Voyage

Montricoux (82)

Du 7 au 9 août 2012

3 jours115 km1 562 m D+79 photos

Le voyage

Pour bien préparer le rassemblement prévu les 22 et 23 septembre 2012, nous avons décidé de passer quelques jours à Montricoux, à l'autre bout du département de Tarn-et-Garonne, afin de tester les parcours prévus et d'organiser l'hébergement, la restauration et le ravitaillement des participants. Nous nous sommes installés au camping du Faucon d'or, à 1800 m du village, où nous avons été rejoints mardi soir par Geneviève qui a fait le parcours du lendemain avec nous. Une tempête de grêle avait ravagé le camping deux jours avant notre arrivée. Les feuilles des chênes arrachées et le sol raviné nous ont offert un emplacement à l'ombre chiche et jonché de cailloux. Les deux jours où nous avons roulé ont été bien chauds et nous avons souffert dans les côtes. Heureusement, au retour, la piscine du camping a été un réel réconfort. Les paysages parcourus sont vraiment magnifiques, entre les vallées de l'Aveyron et de la Vère, les collines boisées de la forêt de la Grésigne et les superbes villages de Bruniquel, Penne et Puycelsi. Nous avons parcouru un peu plus d'une centaine de kilomètres en deux jours, monté de belles côtes et bu quelques bières et quelques litres d'eau pour résister à la forte chaleur.

Jour 1

Mardi 7 août 2012

Le récit

Nous arrivons au camping du Faucon d'or, à Montricoux, en milieu d'après-midi. La chaleur est accablante et nous attrapons une suée en montant le campement sur un emplacement sans herbe et plein de cailloux transportés par la tempête qui a sévi dimanche soir. Le camping en terrasses a été dévasté par un déluge de grêle et d'eau. Le sol est raviné un peu partout et les feuilles des chênes ont été arrachées ou hachées, laissant une ombre chiche sur les emplacements. Heureusement, un petit tour dans la piscine nous permet de retrouver un peu de fraîcheur.

Après un bain salvateur, nous décidons de descendre au village en tricycle. Il y a moins de deux kilomètres et c'est en descente. Dans la rue principale, nous faisons sensation. Nous allons jusqu'au camping Le Clos Lalande, de l'autre côté du village. Ce peut être une alternative pour notre base lors du rassemblement du 22 septembre. Ce camping est plat et mieux ombragé que le Faucon d'or. Il a aussi une piscine mais par contre, il est plus cher. Pour l'heure, il est bien rempli et semble moins calme que celui où nous sommes installés.

Après un petit tour dans les ruelles du village, nous remontons jusqu'à notre campement. La côte n'est pas difficile et elle n'est pas très longue. Après une fin d'après-midi farniente, nous sommes rejoints par Geneviève qui finalement décide de ne pas monter sa tente mais de dormir dans sa voiture. Après un repas improvisé et une soirée à discuter, nous nous couchons à la nuit tombée dans la chaleur résiduelle de la journée.

Jour 2

Mercredi 8 août 2012

39 photos

Le parcours

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Le récit

Malgré nos intentions de nous lever tôt, nous ne quittons le camping que vers 9h30. Nous prenons un chemin qui serpente jusqu'à la route qui domine la rive droite de l'Aveyron. C'est en pente et plein de cailloux, mais en roulant doucement, nous passons sans problème. Après une photo près de la fontaine du ruisseau d'Embarre et un petit kilomètre supplémentaire de chemin, nous débouchons sur la route. Nous remontons la rive droite de l'Aveyron sur cette petite route peu fréquentée qui monte et descend au gré du relief au bord de la rivière.

Un cycliste arrivant en sens inverse me fait signe. C'est Jean-Pierre, de Loubéjac, qui a aperçu nos fanions depuis la route parallèle de l'autre côté de la rivière. Il a tout de suite pensé que ça pouvait être nous et il a fait demi-tour pour venir à notre rencontre. Après avoir discuté un peu, nous sommes repartis, lui dans un sens, nous dans l'autre. Peu après, nous apercevons le château de Bruniquel perché sur son piton rocheux au-dessus de l'autre rive de la rivière. Un peu plus loin, nous passons le pont pour rejoindre la route principale puis prendre la route qui monte au village.

Après une petite grimpette, nous faisons une pause à l'épicerie du village pour faire quelques emplettes. Là encore, nos trois tricycles font sensation auprès des touristes éberlués. Après nous être un peu sustentés, nous redescendons dans la vallée puis nous prenons la route de Saint-Antonin Noble Val qui est assez fréquentée. Nous ne la suivons que sur quelques centaines de mètres pour bifurquer à droite sur la route qui grimpe vers Vaour. Nous montons lentement, tantôt à l'ombre, tantôt au soleil, prenant notre mal en patience. Nous laissons à gauche la route qui mène à Penne, non loin du clocher de Saint-Paul de Mamiac. Après encore une demi-heure de montée, nous entrons dans la forêt domaniale de Grésigne. C'est là, à Font Bonne, que nous faisons la pause méridienne.

