélo couché Nazca 20x26 qui nous a dit habiter Penne d'Agenais, en Lot-et-Garonne. Débutant en vélo couché, il ne connaissait pas le forum Vélorizontal, par contre il avait déjà aperçu Jean-Marc Argirakis sur son Condor, avec qui je roule parfois dans la région. Sans doute un nouvel adepte qui va renforcer, à terme, les rangs de l'équipe de la Moyenne Garonne.
Bjoern voyage en vélo couché en famille
Le 18 août 2011, sur la voie verte du canal des deux mers, nous avons rencontré à Malause cette sympathique famille allemande en voyage. Bjoern Geller et sa femme roulent chacun sur un vélo couché. Leur fils aîné roule en vélo droit, le plus jeune est dans la remorque tirée par sa mère et le troisième roule en trike attelé derrière son père.
Nous les avons retrouvés au camping de Meilhan-sur-Garonne le lendemain alors que nous étions en route pour Belin-Beliet.
Julien en voyage dans les Cévennes
Lors du Tour du Massif-Central, le 20 juillet 2011, alors qu'on faisait une pause dans la dure montée de la vallée du Luech (plus de 15 % par endroits), un randonneur à vélo nous rejoint. Julien Bideau (à gauche sur la photo), qui habite en Alsace, est venu pédaler dans les Cévennes. On discute un moment, puis il reprend sa lente montée jusqu'au col. Un peu après Pont-de-Montvert, nous le revoyons en passant, attablé au bar au-dessus de la route avec un autre cycliste. Nous lui faisons juste un salut de la main et nous passons sans nous arrêter.
Le lendemain, alors que nous nous offrons une journée au camping de Chantemerle, juste après Cocurès, sur la rive droite du Tarn, j'ai la surprise, lors de mon retour d'une petite balade en tricycle jusqu'au col de Perjuret, de retrouver Julien en train de monter sa tente à côté des nôtres. Il me raconte qu'il est monté sur le Causse avant de reprendre la route de la vallée du Tarn. Nous discutons aussi dépannage vélo car il a eu des soucis, probablement dus à une insuffisance de gonflage de ses pneus. Nous prendrons notre repas du soir ensemble, au snack du camping.
Julie et Anaïs à Saint-Loup
Grâce au réseau [url=http://fr.warmshowers.org]Warmshowers[/url], nous avons hébergé, le 8 juillet 2011, Julie Ferré et sa copine Anaïs (toutes les deux en jaune sur la photo) qui achevaient un petit tour de France à vélo. Elles ont pu apprécier le confort de la pelouse et la fraîcheur de la piscine. Nos enfants étant à la maison à cette saison, elles ont trouvé des interlocuteurs à peu près de leur âge. Elles nous ont raconté leur voyage en partageant notre repas et sont reparties pour Marmande, où l'une d'elles habite, le lendemain un peu avant midi.
Anna et Luis à Saint-Loup, et un inconnu à Moissac
Les 23 et 24 juin 2011, nous avons hébergé un jeune couple de Mexicains qui visitaient l'Europe à vélo pendant leurs vacances d'été. Leur parcours passant par la voie verte du canal des deux mers, ils ont utilisé le réseau international d'hébergement pour cyclistes [url=http://fr.warmshowers.org]Warmshowers[/url] pour nous trouver. Arrivés à la maison le jeudi 23 juin 2011 au soir, nous les avons invités à rester une journée avec nous pour se reposer et visiter le coin. Ils nous ont préparé un repas mexicain et nous leur avons fait visiter les lavoirs de Valence d'Agen, la jolie bastide d'Auvillar et l'église de Moissac.
En arrivant à Moissac en voiture avec eux, nous avons aperçu un voyageur en vélo couché, chargé de bagages. Une enquête sur le forum Vélorizontal ne nous a pas permis d'identifier cet inconnu. Il est probable que ce cycliste était étranger, la région étant très fréquentée par les touristes en cette période estivale. S'il se reconnaît, nous serions heureux de communiquer avec lui.
