Itinérance AFV n°10
Du 20 au 26 juin 2021 · Liginiac (19)
8 jours388 km7 256 m D+383 photos
Le voyage
Nous avons roulé une semaine dans les montagnes de Corrèze, du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire en cette fin juin 2021. La météo ne nous a pas gâtés. Entre le froid, la pluie et les orages, il n’y a pas eu beaucoup de place pour le soleil les premiers jours. Celui-ci a pu se rattraper, pour notre plus grand bonheur, les deux derniers. Nous étions dix, venus des quatre coins de France, et unis par la même passion. Les problèmes techniques n’ont pas manqué, avec les pannes de batterie, de connectique et de freins, obligeant Anna à ne participer que partiellement à l’aventure et Geneviève à l’abandonner avant la fin du dernier jour. Nous avons monté plusieurs cols : col du Puy de Bort (780 m), col de la Croix de St-Robert (1451 m), col de Chamaroux (1291 m), col de Vestizoux (1317 m), col de la Croix de Baptiste (1229 m), col de Montirargues (1139 m), col de Serre (1364 m), col d’Eylac (1460 m), col du Pas de Peyrol (1589 m). L’ambiance, quoique parfois plombée par l’urgence des actions pour éviter le mauvais temps, est toujours restée fort conviviale. Nous somme repartis avec des souvenirs inoubliables en attendant de nouvelles aventures.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.
Jours du voyage
Samedi 19 juin 2021
5 photos
Le récit
Nous arrivons en milieu d’après-midi au camping du Maury à Liginiac. Geneviève et Jean-François, ainsi que Anna sont déjà là depuis hier. Peu à peu les autres arrivent et nous sommes au complet. Les dix participants viennent des quatre coins de la France. Geneviève et Jean-François sont de St-Nazaire, Maryse et Roberto viennent de la banlieue de Nantes, Serge a fait la route d’une traite depuis le nord, Anna vient de l’Isère, Marie-Jo et Christian sont de l’Aisne et nous du Lot-et-Garonne. Comme l’an dernier, Marie-Jo et Christian ont fait le choix d’un hébergement en dur pour la totalité de l’aventure. Compte tenu des possibilités des campings choisis, ils ne seront logés au même endroit que nous seulement deux fois sur les sept jours. Après l’installation, nous allons placer trois voitures chez notre ami Christian O. qui habite le hameau voisin de Labissière. Le camping-car de Marie-Jo et Christian, celui de Geneviève et Jean-François ainsi que la voiture d’Anna qui lui sert d’hébergement pour cette nuit resteront en garage mort au camping. Christian O. avait prévu d’accompagner notre retour à pied après rangement des voitures, mais devant l’orage menaçant, il nous ramène au camping en voiture. Un choix judicieux car la pluie commence à tomber à notre arrivée au camping. Nous terminons la soirée par un apéritif et un repas dans la salle du camping qui nous abrite pendant que l’orage gronde en dehors.
Dimanche 20 juin 2021
34 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes debout à 6h00. Le démontage des installations, une toilette rapide et un petit déjeuner express nous prennent deux bonnes heures. Le temps est couvert avec un soleil timide, mais il ne pleut pas. La température est fraîche pour une fin juin. Une des deux batteries du trike d’Anna est défectueuse. Le système de verrouillage ne marche plus et il est impossible de la connecter sur le rack. C’est la serrure qui est défaillante. Anna décide de rester malgré tout et de nous suivre en voiture jusqu’à la fin du séjour. Nous sommes neuf au départ. Il y a sept trikes, le vélo couché de Jean-François et le vélo droit de Geneviève. Tous ont une assistance électrique sauf le trike de Roberto. Après le briefing, nous attaquons la côte qui permet de quitter le camping. Le ton est donné. Ça va grimper tous les jours et pas qu’un peu ! Heureusement, la côte n’est pas très longue et nous nous retrouvons bientôt en haut. Nous prenons la route de Liginiac, passant devant chez Christian O. qui nous attend pour faire des photos. Nous continuons jusqu’au village où nous nous arrêtons à l’épicerie pour faire les courses.
