Voyage

Cajarc (46)

Du 13 au 17 juillet 2020

5 jours326 km4 669 m D+269 photos

Le voyage

Après notre rassemblement de Cahors nous avions envie de retourner dans le Lot, assez proche de chez nous et propice à trouver des parcours intéressants. Nos amis Annie et Pascal ayant décidé de rester dans le coin après le rassemblement, nous nous sommes accordés pour nous retrouver à Cajarc pour 5 jours de vélo dans un paysage enchanteur. Nous n’avons pas été déçus car il y a plein de choses à voir dans la région et les paysages sont très agréables. La météo, qui était caniculaire avant notre arrivée a réduit sérieusement la température à partir du second jour et nous avons eu pas mal de pluie le troisième. Ceci ne nous a pas empêché de rouler et les températures plus faibles et le temps couvert ont limité les coups de soleil. Nous avons eu le plaisir d’assister au feu d’artifice tiré du pont sur le Lot le premier soir, accompagnés des nombreux touristes présents pour le week-end du 14 juillet. Nous avons parcouru en tout 325 km avec des distances journalières assez importantes et de forts dénivelés. Mais ceci est un mal nécessaire pour profiter de cette superbe région.

Jour 1

Lundi 13 juillet 2020

29 photos

Le parcours

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Le récit

Hier après-midi, nous avons rejoint Annie et Pascal au camping du Terriol à Cajarc. En fin de soirée, nous avons fait un petit tour à pied au village où nous avons visité les petites rues, notamment la rue de la Pompe, qui démarre sous un escalier depuis la place de l’église. Ce matin, il fait plutôt frais, mais le temps s’annonce chaud. Nous passons le pont sur le Lot puis à Salvagnac-Cajarc, nous prenons à droite une petite route qui monte doucement. Nous faisons une pause photo au-dessus du confluent entre le Lot et le ruisseau de Soubeyre. La route qui montait lentement le long du ruisseau devient plus pentue alors que nous quittons la vallée pour monter sur le Causse. Nous faisons une pause dans la montée pour alléger la tenue et grignoter un peu. Un peu plus loin, nous nous arrêtons à la fontaine du Bournac. Le bassin est recouvert d’un superbe toit de lauzes. La suite du parcours sur le Causse est facile avec peu de relief. À Marin nous discutons quelques minutes avec un cycliste qui connaît bien le coin et nous recommande des restaurants à Cajarc. Un peu plus loin, nous rejoignons la D24. Il y a un peu plus de circulation, mais c’est quand même calme. Dans la descente sur Villefranche-de-Rouergue, nous nous arrêtons à Toulonjac pour faire quelques photos du château et de l’église. Le porche de cette dernière est condamné en raison du risque de chute des pierres de la voûte. Cela ne nous empêche pas d’admirer cette belle architecture. Nous repartons et rejoignons Villefranche-de-Rouergue.

Nous traversons la place de la cathédrale pour ranger nos trikes devant le porche sous l’œil intrigué des touristes. Classée monument historique dans son ensemble et entourée d'arcades que surmontent des demeures de style gothique flamboyant ou renaissance, c’est une des plus belles places de France. Il est à peine plus de 11h00 et c’est trop tôt pour qu’on puisse profiter du spectacle des jets d’eau colorés par les lumières qui a lieu tous les jours à midi. Ils dansent au rythme des 48 cloches du carillon. Finalement, nous repartons après une visite de la cathédrale et quelques photos. Il est aussi trop tôt pour le casse-croûte prévu à l’aire de jeux de la Tyrolienne, alors nous continuons le parcours. Nous passons près du camping, puis nous montons à droite pour quitter la vallée de l’Aveyron. Le parcours est joli avec des montées et des descentes dans une campagne verdoyante. À Lompla, un vélo droit géant nous incite à faire une pause photo. Peinte en jaune, cette superbe réalisation, sans doute l’œuvre d’un soudeur local, et qui fait plus de 2 m de haut, est parfaitement proportionnée. Elle est réalisée avec des éléments agricoles récupérés. Nous profitons de la pause pour nous rafraîchir à l’ombre car le ciel est sans nuage et la température commence à grimper. Finalement, nous arrivons à l’abbaye de Loc-Dieu dont nous longeons les murs d’enceinte jusqu’au champ juste après où nous nous installons pour déjeuner.

