Voyage

Belin-Béliet (33)

Du 19 au 22 août 2011

4 jours294 km1 182 m D+78 photos

Le voyage

Nous avons été invités à Belin-Beliet, chez nos amis Guy et Marie-Laure, pour le week-end des 20 et 21 août 2011. Une bonne occasion de se faire un petit voyage aller-retour depuis la maison. Le trajet, qui emprunte une majorité de pistes cyclables, est quasiment tout plat et très facile, sans circulation.

Nous n'avons souffert que de la chaleur. La température, au plus fort de la journée, a atteint les 43°C, nous obligeant à nous arrêter régulièrement pour nous asperger d'eau et nous rafraîchir. Heureusement, une grande partie du parcours, notamment le long du canal des deux mers, s'est fait sous les ombrages.

Nous sommes partis de la maison le vendredi 19 août 2011 et nous sommes rentrés le lundi 22 août 2011. Nous avons parcouru en tout 294 km et nous avons eu l'occasion de faire la rencontre inoubliable d'un sympathique couple d'Espagnols qui voyageait à vélo avec leur fille de 7 ans et un petit chien.

Jour 1

Vendredi 19 août 2011

Saint-Loup (82) → Meilhan-sur-Garonne (47)

14 photos

Le parcours

De Saint-Loup (82) à Meilhan-sur-Garonne (47) : voir le parcours sur OpenRunner

Le récit

Nous quittons la maison un peu avant 9h00. À Lamagistère, nous prenons la voie verte du canal des deux mers. Le temps est un peu couvert, mais il fait déjà chaud. En peu de temps, nous passons le pont-canal à Agen. Je connais bien cette partie du canal pour l'avoir parcouru déjà plusieurs fois. La matinée se passe sans événement bien significatif.

Nous nous arrêtons déjeuner sur le port de Buzet où des tonnelles accueillent les voyageurs. Le bar du port est ouvert et nous pouvons en profiter. La température monte de plus en plus, même si le soleil est un peu voilé. Nous reprenons la piste avant qu'il ne tape trop. Heureusement, le reste du parcours du jour est bien ombragé et nous profitons un maximum de l'abri des platanes séculaires.

Vers 18h00, nous arrivons au camping de Meilhan-sur-Garonne, situé juste en-dessous du canal. Un des campeurs nous accueille et nous indique qu'il faut s'adresser à la capitainerie, juste au-dessus du camping. Peu après nous, arrive un couple d'Allemands en vélos couchés avec leurs trois garçons, le plus grand en vélo droit, le plus petit dans la remorque derrière le vélo couché de Madame et le troisième dans le trike attelé derrière le vélo couché de Monsieur. Un équipage remarquable. Nous les connaissons déjà car nous les avons rencontrés la veille, sur les bords du canal près de chez nous, alors que nous étions en balade avec notre fils aîné. C'est un plaisir de les revoir.

Après nous être installés et avoir profité de la douche, nous grimpons la colline pour aller explorer la ville. Dès que l'on quitte l'ombre des arbres, la chaleur est harassante. On arrive en haut bien cuits. Après une courte visite et quelques courses, nous sommes contents de redescendre au bord de l'eau. Nous dînons attablés sur le plateau retourné de la remorque pendant que nos amis Allemands vont tester le restaurant tout proche. La soirée sera un peu mouvementée car, au bout du camping, il y a des jeunes un peu bruyants.

Nous avons parcouru 98 km aujourd'hui, ce qui est un record pour Martine.