Ensuite, nous entrons dans la forêt peu après le village. Nous passons le ruisseau de l’Artaude pour remonter de l’autre côté. Après Roche-le-Peyroux, nous avons une belle descente jusqu’au pont de Rotabourg sur la Diège. Il y a un chevreuil au fond du vallon à droite. Nous faisons un arrêt photo sur le pont. Au bout de l’autre côté, sur un rocher ont été gravés les noms des acteurs de l’ouvrage, daté de 1864. Après être remontés de l’autre côté, nous prenons à droite la route de St-Julien-près-Bort. Nous rejoignons le village puis continuons à droite vers le site de St-Nazaire qui domine le confluent de la Dordogne et de la Diège. Un sentier mène à la statue de St-Nazaire, puis à un calvaire juste au-dessus de la Diège. Nous nous contentons de la vue magnifique depuis le parking puis nous reprenons la route revenant à St-Julien-près-Bort après avoir enfilé les tenues de pluie car l’orage menace. Nous prenons la direction de Sarroux où nous devons bifurquer à droite sur la route du col du Puy de Bort. Geneviève et Christian ont filé devant. Christian a entendu nos appels, mais Geneviève a filé. Nous attendrons un peu avant qu’ils ne reviennent. Lorsque nous repartons, la pluie se met à tomber, puis plus on avance, plus on entre dans l’orage. Nous passerons le col du Puy de Bort (780 m) sous les rafales de vent avec une pluie battante et un ciel noir zébré d’éclairs. Toutes nos photos seront ratées.
Finalement, nous arrivons au point de vue au-dessus de Bort-les-Orgues. L’orage s’est calmé, mais il pleut toujours. Nous trouvons refuge pour le casse-croûte sous l’abri du troquet local à l’invitation du patron. Les rares clients du bar engagent la conversation et font des photos de notre équipage. En-dessous, Bort-les-Orgues est sous la pluie et dans le nuage. Finalement, nous repartons alors qu’il pleut toujours mais moins fort. Nous descendons en-dessous des orgues par une route très pentue en lacets. En chemin, nous passons sous le regard inquiet d’un lama dont l’enclos domine la route. Finalement, nous arrivons à Bort-les-Orgues où nous entrons au centre-ville pour une pause photo devant la halle aux grains alors que la pluie a cessé. Nous continuons pour traverser la Dordogne et quitter la ville vers le barrage. À la sortie de Bort-les-Orgues, nous passons dans le puy-de-Dôme. Nous passons au-dessus de la conduite forcée qui amène les eaux d’Auzanges à la retenue du barrage de Bort-les-Orgues alors que la pluie reprend. Rapidement l’orage gronde et le déluge se déchaîne. Nous trouvons refuge sous un abri-bus en attendant que ça se calme. Nous repartons puis la pluie finit par se calmer. Nous grimpons sur cette route trop fréquentée à notre goût puis, après Veillac, nous prenons à gauche au milieu d’une zone résidentielle.
Un peu plus loin, nous prenons à gauche en direction du château de Val. Une belle descente nous conduit au bord du lac de retenue de Bort-les-Orgues où le château trône sur une presqu’île. Sans doute qu’avant la construction du barrage ce château était imprenable avec un seul accès et dominant les gorges de la Dordogne. Au pied du château, nous retrouvons Anna qui nous a donné rendez-vous ici. Il y a quelques touristes, mais vu la fraîcheur et l’humidité ambiantes, ils ne traînent pas dehors. Après quelques photos, nous faisons demi-tour et grimpons pour rejoindre la route du camping. En haut, Marie-Jo et Christian nous quittent pour rejoindre leur hébergement à Lanobre. Ensuite nous avons une belle descente jusqu’au pont d’Entraigues, au niveau du confluent de la Tialle et de la Panouille. La côte qui suit est particulièrement raide. Une pancarte en haut en sens inverse indique une pente de 12 %. Roberto monte ça brillamment avec son trike chargé sans assistance. Finalement, après quelques photos en haut de la montée, le reste est à peu près plat jusqu’au camping à l’entrée de Labessette. Le compteur affiche un peu plus de 53 km pour 1200 m de dénivelé. Nous avons la chance de pouvoir monter les tentes et dîner au sec. On fera même un petit tour au village avant la nuit.
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Lundi 21 juin 2021
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Le parcours
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Le récit
Il a plu cette nuit, mais ce matin le soleil pointe son nez entre les nuages encore fort nombreux. Nous avons donné une demi-heure de marge à Marie-Jo et Christian. Il ont la côte à 12 % à monter avant de nous rejoindre. À 8h30 ils arrivent pour le briefing à l’entrée du camping. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons pour alléger la tenue. Le trike de Marie-Jo a des soucis de connectique. Serge et Christian finissent par trouver la solution, la bombe spéciale contacts, et nous pouvons repartir. Un peu plus loin, nous traversons la route de Clermont-Ferrand. Nous traversons Bagnols puis nous nous arrêtons un peu avant la Tour-d’Auvergne à la cascade du Pont de la Pierre sur la Gagne. Elle est près de la route mais un peu cachée derrière les arbres et le terrain est privé et clôturé. Dommage pour les photos, nous nous contenterons de la pancarte. Nous continuons jusqu’à la Tour-d’Auvergne où nous rejoignons Anna qui nous attend près du lac. Nous grimpons dans le village où Serge découvre un vélo de course peint, caché dans un recoin. Après quelques courses, nous reprenons la route qui traverse la village et file au nord-est. Ça continue à monter et nous dépassons les 1000 m d’altitude. Au fond, devant nous, les Monts Dore et le Puy de Sancy flirtent avec les nuages.
