Itinérance AFV n°9
Du 19 au 26 septembre 2020 · Cahors (46)
8 jours409 km5 700 m D+271 photos
Le voyage
Nous étions six pour cette rencontre itinérante à travers le Lot, le Cantal et l’Aveyron. Marie-Jo et Christian avaient fait le choix d’un hébergement plus confortable, mais ça n’a pas perturbé le fonctionnement du groupe. L’ambiance chaleureuse a compensé les mauvaises humeurs de la météo qui ne s’est pas privée pour nous servir de la pluie et du froid. Seul le mercredi a été beau mais nous avons eu malgré tout de la pluie le soir. Bien sûr, avec ce temps couvert nous avons sans doute manqué une partie des paysages, mais nous avons pu malgré tout bien profiter des particularités de cette superbe région. Nous avons ainsi parcouru plus de 400 km avec un total de 5700 m de dénivelé. Même si cette itinérance fut la plus arrosée de notre histoire, elle en restera malgré tout un très bon souvenir, nous incitant à revenir poser nos roues dans ces paysages magnifiques.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du voyage
Samedi 19 septembre 2020
8 photos
Le parcours
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Le récit
Il est 8h15 quand je quitte la maison sous un soleil rasant. Je traverse Valence d’Agen, passe la voie ferrée, puis rejoins la route de Lauzerte. Comme c’est Samedi, il n’y a pas beaucoup de circulation et pratiquement pas de camions. La route remonte la vallée de la Barguelonne avec un dénivelé faible. Le revêtement est bon, ce qui permet de tenir un bon rythme. Au bout de quelques kilomètres, je commence à ressentir une douleur au genou droit. Je le ménage en ayant davantage recours à l’assistance électrique. Quelques pauses me permettent de constater que je ne ressens plus rien une fois debout. Je passe Lauzerte où quelques gouttes m’accompagnent puis je prends la route qui remonte la vallée du Lendou. Le relief est plus accentué avec des montées et des descentes très courtes mais un peu pentues. Dès que j’appuie un peu fort, mon genou me rappelle à lui. Je quitte la vallée du Lendou pour remonter le long du Verdanson. Après Pechpeyroux, j’attaque la montée vers Labastide-Marnhac. La pente est régulière est pas trop difficile, mais mon genou limite ma progression. Pour tout arranger, il se met à pleuvoir. Je m’abrite sous un chêne au bord de la route pour casser la croûte.
Je m’apercevrai en repartant que quelques centaines de mètres plus loin, il y avait un abri-bus qui aurait bien fait mon affaire pour la pause méridienne. Finalement, j’arrive à Labastide-Marnhac. Il y a des cyclistes randonneurs arrêtés au restaurant local, mais ma route contourne le village et je ne les vois que de loin. La suite est facile et mon genou me remercie. Une belle descente jusqu’à Cahors. Je rejoins la route d’Agen, mais à 13h15 elle n’est pas trop fréquentée et je n’ai que quelques centaines de mètres à parcourir pour passer sous le pont de la voie ferrée et rejoindre l’entrée de Cahors. Je rejoins les bords du Lot et la voie cyclable et piétonne. Je passe devant le moulin de Coty, puis je prends le sens interdit cyclable qui longe le Lot. À deux reprises, je dois m’arrêter pour laisser passer une voiture, mais après le pont de Cabessut, la rue est dans le bon sens. J’arrive au camping à 14h00 alors que le soleil pointe son nez. Mon compteur affiche 72 km et 400 m de dénivelé. Je suis le premier. Les autres (Serge, Christian et Marie-Jo, Christian M et Jean) ne vont pas tarder et nous profiterons d’une bonne bière locale au bar du camping après notre installation. Christian M nous fera une démonstration de mono-roue mais personne ne tentera l’aventure périlleuse.
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Dimanche 20 septembre 2020
42 photos
Le parcours
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Le récit
Nous quittons le camping vers 8h30 après que les clés des véhicules aient été remises au bureau pour le gardiennage. Le ciel est partiellement couvert, mais il reste un peu de ciel bleu. Nous quittons la ville par la route de Villefranche-de-Rouergue peu fréquentée le dimanche matin. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons à Arcambal pour une pause à la boulangerie locale après être passés sous le château du Bousquet. Nous en profitons pour alléger la tenue en prévision de la longue montée qui nous attend à partir de là. Quand nous repartons, le temps s’est couvert et une petite pluie nous accompagne. Nous contournons la côte des Mazuts qui nous a tant fait souffrir lors de la première Vélorizon Itinérante en 2014, puis nous rejoignons le carrefour des Vitarelles où nous nous regroupons avant de poursuivre vers St-Cirq-Lapopie. Mon genou se fait encore sentir, mais l’assistance permet de tenir. La suite est facile et le groupe se disperse car tout le monde ne tient pas le même rythme. Nous nous retrouvons à l’entrée des premiers parkings de St-Cirq-Lapopie. Nous repartons de conserve pour une pause photo au point de vue sur le village et son piton rocheux, au carrefour suivant alors que la pluie se calme et qu’un rayon de soleil vient égayer le paysage.
