Quercy
Du 24 au 27 août 2010
4 jours192 km1 515 m D+46 photos
Le voyage
L'objectif était de remonter la vallée de la Barguelonne jusqu'à sa source, puis de rejoindre Puylaroque pour rencontrer Émilie qui m'avait laissé un message sur le forum pendant le voyage au Cap Nord, enfin de rentrer par les vallées de l'Aveyron, du Tarn et de la Garonne.
Globalement, il y a peu de dénivelés. La remontée de la vallée de la Barguelonne est en pente très peu sensible, Ensuite, le parcours jusqu'à Puylaroque comporte quelques petites montées, mais rien de bien difficile, l'essentiel du parcours étant sur le plat. La dernière partie est en descente puis dans la vallée avec quelques petites côtes, la plus marquée étant celle de Lafrançaise.
Le soleil a été de la partie et nous avons eu bien chaud le troisième jour où le thermomètre frisait les 40°C. Ce jour là, nous n'avons pas roulé l'après-midi.
Nous étions trois participants : Martine, Philippe Balanger (Philippe2982) qui nous a rejoints depuis Montauban où il habite, et moi-même. Philippe roule sur deux roues, en Dragon, tirant une remorque monoroue.
Ce parcours facile et agréable d'environ 200 km emprunte des petites routes de campagne quasiment sans circulation.
Jours du voyage
Mardi 24 août 2010
Saint-Loup (82) → Lauzerte (82)
14 photos
Le parcours
De Saint-Loup (82) à Lauzerte (82) : voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Nous quittons Saint-Loup vers 14h00. La pluie de ce matin s'est arrêtée. Le temps se découvre peu à peu et la température monte.
La traversée de Valence est calme sous le regard étonné des passants. À la sortie, un poids lourd nous fait une petite frayeur en doublant les tricycles alors qu'il y avait des voitures en face. Heureusement, ceux d'en face se sont arrêtés. À partir de Lalande, nous prenons une petite route qui remonte la rive gauche de la Barguelonne. Il y a peu de circulation. Il n'y a pas un chat lorsqu'on passe à Saint-Paul d'Espis.
À Montesquieu, la route monte jusqu'au village et il faut grimper sous le soleil. Heureusement, la côte est brève et on peut y faire une petite pause à l'ombre. Quand on rejoint la route qui descend de Sainte-Thècle, nous prenons par erreur la vallée de la Grande Barguelonne au lieu de celle de la Petite Barguelonne. Ce n'est pas un gros détour, mais il va falloir grimper la colline entre les deux rivières pour rejoindre la route de Lauzerte. Au pont suivant, on traverse la Grande Barguelonne et on attaque la montée de Montbarla. Il y a des pruniers partout et, bien que la récolte ait été faite, une branche est encore couverte de fruits pour notre plus grand bonheur.
À Saint-Amans-de-Pellagal, on domine la vallée de la petite Barguelonne et on peut admirer Lauzerte sur son promontoire au loin. On grimpe encore un peu pour visiter une partie du village. Il y a de très belles maisons qui dominent la vallée.
Après une belle descente et un petit kilomètre sur la route de Cahors un peu fréquentée, nous arrivons au camping vers 17h30. Le camping est en bas de la colline et nous n'avons pas eu à grimper. Philippe nous rejoint une demi-heure plus tard. Il a fait plus de distance que nous puisqu'il est parti de Montauban, et en plus il y avait de belles côtes.
Nous avons parcouru 40 km aujourd'hui.
13:55
15:30
15:31
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15:52
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16:43
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17:03
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Mercredi 25 août 2010
Lauzerte (82) → Cayriech (82)
21 photos
Le parcours
De Lauzerte (82) à Cayriech (82) : voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
La nuit a été fraîche, mais calme. La journée s'annonce belle et chaude. Nous quittons le camping à 9h30 et nous reprenons à l'envers notre route d'hier jusqu'au rond-point. Là, Martine et Philippe vont faire des courses au supermarché pendant que je reste près des véhicules. On va ensuite à la boulangerie toute proche où les accros du café s'adonnent à leur boisson favorite. Nos vélos attirent les commentaires et les questions.