Le reste du parcours sur le Causse est plus facile. Nous traversons Martiel sur une route plus fréquentée, mais nous reprenons une petite route juste après. Un peu plus loin, nous laissons les trikes au bord de la route pour rejoindre par un petit chemin le dolmen du Bois de Galtier. Sur le trajet, un panneau indique le bassin du même nom, juste un rocher au sol creusé en cuvette dont on ignore l’usage d’autrefois. Le dolmen est imposant et un panneau avertit qu’il ne repose que sur un seul point support, avec un risque de basculement. Après les photos, nous retrouvons nos fidèles montures et nous reprenons la route de Cajarc. Au bout du Causse, une belle descente nous ramène au fond de la vallée du Lot après une photo en passant du château de Salvagnac-Cajarc. Il est à peine 15h00 et nous décidons de nous arrêter au bar situé près du pont de Cajarc pour un rafraîchissement bien mérité, après avoir traversé une jolie petite ruelle étroite. Nous avons parcouru un peu plus de 60 km aujourd’hui, pour un dénivelé de 768 m. C’est sous l’œil intéressé des touristes que nous rejoignons le camping qui est bien rempli par les estivants venus profiter du week-end à rallonge du 14 juillet. Ce soir, nous profitons du feu d’artifice tiré depuis le pont sur le Lot.

Après Salvagnac-Cajarc, la petite route monte doucement le long du Lot 08:47
Après Salvagnac-Cajarc, la petite route monte doucement le long du Lot
Peu de circulation sur cette route étroite 09:08
Peu de circulation sur cette route étroite
Petite pause sur le bas-côté 09:26
Petite pause sur le bas-côté
Pause photo à la fontaine du Bournac 09:40
Pause photo à la fontaine du Bournac
Pause photo à la fontaine du Bournac 09:40
Pause photo à la fontaine du Bournac
Pause photo à la fontaine du Bournac 09:42
Pause photo à la fontaine du Bournac
Jour 2

Mardi 14 juillet 2020

67 photos

Le parcours

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Le récit

Dans la fraîche matinée, nous attaquons la montée sur le Causse pour passer de la vallée du Lot à celle du Célé. Il y a quelques voitures sur cette route qui mène à Marcilhac-sur-Célé, mais comme nous sommes le 14 juillet, il n’y a pas de camions. En haut de la première montée, nous faisons une pause. Le ciel est partiellement nuageux, mais la température monte. Le parcours sur le Causse est facile et nous tenons un bon rythme. Finalement, nous attaquons la descente dans la vallée du Célé. Le village de Marcilhac-sur-Célé apparaît bientôt, niché dans la verdure. Nous faisons une pause photo alors que Pascal a filé devant. La descente, à l’ombre, est plutôt fraîche, mais la température va monter avec le soleil. Nous poursuivons jusqu’au pont pour traverser la rivière et entrer dans le village. Nous nous arrêtons au parking à vélos de l’ancienne abbaye. La visite des ruines est l’incontournable du coin. Les restes montrent une architecture superbe qui mérite qu’on prenne le temps de visiter. L’église attenante aux ruines est encore en service. Derrière, un petit passage mène au sentier qui longe le Célé et rejoint le moulin qui fabrique la farine utilisée par la boulangerie locale. Annie et Pascal, qui ne connaissaient pas le lieu, apprécient la visite entre deux périodes à pédaler. Finalement, nous reprenons la route après une petite discussion avec la dame qui tient l’office de tourisme, juste à côté.