Après quelques photos, nous descendons jusqu’aux premières maisons où nous abandonnons nos montures sous l’œil intéressé des touristes, pour une visite jusqu’au sommet du piton rocheux. Le masque est obligatoire dans tout le village et ça n’a rien d’agréable. D’en haut, on a une belle vue sur la vallée et les méandres du Lot, ainsi que sur les toits du village. Nous reprenons nos vélos, sous les commentaires d’un groupe de retraités qui attendent leur car, pour remonter jusqu’au carrefour où nous nous installons sur une table de pique-nique au-dessus de la route pour déjeuner avec vue directe sur nos vélos et sur la vallée. Le ciel est bien couvert, mais nous déjeunons au sec. Nous repartons vers 13h00 en prenant la route de Bouziès qui descend dans la forêt puis le long de la falaise. Nous faisons une pause au belvédère. Christian M a filé devant avant de réaliser son erreur et de faire demi-tour pour nous rejoindre. Le belvédère est une construction en béton qui surplombe la rivière. Au-dessous on peut apercevoir l’écluse de Ganil, qu’aucun bateau de plaisance n’emprunte à ce moment, et le sentier de grande randonnée qui passe dans l’ancien chemin de halage creusé sous la falaise. Quelques randonneurs à pied et à vélo sont visibles d’en-haut.
Après les photos, nous reprenons la superbe route à flanc de falaise qui domine le Lot. Après une belle descente, nous faisons une pause au café de Bouziès. En repartant, nous passons le Lot sur le superbe pont métallique où deux voitures ne se croisent pas. Du pont, on peut voir le château des Anglais, ancien repaire de brigands construit dans la falaise, presque invisible au-dessus d’une arche de pierre. Nous remontons le long du Lot sur la rive droite jusqu’à Conduché où, passant sous le château, nous prenons la route qui remonte doucement le long du Célé. Nous arrivons bientôt à Cabrerets où nous faisons une pause photo sous le château. Le parking est plein de voitures, de camping-cars et de motos. La saison touristique n’est pas finie malgré le temps maussade. Après quelques photos, nous continuons le long du Célé pour faire une nouvelle pause à la sortie du village face au château du Diable. On voit nettement dans la falaise les encastrements qui accueillaient les poutres de la structure. À côté, on trouve une belle construction troglodyte, à flanc de falaise. On profite de l’arrêt pour examiner une vieux vélo bien rouillé cadenassé devant une maison.
Nous reprenons la route de la vallée du Célé qui monte doucement. Après le tunnel de Liauzu, nous passons devant le musée de l’insolite. Des décors faits de bric et de broc ornent la falaise. Le propriétaire des lieux est un caractère irascible qui nous a menacés de son fusil lors d’un de nos précédents passages pour une photo prise depuis la route. Depuis cette époque, nous passons sans nous arrêter. Nous continuons avec un temps couvert. Avant Sauliac-sur-Célé, on peut voir le château de Geniez de l’autre côté du Lot. Finalement, nous arrivons à Marcilhac-sur-Célé où nous nous arrêtons pour une visite de l’abbaye ruinée, un incontournable du lieu. Si celle-ci est en ruine, l’église attenante est en parfait état et elle s’orne d’un orgue magnifique qui mérite le coup d’œil. Les tubes décorés sont du plus bel effet. Faute d’entendre son ramage, nous nous contenterons de son plumage. Nous continuons la visite par les extérieurs et le petit passage sous les habitations qui mène au bord du Célé. Nous repartons ensuite pour rejoindre le prochain village, St-Sulpice, où nous nous installons au camping du Célé. Le compteur affiche 56 km pour 413 m de dénivelé. Nous fêtons la fin de notre première étape devant le bungalow loué par Marie-Jo et Christian autour d’une bière bien agréable.