Éric et son épouse en voyage
En revenant en MetaPhysic du rassemblement Véloriz'Aquitaine, le 14 juin 2011, j'ai croisé un jeune couple en tricycle ICE sur la voie verte du canal de Garonne, au sud de Meilhan-sur-Garonne. Bien chargés, Éric Peyrot et son épouse sont de la région niçoise et allaient jusqu'au Bassin d'Arcachon. Eric est inscrit sur le forum Vélorizontal. Ils venaient d'acquérir leurs deux tricycles et appréciaient ce moyen de voyager sans souci. Après avoir discuté un moment et fait une photo pour mémoriser notre rencontre, nous sommes repartis chacun dans notre sens.
Isabelle et son âne reviennent de Compostelle
Il est très rare de rencontrer, sur la voie verte du canal des deux mers, d'autres animaux que des chiens. Le 10 septembre 2010, en roulant en tricycle vers Moissac, en Tarn-et-Garonne, j'ai rencontré, juste après Malause, Isabelle et son âne qui revenaient de Compostelle. La plupart des voyageurs qui vont à Compostelle reviennent par des moyens de transports plus rapides que ceux qui les ont amenés là-bas. Elle, a fait l'aller-retour depuis Le-Puy-en-Velay, l'âne portant ses bagages. C'est un animal très gentil avec qui j'ai sympathisé tout de suite. Après qu'on ait discuté quelques minutes avec Isabelle, j'ai repris ma route vers Moissac. Lorsque je les ai croisés en revenant, l'âne m'a reconnu et il est venu vers moi me faire ses amitiés.
Sidney en voyage
Il arrive parfois qu'on rencontre des voyageurs à tricycle couché sur la voie verte du canal des deux mers. C'est un endroit que je parcours souvent l'été car on y profite de la fraîcheur des platanes et des chênes centenaires qui bordent le canal. Ce 20 août 2010, c'est Sidney Vanniers que je rencontre, un peu avant Moissac, en Tarn-et-Garonne. Originaire d'Alsace, il a établi son camp de base à Moissac pour les vacances et visite la région avec son Scorpion. Nous avons discuté un bon moment et lui ai parlé du forum Vélorizontal.
Rob en voyage
Au bord du canal des deux mers, sur la voie verte qui emprunte l'ancien chemin de halage, il arrive fréquemment qu'on fasse des rencontres, en particulier l'été lorsque les voyageurs circulent. C'est là que j'ai rencontré l'Anglais Rob Davis, ce 16 juillet 2010, un peu après Malause, en Tarn-et-Garonne. Il arrivait de Bordeaux et cherchait un camping. Je l'ai accompagné jusqu'au pont Napoléon et je lui ai indiqué le chemin pour rejoindre celui de Moissac. Nous nous sommes retrouvés à Allègre, en Haute-Loire, le 17 juillet 2011, où il a fait une apparition au rassemblement de vélos couchés avant de reprendre sa route pour l'Espagne.
Comme il parle un peu français, Rob s'est inscrit sur le forum Vélorizontal. Quelques jours après notre première rencontre en juillet 2010, Rob a croisé Philippe Balanger, mon comparse de Montauban, qui se promenait sur la voie verte du canal des deux mers avec son Dragon. Le monde du vélo couché est petit...
Lors du voyage Cap Nord 2010
Il n'a pas été possible de placer ici toutes les rencontres faites lors de ces trois mois de voyage aller-retour jusqu'au Cap Nord. Nombreux sont ceux que j'ai rencontrés en route et qui mon félicité, interrogé, encouragé. Autant d'interventions qui mettent du baume au cœur du voyageur solitaire. Qu'ils soient ici remerciés, même s'ils ne figurent pas nommément dans ces pages.