Nous repartons ensuite vers Cazes-Mondenard. La route monte car nous devons repasser dans la vallée de la Grande Barguelonne. Après Mondenard, la route suit la vallée et reste très plate, bien qu'en légère montée. Le paysage est très agréable avec de la forêt et des cultures de tournesol et de melons. De jolies maisons en pierres blanches du Quercy surveillent la vallée à flanc de colline.
Après Castelnau-Montratier, on rencontre un homme avec des enfants à vélo qui va chercher son pain au village. Son pneu arrière est assez dégonflé et je lui propose mon aide pour arranger ça. C'est aussi l'occasion pour nous de faire une pause à l'ombre au bord de la Grande Barguelonne qui n'est plus qu'un filet d'eau claire.
Nous décidons de nous arrêter pour le casse-croûte méridien à la limite du département du Lot, dans un coin ombragé. Nous repartons ensuite sous le soleil qui commence à taper fort. Arrivés aux sources de la Barguelonne, le paysage change pour laisser la place à une végétation rabougrie de petits chênes verts couvrant chichement des affleurements calcaires. Le relief est aussi plus accentué avec quelques côtes jusqu'au plateau.
Nous rejoignons la nationale 20 qu'on suit par une petite route parallèle sur quelques centaines de mètres avant de prendre à droite vers Lalbenque. Nous passons sous l'autoroute puis, arrivés à Lalbenque gare, on s'oriente vers le restaurant appelé « le café du monde » situé dans un ancien bâtiment de la gare, pensant pouvoir y déguster une boisson rafraîchissante. Hélas, l'accueil est des plus froids. Le restaurant ne fait pas bar, contrairement à ce que laisse entendre son appellation, et il n'est ouvert qu'aux heures des repas. Le propriétaire n'a pas apprécié qu'on entre chez lui pour réclamer à boire.
Un peu dépités et déçus de l'accueil peu commercial, nous reprenons la route pour franchir les 2 km qui nous séparent de Lalbenque où nous pouvons savourer une bière au bar local. En prime, on a droit à de l'eau rafraîchie pour nos gourdes. Après avoir bien profité de la terrasse ombragée et avoir discuté avec un Anglais qui termine ici une partie du chemin de Compostelle à pied, nous repartons direction Puylaroque où nous sommes attendus par Émilie au Café des Marronniers. Après quelques montées bien chaudes sous le soleil et aussi pas mal de plat et de descentes, nous arrivons à Puylaroque où nous passons près d'une heure à échanger nos souvenirs de voyage avec Émilie qui vient de passer 10 mois et demi en Australie. Pour en savoir davantage sur son aventure, consultez son site internet : À dos de kangourou.
Nous terminons notre parcours par les 4 km de descente qui nous mènent à Cayriech, un magnifique petit village qui a concouru au niveau européen pour les villages fleuris. Le camping est très bien équipé et nous apprécions l'eau fraîche de la piscine après le soleil harassant de la journée. Il n'y a pas grand monde et le propriétaire a du mal à boucler la saison. C'est pourtant un camping de bon standing dont nous avons apprécié les plats cuisinés qui nous ont épargné une corvée ce soir. De plus, le tarif est particulièrement bas.
Nous avons parcouru 64 km aujourd'hui, soit 104 km depuis le départ.
09:49
11:52
11:52
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12:14
12:54
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17:24
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17:31
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19:00
19:00
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Jeudi 26 août 2010
Cayriech (82) → Lafrançaise (82)
5 photos
Le parcours
De Cayriech (82) à Lafrançaise (82) : voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
La nuit a été moins froide que la précédente. La météo annonce 38°C pour cet après-midi. Nous avons moins de 50 km à parcourir aujourd'hui et nous comptons bien en faire le maximum dans la matinée pour rouler le moins possible sous la grosse chaleur. On quitte le camping à 9h00. Il fait déjà chaud. Après une petite route plate, on monte lentement jusqu'à Septfonds où on attise l'intérêt des autochtones. Suit une grande descente sur une mauvaise route jusqu'à Caussade. Nous traversons la ville au milieu de la circulation, mais la traversée est vite faite.