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Lundi 21 septembre 2020
24 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la couleur est annoncée. Il pleut. Et pas qu’un peu ! Nous plions les tentes complètement trempées et le briefing matinal se fait sous la pluie alors qu’il est presque 9h00. Les nuages enveloppent le haut des falaises, nous cachant le paysage. Il ne nous reste qu’à baisser la tête et pédaler. Nous continuons notre route dans la vallée remontant vers Figeac. Mon genou supporte bien la faible pente de la route, mais je sens que si je force la douleur revient. Nous faisons une première pause après Corn, à l’embranchement du chemin de Rosinière, alors que la pluie se calme. L’accalmie ne dure pas et il pleut de nouveau lorsque nous repartons. Nous passons Boussac puis nous grimpons le raidillon à gauche qui mène à l’église ruinée de Camboulit alors que le soleil fait une percée. Une restauration a permis de remettre le bâtiment hors d’eau, mais c’est ouvert à tous les vents. Après les photos d’usage, nous redescendons sur la route de la vallée pour continuer en direction de Figeac. Au carrefour suivant, notre parcours est obstrué par les travaux de réfection complète du pont sur le Célé. C’est infranchissable alors nous décidons de prendre la route directe pour Figeac. Après une hésitation due à l’ineptie de la piste cyclable qui nous amène à contre-sens à l’entrée d’un rond point, nous prenons la route de la zone industrielle et rejoignons la ville. Nous traversons le pont pour rejoindre les bords du Célé où une table nous attend, à l’abri de la pluie, sous les arbres. Quelques-uns s’en vont à la recherche d’une boulangerie puis nous rejoignent satisfaits. Pendant ce temps là, Serge réalise que la roue avant droite de sont trike est à plat.
Après déjeuner, quelques-uns rejoignent à pied le supermarché tout proche pour faire quelques courses avant qu’on reprenne la route, pendant que Serge change la chambre à air de la roue à plat de son trike. Finalement, nous traversons la ville en longeant le Célé, puis nous rejoignons, de l’autre côté de la rivière, une petite route qui grimpe vers St-Jean-Mirabel. La dernière fois, nous avions trouvé la montée difficile et j’avais prévu une autre route, mais celle-ci est bien pire. Les roues arrière des trikes patinent. Le mien à cause de la charge, celui de Christian C à cause de ses développements trop grands. Finalement, nous finissons quasiment tous en poussant. Inutile de dire que mon genou fatigué n’aime pas ça. Je terminerai la journée avec une douleur persistante. Nous arrivons en haut avec soulagement. Par contre, nous y trouvons une belle vue sur Figeac, éclairé par un rayon de soleil. Suit une belle descente où Christian M fonce devant. Nous ne le reverrons qu’au camping car il est pressé de réserver un mobile-home, sa tente étant entièrement trempée. À l’embranchement de la route de Bagnac-sur-Célé après St-Jean-Mirabel, la route est pleine de verre sur presque toute sa largeur. Heureusement, il reste un peu d’espace libre à gauche. Christian M ne nous ayant pas attendus, je me demande s’il n’a pas loupé la bifurcation. Après une petite attente, nous décidons d’avancer.
Après une belle descente jusqu’au ruisseau de Guirande, une nouvelle montée nous attend. Arrivés en haut, nous discutons avec un habitant local, cycliste lui aussi, en attendant les derniers. Un automobiliste venant en face ralentit pour nous dire que notre collègue est déjà presque arrivé à destination. Une fois le reste du groupe reconstitué, nous faisons nos adieux à notre interlocuteur fort sympathique et nous reprenons la route. Finalement, une dernière descente nous amène à Bagnac-sur-Célé où nous rejoignons le camping. Nous y retrouvons Christian M qui a obtenu le dernier mobile-home disponible. Nous montons la tente dans le dernier rayon de soleil du jour, interrompus de temps en temps par le jeu avec le chien du camping, un Border Collie insatiable du bâton. Le compteur du jour affiche un peu moins de 48 km pour 380 m de dénivelé (mais avec une montée mémorable). Quelques-uns vont en ville boire une bière avant la tombée de la nuit. En soirée, nous sommes rejoints par des ouvriers qui logent dans les mobile-homes et repartiront juste avant nous le lendemain.