À la Stèle, station de ski dans la forêt, nous faisons halte pour déjeuner. Il y a quelques bâtisses en bois et un restaurant. La brume s’élève de la route un peu chauffée par le soleil. Nous trouvons un endroit dégagé où nous pouvons déjeuner en profitant de la chaleur toute relative. Nous sommes à plus de 1200 m et l’humidité de la forêt est très présente. Après déjeuner, nous reprenons la route qui descend dans un air bien froid. Suit une montée bien raide après le ruisseau du Pont de Vendeix. Nous faisons une pause en montant. On a une belle vue sur les Monts Dore et le Puy de Sancy sous un ciel bleu ponctué de nuages blanc, avec le Puy Gros un peu plus à gauche. Nous nous arrêtons une nouvelle fois en haut, au carrefour du chemin de Chamablanc. À gauche, dans le champ, il y a une belle croix en pierre sculptée. La prairie est couverte de fleurs. Nous arrivons bientôt au Mont Dore où nous nous arrêtons devant la chapelle. Nos vélos attirent les passants qui nous interrogent. Je garde les vélos pendant que les autres vont au café. La Dordogne, qui traverse le village, n’est ici rien de plus qu’un petit torrent de montagne, issu de la Dore et de la Dogne qui descendent du flanc nord du Puy de Sancy.
Nous reprenons la route pour quitter la ville. Ceux qui sont devant filent tout droit sans faire attention alors qu’il faut tourner à gauche pour prendre la petite route qui monte au col de la Croix St-Robert. Après une petite alerte, tout rentre dans l’ordre et nous attaquons une longue et difficile montée. La pente est à plus de 8 % sur près de 5 km. Après avoir quitté la forêt, le spectacle est grandiose. Les Monts Dore, parsemés de quelques névés sous le ciel bleu et nuageux, surveille les prairies d’un vert tendre où les vaches paissent entre les fleurs. Ici le temps s’arrête. Des pancartes, à l’attention des cyclistes, indiquent régulièrement la distance restante et la pente correspondante. Finalement, nous nous retrouvons au col de la Croix St-Robert (1451 m) où nous retrouvons Anna qui est montée en trike par l’autre côté, après avoir laissé son véhicule au camping où nous arriverons ce soir. Après quelques photos du paysage, de la pancarte, des amis, et des moutons qui paissent indifférents à l’agitation des touristes, nous entamons une belle descente jusqu’au camping de Serrette, au-dessus de Chambon-sur-Lac. Marie-Jo et Christian descendent un peu plus loin pour rejoindre leur hôtel au bord du lac. Nous avons parcouru un peu moins de 50 km pour 1100 m de dénivelé. Si nous avons pu monter les tentes au sec, la pluie nous a chassé à l’abri au moment du dîner. Pas besoin de berceuse ce soir, l’effort des deux jours aura raison de toutes les insomnies.
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Mardi 22 juin 2021
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Le parcours
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Le récit
Ce matin, il y a un peu de soleil, mais à plus de 1000 m d’altitude, il fait bien frais. Je laisse un peu de mon chargement dans la voiture d’Anna afin d’économiser ma batterie. Nous quittons le camping pour une descente bien glacée jusqu’au lac Chambon. Arrivés en bas, on se réchauffe un peu. Nous longeons le bord du lac pour retrouver Marie-Jo et Christian qui nous attendent devant leur hôtel. Après quelques photos, nous repartons en direction de Murol. Un chantier est en cours au niveau du rond-point à l’entrée de Murol. Ils refont le revêtement de la route. Nous devons passer sur le trottoir pour prendre la route de Besse-en-Chandesse. Nous nous arrêtons un peu plus loin à l’épicerie pour faire les courses. Derrière, sur la colline, le château fort domine le village. Le trike de Christian a des soucis de connectique. Nous envisageons de transférer son chargement dans la voiture d’Anna. Finalement, il réussit à faire fonctionner le système et nous repartons sur la route qui grimpe bien raide. Arrivés au niveau de l’aire de repos, nous nous arrêtons pour alléger les tenues car la montée chauffe bien. Le défaut de connectique du trike de Christian est réapparu. Les experts se penchent sur le problème et Serge trouve la solution en pulvérisant son produit spécial contacts électriques. Nous repartons pour achever la montée.