Après Caussade, nous suivons une petite route qui longe l'autoroute en suivant la vallée de la Lère, puis celle de l'Aveyron. Lors d'une pause, nous trouvons un poney en train de brouter sur le bas-côté. D'abord effrayé, il finit par se laisser caresser. Un peu plus loin, la route qui était plate jusque là devient un peu plus mouvementée, avec quelques petites côtes courtes suivies de descentes similaires. Rien de bien difficile.
À Piquecos, Philippe, qui connaît le coin, nous fait prendre à gauche pour admirer le passage à gué. Ici, la route est submergée par l'Aveyron dès qu'il y a un peu d'eau et la route est coupée. A cette saison, ce n'est pas le cas et nous verrons plusieurs véhicules passer pendant qu'on fera les photos. Nous remontons ensuite le raidillon qui nous conduit à la route que nous avons quittée.
Nous poursuivons jusqu'à Loubéjac où nous nous arrêtons pour déjeuner au bord de la route sous l'ombre des platanes. Il commence à faire bien chaud. Lorsqu'on repart, l'air a pris encore quelques degrés et le soleil tape dur. Heureusement, il y a le vent d'Autan pour nous rafraîchir un peu.
Finalement on attaque la montée de Lafrançaise. C'est bien raide et bien long. Et en plus, il y a peu d'ombre. Nous souffrons tous les trois. Heureusement, en haut, nous ne sommes qu'à 1 km du camping où la piscine nous attend. Après le bain, nous allons nous réfugier dans un bar climatisé de la ville. En ressortant, la chaleur étouffante nous cueille.
Au camping, nous sympathisons avec notre voisin en camping-car qui vient s'enquérir de nos véhicules étranges. Ayant subi des opérations du dos qui lui interdisent le vélo et la marche, il se demande si le tricycle couché n'est pas une solution à ses problèmes. Il est à la bonne adresse...
Après dîner, Philippe décide de rentrer à Montauban qui n'est qu'à une heure. Nous finirons la soirée sans lui.
Nous avons parcouru 48 km aujourd'hui soir 152 km depuis le départ.
09:53
11:42
13:09
13:56
14:07
Vendredi 27 août 2010
Lafrançaise (82) → Saint-Loup (82)
6 photos
Le parcours
De Lafrançaise (82) à Saint-Loup (82) : voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Lorsque nous nous réveillons, quelques gouttes frappent la tente. Il va faire moins chaud aujourd'hui. Le temps de nous lever et de ranger l'intérieur de la tente, le ciel se dégage un peu. Il reste quelques nuages et un peu de vent. Il fait frais et c'est tant mieux. On part vers 9h00 après avoir réglé le camping. Un petit arrêt au centre ville pour acheter du pain et nous attaquons la belle descente jusqu'à la vallée du Tarn.
Nous traversons la route fréquentée qui mène à Montauban pour prendre la petite route de Lizac. Elle commence par une côte bordée de belles maisons qui dominent la vallée. Ensuite, nous redescendons pour rester en bas jusqu'à Moissac. La route serpente entre les vergers le long du Tarn. Il y a plein de Polonais et de Bulgares venus pour travailler à la récolte des fruits qui est en cours. Le ciel s'est entièrement dégagé et le soleil chauffe, mais nettement moins qu'hier.
À Moissac, nous traversons la ville jusqu'au port, sur les bords du canal de deux mers. Nous passons au pied du Moulin sur le Tarn puis sous le pont Napoléon. À la sortie de la ville, nous rejoignons les bords du canal que nous connaissons bien. C'est un parcours que nous faisons souvent pour rejoindre Moissac depuis la maison. Il y a beaucoup de promeneurs à vélo et à pied à cette saison.
À Malause, nous quittons le canal pour prendre la route qui serpente dans la campagne jusqu'à Espalais. On y croise un couple de cyclistes chargés, probablement des Hollandais ou des Allemands. Ils ne s'arrêtent pas et nous ne pouvons pas discuter. Après Espalais, on traverse la Garonne sur le pont qui mène à Auvillar, puis on emprunte la route de Saint-Loup qui vient d'être refaite. Un vrai billard. Cette belle balade s'achève par la petite grimpette de notre village (8 % tout de même) que Martine n'apprécie jamais.
Nous avons parcouru 39 km aujourd'hui soit 191 km depuis le départ.
09:06
09:27
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10:35