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Mardi 22 septembre 2020
39 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous avons pu plier les tentes sans pluie. Avant de partir, nous faisons quelques photos des tentes abri du camping. C’est un habitat original avec une tente qui surplombe une table et une mini cuisine, tout en bois avec un toit de toile. À côté, le Célé roule des eaux colorées par les pluies des jours précédents. Nous quittons le camping, traversons deux fois la voie ferrée, puis passons de l’autre côté du Célé. Un peu plus loin, nous quittons le Lot pour passer dans le Cantal, tout en entamant la montée jusqu’à St-Santin où nous faisons une pause photo. Ce village est très particulier, car il est divisé en deux par l’administration française. Côté nord, St-Santin de Maurs est dans le Cantal, région Auvergne-Rhône-Alpes, côté sud, St-Santin est en Aveyron, région Occitanie. Il y a deux églises, deux mairies, deux postes, un unique monument aux morts avec deux faces, l’une côté Aveyron, l’autre côté Cantal, situé juste à la limite des deux départements et des deux communes. Cette dernière est marquée par une bande carrelée ponctuée d’éclairages. Cette particularité est unique en France et attire les touristes. Après les photos, nous reprenons la route sous un ciel couvert qui nous cache les sommets des collines.
Notre route suit la limite entre les deux départements avec de temps en temps une incursion d’un côté ou de l’autre. Nous montons encore sur quelques kilomètres avant d’atteindre le point le plus haut de la journée. En approchant de Cassaniouze, le plafond se déchire et laisse apparaître des coins de ciel bleu et un peu de soleil. Nous faisons une petite pause avant de descendre sur le village. Sans rejoindre le centre, nous tournons à droite pour prendre la belle descente qui nous mènera au fond de la vallée du Lot. Nous quittons les collines du plateau pour les belles vallées profondes qui fond de magnifiques paysages. La descente est fraîche et rapide. Nous faisons une pause au point de vue au-dessus du Lot. De là, on distingue le village de St-Projet, où est prévue la pause méridienne. Arrivés face au Lot, nous prenons la petite route qui remonte le long de la rivière. À St-Projet, un peu plus loin, nous descendons au bord du Lot où des tables nous attendent. Il y en a de nouvelles en dur. Serge se déguise en femme de ménage et astique le mobilier pour que nous puissions l’utiliser sans nous mouiller. Nous avons la chance de déjeuner sans une goutte de pluie, ce qui n’était pas gagné vu l’inconstance de la météo.
Nous repartons pour une pause café trois kilomètres plus loin, à Vieillevie. Là, Serge réalise que le pneu qu’il avait réparé la veille est de nouveau à plat. Après un nouvel échange de chambre à air, tout rentre dans l’ordre. En repartant, nous faisons quelques photos devant le château de Viellevie, forteresse du XIe siècle, qui domine fièrement le village. Encore trois kilomètres plus loin, nous faisons une pause photo face au château en ruines de Montarnal, situé de l’autre côté du Lot, dont il ne reste qu’une tour. La route est facile jusqu’à Entraygues sur Truyère, longeant le Lot avec peu de dénivelé. Une heure plus tard, nous sommes en vue du château qui trône fièrement au confluent de la Truyère et du Lot. Après quelques photos, nous continuons jusqu’au pont sur la Truyère qui nous permet de rejoindre le centre. Nous y laissons Marie-Jo et Christian qui sont logés à l’hôtel. Nous poursuivons jusqu’au pont sur le Lot pour redescendre jusqu’au camping où une très forte averse nous pilonne au moment du montage des tentes. Notre parcours du jour est de 59 km pour 589 m de dénivelé. J’ai moins souffert du genou aujourd’hui. J’espère que ce sera fini demain. La pluie ne nous empêchera pas d’aller faire les courses au supermarché au-dessus du camping et d’aller dîner en ville au restaurant de l’hôtel où logent nos deux amis.