L'âne affolé de Châteauneuf-sur-Sarthe (49)
Le 13 avril 2010, j'étais en route pour le Cap Nord, peu après avoir quitté Châteauneuf-sur-Sarthe, je longe une prairie où un âne montre une agitation inquiétante à la vue du tricycle. Il court dans tous les sens et je crains qu'il ne saute la barrière. J'ai réussi à prendre une photo à un moment où il était calme, mais très vite il a repris son agitation. La seule solution pour le calmer a été que je continue ma route.
À la mairie de Martigné sur Mayenne (53)
Le 14 avril 2010, lors de ma montée au Cap Nord, j'ai eu un accueil formidable à la mairie de ce petit village. Je cherchais à accéder à internet pour mettre à jour le site. La secrétaire de mairie me signale qu'il faut aller à la bibliothèque qui met un ordinateur à disposition des voyageurs, mais que celle-ci ne sera ouverte que le lendemain. Devant mon air dépité et après que je lui aie dit que je serais loin vers le Nord le lendemain, elle me fait « prenez mon poste » et me laisse sa place au bureau devant son ordinateur où j'ai pu effectuer la mise à jour du site et répondre à mes messages.
Sébastien à Montmerrei (61)
Sébastien m'a hébergé chez lui lors de mon voyage aller au Cap Nord. Membre actif de l'Association Française des Bentriders et membre du forum Vélorizontal, il a également effectué un tour du monde en vélo couché avec sa femme Annabelle. Il est aussi l'organisateur du plus grand rassemblement de vélo couchés en France, qui se tient en Normandie, le week-end de Pâques. Alors que les températures étaient des plus fraîches, dormir à l'intérieur ce soir du 15 avril 2010, m'a fait le plus grand bien. Merci Sébastien.
Serge à Hérouville-Saint-Clair (14)
Serge est membre du forum Vélorizontal. Voyageur à vélo couché, il m'a gentiment accueilli avec son épouse le soir du 17 avril 2012. Grâce à leur accueil chaleureux, j'ai dormi au chaud et mon linge a été lavé et séché. Nous avons passé la soirée, jusque tard dans la nuit, à échanger nos souvenirs de voyage et à jouer de la guitare et du ukulélé. Encore merci.
Ellie et Rudi à Loon-plage (59)
Le dimanche 25 avril 2010, avant d'arriver à Loon-Plage, je croise la route d'Ellie et Rudi, deux Sud-Africains en vélo, bien chargés. Ils me racontent qu'ils sont en voyage eux-aussi pour six mois. Ils vont descendre en Normandie, puis en Bretagne, ensuite remonter la vallée de la Loire puis rejoindre le Danemark ou la Suède en train. On fait une photo, je leur indique le chemin à suivre, qui est celui que je viens de parcourir, puis ils partent. Moi, je reprends ma route en pensant qu'il est toujours agréable de rencontrer des cyclistes randonneurs.
Le faisan de Breda (NL)
Le gibier foisonne en Hollande. Il ne doit pas être beaucoup chassé car on le voit même en périphérie proche des villes. À Breda, le 28 avril 2010, je rencontre ce faisan qui se balade au pied des immeubles dans un terrain vague. Cela ne dérange personne et personne ne le dérange, semble-t-il.
Les champs de tulipes aux Pays-Bas
Les Pays-Basa sont réputés pour les tulipes. Si vous y passez au printemps, vous aurez sans doutes des chances d'y voir des champs entiers qui colorent les paysages en rouge, en jaune ou bicolore rouge et blanc. J'ai eu cette surprise le 30 avril 2010 du côté de Sneek (NL). Ce paysage multicolore tranche nettement avec les champs verts, couleur du blé en herbe, ou simplement labourés, couleur de terre.
Le lapin de Groningen (NL)
Au camping international de Groningen, aux Pays-Bas, où je suis arrivé le 2 mai 2010 après des déboires mécaniques, des lapins se promènent en liberté au milieu des campeurs. Ils sont habitués et rentrent à l'abri tous les soirs. Ils font partie du paysage et personne ne fait attention à eux.