Nous remontons la vallée du Célé jusqu’à St-Sulpice, puis nous montons dans le village par une rue qui grimpe très fort. Le ton est donné. Cette montée sur le Causse de Gramat sera bien raide. Nous nous arrêtons en haut du village pour profiter de la vue sur la vallée, puis nous continuons la route qui monte en lacets avec une forte pente. La température monte et on a bien chaud. Une fois sur le Causse, le relief s’aplanit et c’est plus facile. Nous rejoignons la route qui joint Cahors à Figeac pour la suivre un peu avant de bifurquer à gauche, avant Grèzes, pour rejoindre Livernon. Nous faisons une pause en arrivant pour faire des photos du château de Sol d’Izac. Nous prenons ensuite à gauche sans entrer dans le bourg pour rejoindre un peu plus loin la route qui mène au dolmen de la Pierre Martine. Nous nous installons sur l’espace qui sert de parking, à l’ombre des arbres, pour le casse-croûte. Après déjeuner, nous allons à pied voir le dolmen. C’est une pierre imposante dont les supports ont été refaits. Une légende est attachée à ce dolmen, qui prétend que les diables des environs s’y réunissaient les soirs de pleine lune. Après avoir aussi profité de la belle vue sur le Causse depuis le sommet où se trouve la pierre, nous rejoignons nos vélos pour reprendre la route de Livernon.

Nous reprenons la route par laquelle nous sommes arrivés, puis nous prenons à gauche vers Grèzes. Nous passons ce village et après un joli parcours sur le Causse, une descente vertigineuse nous amène à Brengues, dans la vallée du Célé. Nous traversons le village et la rivière pour remonter de l’autre côté. Un peu plus loin, après une petite erreur, nous revenons sur nos pas pour prendre à droite une petite route ombragée qui grimpe franchement sur le Causse. La température est bien montée et on apprécie les passages plus frais. Après une rude montée, nous nous arrêtons au-dessus de St-Prègne pour nous rafraîchir un peu. La suite monte encore mais un peu moins fort. Finalement, nous arrivons à Mas-de-Pégouriès où des jolies constructions cylindriques en pierres surmontées d’un toit de lauzes justifient une pause photo. Nous repartons pour une nouvelle pause photo près du moulin à vent de Pech Granat. De là, on a une belle vue sur la vallée du Lot. Nous terminons par une belle descente avec un arrêt sous le Roc de Conte pour une photo de Cajarc et de la vallée, puis nous rejoignons le camping après 62 km et 987 m de dénivelé. Les pentes de ce jour, surtout après la vallée du Célé, ont été bien raides.

Annie et Martine arrivent au sommet de la montée sur le Causse 09:28
Annie et Martine arrivent au sommet de la montée sur le Causse
Pause en haut après avoir quitté la vallée du Lot 09:28
Pause en haut après avoir quitté la vallée du Lot
Pause en haut après avoir quitté la vallée du Lot 09:28
Pause en haut après avoir quitté la vallée du Lot
Marcilhac-sur-Célé, niché au fond de la vallée du Célé 10:06
Marcilhac-sur-Célé, niché au fond de la vallée du Célé
Annie et Martine dans la descente vers Marcilhac-sur-Célé 10:07
Annie et Martine dans la descente vers Marcilhac-sur-Célé
Martine trouve cette descente matinale plutôt fraîche 10:07
Martine trouve cette descente matinale plutôt fraîche
Jour 3