Nous nous arrêtons à Besse-en-Chandesse où Anna nous rejoint en voiture alors que les passants examinent notre étrange équipage. Nous repartons pour un petit tour dans la ville s’achevant par le passage sous le beffroi. Après le village, nous attaquons une belle montée d’au moins 4 km. Nous faisons une pause en haut pour récupérer et pour faire des photos du paysage qui se dévoile avec l’altitude. Lorsque nous repartons, l’orage arrive face à nous. Un peu plus loin, dans la forêt, la pluie commence à tomber. Passé la station de ski du Puy de Pertuzat, ça s’aggrave et l’orage gronde. Heureusement, ça ne dure pas et bientôt la pluie s’arrête, l’orage allant sévir un peu plus loin derrière nous. Nous rejoignons la route principale, puis au rond-point suivant, nous prenons à gauche la petite route qui monte au lac Pavin. Il y a pas mal de touristes. Nous rejoignons le lac entouré de montagnes boisées. Il y a pas mal de marcheurs et nous sommes acclamés par une bande de gamins assis sur la murette qui borde la route. Comme il est juste midi, nous décidons de déjeuner là, d’autant que le restaurant local pourra fournir le café après le repas. Les gamins prennent le car et nous sommes assaillis de questions par les promeneurs.
Après le café, nous repartons pour rejoindre la route d’Égliseneuve-d’Entraigues. Une pancarte indique, qu’en raison de travaux sur un pont certaines des destinations ne sont pas accessibles. Je crains qu’il nous faille modifier notre trajet. Nous avançons malgré tout sur cette route facile où nous roulons vite. 5 km plus loin, le verdict se confirme. La route que nous devons prendre est barrée car le pont sur le ruisseau de Clamouze est en réfection. La seule solution est de continuer tout droit vers Égliseneuve-d’Entraigues. Nous ne verrons pas le lac Chauvet, mais le point positif c’est que le nouveau trajet, le long du ruisseau de Clamouze, est plus court et tout en descente avec un revêtement parfaitement lisse et des virages larges. Un vrai plaisir. Nous faisons une pause à l’aire de repos de Bois Noir, après Cisternes, puis nous reprenons notre folle descente. Le peloton s’étire, puis nous nous regroupons à l’entrée d’Égliseneuve-d’Entraigues. En traversant le village, nous retrouvons le parcours initial. Un peu après, nous passons dans le Cantal. La suite jusqu’à Condat est facile, descendant la vallée de la Grande Rhue. Nous rejoignons le camping de la Borie Basse à Condat où Anna est déjà installée. Marie-Jo et Christian ont réservé un mobile-home au camping où ils nous accueillent pour la nuit, Martine et moi. Nous avons parcouru 46 km pour 582 m de dénivelé, un fort contraste avec les jours précédents. Après le montage des tentes nous profitons du soleil avant qu’un orage survienne.
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Mercredi 23 juin 2021
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Le parcours
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Le récit
Nous nous retrouvons à l’entrée du camping sous le soleil pour le briefing quotidien. Il fait frais et le soleil intermittent a du mal à nous réchauffer. Nous rejoignons le village de Condat pour faire les courses à la supérette locale. Nous avons déjà fait les courses ici le matin du second jour de l’itinérante n°6 de 2017. Nous étions quatre avec Serge et Jean-Pierre. Nous repartons pour remonter la vallée du Bonjon en direction des monts du Cézallier. Après un peu moins de 8 km, nous faisons une pause pour alléger la tenue et grignoter un peu. Cette petite route est magnifique et sans voiture ou presque. Avant le Fayet, nous prenons la route du haut par erreur. Heureusement, je réalise après une centaine de mètres que le GPS nous situe sur la mauvaise route et nous faisons demi-tour. Après le Fayet, nous dépassons les 1100 m d’altitude et la forêt laisse la place aux prairies d’estive. Nous faisons une pause photo au Saillant. Une pancarte annonce la montée au col de Chamaroux. Un âne et un cheval nous regardent d’un œil indifférent. Nous repartons sous un ciel chargé de nuages noirs où le soleil a du mal à s’imposer. Nous repassons dans le Puy-de-Dôme peu après le Saillant. Sur notre droite, les monts du Cézallier font le gros dos avec leurs sommets arrondis couverts de vertes prairies. Finalement, nous arrivons au col de Chamaroux (1291 m) où nous sommes abrités du vent par les montagnes environnantes. J’aide Serge dans sa tentative d’escalade de la pancarte pour monter plus haut que le col, mais la réussite est mitigée.