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Mercredi 23 septembre 2020
78 photos
Le parcours
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Le récit
Aujourd’hui, la météo nous annonce une journée sans pluie et avec du soleil. Ce sera sans doute la seule de la semaine. Nous partons sans bagages car nous revenons à Entraygues-sur-Truyère ce soir. Jean me prête une de ses sacoches pour mettre le casse-croûte car je n’ai que la remorque qui reste au camping. Nous traversons la ville pour longer la rive gauche de la Truyère après être passés devant le vieux pont d’Entraygues, puis devant le barrage de Cambeyrac. Après la centrale électrique de Lardit, la route monte, dominant le lac de retenue. À Banhars, je réalise que nous avons manqué le carrefour. Juste quelques mètres de trop, heureusement. Mais ça nous permet de faire de belles photos. Nous redescendons dans la vallée de la Selves pour remonter de l’autre côté. Après une nouvelle erreur de parcours vite corrigée, nous redescendons jusqu’à la Truyère pour passer de l’autre côté et longer la rivière jusqu’à Couesques Basses. Là, nous remontons la vallée du Goul jusqu’à Pons, un très joli village dont l’église s’orne d’un magnifique cadran solaire. Ici, les maisons sont charmantes et, à la sortie du village, on peut voir des toits en lauze impressionnants à deux rangées de chiens assis. À partir de là, nous attaquons la forte montée vers Murols. Au niveau du Battut, deux superbes chevaux blancs nous regardent étonnés. Il y a un gîte superbe qui propose des promenades à cheval. Ça monte en lacets et c’est bien raide. Au-dessus, à Plainecoste, nous rejoignons une route plus importante mais qui monte toujours. Le paysage se dévoile. C’est superbe.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Murols. Des artistes ont remis en service la forge locale et ont orné le village de leurs œuvres originales. À l’entrée du village, c’est un bœuf tout en métal qui occupe l’emplacement du travail. À côté, on découvre un brochet, une pompe à manivelle, un bonhomme cravaté, un chien et des dragons, autant d’œuvres d’art. En-dessous de la route, une table hexagonale et des bancs ont été fabriqués à partir de panneaux de signalisation routiers. C’est là que nous déjeunons, chauffés par le soleil. Après déjeuner, nous entrons dans le village pour une pause café. J’en profite pour faire un petit tour. Il y a de jolies maisons et le mur de la salle des fêtes est orné d’un bœuf fabriqué à partir d’une multitude de pièces métalliques. Le clocher de l’église porte de quatre belles cloches de tailles différentes qui doivent faire un très beau carillon. Finalement, nous reprenons la route qui continue à monter jusqu’à Lacroix-Barrez. D’en haut, avec le temps dégagé, on a une belle vue sur les monts du Cantal.
Au niveau de l’école, nous tournons à droite pour descendre dans la vallée de la Truyère. Après la sortie de Lacroix-Barrez, nous nous arrêtons au chaos de boules. Cette rivière de pierres est le résultat de l’évolution d’une coulée basaltique qui date de quatre millions d’années. Une plateforme permet de s’avancer au-dessus des pierres. Un peu plus loin, un bonhomme de pierre a été érigé. Son béret est du plus bel effet. Le sentier qui contourne le chaos est bordé de tableau ornés de dessins des enfants de l’école locale. Nous reprenons la descente après quelques photos. Un peu plus loin, nous découvrons le château de Vallon perché sur un promontoire au-dessus de la Truyère. Nous descendons jusqu’en bas pour passer le pont Phalip et remonter de l’autre côté. La montée est bien raide jusqu’à Montézic. Derrière le village, des barrages ont permis de créer un réservoir qui sert au pompage de l’eau de la retenue de la Truyère afin de stocker l’eau (donc l’énergie) aux heures creuses et de la turbiner aux heures pleines. Nous continuons jusqu’au barrage de la Selves qui retient les eaux du lac de la Selves et du lac de Maury. La route passe sur le barrage. En bas, l’eau est colorée par les pluies.
Nous continuons notre route qui monte un peu puis serpente sur le plateau avant d’attaquer la belle descente sur la vallée du Lot et Entraygues-sur-Truyère. Au niveau de Rayrolles, nous bifurquons pour prendre à droite une petite route qui nous mènera droit au-dessus d’Entraygues-sur-Truyère. Les deux Christian, grisés par la vitesse, n’ont pas surveillé leurs GPS. Au moment où nous arrivons au carrefour, ils reviennent d’en face s’étant aperçu de leur erreur. Nous reprenons la route tous ensemble avant de nous égailler dans la descente vertigineuse, chacun descendant à son rythme. Le paysage est superbe sous le soleil avec une belle vue sur les vallées du Lot et de la Truyère. Arrivés au-dessus d’Entraygues-sur-Truyère, nous tournons à gauche et nous faisons une pause photo. La vue dégagée sur la ville est superbe. Nous terminons la descente pour rejoindre nos pénates. À l’arrivée, à plus de 18h00, le compteur affiche 68 km et près de 1500 m de dénivelé. Malgré les fortes pentes et la durée du parcours, mon genou s’est fait oublier aujourd’hui. Espérons que ce ne sera qu’un mauvais souvenir. Après cette belle journée, nous aurons droit à une forte pluie en soirée qui rendra tout humide le lendemain matin.