Mercredi 15 juillet 2020

50 photos

Le parcours

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Le récit

Les locataires du mobile home d’à-côté ont fait du bruit cette nuit. Aujourd’hui, la météo a annoncé un peu de pluie. Pour l’instant, le temps est couvert et il ne fait pas froid. Nous traversons le pont sur le Lot puis nous prenons à gauche, la petite route qui longe la rivière. Alors qu’on monte lentement sous la falaise face à un coude de la rivière, on voit devant nous un énorme nuage de poussière. La route est en travaux et la balayeuse est en action. Pour la doubler, nous devons passer en apnée. Un peu plus loin, nous rejoignons le chantier en cours. Un feu règle la circulation sur une seule file. Nous passons sous l’œil intrigué des ouvriers. Dans les lacets après Saujac, une pluie fine nous oblige à nous arrêter pour mettre la tenue de pluie. Nous nous arrêtons une nouvelle fois au carrefour qui mène au Saut de la Mounine. La pluie s’atténue. Après un peu d’allers-retours pour retrouver les lunettes que Martine avait laissées à notre dernier arrêt, nous rejoignons le saut de la Mounine. C’est un beau point de vue sur la vallée. Une légende est attachée à ce lieu. Après quelques photos de la vallée et avoir pris connaissance de la légende affichée sur un panneau, nous repartons alors que la pluie cesse. Un peu plus loin, un nouveau point de vue nous permet de voir la vallée depuis le point de départ des parapentes. Nous reprenons la route, passant au Cayrol devant une jolie maison en pierres, pour redescendre au niveau de la rivière. Un nouvel arrêt nous permet d’admirer le château de Larroque-Toirac, surmonté par la falaise de l’autre côté.

Finalement, nous traversons le Lot à St-Pierre-Toirac pour continuer de l’autre côté. À partir du pont sur le Cuzoullet, la route remonte sur le Causse. Nous faisons une pause en bas, avant d’attaquer la côte. Au cours de la montée, on peut voir le village de Faycelles qui nous attend là haut. Arrivés au sommet, nous prenons la voie romaine qui rejoint le village. Au bout, il faut grimper pour rejoindre le centre et l’église. Il y a de très belles maisons anciennes. En arrivant sur la D21, la route est barrée par un camion qui remplit une tranchée de béton. Nous attendons qu’il libère le passage, puis nous rejoignons le point de vue à la sortie de Faycelles. Comme l’heure est déjà avancée et qu’il ne pleut pas, nous décidons de déjeuner là plutôt que d’attendre d’arriver à Figeac et de risquer de déjeuner sous la pluie. Une table nous accueille près du point de vue. Après déjeuner, nous repartons par là où nous sommes arrivés pour rejoindre Figeac par les petites routes. Ça monte et ça descend, avec des pentes parfois bien raides, mais nous évitons les routes principales trop fréquentées. Le paysage est superbe avec la vue sur les collines et la vallée du Célé. Finalement, une grande descente nous fait passer par-dessus les quatre voies du contournement sud de Figeac et nous rejoignons le bas de la vallée du Célé. Nous longeons la voie ferrée, pour passer dessous puis rejoindre la ville où nous traversons la rivière pour rejoindre la place Champollion après un petit détour au bord du Célé pour repérer l’endroit initialement prévu pour déjeuner qui est aussi retenu pour notre prochain passage ici fin septembre.

La place Champollion est pleine de monde, la plupart des gens étant attablés aux terrasses des restaurants. Nous laissons les vélos à la garde de Martine pour aller voir la place des écritures tapissée au sol par une reproduction de la Pierre de Rosette, sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par Joseph Kossuth en hommage à Champollion, interprète du mystère hiéroglyphique. Cette petite place est entourée de bâtiments du XIII siècle qui forment un superbe écrin à cette sculpture originale. Après la visite, nous allons prendre un café sur la place, puis nous quittons la ville pour prendre la route de retour. Nous longeons le Célé puis la route remonte avant Béduer. Nous traversons le village puis nous continuons jusqu’à Gréalou. Après Gréalou, nous prenons une petite route à droite et nous faisons une pause un peu plus loin à l’entrée d’un chemin. Nous y croisons quatre randonneurs qui rejoignent Cajarc. Après quelques échanges, il prennent le chemin de l’autre côté de la route pendant que nous grimpons à droite le chemin caillouteux par lequel ils sont arrivés. Ça grimpe un peu et Annie a du mal à avancer. Finalement, le parcours n’est pas très long et nous nous arrêtons au dolmen de Pech Laglayre. Après quelques photos, nous repartons sur un autre chemin, plus facile et descendant. Le reste du parcours globalement en descente puis très pentu jusqu’à Cajarc sera effectué avec une pluie fine. Nous avons parcouru 67 km pour 986 m de dénivelé. Le camping s’est bien vidé et a retrouvé son calme.