Après le col, la route est facile jusqu’à Boutaresse. À l’entrée du village un énorme rocher émerge de la prairie. Nous faisons quelques photos. Nous prenons à droite la route du col de Vestizoux alors que le tracteur qui tond le bas-côté redescend vers le village. Exit les jolies fleurs du bord de route. Marie-Jo est remontée contre les gens de la voirie. La montée au col n’est pas difficile et assez courte. En grimpant, on voit les villages nichés dans les creux au milieu des collines couvertes de prairies. Quelques vaches profitent de ces espaces immenses parsemés de fleurs. Nous nous arrêtons au col de Vestizoux (1317 m) pour quelques photos. Un troupeau derrière la clôture montre une vache Aubrac dont la robe claire tranche au milieu de ses consœurs de Salers. Nous incitons Serge à refaire une tentative d’ascension de la pancarte du col. Aidé de Roberto et de Christian, nous le hissons jusqu’en haut. Notre jeune sportif de 73 ans termine la figure par une double traction avant de redescendre. À peu près 6 km après le col, nous arrivons au Luguet. Il y a une table près de l’église, mais elle n’est pas d’aplomb et surtout, des travaux en cours empêchent d’y accéder. Nous contournons le chantier en passant dans le hameau par une montée bien raide où une mamie nous encourage, mais le chantier interdit l’accès aussi de l’autre côté. Finalement, nous continuons jusqu’au hameau suivant, Anzat, 1 km plus bas, où nous nous installons pour déjeuner sur le parking de la salle polyvalente. L’avantage ici, c’est la présence du bar juste à côté.
Après le café pris juste avant la fermeture, nous repartons dans la descente jusqu’au pont sur la Bave, pour remonter de l’autre côté. Après le pont, nous repassons dans le Cantal. À partir de Combalibœuf, nous attaquons la descente sur Blesle. Entre Marzun et Monmoitrat, nous passons du Cantal à la Haute-Loire. Nous dévalons la pente face aux montagnes pour bientôt arriver à Blesle, fin de l’étape du jour. Nous nous regroupons à l’entrée du village. Sur notre droite la tour émerge de la verdure. Nous descendons pour une visite du charmant village. Puis nous rejoignons le camping, en bas du village au bord de la Sianne pendant que Marie-Jo et Christian se rendent à leur hôtel. Le compteur affiche un peu plus de 54 km pour 892 m de dénivelé. Nous avons à peine le temps de monter les tentes que l’orage se déchaîne. La pluie ne s’arrêtera quasiment pas de la soirée. Heureusement le camping possède un abri équipé de tables et de sièges à notre disposition pour le dîner pendant que la pluie se déchaîne tout autour. En fin de soirée, nous trouverons quand même le courage de faire un petit tour à pied sous la pluie qui s’est bien calmée.
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Jeudi 24 juin 2021
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Le parcours
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Le récit
Il a plu quasiment toute la nuit. Ce matin, ça s’est calmé juste à temps pour le démontage des tentes, mais le ciel entièrement gris ne présage rien de bon. Marie-Jo et Christian nous rejoignent pour le briefing. En quittant Blesle, nous remontons le long de la vallée de la Sianne. Peu après le départ, nous repassons dans le Cantal. Nous profitons de l’instant pour alléger la tenue car il ne pleut pas et le temps, bien que gris, ne menace pas. Nous repartons puis nous passons Auriac-l’Église, un petit village niché dans la vallée. Peu après, une pause nous permet de reconstituer nos forces. La route monte avec quelques écarts de pente qui sollicitent les mollets. À Alagnon, nous faisons une nouvelle pause. Un énorme rocher prêt à tomber domine la première maison. Il a été sécurisé, mais ça ne donne pas envie de vivre là. La maison date de 1811 comme en témoigne le fronton au-dessus de la porte d’entrée. Nous continuons en remontant le long de la Sianne jusqu’à Vèze. Partis de 500 m d’altitude, nous arrivons bientôt à 1100 m et nous sortons de la forêt. Finalement, nous arrivons au col de la Croix de Baptiste (1229 m). Après une pause photo, nous descendons sur Allanche où nous nous arrêtons pour faire les courses à la boulangerie et à la boucherie sur la place occupée par des forains. Les passants s’intéressent à nos vélos, comme d’habitude.