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Jeudi 24 septembre 2020
37 photos
Le parcours
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Le récit
Le départ se fait sous la pluie et dans la gadoue du chantier juste à l’entrée du camping. Nous prenons la route qui remonte le long du Lot en rive gauche. Ça monte d’abord doucement, mais très vite la pente s’accentue et ça reste très raide pendant longtemps. Il faut prendre son mal en patience alors que, même sur le petit plateau, l’assistance est bien sollicitée. Les Christian ont filé devant mais ils doivent en baver un peu. Serge est un peu en avant aussi. Avec Marie-Jo et Jean, nous faisons une pause à la Crestonnerie. Il y a deux chèvres curieuses en liberté, mais elles ne se laissent pas approcher. Dans le pré à côté deux poneys nous regardent, placides. C’est alors qu’on voit revenir Serge qui descend la côte jusqu’à nous sans pédaler. Son dérailleur est bloqué et il ne peut plus monter. En y regardant de plus près, je m’aperçois qu’un maillon de sa chaîne est ouvert et s’est bloqué entre les deux roulettes du dérailleur. Avec un peu de patience, on arrive à libérer la chaîne et Serge remplace le maillon défaillant par un maillon rapide. Alors qu’il termine la réparation, nos deux compères Christian nous rejoignent. Ils sont allés jusqu’à Golinhac et ont perdu la trace du parcours. Finalement ils se sont trompés juste à l’endroit où nous sommes car le trajet ne passe pas par Golinhac. Nous repartons tous ensemble, sur le bon trajet cette fois.
Un kilomètre plus loin, nous atteignons le sommet en rejoignant la route de Golinhac. La suite, sur le plateau, est plus facile. Nous faisons une pause à Polissal pour voir la cascade. Il n’y a pas beaucoup d’eau à cette saison et ce n’est pas spectaculaire. En face, de l’autre côté du ruisseau de Servan, les quelques maisons de Servières et du Coudol émergent de la verdure à flanc de falaise. En repartant, nous avons une belle descente pour rejoindre la fond de la vallée du Dourdou. Je vois sur la route un tendeur perdu, mais dans la descente je n’ai pas le temps de m’arrêter pour le ramasser. Je m’arrête un peu plus loin après avoir rattrapé Serge. C’est lui qui a perdu le tendeur. Nous attendons les autres et c’est Christian M qui arrive le dernier avec le tendeur autour du cou. Serge est sauvé et peut fixer solidement son sac sur sa remorque. Nous rejoignons Villecomtal où nous arrivons juste à midi alors que le temps s’éclaircit. Nous nous installons sur la plateforme en bois qui surplombe le Dourdou pour déjeuner sous le regard étonné des rares passants. Après le café au troquet local, nous reprenons la route qui longe le Dourdou avant de remonter le long du ruisseau des Douzes jusqu’à Muret-le-Château. Tel une vigie, le château domine le village. Une peu partout, il y a des personnages fort réalistes qui figurent la vie locale. Le long du ruisseau, un pêcheur. À la sortie du village, une institutrice fait l’école à deux élèves. Sur le tableau noir, la date est le 15 août. Et il y a d’autres personnages à l’intérieur du village. La pluie se met à tomber, mais nous sommes maintenant acclimatés, même si on n’aime pas trop ça.
Après avoir presque terminé la montée, nous tournons à droite sur Espeyroux où nous rejoignons le Causse Comtal. Le temps est exécrable avec la pluie et le vent en face. Nous faisons ainsi une dizaine de kilomètres avant de rejoindre le haut de la vallée du Créneau qui se jette dans le Dourdou à Nauviale, un peu plus au nord. La pluie gâche un peu le paysage, mais nous avons le village de Salles-la-Source juste sous nos pieds. Après quelques photos, nous entamons la descente vertigineuse d’autant plus difficile que la route est bien trempée. Nous faisons halte sur la place du village où trône une superbe fontaine qui servira de manège pour un Christian M déchaîné. Alors que nous sommes en bas, le temps s’éclaircit. Nous traversons le village en admirant ses vieilles maisons. Notamment le bâtiment de l’ancienne filature qui abrite un musée. Puis nous descendons jusqu’à la cascade. Elle est spectaculaire, en plein milieu du village. Elle est alimentée par une source souterraine un peu plus haut dont le débit est impressionnant. Il y a une grotte juste derrière la chute d’eau. Le souffle est très puissant. Nous avons la chance d’avoir une éclaircie au moment des photos. Nous repartons par la route de la vallée que nous suivons sur un peu plus d’un kilomètre. Il est 17h00 passés et les conducteurs qui rentrent du boulot ne sont pas très respectueux. Heureusement nous rejoignons très vite le calme en prenant à droite la route qui traverse le Faby et remonte pour rejoindre la voie ferrée.