Nous reprenons notre route dans la forêt, l'estomac bien rempli. Après une petite descente bien appréciée mais bien trop courte, la route monte de nouveau. Dans la forêt, nous ne souffrons pas trop de la chaleur. Un peu plus loin, une trouée dans les arbres laisse apparaître le village de Vaour et son clocher, entourés de verdure. À la sortie de la forêt, la route redescend. Nous filons jusqu'à la D15 où le relief remonte légèrement. Un peu plus loin sur la gauche, se trouve une ferme où l'on élève des lamas. Ils sont nombreux à se prélasser dans le champ au bord de la route, certains en plein soleil, d'autres sous l'ombre des arbres. Après quelques photos, nous arrivons à Vaour. Un point d'eau sur le mur de la mairie est le bienvenu pour nous rafraîchir et remplir nos gourdes. Un groupe de cyclistes de l'UCPA se restaure à l'ombre sous les arbres. Les moniteurs, venus faire le plein d'eau comme nous, en profitent pour se renseigner sur nos tricycles.

Nous quittons rapidement ce village sans grand intérêt pour attaquer un véritable toboggan qui va nous mener 9 km plus loin, dans la vallée de l'Aveyron, au pied du village de Penne. La descente est un vrai plaisir et, grâce à la vitesse, nous ne souffrons pas de la chaleur qui commence à devenir très forte. Une fois en bas, nous souffrons sous le soleil dans la côte qui mène au village. Heureusement, elle est courte. Nous stationnons sous les platanes de la place de la mairie pour nous rendre directement au bistrot d'en face où les boissons fraîches sont les bienvenues. Lorsque nous sortons, nous faisons l'animation pour les touristes qui profitent de l'ombre sur la place. Nous descendons un peu pour rejoindre la place de l'église. Pendant que je fais des photos, un couple vient se renseigner auprès de Martine et Geneviève au sujet des trikes. Le monsieur a des problèmes de dos et semble fortement intéressé par nos machines.

Peu après, nous entamons la montée au-dessus du village pour rejoindre Saint-Paul de Marmiac, que nous avons entrevus pendant notre montée à Vaour ce matin. Le soleil tape et il y a peu d'ombre. Martine et Geneviève en profitent pour échanger leurs montures le temps d'un essai. Après quelques efforts sous la chaleur, nous atteignons la route que nous avons prise ce matin et nous entamons une belle descente vers la vallée de l'Aveyron. En bas, nous repassons le pont sur la rivière pour rejoindre Montricoux par la rive droite. Nous filons jusqu'au village où nous faisons un petit tour dans la rue principale et jusqu'au camping du Clos Lalande pour le faire découvrir à Geneviève. Ensuite, nous avalons en peu de temps la route qui mène au camping du Faucon d'or où la douche fraîche est la bienvenue.

En fin d'après-midi, nous sommes rejoints par Serge, un nouveau venu au vélo couché qui habite Montauban. Autour d'une bière au bar du camping, il recueille des informations utiles pour le choix de son futur vélo couché. Il ne peut pas rester dîner avec nous en raison de son travail qui débute tôt demain matin. Le dîner à la pizzeria de Bruniquel clôture cette journée de façon agréable. Nous rentrons au camping et Geneviève nous quitte pour rentrer à la maison. Nous avons parcouru 55 km aujourd'hui.

2012-08-08_08-27-11_001 08:27
2012-08-08_08-27-11_001
Préparation du petit déjeuner sous l'ombre du tarp 08:30
Préparation du petit déjeuner sous l'ombre du tarp
Plus un brin d'herbe sur l'emplacement ; heureusement, il fait sec 08:30
Plus un brin d'herbe sur l'emplacement ; heureusement, il fait sec
Martine et Geneviève déjeunent 08:32
Martine et Geneviève déjeunent
Nous descendons dans la vallée de l'Aveyron par un chemin ombragé 09:38
Nous descendons dans la vallée de l'Aveyron par un chemin ombragé
Martine, suivie par Geneviève, descend en douceur 09:38
Martine, suivie par Geneviève, descend en douceur
Jour 3

Jeudi 9 août 2012

40 photos

Le parcours

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Le récit

Vu la chaleur annoncée, ce matin, nous nous levons tôt. Dès 8h00 nous sommes sur la route. Nous traversons l'Aveyron pour remonter sur les coteaux de l'autre côté. Le paysage est assez agricole. Nous rejoignons le petit hameau de Saint-Maffre. À partir de là, la route n'est plus goudronnée. C'est un véritable champ de cailloux assez pointus. Heureusement, nos pneus résistent. Un peu plus loin, nous retrouvons le bitume et ça roule mieux. Nous rejoignons la route qui mène à Puygaillard de Quercy. Une maison en ruine, entourée de pruniers domine la vallée. Nous prenons à gauche une petite route qui monte sur le Causse. Le paysage devient plus aride et les pruniers laissent la place à la vigne et aux friches. Arrivés en haut, nous descendons très vite dans la vallée de la Vère, à travers un paysage qui devient plus sauvage.

