Itinérance AFV n°11
Du 26 juin au 2 juillet 2022 · Monflanquin (47)
8 jours410 km5 600 m D+172 photos
Le voyage
Cette onzième édition nous a permis de parcourir les petites routes du Lot-et-Garonne, du Lot et de la Corrèze de Monflanquin jusqu’à Argentat-sur-Dordogne. Les neuf participants ont pu profiter des paysages magnifiques, des jolis villages et des belles forêts, en parcourant des petites routes où les points de vue ne manquaient pas. La météo nous a joué le chaud et le froid. Partis sous la pluie le premier jour, nous avons eu aussi de belles et chaudes journées. Les températures étaient bien fraîches le matin où le thermomètre a affiché jusqu’à 9°, alors que le maximum enregistré certains après-midis frisait les 30° à l’ombre. Nous avons eu quelques problèmes mécaniques, crevaisons, problème de chaîne et autres, mais nous avons su traiter les difficultés qui ne nous ont pas retardé. L’ambiance, comme d’habitude, a soudé ce groupe très homogène et les différences de monture et d’expérience n’ont pas été ressenties. Nous sommes revenus avec plein de bons souvenirs et une forte envie de recommencer l’aventure.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.
Jours du voyage
Samedi 25 juin 2022
5 photos
Le récit
Les arrivées s’échelonnent dans l’après-midi. En soirée, nous nous retrouvons huit à table : Maryse et Roberto, venus de Bretagne, Catherine, de Bretagne aussi, Pierre, de la région parisienne, Denis de Dijon, Serge, du Pas-de-Calais, Martine et moi. Tant liquides que solides, les denrées régionales amenées par les participants ne manquent pas pour caler les estomacs et régaler nos papilles. La chaleur du jour incite aussi aux libations. Nous ne sommes pas encore au complet. Jacky, qui n’est qu’à 30 km de chez nous, en Dordogne, ne nous rejoindra que demain matin pour le départ, et Jean-Pierre d’Andernos, sur le Bassin d’Arcachon, a différé sa participation pour cause de covid. Il ne nous rejoindra au mieux qu’en milieu de semaine. C’est avec le plus grand plaisir que nous retrouvons les habitués. L’ambiance chaleureuse a vite fait de s’installer et les nouveaux sont tout de suite intégrés. Les vélos sont prêts et rangés dans le garage, et chacun a trouvé un endroit pour passer la nuit, qui dans sa voiture, qui sous la tente et même dans la maison pour quelques privilégiés. Comme le départ du lendemain est à huit heures, chacun regagne son lit de bonne heure.
Dimanche 26 juin 2022
14 photos
Le parcours
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Le récit
L’orage annoncé a grondé une bonne partie de la nuit et il pleut encore ce matin. Jacky, amené en voiture par son gendre, arrive juste à temps pour préparer son vélo avant le briefing qui se tient à l’abri sur la terrasse alors que la pluie s’accentue. Après un au-revoir à Martine, nous prenons le départ sous une pluie fine. Nous sommes huit, Pierre et Jacky sur deux roues, les six autres sur trois. Jacky, Roberto et Denis roulent en musculaire. Serge, Denis et moi tractons une remorque. Après un peu plus de cinq kilomètres, nous rejoignons la route de Fumel. Après la traversée de Lacaussade, nous tournons à gauche et faisons une petite pause pour nous découvrir un peu alors que la pluie s’est arrêtée. Elle reprend dès nos premiers coups de pédale après cet arrêt. Nous montons jusqu’à Jordy, puis, après un petit parcours en crête, nous redescendons dans la forêt le long du ruisseau de Lestancou pour rejoindre la vallée de la Lémance. Nous passons Tesquet puis traversons la Lémance pour rejoindre la route de Fumel et prendre une petite route à droite un peu plus loin alors que la pluie s’arrête.