Après les courses, nous traversons le centre-ville pour rejoindre la gare du vélorail du Cézallier où une table nous accueille pour le déjeuner. Anna ne tarde pas à nous rejoindre en voiture pour déjeuner avec nous. Le soleil daigne faire quelques apparitions timides qui nous réchauffent un peu. Après déjeuner, nous retournons au village pour le café. Nous rangeons les trikes sous la halle pendant que Anna gare sa voiture à côté. Je reste avec Serge pour garder les vélos. Le vent frais, glissant entre les bâtiments, nous refroidit. Il fait meilleur dans la rue voisine et je vais faire quelques photos. Nous repartons un peu plus tard pour quitter la ville et traverser les voies ferrées du vélorail. Après une montée de quelques kilomètres, nous arrivons au col de Montirargues (1139 m) sous la pluie. Face à nous, la brume est dense et l’orage gronde. Tout est bouché et nous n’avons pas d’autre solution que foncer dedans. Après la Gazelle, nous rejoignons la route de Murat à Riom-ès-Montagnes. Il y a un peu plus de circulation, le paysage est complètement bouché, nous sommes au-dessus de 1100 m, et il ne fait pas chaud. Pas d’autre solution que prendre son mal en patience. Au bout de 8 km, nous arrivons au carrefour de la route de Cheylade et nous passons sous le nuage pendant que la pluie se calme.
Après une montée un peu rude, nous descendons sur le village niché au creux de la vallée de la Petite Rhue. Marie-Jo et Christian rejoignent leur hôtel dans le village. Le parcours se termine par une côte bien raide qui mène au camping, au-dessus du village. D’en haut, la vue sur les toits du village est imprenable. Normalement, on devrait aussi avoir une belle vue sur le Puy Mary, mais avec le temps du moment, tout est dans les nuages. Nous totalisons aujourd’hui 57 km pour un dénivelé de 1170 m. En 2017, nous avions été accueillis ici par un orage si violent que nous n’avions pas monté les tentes et dormi dans les sanitaires construits à partir de quatre abris-bus accolés. Nous étions les seuls campeurs à l’époque. Aujourd’hui, un nouveau bâtiment a été ajouté qui intègre même une salle chauffée à l’attention des campeurs. L’ancien bâtiment désaffecté est toujours debout et accueille nos fils à linge à l’abri. Finalement, nous montons la tente sans pluie, mais l’herbe est mouillée. La météo annonce une amélioration du temps pour les deux derniers jours. Tant mieux car il aurait été dommage de monter au Pas-de-Peyrol avec un temps comme aujourd’hui et de ne rien voir du point de vue. Sans compter le froid, le vent et la pluie, bien sûr. En attendant, une nuit calme nous attend.
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Vendredi 25 juin 2021
74 photos
Le parcours
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Le récit
Un beau soleil nous accueille au lever du jour. La journée s’annonce belle et le moral revient au beau fixe. Après le démontage des tentes et le briefing, nous descendons dans le village pour faire les courses à l’épicerie locale. Anna nous accompagne en trike et redescendra sur Cheylade. Après les achats, négligeant la visite de l’église et ses plafonds peints, nous descendons par la petite route qui remonte le long de la rive gauche de la Petite Rhue. Il y a quelques tronçons à forte pente. Heureusement ils sont courts, mais le matin à froid, on trouve ça bien trop raide. Dans un pré au bord de la route, un taureau équipé d’un anneau dans le nez s’approche de la clôture. Nous passons devant le château d’Escorolles puis nous arrêtons un peu plus loin devant la cascade de la Roche. Au fond, le Puy Mary a la tête dans un nuage. Un névé fait une tache blanche en forme de V sur son flanc. La cascade de la Roche est une belle chute d’eau de 10 m qu’on peut voir par-dessus. Un sentier escarpé permet d’aller en bas. Après quelques photos, nous repartons pour rejoindre la cascade du Sartre, quelques centaines de mètres plus loin. C’est aussi une chute d’une dizaine de mètres. Un belvédère face à la cascade permet d’avoir une vue dégagée sur la chute d’eau. Roberto fait des selfies. Là aussi un sentier escarpé permet de descendre au pied de la chute. Pressés de monter au pied du Puy Mary, nous reprenons la route sans aller voir plus loin.
Nous entamons la marche d’approche. Il y a deux cols à monter avant celui du Pas-de-Peyrol : le col de Serre et le col d’Eylac. Le col de Serre est annoncé par les pancartes à l’attention des cyclistes. Ça commence doucement par une pente à 4,3 % sur le premier kilomètre. Au fond, le sommet du Puy Mary s’est découvert. Les prairies, en dessous, sont bien fleuries. Après ce premier kilomètre, les choses deviennent sérieuses. La pancarte annonce 8,3 %, ensuite, ça se calme un peu, 6,6 %, mais c’est encore raide. Nous prenons notre temps avec des pauses dans la forêt. Finalement, au détour d’un virage la forêt disparaît et nous sommes au premier col, le col de Serre (1364 m). Nous faisons quelques photos. D’en haut, on a une belle vue sur la vallée de la Petite Rhue avec Cheylade au fond. Anna décide de redescendre sur Cheylade, de peur de ne pas avoir assez de batterie pour revenir. Nous reprenons le parcours. La suite est facile jusqu’au col d’Eylac (1460 m). Une belle cascade descend descend du Puy de Peyre Arse sur notre gauche. En-dessous, l'Impradine serpente dans la prairie. Après le col d’Eylac, la couleur est affichée : 9,2 %. Heureusement, le col est à 2 km. Ça ne sera pas trop long. Nous nous retrouvons en haut, parmi la foule des touristes, au col du Pas de Peyrol (1589 m). Il y a des marcheurs, des motards, des automobilistes, des camping-caristes et même des cyclistes. L’un d’eux nous fera une photo du groupe devant la pancarte du col.