Le fond de la vallée est cultivé, mais après quelques centaines de mètres sur la D964, nous prenons à droite pour remonter du côté de la forêt domaniale de Grésigne, en direction de Mespel. La côte, en lacets, est bien raide et le soleil commence à chauffer dur. Nous faisons étape avant d'avoir atteint le village pour admirer le point de vue du belvédère à une centaines de mètres de la route. On domine la vallée de la Vère, juste au-dessus du village de Larroque blotti au bord de l'eau et traversé par la route que nous avons quittée en bas. Lorsque nous repartons, un groupe de Hollandais avec des ânes déboule du chemin arrivant de Mespel.

Un peu plus loin, la pente s'adoucit et la vallée étroite s'élargit. C'est là qu'est blotti le petit village de Mespel. C'est juste quelques maisons entourées de prairies. Il y a un immense tas de bois au bord de la route, donnant une idée de la rigueur de l'hiver par ici. À la sortie du village, nous ramassons quelques prunes sans doute tombées lors de la tempête du week-end dernier. Un peu plus loin, on distingue entre les arbres la chapelle de Notre Dame des bois. Une petite route de quelques centaines de mètres y mène tout droit. Nous y allons en exploration. La chapelle est flanquée d'un cimetière. Une plaque explique l'histoire du lieu où une statue de la Vierge a été trouvée lors de la construction, donnant le nom à la chapelle.

Après une courte montée, nous atteignons la limite de la forêt domaniale de Grésigne. À partir de là, la route se transforme en piste forestière. Le revêtement est roulant et la route est plate, à flanc de colline. Nous apprécions l'ombrage omniprésent. Nous atteignons le rond point de la Plégade où nous prenons à droite afin de rejoindre Puycelsi. La route forestière est toujours praticable, mais deux tronçons en pente assez courts sont remplis de cailloux. Peu après, nous atteignons la maison forestière du Sauze, fin de la forêt domaniale et où nous retrouvons la route goudronnée. Un peu plus loin, nous profitons de l'ombre des arbres pour casser la croûte au bord de la route. Nous reprenons notre descente sur le village de Puycelsi qui se laisse deviner dans une trouée entre les arbres.

Après une petite montée, nous laissons les tricycles à l'ombre d'un arbre au pied des remparts pour aller faire un tour dans l'enceinte. Nous y retrouvons les deux ânes et le groupe de Hollandais que nous avons vus au belvédère avant Mespel. La ville est très belle, merveilleusement rénovée. Par contre, le soleil sur les murs nous écrase de chaleur. Nous nous réfugions au bar climatisé devant une bière bien fraîche. Nous repartons pour redescendre au fond de la vallée de la Vère. La descente est un vrai plaisir, récompense des heures passées à monter de l'autre côté.

Nous descendons la vallée pour rejoindre Bruniquel. À Larroque, nous faisons une pause pour nous tremper un peu dans la rivière. Sa fraîcheur est bienfaisante, surtout pour Martine qui ne supporte pas bien la forte chaleur. Nous reprenons ensuite notre route sous le soleil de plomb. Bientôt, nous bifurquons à gauche pour remonter sur Bruniquel. Nous passons en-dessous du village pour prendre la route directe pour Montricoux, où nous arrivons écrasés de chaleur. Le plongeon dans la piscine est le bienvenu.

À la soirée, nous allons tester le restaurant de Montricoux où nous avons prévu de dîner lors du rassemblement du 22 septembre prochain. La nuit sous la tente sera perturbée par une soirée disco organisée par le camping. Dire qu'ils vantent le calme du coin sur leur prospectus ! Nous rentrerons à la maison le lendemain matin après avoir fait un tour au marché de Montricoux. Nous avons parcouru 52 km aujourd'hui, dont une partie sur piste non goudronnée.

Entourée de pruniers, la maison en ruines de Barroul domine le paysage 09:18
Entourée de pruniers, la maison en ruines de Barroul domine le paysage
Après avoir monté sur le Causse, nous trouvons des vignes et une belle vue sur le paysage 09:53
Après avoir monté sur le Causse, nous trouvons des vignes et une belle vue sur le paysage
Martine apprécie cette jolie descente ombragée 10:13
Martine apprécie cette jolie descente ombragée
Avant de descendre dans la vallée de la Vère 10:16
Avant de descendre dans la vallée de la Vère
Un joli toboggan nous mène au fond de la vallée 10:17
Un joli toboggan nous mène au fond de la vallée
La côte de Mespel monte très fort 10:30
La côte de Mespel monte très fort