Nous quittons Saint-Loup un peu avant 9h00 08:59
Nous quittons Saint-Loup un peu avant 9h00
Une pause photo au bord du canal juste après Lamagistère 09:29
Une pause photo au bord du canal juste après Lamagistère
Arrêt pique-nique devant le port de Buzet 13:05
Arrêt pique-nique devant le port de Buzet
Les tonnelles sont bien agréables 13:06
Les tonnelles sont bien agréables
À cette saison, on est déjà bien cuits par le soleil 13:06
À cette saison, on est déjà bien cuits par le soleil
La piste du canal, sous les platanes, offre une fraîcheur bien agréable 13:48
La piste du canal, sous les platanes, offre une fraîcheur bien agréable
Jour 2

Samedi 20 août 2011

Meilhan-sur-Garonne (47) → Belin-Beliet (33)

31 photos

Le parcours

De Meilhan-sur-Garonne (47) à Belin-Beliet (33) : voir le parcours sur OpenRunner

Le récit

Après avoir tout plié, nous quittons le camping avant 9h00. Il y a une brume épaisse et il fait un peu frais. Pas de problème pour trouver la route, il suffit de suivre le canal, un coup d'un côté, un coup de l'autre. Les changements sont très bien signalés. Au bout d'une demi-heure, nous faisons une pause pour nous découvrir. La brume n'a pas complètement disparu, mais la température monte.

En un peu plus d'une heure, nous arrivons à Castets-en-Dorthe, l'extrémité Nord de la piste. Nous y retrouvons Jean-Louis (Dolmen) qui est venu à notre rencontre. Son aide est la bienvenue pour la liaison entre la piste du canal des deux mers et la piste de Mios. J'avais fait une copie de l'itinéraire, mais la traversée de Langon est plus facile quand on connaît le coin.

Nous faisons un arrêt à la boulangerie de Castets-en-Dorthe puis nous prenons une petite route peu fréquentée qui suit de plus ou moins loin les bords de Garonne. L'avantage c'est qu'il n'y a pas de côtes. Arrivés à Langon, Jean-Louis nous guide à travers la ville. Nous avons traversé en un rien de temps et nous prenons la D222 vers le Sud.

Un peu plus loin, nous laissons cette route assez passante pour prendre à droite et rejoindre la gare de Roaillan où nous allons prendre la piste de Mios. Là, une petite pause à l'ombre et la bienvenue. Jean-Louis nous laisse continuer seul car il veut aller faire des courses au village. Il nous rejoindra un peu plus loin.

Vers Useste, nous trouvons Marie-laure et Didier venus à notre rencontre depuis Belin-Beliet. Ils ont laissé leurs conjoints, Guy et Laurence, à Villandraut où nous les rejoignons rapidement pour la pause déjeuner. L'ombre des arbres est la bienvenue, car le soleil commence à chauffer sérieusement. Il y a un point d'eau et des toilettes, ce qui est fort appréciable. Avant de repartir, Marie-laure fait des essais du MetaPhysic de Jean-Louis. C'est un peu juste car c'est un vélo prévu pour les grandes tailles, mais elle se débrouille pas mal.

Nous repartons sous le soleil. L'ombre des pins est moins épaisse que celle des platanes de notre canal, mais de temps en temps, on traverse un bois de chênes dont la fraîcheur est appréciée. À partir de 14h00, le soleil devient très chaud et nous devons nous asperger régulièrement pour ne pas risquer le coup de chaleur. Une pause au bar de Saint-Symphorien est la bienvenue. En complément des bières bien fraîches, nous consommerons plusieurs carafes d'eau glacée.

Après avoir bien récupéré, nous reprenons la route pour rejoindre la piste que nous avons quittée pour gagner le centre-ville. Là, Jean-Louis nous quitte pour rebrousser chemin afin de rentrer pas trop tard chez lui à Rions.

La piste, à partir de là, est quasiment toute au soleil. Nous faisons une halte dès qu'il y a un peu d'ombre et l'eau de nos gourdes est utilisée autant pour boire que pour nous asperger le buste et le visage. La température atteint 43°C ! Le Tuzan et son point d'eau arrivent à point nommé pour renflouer nos réserves.

Un peu plus loin, nous trouvons un couple de cyclistes espagnols avec leur fille et un petit chien. Ils viennent de passer les heures chaudes à l'ombre et souffrent aussi de la grosse chaleur. Pablo a fabriqué un tandem mixte (couché - droit) similaire au Pino de Hase. Il roule avec sa fille Alma (7 ans) devant et le chien dans la sacoche. Maïté suit en vélo droit. Pablo fait des essais de nos tricycles et semble très intéressé. Nul doute qu'une fois rentré à la maison - ils habitent dans le Pays Basque espagnol - il va fabriquer un tricycle couché.