Nous descendons du Pas de Peyrol avec une grande prudence car nous sommes chargés et de ce côté, la pente est à 15 %. Nous faisons une pause photo au premier virage. Geneviève descend dans un concert de freins. En effet, depuis le début son vélo émet de fortes protestations en descente et ça s’aggrave avec le temps. La pluie n’a sans doute rien arrangé. De plus, la position du vélo droit ne facilite pas la confiance du pédaleur. Nous repartons dans la descente dont la pente s’adoucit un peu plus loin. Nous nous regroupons au carrefour de la route du Falgoux, puis nous continuons la descente jusqu’aux cascades du Biagun. C’est une série de trois cascades sur le Mars dont la première est la plus spectaculaire. Il y a des tables à côté, mais nous décidons de ne pas déjeuner là sous l’ombre fraîche des arbres. Finalement, nous nous arrêtons à la Franconèche, juste en-dessous d’un amas rocheux. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais il nous réchauffe un peu. Après le repas, Serge, plein de ressources, prépare du café pour la cantonade. Nous repartons en descendant la vallée du Falgoux, puis celle du Mars. Le parcours est facile et nous roulons bien.
Après une pause photo au Fllgoux, une autre au Vaulmier, et enfin un arrêt à St-Vincent-de-Salers pour photographier l’église du XIIème et le château de la Borie (XVème), nous traversons le Mars pour monter de l’autre côté jusqu’à Anglars-de-Salers. Le ciel est bien dégagé et la montée donne chaud. Heureusement elle est en grande partie à l’ombre des arbres. Nous nous arrêtons sur la place d’Anglars-de-Salers, face au château de la Trémolière. Il y a là un jardin remarquable que nous n’avons pas le temps de visiter, mais ce sera l’occasion de revenir. Après quelques photos, nous quittons le village pour rejoindre le plateau et la route facile qui nous mène à Mauriac. Nous devons traverser la ville pour rejoindre le camping du Val-St-Jean situé de l’autre côté au bord du lac. La fin nous semble longue, mais le compteur affiche 61 km pour 1037 m de dénivelé. Anna arrive à peu près en même temps que nous. Le soleil de ce soir nous permet de bien profiter de la soirée et des bières achetées à la boutique du camping. Nous avons même droit à un numéro écossais concocté par notre ami Serge. La météo nous annonce encore du beau temps demain et la nuit s’annonce calme.
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Samedi 26 juin 2021
83 photos
Le parcours
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Le récit
Beau temps ce matin. Le briefing est réalisé à l’entrée du camping dans un air un peu frais. Nous partons pour rejoindre la ville. Un changement visiblement récent a placé notre parcours en sens interdit sur une centaine de mètres. Compte tenu de la présence d’un passage sécurisé par des barrières sur le côté, nous décidons de le prendre quand même. Nous ne croiserons pas de voiture jusqu’au carrefour suivant. Nous nous arrêtons là pour faire un tour à la boulangerie. Nous repartons pour monter sur le plateau. La suite est facile et nous roulons bien. Nous faisons une halte près d’un château situé au bord de la route. Il y a un superbe jardin avec une belle allée et le château au fond. Tout est parfaitement entretenu. On continue jusqu’à Chalvignac. Devant nous, un banc de brume flotte au-dessus de la vallée de la Dordogne. Une superbe halle couvre l’immense place du village. Nous nous arrêtons pour quelques photos avant de repartir sous les yeux ébahis d’une petite fille derrière le portail de sa maison. Suit une belle descente dans la vallée de la Dordogne. La route n’est pas fameuse et nous roulons doucement. Après un arrêt photo au-dessus du lac de retenue, dans le soleil et la fraîcheur matinale, nous rejoignons le barrage de l’Aigle. En dessous du barrage, on voit le village d’Aynes qui a hébergé les acteurs de la construction. Après quelques photos et une visite des panneaux informatifs, nous passons sur le barrage pour alléger nos tenues de l’autre côté avant d’attaquer la montée. Celle-ci est assez raide, mais nous sommes rodés et nous nous retrouvons tous en haut au Breuil. Là, nous prenons à gauche la petite route qui rejoint Soursac. Ça descend jusqu’au moulin de Puylong, mais de l’autre côté, la côte est très raide. Tout le monde souffre, surtout Roberto qui monte sans assistance.