Après une montée progressive, nous rejoignons la route de Sauveterre-la-Lémance puis nous prenons à droite la route de Pouzatel. Après être passés devant de belles résidences, nous entamons une belle descente dans la vallée de la petite Thèze. Nous passons dans le Lot pendant moins de deux kilomètres, puis nous retrouvons le Lot-et-Garonne. Nous rejoignons Bonaguil en faisant plusieurs pauses photo avant de nous arrêter au pied du château. Le soleil fait son apparition et commence à chauffer un peu. Il est trop tôt pour la pause de midi et nous décidons de chercher un autre point de chute plus loin. Après une petite collation et un tour aux toilettes, nous reprenons la route qui passe sous le château et grimpe dans la forêt. Le parcours est superbe avec des petites montées et des descentes et des changements de directions qui évitent la monotonie. Finalement, nous prenons à droite une petite route toute défoncée qui traverse le hameau des Barthes. La suite est encore pire. Il n’y a presque plus de bitume et les vélos aux pneus fins sont à la peine. Jacky finira le tronçon à pied. Nous passons dans le Lot puis en Dordogne.
Nous descendons dans la vallée du Sendroux, puis nous remontons jusqu’à Loubéjac où nous nous arrêtons sous la halle pour le déjeuner alors que les douze coups de midi sonnent au clocher. Nous avons parcouru quarante kilomètres dans la matinée. Ce groupe est rapide. Malgré quelques apparitions du soleil entre les nuages, le vent est frais et nous restons couverts. Le village est minuscule, mais l’accueil est chaleureux. Nous sommes à l’abri sous la halle et il y a des toilettes. Après déjeuner, nous reprenons la route qui descend dans la forêt de l’autre côté du village. Nous repassons dans le Lot. La suite est facile dans un beau paysage. Nous traversons la route de Cahors pour rejoindre Saint-Caprais, vite traversé, puis une belle descente nous amène à Montcléra. Après quelques photos du château, nous prenons à gauche pour traverser le village sur la route de Gourdon, puis, cinq cent mètres plus loin nous prenons à droite la petite route qui rejoint la vallée de la Masse et nous conduit à Cazals où nous nous installons au camping municipal au bord du lac. Il est 15 heures et nous avons parcouru 61 km aujourd’hui pour un dénivelé positif de 760 m. Après un début de journée pluvieux, nous sommes contents de monter les tentes au sec.
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Lundi 27 juin 2022
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Le parcours
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Le récit
Ce matin, le temps est couvert mais pas de pluie annoncée et du soleil à venir. Nous quittons le camping après le briefing et nous rendons directement au petit supermarché local. Nous prenons la route de Cahors et nous nous regroupons à la sortie de Cazals. Au moment de repartir, Denis signale que sa chaîne a déraillé. Les butées de son dérailleur sont mal réglées. Après avoir remis la chaîne en place, nous repartons en direction de Gindou. Là, dans le village, nous prenons à gauche la petite route de Rampoux. Après avoir passé la vallée du ruisseau du Lourajou, nous grimpons jusqu’à Rampoux. Nous faisons une pause photo près du lavoir. C’est aussi l’occasion d’alléger la tenue car le soleil s’est montré et la température augmente. Ensuite, la route est facile avec quelques variations de dénivelé. Nous passons Lavercantière puis nous rejoignons la vallée du Céou. C’est quasiment plat et nous tenons un bon rythme. Nous passons Saint-Germain-du-Bel-Air, puis nous nous arrêtons à Pont-de-Rhodes après avoir traversé la D820, l’ancienne nationale 20 qui relie Paris à Toulouse.
Nous passons l’endroit prévu pour le pique-nique car il est encore trop tôt et nous continuons dans la vallée du Céou jusqu’à la source à Montfaucon. En bas du village, nous prenons un chemin à droite pour descendre un peu plus loin dans un champ en contrebas fraîchement fauché qui nous accueille pour déjeuner. Après le casse-croûte au soleil, nous remontons sur le chemin, en dérapant parfois sur les hautes herbes de l’accès qui n’ont pas été fauchées. Nous prenons la route de Séniergues, puis une petite route à droite qui grimpe fortement. Nous passons par-dessus l’autoroute A20, puis après une petite remontée nous descendons sur Carlucet, un joli village aux maisons bien restaurées. Nous traversons Carlucet puis une belle descente nous amène au fond de la Combe de Gouny pour mieux remonter de l’autre côté par une côte bien raide. Une belle descente nous conduit ensuite jusqu’à Couzou où nous nous arrêtons pour quelques photos devant le lavoir.