Après avoir longé un moment la voie ferrée puis passé dessous, nous rejoignons Seveyrac. Après le village nous traversons la quatre voies qui mène à Rodez puis nous rejoignons Balsac qui marque la limite du Causse Comtal. Là, une belle descente en lacets nous conduit dans la vallée du ruisseau de l’Ady que nous rejoignons à la hauteur de Bruéjouls, un joli village aux pierres rouges éclairé par un soleil timide. Ensuite, nous montons le long du ruisseau de St-Georges, puis le long de celui de la Roque pour rejoindre les Farguettes et la route de Rodez à Villefranche-de-Rouergue que nous empruntons au milieu d’une forte circulation, heureusement à vitesse réduite. Au bout que quelques centaines de mètres, nous quittons la grande route pour prendre à gauche la route de Belcastel, notre destination du jour. Après deux kilomètres qui nous paraissent très longs, nous gagnons le bord de la vallée de l’Aveyron et une belle descente nous conduit à Belcastel. Il est 18h30 et le fond de l’air est frais. Nous grimpons le vieux pont en pierre au revêtement pavé pour rejoindre le camping pendant que Marie-Jo et Christian regagnent leur hôtel. Le préposé du camping a quitté son poste à 18h00, mais nous n’avons pas besoin de lui pour nous installer. D’ailleurs nous sommes les seuls campeurs. La journée fut éprouvante avec 63,5 km pour 1367 m de dénivelé. Nous n’aurons pas besoin de berceuse ce soir.
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Vendredi 25 septembre 2020
23 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la température est bien basse. Moins de 10°C. Par contre, on peut plier les tentes sans pluie. Je règle le camping au préposé qui se pointe un peu avant 9h00 puis nous traversons le pont pour prendre la route de la vallée. C’est globalement descendant et nous rejoignons vite la D997 qui grimpe le long du ravin des Costes. Il se met à pleuvoir. Le groupe s’étire et nous attendons en haut pour nous regrouper avant de prendre à gauche la petite route des crêtes. Nous continuons en baissant la tête devant les trombes d’eau que nous déverse le ciel avec le vent de face. À Lacout, nous faisons une petite pause restauration à l’abri du vent devant l’entrée d’une maison, puis nous reprenons la route qui monte et descend en fonction des ondulations du terrain. Finalement, nous arrivons à Brandonnet où mes coéquipiers craquent pour une pause méridienne à la chaleur du restaurant local. Pour ma part, mon déjeuner étant déjà prêt, je me contente du chiche rayon de soleil apparu entre les nuages sur le banc abrité du vent par le mur de l’église. En attendant qu’ils terminent le déjeuner, je fait un petit tour dans le village. Il y a une superbe salle des fêtes avec des toilettes modernes et chauffées. Les maisons sont belles et l’école libère une flopée d’enfants dont certains, regroupés sous la houlette d’une jeune femme vont se restaurer là où mes amis sont au chaud. Nous repartons en même temps qu’eux, avec un ciel grisonnant mais sans pluie, sous l’acclamation des bambins qui regagnent leur école.
Avant d’arriver à Maleville, quatre chevaux roux sont intrigués par notre équipage. Après un moment d’observation, ils fuient sans trop se presser vers le fond de leur prairie. Après Maleville, nous traversons la route de Villefranche-de-Rouergue à Decazeville, puis nous passons une petite descente suivie d’une remontée pour passer un ruisseau. C’est là que je réalise que brusquement mon pneu avant gauche est à plat. Après démontage, je trouve un objet pointu métallique enfoncé dans le pneu. Après extraction au couteau de l’intrus et remplacement de la chambre à air, nous repartons pour passer sous la voie ferrée et rejoignons la bastide de Villeneuve. Nous entrons par la Tour porte Cardalhac en passant sous la herse et enfilons l’étroite ruelle pavée pour rejoindre la place des Conques. Avec au centre trois beaux arbres entourant une croix et de belles arcades, c’est un très beau cœur de village. Nous jetons un coup d’œil à la Porte haute, autre entrée du centre historique, avant de rejoindre la place de l’église par une petite rue pavée. Les maisons en pierre font un bel ensemble. Après quelques photos et une visite de l’église, nous repartons en direction de Cajarc.