Après avoir laissé nos amis filer - ils vont plus vite que nous - nous faisons encore une pause à la gare d'Hostens, puis la température commence à baisser. Nous avons passé le plus dur. Finalement, nous arrivons à Belin-Beliet où un plongeon dans la piscine de nos amis est le bienvenu.

Nous avons parcouru 89 km aujourd'hui, soit 187 km depuis le départ.

Le plateau de la remorque a été modifié pour servir de table 07:40
Le plateau de la remorque a été modifié pour servir de table
Nous partons dans la brume matinale 08:47
Nous partons dans la brume matinale
Bien que la brume soit encore là, la température monte inexorablement 09:15
Bien que la brume soit encore là, la température monte inexorablement
Une petite pause est toujours bien agréable 09:15
Une petite pause est toujours bien agréable
Au bout du canal, nous retrouvons notre ami Jean-Louis, venu à notre rencontre 10:08
Au bout du canal, nous retrouvons notre ami Jean-Louis, venu à notre rencontre
Au Sud de Langon, après avoir quitté la D222, un joli vestige 10:46
Au Sud de Langon, après avoir quitté la D222, un joli vestige
Jour 3

Dimanche 21 août 2011

31 photos

Le parcours

Voir le parcours sur OpenRunner

Le récit

Ce matin, nous avons décidé de rouler jusqu'à Sanguinet pour nous baigner dans le lac. Laurence et Didier, qui sont rentrés chez eux hier soir, nous rejoignent chez Marie-laure et Guy. Nous partons un peu avant 10h00. Le soleil est déjà chaud et la température va encore être très élevée aujourd'hui. Après avoir traversé la ville, nous faisons une halte sur le pont de l'Eyre. Il y a des touristes et des canoës. Nous écourtons notre arrêt pour reprendre cette route très rectiligne.

Arrivés à Lugos, compte tenu de la chaleur attendue pour l'après-midi et sachant que la route de Sanguinet n'est pas du tout ombragée, nous décidons de juste faire une boucle jusqu'à Salles et de passer l'après-midi au bord de la piscine de Marie-laure et Guy. Nous obliquons à droite pour rejoindre Salles.

À Salles, nous prenons la piste cyclable de Mios qui est bien plus agréable que ces routes plates toutes droites, même si ce matin elles ne sont pas encore très fréquentées. C'est très ombragé et nous faisons une petite pause. Nous continuons jusqu'à la halte de Bourn où deux cyclistes en vélo droit s'arrêtent peu après nous. L'un d'eux, qui a fait une grimace en descendant du vélo, est aussitôt entrepris par Marie-laure qui lui vante les avantages du vélo couché.

Après une petite séance photo, nous reprenons la piste. Le passage de l'autoroute s'accompagne d'une grande descente, suivie d'une côte que les habitués de ces régions plates qualifient de forte. Mais, pour nous qui sommes confrontés régulièrement aux vigoureuses montées des coteaux du Quercy et du Gers, c'est de la rigolade.

Un peu plus loin, nous retrouvons nos amis Espagnols rencontrés hier. Maïté se plaint de la chaleur. Ils ont fait du camping sauvage dans la forêt et redoutent de rouler cet après-midi. Marie-laure leur propose de venir passer l'après-midi avec nous chez elles. Nul doute que la jeune Alma appréciera la piscine. Ils se range à ces arguments et nous continuons de concert jusqu'à Belin-Beliet où nous arrivons vers midi.

Après avoir mis en commun le déjeuner que nous avions prévu pour le pique-nique en chemin, nous passons une agréable après-midi au bord de la piscine. La vitalité d'Alma dans l'eau nous émerveille. Pendant qu'elle se baigne sous notre surveillance, Marie-laure présente le forum vélorizontal à Pablo et Maïté, en particulier la partie relative aux constructions amateur de vélos couché qui intéresse vivement Pablo. Il va certainement s'inspirer des fabrications des accros du forum pour construire sa prochaine monture.