Après Couzou, nous continuons en direction de Rocamadour. La pente est forte et nous descendons vite, mais c’est pour mieux remonter ensuite et avec une pente aussi forte. Nous nous regroupons un peu avant d’arriver en haut où nous prenons à gauche pour rejoindre Magès et son aire naturelle de camping où nous avons réservé pour la nuit. Encore une fois, nous arrivons de bonne heure et nous avons du temps pour faire sécher les tentes, discuter et flâner autant que de besoin. Nous avons parcouru 53 km pour 794 m de dénivelé positif. Les pentes ont été plus difficiles aujourd’hui mais tout le monde s’en est bien tiré. Nous sommes au-dessus de la vallée de l’Alzou qui passe au pied de Rocamadour, mais la cité accrochée à flanc de falaise n’est pas visible du camping, cachée derrière les méandres de la vallée. En soirée, je vais payer le camping au hameau auprès de la mamie qui s’en occupe depuis plus de quarante ans et certains vont la voir pour s’approvisionner en miel. Avec la fraîcheur du soir et la fatigue des deux premiers jours, nous ne traînons pas pour aller au lit, d’autant qu’il faut se lever tôt le lendemain pour partir à huit heures.
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Mardi 28 juin 2022
52 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin à 6h00, la brume remplit la vallée de l’Alzou en dessous du camping. Le temps de préparer nos chargements, le soleil éclaire le camping sous un ciel entièrement bleu. Nous rejoignons la route de Rocamadour pour entamer une folle descente dans la fraîcheur matinale (à peine 11° ce matin). Nous nous arrêtons au bord de la route dans la descente pour admirer le village de Rocamadour accroché à la falaise et inondé par le soleil levant. Juste au-dessus de nous, face à Rocamadour, le pigeonnier de Laguille se dresse fièrement. Après moult photos, nous reprenons la descente pour traverser l’Alzou et remonter de l’autre côté. La pente dépasse les 7 %. Après plusieurs arrêts pour faire d’autres photos, nous passons le tunnel et rejoignons la terrasse de l’Hospitalet. Des passants nous proposent de faire une photo du groupe aligné devant la rembarde qui fait face à la falaise et au village. Il est tôt et il y a déjà pas mal de touristes attirés par une belle journée. Finalement, nous prenons la route d’Alvignac où nous nous arrêtons à la boulangerie, à l’entrée du village.
Après un long arrêt où chacun profite des pâtisseries locales, nous repartons en direction de Carennac. Une belle descente suivie d’une sérieuse remontée nous conduit à la hauteur de Miers. La suite, sur le causse, est plus facile. Nous terminons par une belle descente en toboggan sur Carennac au début de laquelle nous doublons un tracteur, nettement moins rapide que nous. Les derniers, après avoir attendu derrière à cause des virages, auront tout juste la possibilité de le doubler avant qu’on se retrouve en bas à l’entrée de Carennac. Nous pénétrons dans les petites ruelles pour gagner le cœur du village. Nous rangeons les vélos près du château des Doyens pour une petite visite. Nous reprenons ensuite nos montures sous le regard intéressé de quelques touristes, puis nous remontons le long du village pour rejoindre la route principale. En descendant, nous prenons au stop à gauche pour traverser l’île de la Prade sur la Dordogne. La suite est une grande ligne droite plate jusqu’à Bétaille ou nous nous arrêtons pour faire les courses à l’épicerie locale.