Les moulins à vent aux Pays-Bas
Les Pays-Bas sont un plat pays, c'est bien connu et je l'ai vérifié. Y rouler à vélo est facile et il y a des pistes cyclables partout. Rien n'arrête le vent là-bas et ça aussi, je l'ai vérifié, parfois à mes dépens. Depuis des siècles l'homme y utilise le vent comme source d'énergie. S'il y a beaucoup d'éoliennes modernes, on trouve aussi d'anciens moulins à vent toujours en état de fonctionner, comme celui de Nieuw-Scheemda, croisé le 3 mai 2010.
L'abri-bus de Kleintimmendorf (D)
Quand il fait bien froid et que le vent souffle, un abri-bus est souvent le bienvenu pour protéger le voyageur pendant la pause. J'ai utilisé cette possibilité à de nombreuses reprises, et dans plusieurs pays, lors de mon voyage au Cap Nord. Cet abri-bus là, rencontré à Kleintimmendorf en Allemagne, peu après avoir quitté Lübeck, le 9 mai 2010, ne m'a pas servi. Mais je l'ai trouvé tellement bien décoré qu'il méritait une photo souvenir.
Le chevreuil de Klausdorf (D)
Au petit matin, ce 10 mai 2010, je venais de quitter le camping et j'avais pris la petite route le long de la côte de la mer Baltique pour rejoindre le ferry qui devait me conduire au Danemark. J'avais parcouru à peine quelques kilomètres lorsque je vis ce beau chevreuil qui se promenait tranquillement au pied des éoliennes. Inutile de dire que dès qu'il m'a vu il a filé. J'ai eu malgré tout le temps de sortir l'appareil photo.
La mouette sur le ferry entre l'Allemagne et le Danemark
Lors de la traversée de la Mer Baltique pour rejoindre le Danemark, le 10 mai 2010, les mouettes ont offert aux passagers un spectacle inattendu. Elles volaient en stationnaire à la vitesse du bateau et à deux mètres du bastingage où nous étions installés pour profiter du paysage. Elles avançaient sans bouger, surfant sur le vent invisible créé par le bateau, ce qui était très impressionnant. Certains d'entre-nous leur jetaient de temps en temps un morceau de pain et elles ne faisaient que se déplacer légèrement pour attraper leur proie au vol. Dans ces conditions, les photographes s'en donnaient à cœur joie.
Le retraité de Soesmarke (DK)
Le 10 mai 2010, après avoir débarqué au Danemark et roulé quelques heures, j'avais besoin d'une petite pause. Je jetai mon dévolu sur une aire de repos de la région de Soesmarke, située de l'autre côté de la route bordée de deux superbes pistes cyclables. Il y avait là un cycliste en survêtement, affublé d'un gilet de signalisation, et en sabots. Nous avons vite sympathisé. Ce jeune homme de 76 ans se promenait en vélo autour de chez lui. D'une force peu commune, il respirait la santé.
L'Allemand Jörn à Rodøvre (DK)
Le 12 mai 2010, au camping de Rodøvre, dans la banlieue de Copenhague, j'avais repéré une petite tente près d'un vélo de randonnée chargé de sacoches. Le lendemain, c'est le randonneur à vélo qui repéra mon équipage, rangé devant les locaux collectifs. Jörn est Allemand et parle bien le français. Il est parti de chez lui le 3 mai 2010 pour faire le tour de la mer Baltique. Je lui ai laissé ma carte et il a mis un lien sur son blog.
Les Suédoises de Fagersta (S)
Le 20 mai 2010, je cherchais ma route dans la petite ville de Fagersta au plein cœur de la Suède. Ces trois charmantes jeunes filles m'ont remis sur le bon chemin. Pour les remercier, je leur ai proposé d'essayer le tricycle. Une seule a osé tenter l'aventure sur quelques mètres, mais elles m'ont toutes posé les questions habituelles. Après les avoir quittées, je me suis interrogé : les Suédoises blondes sont-elles une légende ?