Nous passons face au château de Mayrinhagues, une belle bâtisse en pierre avec des tours en encorbellement et des fenêtres à meneaux, pour continuer la route facile sur le Causse. Après une pause au carrefour de la D24, nous attaquons, cinq kilomètres plus loin, la belle descente dans la vallée du Lot. Nous nous regroupons pour une pause photo à Salvagnac, juste sous le château. Après la crépitation des appareils, nous reprenons la route droite et plate pour traverser le pont métallique sur le Lot et rejoindre le camping. Le compteur affiche 56 km pour 716 m de dénivelé. La pluie ne nous épargnera pas avec une belle averse au moment du montage des tentes. Christian M acceptera l’invitation de Marie-Jo et Christian à venir partager leur mobile-home pour éviter de monter la tente sous la pluie. Avec Jean, nous décidons d’aller faire quelques courses en fin d’après-midi ce qui fait l’occasion de faire une petite visite à cette belle bastide. Nous retrouvons Marie-Jo dans la zone commerçante qui a eu la même idée que nous. Nous avons la chance de profiter d’une accalmie jusqu’à notre retour au camping alors que la pluie reprendra de plus belle en soirée et une bonne partie de la nuit.
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Samedi 26 septembre 2020
20 photos
Le parcours
Voir le parcours sur Edp-Parcours
Le récit
La température est encore très basse ce matin, mais il ne pleut pas. Nous quittons le camping à 9h00 sous un ciel gris peu engageant. Nous rejoignons Andressac, au creux de la boucle du Lot, en passant au-dessus du camping, puis nous traversons la rivière pour longer la rive gauche. Après Gaillac, alors que nous prenons la route à droite, un panneau indique que la route est barrée. C’est samedi et nous tentons malgré tout notre chance car le chantier sera sans doute arrêté pour le week-end. Cinq kilomètres plus loin, c’est le pont sur le ruisseau de Calvignac qui est barré. Par contre, le chantier n’est pas encore commencé et nous pouvons passer entre les barrages. Ouf ! Un peu plus loin, nous avons le village de Calvignac en ligne de mire. Il est perché sur la colline dominant le Lot. Le parcours passait par le village, mais nous loupons la bifurcation. Finalement, nous décidons de continuer en suivant la boucle du Lot. C’est un peu plus long, mais c’est plat. Nous passons sous les falaises puis devant la centrale électrique avant de rejoindre le pied du château de Cénevières après être passés devant l’écluse qui permet le passage de la navigation fluviale.
Nous faisons une petite pause à l'écluse de St-Martin-Labouval, 500 m avant Crégols. Le [url=https://www.lot-46.com/tour-de-faure-lecluse-de-cregols/]nom des écluses[/url] est ici assez compliqué car pas forcément lié à la commune d’implantation. Après Crégols, nous quittons la vallée du Lot pour remonter le long du ruisseau du Bournac. Quatre kilomètres plus loin, près de la source, nous faisons une pause pour alléger la tenue avant la montée sur le Causse. La montée n’est pas très difficile et assez courte. La suite est facile avec quelques ondulations. Avant d’arriver à Concots, nous trouvons les deux Christian en travers de la route. Le VTX de Christian C a un problème de transmission. La chaîne est bloquée contre les rayons de la roue arrière. Nous nous rangeons un peu plus loin pour libérer la route et à plusieurs, avec beaucoup d’efforts, nous arrivons à débloquer la chaîne. Par contre, le dérailleur arrière est complètement déréglé et nous devons reprendre tous les réglages avant que ça fonctionne bien. Finalement nous rejoignons Concots qui est tout près et nous faisons la pause méridienne à l’abri du vent sous l’auvent du local des boulistes. La boulangerie juste en face est encore ouverte pour le plus grand bonheur de certains d’entre-nous.
Après déjeuner, nous reprenons la route alors que la pluie se met à tomber. Elle ne nous lâchera pas de l’après-midi et limitera nos étapes touristiques. Nous passons Cremps sans nous arrêter, puis nous rejoignons Laburgade où le chemin des puits est un incontournable. Un alignement d’une vingtaine de puits, chacun sur une veine différente, autrefois alimentait en eau les familles du village. Après quelques photos rapides, nous repartons par le chemin et rejoignons Aujols, deux kilomètres plus loin. Le mur en pierre, seul reste du château local, a servi de façade à la construction d’une maison. Un peu plus loin, l’étang du centre du village est entouré de plans inclinés en pierre en vis-à-vis par deux, ce qui est courant pour les lavoirs de la région. Il y a ainsi une vingtaine de doubles planches à laver. C’est le lavoir le plus grand du Causse. Chassés par la pluie persistante, nous prenons la petite route dans la forêt de chênes pubescents qui nous mène tout droit, finissant par une belle descente au centre d’Arcambal. Après une ultime photo devant le château du Bousquet, nous rejoignons le camping de Cahors par la route principale. Le compteur affiche plus de 59 km pour 739 m de dénivelé. Ainsi s’achève l’itinérance la plus mouillée de notre histoire où l’ambiance a remplacé le soleil qui nous a fait défaut.
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