Après les courses, nous nous installons à côté, sur la petite place derrière la mairie, où une table accueille ceux d’entre-nous qui n’ont pas de table sur leur remorque. L’ombre est la bienvenue car le soleil commence à chauffer sérieusement. Après déjeuner, nous prenons la route de Biars-sur-Cère, très fréquentée et toute plate avec un revêtement bien lisse, mais aussi bien fréquentée par les véhicules à moteur thermique. Heureusement, huit cent mètres plus loin, à Bragès, nous prenons à gauche pour rejoindre Bilhac et son château par les petites routes. Nous passons en Corrèze puis ça grimpe jusqu’à Bilhac. Ça grimpe même très fort dans le village. Arrivés de l’autre côté, Roberto m’informe que Denis a encore un problème de chaîne qu’il est en train de traiter avec l’aide de Pierre. Nous nous installons à l’ombre pour les attendre. Ne les voyant pas revenir, je dételle la remorque et redescend au village pour les rejoindre. Je les trouve à l’entrée du village, au bord du fossé, en train de tenter de rajouter des maillons à la chaîne. Celle-ci s’est coincée entre les rayons et le dernier pignon de la cassette et ils n’ont pas réussi à la décoincer. Ils ont décidé de laisser les maillons coincés en place et de rajouter des maillons pour compenser. Après avoir perdu un maillon rapide dans l’herbe ils finissent par remettre la chaîne en place et nous rejoignons les autres de l’autre côté du village.
En continuant, nous atteignons bientôt le sommet et la route devient plus plate. Dans une petite descente, Denis réalise que le maillon bloqué empêche la roue libre de fonctionner et l’oblige à pédaler tout le temps. Lors de l’arrêt suivant Serge constate que le maillon bloqué a fini par s’échapper et que cette contrainte n’existe plus. Tout est bien qui finit bien. Nous nous regroupons face à l’antenne de Sioniac avant d’entamer la descente sur Beaulieu-sur-Dordogne. La pente est raide. Nous nous arrêtons dans le dernier lacet pour admirer le village de Beaulieu-sur-Dordogne émergeant de la verdure, puis nous terminons la descente pour rejoindre la place de l’abbatiale. Ensuite, nous rejoignons les berges de Dordogne où nous suivons un petit chemin. C’est très fleuri et très agréable malgré la chaleur et l’absence d’ombre. Après moult photos, nous rejoignons la route qui longe la Dordogne et nous conduit jusqu’à Brivezac où nous traversons pour revenir un peu en arrière jusqu’au camping La Champagne. Il est 16h30 et nous avons parcouru 53 km pour 737 m de dénivelé positif. Roberto et Denis ont profité de l’après-midi pour régler les butées du dérailleur de Denis. Maintenant il n’y a plus de risque que l’anomalie se reproduise. Nous avons été boire un coup au bar du camping avant de rejoindre nos tentes pour la soirée.
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Mercredi 29 juin 2022
35 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous roulons sans bagages. Compte tenu du rythme auquel nous avons roulé les jours précédents, ça promet de belles performances. Nous commençons par nous extraire du camping par une courte mais rude montée jusqu’à la route, puis nous reprenons la route qui remonte la rive gauche de la Dordogne. Le revêtement est très moyen et nous sommes pas mal secoués, sauf ceux qui ont un vélo suspendu. Nous sommes la plupart du temps à l’ombre et l’air est bien frais. Nous faisons une pause à l’entrée de Vergnolles. Jacky réalise que son pneu avant est dégonflé. Après analyse, on découvre qu’un petit caillou a traversé le pneu et la chambre à air. La réparation est faite en un tournemain avec l’aide de Serge. Nous repartons, sur la route dont le revêtement a été refait, pour gagner Argentat-sur-Dordogne où nous nous arrêtons à la boulangerie. Nous continuons ensuite sur la rive gauche pour une petite pause en dessous du barrage du Sablier. Là, Catherine n’arrive pas à déclipser une chaussure. Finalement, avec de l’aide elle y arrive pour réaliser qu’une des vis de fixation de la cale à disparu. Heureusement, le groupe a les ressources nécessaires et on trouve une vis pour remplacer celle manquante. Le contrôle de l’autre chaussure montrera un dévissage de mauvais augure. Nous repartons quand tout est remis en ordre.