Au camping de Kungsgärden (S)
Le 20 mai 2010, lorsque j'arrive au camping de Kungsgärden, en Suède, une dame charmante m'accompagne jusqu'à l'accueil, me signalant, en anglais, que le patron ne parle que le suédois. Maria fait l'interprète puis m'invite à me joindre à ses amis pour la soirée. Je les rejoint vers 22h00, à la nuit tombante, au bord du canal, près d'un feu qui éloigne les moustiques. Nous finirons tard dans la nuit après moult chansons et discussions, bien arrosées pour certains. Le lendemain, à la réception du camping, je paye mon dû. Le patron m'accompagne à l'extérieur du bureau pour un dernier au-revoir. Soudain, il me fait signe de rester, tout excité, et retourne dans son bureau. Un peu perplexe, je m'exécute. Il revient presque aussitôt, armé d'un appareil photo. Après qu'il m'ait volé un souvenir et que j'aie fait une photo de nous deux, il m'a souhaité bon voyage en suédois et j'ai repris ma route vers le Nord.
L'écureuil de Nasaker (S)
Le 26 mai 2010 au petit matin, je reprends ma route après avoir quitté le camping qu'on a ouvert pour moi. La route est déserte et elle monte doucement dans la montagne suédoise. Après quelques kilomètres, je trouve cette pauvre bête étalée sans vie sur la route. J'aurais préféré la voir vivante, mais le monde moderne est un prédateur pour la nature.
Au camping d'Asele (S)
Le 26 mai 2010, j'arrive au camping d'Asele, dans le Nord de la Suède. Le patron est Hollandais et organise des courses internationales de traîneaux à chiens en hiver dans la région. Pour l'heure, c'est désert et je suis le seul client. Je leur porte chance car, peu après mon arrivée, un couple d'Allemands, puis un couple de Russes viennent demander un bungalow. Ayant pitié de moi, le patron me propose une cabane désaffectée avec du bois pour faire du feu dans la cheminée, et ce pour le même tarif que l'emplacement de la tente. Un tel accueil fait chaud au cœur, comme la soirée passée devant la cheminée.
Les toilettes de Lillögda (S)
Le 27 mai 2010, j'ai fait une halte sur une aire de repos aménagée au bord de la rivière Lögde, juste avant Lillögda, en Suède. En suivant un sentier dans la forêt, on trouve des toilettes aménagées d'une manière exceptionnelle. Il y a un tapis pour les pieds, plusieurs rouleaux de papier toilette, un poème illustré affiché sur le mur, un stylo et des bloc-notes suspendus par une ficelle, dont un où il y a déjà des commentaires d'utilisateurs, un livre, en suédois bien sûr, pendu lui aussi par une ficelle, tout un tas de dessins très jolis affichés sur les murs et, bien entendu, les éternels graffitis que l'on trouve partout en pareil lieu.
Kari Puupää au Cercle Polaire
Le 31 mai 2010, je passe le Cercle Polaire Arctique, dans le Nord de la Suède. Au moment où je vais faire une photo devant la pancarte commémorative, une voiture arrivant en face s'arrête juste à hauteur du tricycle. C'est un Finlandais retraité qui vit en Suède. Il parle à moitié suédois, à moitié anglais, avec de temps en temps un mot en russe. Bien entendu, on sympathise vite. D'autant que je lui sors quelques mots en russe moi aussi, ce qui a tôt fait de créer des liens. Kari me dit que quelques kilomètres plus haut il y a un camping, à un endroit où la rivière Kalix fait une chute brutale de 8 m. Je rejoins le camping, je monte la tente et, au moment où je compte aller à la douche, il arrive. Il me souhaite la bienvenue en russe et me donne un papier. C'est son C.V. qu'il a traduit en français sur internet, une attention qui me touche. Ensuite, il va voir les gens du camping et revient en me disant que pour moi c'est gratuit. Voilà un accueil bien sympathique.