Finalement, nous arrivons à Soursac. Christian O. qui doit nous rejoindre là n’est pas joignable, alors nous décidons de continuer jusqu’au carrefour du viaduc des Rochers Noirs. Arrivés là, j’arrive à le joindre. Il est à Soursac et nous rejoint avant qu’on descende. Nous laissons une partie des bagages sur place et dans sa voiture, car la route du viaduc est un cul-de-sac et nous repasserons là. Nous empruntons l’ancien tracé du Transcorrézien qui descend lentement jusqu’au viaduc qui enjambe la Luzège. Nous faisons plusieurs arrêts photo pour prendre le viaduc au milieu de la verdure au fond de la vallée encaissée. Nous nous arrêtons face au jardin de Firmin avec d’un côté le jardin réhabilité par l’association ASTTRE19 et de l’autre, un belvédère en bord de route qui donne sur le viaduc. En continuant nous passons un premier tunnel, un peu plus loin sous la cuve qui servait à alimenter la motrice à vapeur en eau, puis nous arrivons au second tunnel, éclairé et en virage qui donne directement sur le viaduc. Une sonorisation a été récemment installée. Après une multitude de photos, nous faisons demi-tour (l’accès au viaduc est fermé) pour remonter au carrefour où Christian O. nous a rejoints.
Après avoir repris nos bagages, nous descendons la route de Soursac pour nous arrêter un peu plus loin afin de casser la croûte à l’ombre sur un tronçon de l’ancienne route. Après déjeuner, nous terminons la descente jusqu’au pont de la Luzège et nous remontons de l’autre côté jusqu’à Lapleau. Là, après quelques photos du château et de la belle demeure du carrefour, nous prenons à droite en direction du Gour Noir. La route, plate au début, descend au fond de la vallée de la Luzège. Dans la descente en lacets, nous nous arrêtons à la cascade de Neyrat. C’est une belle chute d’eau accessible par un chemin bien tracé. Christian a pris en charge Geneviève dans la descente avant d’arriver car le frein avant de son vélo, qui crissait depuis longtemps, a fini par se bloquer et elle ne pouvait plus rouler. Après quelques photos de la cascade, nous terminons la descente jusqu’à la Luzège pour remonter de l’autre côté. La côte est raide, mais nous nous arrêtons bientôt au niveau de la route du Gour Noir. Christian O. nous suit avec sa voiture. Nous laissons encore une fois les bagages et les plus courageux descendent jusqu’à la Vieille Église, vestiges d’un prieuré édifié à la fin du XIIème siècle. Classé en 1963 et servant de cadre à un festival annuel de théâtre, cette ancienne église est entretenue par des bénévoles. Une réserve d’eau a été creusée dans la pierre à l’arrière du bâtiment par les moines. Nous rejoignons le reste du groupe pour reprendre notre ascension et sortir de la vallée.
À St-Pantaléon de Lapleau, nous passons devant le wagon du Transcorrézien conservé en bord de route, puis le relief s’aplanit et les pentes sont moins fortes. Il y a encore des montées et des descentes, mais on avance plus vite. Nous nous arrêtons à la gare de St-Hilaire-Luc. C’est un terrain privé et les habitants du lieu sont présents. Ils nous disent que le bâtiment en face était l’hôtel-restaurant de la gare. Nous faisons quelques photos des wagons puis nous reprenons la route. Finalement, nous arrivons à Neuvic que nous traversons sans nous arrêter. Nous remontons de l’autre côté pour passer devant le golf puis rejoindre le lac de la Triouzoune. Nous faisons une halte au barrage pour quelques photos, puis nous repartons en direction du camping du Maury que nous avons quitté il y a sept jours. Il est assez tard lorsque nous arrivons. Nous déchargeons les vélos et nous pédalons encore jusqu’à Labissière avec Serge et Roberto pour récupérer nos véhicules. Au retour, le compteur affiche plus de 65 km pour 1271 m de dénivelé. Nous nous retrouvons tous le soir au restaurant de la plage en compagnie de Christian O. pour un repas en commun à l’extérieur dans un cadre très agréable. À notre retour à la tente, l’orage gronde mais nous avons le temps de nous mettre à l’abri avant que la pluie tombe. Chacun est retourné chez soi le lendemain matin, la tête pleine de souvenirs.
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