Nous faisons quelques photos au-dessus du barrage du Sablier puis nous continuons la route. On aperçoit le château du Gibanel, au confluent du Doustre et de la Dordogne, ainsi que l’immense camping des hollandais. Nous continuons notre route sans histoire pour arriver au pied du barrage du Chastang. Après une belle série de photos, nous entamons la montée au revêtement chaotique pour arriver au-dessus du barrage. Là, nous faisons à nouveau une halte photo. Nous prenons ensuite la route qui passe sur le barrage pour rejoindre l’autre côté. Après une photo du groupe, nous continuons pour longer la rive droite en remontant la Dordogne. Il y a peu de dénivelé car la route suit le bord du lac de retenue, mais après un kilomètre environ, nous entamons la montée pour sortir des gorges. Ça monte bien raide, mais la pente est régulière. Nous nous retrouvons en haut à Saint-Martin-la-Méanne où est prévu le déjeuner. Nous nous installons face au café du Tilleul qui est fermé. Une table en bois, sous l’ombre du tilleul, nous accueille tous les huit pour le déjeuner.
Nous repartons par la route directe qui mène à Argentat-sur-Dordogne. Après une petite montée, nous profitons d’une superbe descente avec un revêtement bien lisse et des virages peu prononcés où nous battons des records de vitesse. Le compteur de Roberto annoncera 73 km/h ! Nous nous arrêtons en bas, face au château du Gibanel. Ses deux tours face à l’eau bleue sur un arrière-fond vert et avec une pelouse tondue ras devant en font un superbe tableau. Après avoir pris une profusion de photos, nous reprenons la route pour entrer dans Argentat-sur-Dordogne. Nous filons directement au supermarché, oubliant que le parcours passait d’abord par les quais. Nous allons faire nos courses puis nous décidons de faire le parcours prévu en sens inverse pour visiter les quais de Dordogne. Le paysage est superbe, très fleuri, y compris sur l’eau où les algues sont couvertes de fleurs blanches. Les maisons arborent aussi de belles couleurs qui ajoutent à la qualité du décor. Arrivés à l’autre bout, nous remontons vers le centre-ville que nous traversons grâce à un contre-sens cyclable.
Nous rejoignons ensuite la route qui longe la rive droite de la Dordogne et qui nous mène tout droit jusqu’à Brivezac où nous arrivons au camping à 15h00. Mon compteur affiche 63 km pour 629 m de dénivelé positif. Ce soir, pas de tente à monter. Nous profitons de ce temps libre pour aller boire un coup au bar du camping. Peu après, nous sommes rejoints par Jean-Pierre qui arrive d’Andernos à vélo. Il est parti il y a trois jours, après avoir vaincu son covid, et il a fait des étapes de 120 km chaque jour. Après avoir posé son vélo et sa remorque près de nos tentes, il nous rejoint au bar pour nous raconter ses aventures. C’est après qu’on soit tous revenus aux tentes qu’il a pris le temps de monter la sienne sous le regard curieux de ceux d’entre-nous intéressés de voir sa tente un peu spéciale. Comme chaque soir, nous n’avons pas traîné pour aller au lit, la fatigue accumulée depuis le départ commençant à se faire sentir.
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Jeudi 30 juin 2022
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Le parcours
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Le récit
L’orage a grondé cette nuit et il a bien plu. Le temps est couvert ce matin mais nous plions les tentes sans pluie. Cependant la météo du jour n’est pas fameuse et il faut s’attendre à rouler mouillé. La montée pour sortir du camping avec les vélos chargés est épique et plus d’une roue motrice patine. Jacky, lui, monte à pied. Finalement, nous passons tous sur la route pour rejoindre le pont et traverser Brivezac. À la sortie du village nous prenons à droite une petite route qui grimpe. C’est bien raide mais Jacky, sur son deux roues qui n’est pas prévu pour randonner chargé, s’en sort très bien. On sent qu’il a bien progressé depuis le premier jour car il n’est plus en queue de peloton dans les grosses montées. Nous faisons une pause à Chassac où un chien donne l’alerte depuis la fenêtre supérieure d’une maison, bientôt rejoint par un collègue. Nous continuons pour terminer la montée et redescendre dans la vallée de la Ménoire alors qu’une pluie fine s’est mise à tomber. En bas, nous traversons la route de Tulle pour remonter sur Nonards et Puy d’Arnac. La pente est encore bien raide. Nous nous regroupons au carrefour de Puy d’Arnac avant d’entamer une belle descente dans la vallée de la Sourdoire.