Les rennes de Laponie
En Suède, la signalisation prévient de la présence des rennes, mais je n'en ai pas vu, à part quelques uns dans le Nord. Par contre, dès mes premiers jours en Finlande, je vois régulièrement ces animaux paisibles qui sont là comme les vaches chez nous. La différence c'est qu'ils vivent en liberté et qu'ils ne se gênent pas pour occuper la route. Moi, ça ne me pose aucun problème surtout qu'ils sont souvent effrayés à la vue de mon équipage, mais ils causent parfois des accidents aux automobilistes non avertis qui pensent qu'ils vont déguerpir à la vue et au bruit des véhicules à moteur.
Laurent Jeandel, kayakiste, à Muotkajärvi (FIN)
Le 3 juin 2010, je m'apprête à quitter la Finlande pour la Norvège. Ce matin là, je suis prêt de bonne heure. Après les premiers kilomètres, sur une aire de repos, je vois un kayak arborant le logo d'un constructeur français bien connu, attaché sur une remorque attelée à un fourgon aménagé. Je m'arrête et tape à la porte du fourgon qui est immatriculé dans le Pas de Calais. Je réveille Laurent Jeandel qui est en route pour le Cap Nord. Il va réaliser un parcours en kayak de mer du Cap Nord à Bødø, en Norvège. Tout de suite, le courant passe entre nous. On a plein de connaissances en commun. Ça me fait tout drôle de parler français après plus d'un mois à ne parler qu'anglais. On prend le temps de discuter autour d'un thé, de faire des photos, puis je reprends ma route. Laurent s'est fait piéger par l'absence de nuit de ces latitudes. Il a roulé jusqu'à 3 heures du matin et il est tombé de fatigue. Il me doublera deux fois dans la matinée.
Serge Girard, coureur à pied, à Leppäjärvi (FIN)
Le 3 juin 2010, quelques kilomètres avant la frontière entre la Finlande et la Norvège, je suis doublé par un camping car immatriculé en France. Je fais des signes, mais il ne s'arrête pas. Un peu plus loin, il est garé au bord de la route avec un autre camping car et je suis sous le feu des appareils photos. Je m'arrête. C'est l'équipe d'accompagnement de Serge Girard qui est en train de faire le tour de l'Union Européenne en courant. C'est un projet d'un an et de 25 000 km, sans un seul jour de repos ! Serge (en orange sur la photo) arrive en courant quelques minutes après et nous pouvons discuter un peu. Il est pressé de repartir pour ne pas se refroidir. Moi aussi. Je reprends ma route sous la pluie qui commence à tomber.
Les jeunes Français de Repvågstranda (N)
Le 6 juin 2010, j'aperçois une remorque à vélo sur une aire de repos. Il y a un vélo accroché devant, couché par terre. A côté, je vois deux autres vélos. Sur la remorque, il est écrit : « France Finland Norway ». Je me dis que ce sont probablement des Français. En levant les yeux, je vois une cabane hexagonale qui n'a pas de porte. Je me dis que ceux que je cherche sont sûrement réfugiés là-bas, vu qu'il pleut des cordes et que le vent est glacial. J'escalade la colline et effectivement je trouve Hugo, Martin, Yoann et le chien Sasha, un husky, réfugiés à l'abri du vent. Je discute une bonne heure avec ces étudiants en vacances, ce qui me permet de me réchauffer un peu. Ils sont partis d'Helsinki, vont comme moi au Cap Nord et prévoient de redescendre la Norvège à vélo. Le chien voyage dans la remorque pour ne pas s’abîmer les pattes sur la route. Ils ont prévu de le faire tirer dans les côtes bien pentues de Norvège. Ils me disent qu'une amélioration du temps est prévue et qu'ils ne sont pas pressés de repartir. Pour ma part, je vise de passer ce soir le tunnel du Cap Nord pour aller au camping d'Honningsvåg, alors je pars sans les attendre.