Vers 18h00, nos amis Espagnols décident de reprendre la route pour rejoindre la côte et continuer leur descente vers l'Espagne. Marie-Laure et moi décidons de les accompagner jusqu'à Lugos. J'en profite pour mitrailler l'équipage anachronique de Pablo. La petite Alma fait plein de facéties sur son siège couché et le chien surveille la route depuis la sacoche avant gauche. Le tandem est bien chargé, comme l'est également le vélo droit de Maïté. Nos amis sont bien courageux de rouler par ces grosses chaleurs. Ils nous ont raconté qu'ils sont passés en montant par la voie verte du canal des deux mers qu'ils ont énormément appréciée, notamment pour son ombrage.

Après avoir laissé nos amis continuer leur route à Lugos, Marie-laure et moi retournons à Belin-Beliet sous un train d'enfer. En tricycle, je roule au moins à 32 km/h. Il faut dire que la seule côte du parcours c'est le pont qui passe sur la Leyre. Ce défoulement, bien qu'il fasse encore chaud, nous fait beaucoup de bien à tous les deux.

Dans la soirée, j'accompagne Guy chez Didier et Laurence, qui sont rentrés chez eux lorsque les Espagnols sont partis, pour récupérer la remorque de Didier qui nous permettra de transporter le tricycle de Martine et le mien jusqu'à Damazan. En effet, nous souhaitons rentrer en une seule journée et nous devons nous avancer suffisamment pour pouvoir le faire.

Mon compteur affiche 45 km aujourd'hui, alors que celui de Martine, qui n'a fait que la boucle jusqu'à Salles, affiche 27 km.

Petit regroupement de l'équipe sur le pont de la Leyre à la sortie de Belin-Beliet 09:46
Petit regroupement de l'équipe sur le pont de la Leyre à la sortie de Belin-Beliet
Le soleil est de la partie et il va encore faire chaud aujourd'hui 09:48
Le soleil est de la partie et il va encore faire chaud aujourd'hui
Nous arrivons à Lugos 10:15
Nous arrivons à Lugos
Marie-Laure, la seule sur deux roues, est loin devant 10:15
Marie-Laure, la seule sur deux roues, est loin devant
Dès 10h00, le soleil chauffe et on apprécie l'ombre 10:16
Dès 10h00, le soleil chauffe et on apprécie l'ombre
La région est plate et les routes sont droites 10:29
La région est plate et les routes sont droites
Jour 4

Lundi 22 août 2011

Damazan (47) → Saint-Loup (82)

2 photos

Le parcours

De Damazan (47) à Saint-Loup (82)

Le récit

Hier, après une agréable soirée au bord de la piscine, nous avons eu droit à un bel orage à la nuit tombée. Il a plu et le vent a soufflé. Ce matin il fait moins chaud et c'est plus agréable pour rouler. Alors que Marie-laure est partie au travail, Guy nous conduit en voiture jusqu'à Damazan où Martine va faire quelques courses au commerce local pour que nous ayons de quoi déjeuner en route.

Après avoir quitté notre ami, nous reprenons la voie verte du canal des deux mers vers le Sud. Le trajet est sans encombre et nous rejoignons Agen et son pont-canal après avoir roulé tranquillement. Un coup de fil à notre fille Sarah et nous nous fixons un point de rendez-vous au bar de « La poule à vélo », à Saint-Jean de Thurac. Elle nous rejoint là avec son vélo droit. Après une pause et une boisson fraîche bien méritée, nous rentrons à la maison par le chemin que nous connaissons bien.

Nous avons parcouru 62 km aujourd'hui. Cela nous fait 274 km pour Martine et 294 km pour moi depuis notre départ le 19 août. Nous rentrons encore une fois pleins de bons souvenirs, même si la chaleur a été parfois à la limite du supportable.

Sarah nous a rejoint au bar de la Poule à Vélo 14:53
Sarah nous a rejoint au bar de la Poule à Vélo
La bonne humeur est de rigueur 14:54
La bonne humeur est de rigueur