Nous remontons de l’autre côté pour rejoindre Curemonte et ses châteaux. Nous passons sous le château de Saint-Hilaire et sous celui des Plas. La particularité de ces deux châteaux c’est qu’ils sont dans la même enceinte. Après quelques photos nous continuons jusqu’à l’église pour nous arrêter devant la halle dans une rue en pente. Face à la halle, un jardin paysager composé uniquement de pierres de différentes couleurs parsemé de poteries et de grandes pierres sculptées fait un effet impressionnant. Il appartient à un homme qui vit au Japon. Nous avons longuement discuté lors d’un de nos passages précédents dans ce beau village. Aujourd’hui, il n’y a personne et la maison est fermée. Une pluie fine tombe toujours et le point de vue est noyé dans la brume. Nous repartons pour redescendre dans la vallée de la Sourdoire. En bas, la route est plate, légèrement descendante et nous tenons un bon rythme. Nous arrivons finalement à Vayrac, dans la vallée de la Dordogne, où nous nous arrêtons au supermarché pour faire les courses. Lorsque nous ressortons, la pluie a cessé. En repartant, nous traversons le village et prenons la route de Martel. Après une grande ligne droite toute plate et deux virages, nous rejoignons la gare de Saint-Denis-les-Martel où nous nous installons pour déjeuner. Certains vont même s’installer sur le quai à l’abri de la verrière pour parer à toute reprise de la pluie qui ne reviendra pas nous jouer des tours.
Après déjeuner, nous reprenons la route qui grimpe vers Martel. C’est une route passante, mais à cette heure là, il n’y a pas trop de monde. Arrivés à Martel, nous prenons les petites rues à moitié encombrées par les terrasses des restaurants pour rejoindre la place de la mairie et celle de la halle. C’est le point le plus caractéristique de ce joli village, avec un passage sous les maisons bordé de deux canons. Notre arrivée dans ce lieu historique fait sensation. Après une série de photos et un café pour certains, nous reprenons la route pour quitter Martel en traversant la voie ferrée. Ensuite, une belle descente nous ramène dans la vallée de la Dordogne où nous traversons le beau village de Creysse, puis Saint-Sozy et Meyronne de l’autre côté de la boucle. Au Bougayrou, nous remontons sur le causse pour rejoindre Rocamadour où nous nous installons au camping de la Ferme des Campagnes, juste au-dessus du village accroché à la falaise. Nous avons parcouru un peu plus de 62 km pour 993 m de dénivelé positif. Ce fut sans doute la journée la plus difficile de tout ce périple, avec des pentes fortes et longues.
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Vendredi 1er juillet 2022
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Le parcours
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Le récit
Ce matin, bien que nous soyons en hauteur, nous sommes dans la brume. La vallée de Rocamadour est invisible. C’est bien dommage car notre parcours commence par une superbe route qui longe le haut de la vallée de l’Alzou. Nous devrons revenir pour faire ce parcours sous le soleil et profiter du paysage. Nous rejoignons le haut de Rocamadour où le point de vue ne donne que sur un amas de coton blanc, puis nous entamons la belle descente des gorges de l’Alzou, jusqu’au confluent avec l’Ouysse. Il fait froid et humide et le paysage est invisible. Pas une vraie partie de plaisir malgré la descente. Nous nous regroupons en bas avant de traverser l’Ouysse et de remonter de l’autre côté. Aux Vitarelles nous prenons à gauche en direction de Reilhaguet, puis nous passons au-dessus de l’autoroute. Suit une belle montée jusqu’à Reilhaguet. Nous faisons une pause à l’aire de repos après le village. En repartant, nous avons une belle descente jusqu’à la D820 que nous traversons, pour continuer à descendre jusqu’au carrefour de la route du Vigan. Le ciel se dégage peu à peu et le soleil remonte la température. Nous approchons de Gourdon et le coin est très fréquenté car cette route conduit à l’entrée de l’autoroute. Nous traversons le Vigan, puis après une ligne droite au revêtement bien lisse, nous entrons dans Gourdon où nous nous arrêtons au supermarché pour faire les courses.