Les Suisses de l'Hurtigruten
Du 8 au 12 juin 2010, j'ai passé quatre jours et demi sur le ferry Hurtigruten, depuis Honningsvåg jusqu'à Bergen, en Norvège. J'y ai fait des rencontres intéressantes, notamment un groupe de touristes Suisses, essentiellement des femmes. Elles m'ont vu grimper dans le ventre du ferry avec mon attelage à Honningsvåg, le matin du 8 juin. On a vite sympathisé, la langue française facilitant bien les choses, surtout avec Véronique et sa mère Madeleine. J'ai montré à Véronique, sur l'ordinateur, toutes mes photos prises depuis le début de mon voyage. Lorsque j'ai débarqué à Bergen, le 12 juin, elles étaient déjà dans leur bus, sur le parking. Toute l'équipe est descendue pour me faire un dernier au-revoir et pour une ultime photo de groupe.
L'Allemand Horst en route pour Stockholm
Le 18 juin 2010, juste à la sortie de Bredstedt en Allemagne, je croise un tricycle couché bien chargé sur la piste cyclable située de l'autre côté de la route. Nous nous arrêtons tous les deux. Horst est Allemand et se rend à Stokholm. Son tricycle est le summum du confort. C'est un Scorpion FS entièrement suspendu et super équipé. Non seulement il a une boîte de vitesse Rolhoff dans le moyeu arrière, mais il est aussi bien fourni en électronique : deux haut-parleurs avec radio et musique, GPS, compteur, tout ça alimenté par un panneau solaire rigide fixé derrière l'appui-tête. Le prix du tricycle est à la hauteur de son équipement : 10 000 euros. Par contre, je ne sais pas si cet équipement aurait résisté aux conditions auxquelles j'ai eu à faire face en Suède sur les routes non goudronnées et sous la pluie.
Horst, de son côté, est épaté par les astuces mises en œuvre sur mon tricycle : les sacoches latérales et leur support, l'airzound pour réveiller les automobilistes endormis... Après avoir échangé nos adresses et fait des photos, nous repartons chacun vers notre aventure.
L'Allemand Jens en voyage à vélo
Le 18 juin 2010, à Hattstedt en Allemagne, je croise, sur la piste cyclable, l'Allemand Jens qui, après un début de trajet en train, monte vers le Nord avec son vélo de course équipé d'une remorque monoroue qui porte ses bagages. Après avoir discuté un peu, nous faisons une photo et nous échangeons nos adresses. Jens me donnera des nouvelles quelques jours plus tard par mail.
Un petit bonhomme en bois à Lichtenvoorde (NL)
Le 23 juin 2010, à Lichtenvoorde en Hollande, un petit abri, à l'entrée d'un chemin non goudronné menant à une ferme, attire mon attention. Sous cette cabane en planches, qui doit probablement servir d'abri-bus pour les enfants de la ferme qui se rendent à l'école, un petit bonhomme en bois, genre Pinocchio, est assis sur le banc. Il tient dans une main une lampe tempête et lève l'autre bras en l'air comme s'il voulait faire signe au chauffeur de bus de s'arrêter. Il m'a bien plu, ce bonhomme là.
Au camping de Kessel (NL)
Le 23 juin 2010, j'arrive au camping de Kessel vers 19h00. J'ai droit à un régime de faveur. On m'offre une bière, puis une saucisse chaude et des frites et on m'attribue un emplacement à côté d'une tonnelle équipée avec une table et des chaises en fer. Le lendemain matin, je sonne chez la patronne pour régler la nuitée. Au bout d'un certain temps, elle sort accompagnée d'un molosse géant à quatre pattes qui fait entendre sa voix. À ma demande de régler l'hébergement et mes consommations de la veille, elle me répond que pour moi, c'est gratuit et que ça lui fait plaisir de me l'offrir. Je la remercie vivement et je fais une photo avant de reprendre ma route.