Après les courses, nous bravons la circulation infernale de la ville pour grimper par une petite rue très pentue jusqu’au pied de l’église fortifiée où Jacky grimpe sans mettre pied à terre. Nous nous installons sur le parking derrière l’église pour le déjeuner. Je vais d’abord faire un tour au point de vue au-dessus de la ville accompagné de Pierre et de Denis. La plateforme en bois est le sommet du château d’eau. La vue sur les environs à 360° n’est occultée que par les deux tours de l’église fortifiée. Sous le ciel bleu ponctué de nuages blancs, le regard porte loin. Nous redescendons après quelques photos pour aller déjeuner sur le parking. Avant que nous ayons terminé, nos amis vont à leur tour faire la visite du sommet de la ville. Finalement, nous redescendons par une petite rue bien pentue pour rejoindre le boulevard et prendre la route de Fumel. Après une belle descente, nous rejoignons la vallée du Bléou, puis celle du Céou. Ensuite, trois bosses aux pentes parfois conséquentes nous permettent de passer de la vallée du Céou à celle du ruisseau de Palazat, puis à celle du ruisseau de Lourajou, et enfin à Cazals, notre point de chute du jour où nous retrouvons le camping municipal à 15h00. Nous avons fait aujourd’hui 56 km pour 873 m de dénivelé positif.
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Samedi 2 juillet 2022
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Le parcours
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Le récit
Ce matin, la brume sur le lac est vite dissipée par le soleil. Les pêcheurs qui ont fait du bruit hier soir sont revenus ce matin de bonne heure, mais nous étions déjà levés. Nous quittons le camping pour nous rendre au petit supermarché local. Nous traversons ensuite le village pour prendre la route de Villefranche du Périgord. Hormis quelques passages un peu plus pentus, la montée jusqu’à Saint-Étienne-des-Landes est facile. Nous nous regroupons en haut avant d’entamer la belle descente jusqu’à la scierie de la D660. Nous remontons en face jusqu’à Labardamier où nous faisons une petite pause sous le soleil. Nous reprenons la route pour tourner à droite et prendre la route du premier jour en sens inverse. Nous arrivons bientôt à Loubéjac où nous faisons une halte sous la halle. En repartant, nous rejoignons la limite entre le Lot, le Lot-et-Garonne et la Dordogne. Nous grimpons la route défoncée des Barthes. Nous sommes passés là le premier jour, mais c’était plus facile en descendant. La remontée se fait à pied pour certains, d’autres calent à mi-pente et les autres arrivent en haut malgré quelques dérapages de la roue motrice. La suite du parcours est très facile et c’est un très beau parcours en forêt. Nous profitons de l’ombre car le soleil commence à chauffer sérieusement.
Nous rejoignons la route de Fumel que nous quittons deux kilomètres plus loin en direction de Cuzorn. Nous descendons au fond de la vallée de la Lémance, puis nous traversons la rivière et la voie ferrée pour rejoindre Tesquet où nous prenons à droite en direction de Monflanquin. Nous nous arrêtons un peu plus loin à l’entrée d’un chemin d’accès aux champs pour la pause méridienne. L’ombre est la bienvenue car le soleil chauffe bien. Après déjeuner nous repartons pour rejoindre Salles, où nous faisons une petite pause à l’ombre, puis Montagnac-sur-Lède où un petit tour du village est bien reposant. De là, nous grimpons jusqu’à Jordy d’où le point de vue sur la colline de Monségur et la campagne est superbe, puis nous descendons jusqu’à Lacaussade où un Patou des Pyrénées en liberté s’en prend aux derniers de la file, sans conséquence heureusement. Nous terminons en passant par Savignac-sur-Leyze et nous arrivons à bon port un peu avant 15h00. Nous avons fait 62 km aujourd’hui pour 814 m de dénivelé positif. Le total de la semaine est de 410 km pour 5600 m de dénivelé. Nous terminerons cette belle aventure par un repas en commun préparé par Martine.
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