Le Belge Bendadou va au travail en vélo couché
Le 25 juin 2010, je roule avec plaisir sous le soleil le long de la Meuse, sur la piste du Ravel, lorsque je suis rattrapé par un cycliste couché. Nous nous arrêtons pour discuter quelques minutes. Bendadou est membre du forum Vélorizontal et il se rend à son travail à Namur. Nous discutons un petit moment, nous faisons une photo en posant l'appareil sur une péniche accostée au bord de la piste, puis il me fait ses adieux et fonce vers Namur. Je vais dans la même direction, mais très vite, il ne sera plus qu'un point à l'horizon.
Les oies du Ravel à Yvoir (B)
Le 25 juin 2010, j'effectue mes derniers kilomètres en Belgique, sur la piste du Ravel le long de la Meuse, avant de rejoindre la frontière française. Juste avant Yvoir, la piste est entièrement occupée par plusieurs centaines de volatiles accompagnés de petits. Tout ce monde met un temps fou à bouger et je suis obligé d'attendre qu'ils veuillent bien me laisser passer. Ils ont bien mis deux minutes à se décider à plonger à l'eau. Trop surpris, je n'ai pas penser à faire une photo de cette belle famille. Je me suis rattrapé en prenant ce couple que j'ai croisé quelques centaines de mètres plus loin.
Le poney et le chien à Saint-Cirice
Le 23 février 2010, juste avant le village de Saint-Cirice, en Tarn-et-Garonne, on a croisé ce charmant équipage...
Un peu plus loin, sur les hauteurs de Saint-Cirice en allant vers Sistels, nous avons été « adoptés » par un chien. Il est arrivé en courant dans le champ longé par la route. Il a traversé le buisson puis s'est presque jeté sur moi alors que je venais de m'arrêter pour faire face à la situation. Il n'était pas du tout agressif, mais plutôt trop affectueux. J'ai réussi à calmer ses ardeurs et à le faire s'écarter du tricycle pour ne pas lui rouler sur les pattes. Quand il nous a vu repartir, il s'est mis à courir à notre allure et il nous a suivis ainsi pendant plusieurs kilomètres, s'arrêtant quand nous nous arrêtions, et repartant comme nous. Un peu embarrassés, nous avons croisé un cycliste inquiet de voir ce chien imposant gambader autour de nous.
Voyant qu'il ne se résignait pas à nous quitter et pour ne pas trop l'éloigner de l'endroit où il nous avait rejoints, nous avons fait demi-tour pour tenter de le ramener vers le chemin menant à ses maîtres. Il a montré quelques signes de fatigue, car nous menions une allure un peu rapide pour lui. Comme la route était en descente vers Saint-Cirice, il a fini par abandonner la course là où il nous avait rejoints et nous ne l'avons plus revu. Espérons qu'il est retourné chez lui.
Le portail en trompe l'œil de Saint-Sixte
En roulant, près de chez nous, sur une route où nous n'allons pas souvent, nous avons rencontré ce joli décor de bord de mer Méditerranéen sur la commune de Saint-Sixte, en Lot-et-Garonne. Peint en trompe l’œil, c'est l'entrée d'une jolie maison dont le porche accueille les visiteurs de manière inattendue dans la région.
Les vachettes frisées de Mansonville
10 novembre 2008
Lors d'une de nos sorties près de la maison, nous les avons trouvées dans un champ qui borde la route près de l'Arratz en bas de Mansonville, en Tarn-et-Garonne. C'étaient trois jeunes vachettes, avec de belles cornes et un pelage très fourni. Un peu farouches, elles ne se sont pas laisser approcher de trop près. Après un peu de recherche, nous avons découvert que ce sont des vaches écossaises de race Highland.
14 avril 2009
Nous avons revu deux des trois vachettes quelques mois plus tard au même endroit.
12 décembre 2009
Nous avons les avons revues de nouveau dans un champ au-dessus du premier. Elles avaient bien grandi.
Partager cette page :