Martine prête pour le départ 08:30
Martine prête pour le départ
Moi aussi 08:30
Moi aussi
Après le nuage de poussière de la balayeuse, nous attendons au feu des travaux 08:51
Après le nuage de poussière de la balayeuse, nous attendons au feu des travaux
La vallée du Lot vue du Saut de la Mounine 09:50
La vallée du Lot vue du Saut de la Mounine
Pause photo au Saut de la Mounine 09:50
Pause photo au Saut de la Mounine
Pause photo au Saut de la Mounine 09:50
Pause photo au Saut de la Mounine
Jour 4

Jeudi 16 juillet 2020

71 photos

Le parcours

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Le récit

L’épisode pluvieux d’hier est passé et ce matin, il y a du soleil. Par contre, la température a baissé et il faut être couvert. Nous partons par le pont sur le Lot puis nous prenons à droite à Salvagnac-Cajarc. Un peu plus loin, nous prenons la route de St-Jean-de-Laur qui monte sur le Causse. La montée régulière n’est pas difficile. Nous faisons une pause en haut pour alléger la tenue. Un peu plus loin, nous arrivons à St-Jean-de-Laur. Nous allons jusqu’à l’église pour faire quelques photos. Nous reprenons la route facile et calme sur le Causse pour nous arrêter un peu plus loin devant le lavoir de Souliers à Puyjourdes, après être passés devant la jolie cazelle et le moulin à vent du Ramier qui a perdu ses ailes. Le bassin du lavoir est plein de grenouilles qui sautent à l’eau à notre approche. Comme pour tous ceux de la région, les planches à laver en pierre sont disposées par deux en vis-à-vis, ce qui a donné le nom de lavoir papillon à ces installations d’autrefois. Il y a une source et deux bassins, le plus grand réservé sans doute à l’usage des brebis, et une pompe à main forgée aux fonderies Deville à Charleville-Mézières. Un peu plus haut, on trouve un grand puits dont l’eau est recouverte d’algues et de lentilles d’eau. La vie sur le Causse où l’eau est rare était autrefois entièrement dépendante de ce type de point d’eau. Nous en visiterons plusieurs au cours de la journée. Nous poursuivons notre route sur le Causse. Le relief peu accentué et quelques descentes douces nous permettent de tenir un bon rythme.

Nous rejoignons la route de Cahors à Villefranche-de-Rouergue que nous prenons sur 500 m avant de prendre en face la route de Loupiac. Nous traversons le village et un peu plus d’un kilomètre plus loin, nous nous arrêtons devant le prieuré de Laramière. Flanqué d’une église surmontée de trois cloches de taille différente, c’est une belle construction en pierres. Le portail est cadenassé et nous devons nous contenter de la vue derrière les grilles. Après quelques photos, nous repartons sur le Causse. Un peu plus loin, nous prenons un petit chemin à gauche pour rejoindre le dolmen de Peyco Levado. Juste à côté, un homme en tracteur est en train de défricher au broyeur, soulevant la poussière dans un bruit d’enfer. Nous faisons abstraction de la nuisance pour nous focaliser sur notre visite. Le dolmen est de bonne taille, soutenu par deux pierres verticales. Nous grimpons sur le sommet pour quelques photos. Nous reprenons notre route jusqu’à Beauregard où nous nous arrêtons à l’entrée du village, à l’aire de repos du terrain de boules, pour la pause méridienne. Une table en béton nous accueille. Le local des boulistes est fermé, de même que les toilettes attenantes, mais il y a un robinet avec de l’eau. Le vent frais et les nuages qui cachent le soleil n’incitent pas à se découvrir. Après déjeuner, nous repartons pour la visite du village.

Avant d’arriver à la place, nous remarquons une ancienne maison sur la gauche dont il manque toute la partie avant. On distingue l’ancien conduit de cheminée et une poivrière au toit incliné fait une excroissance sur le côté. Nous nous arrêtons ensuite sur la place où siège fièrement une jolie halle couverte. De forme rectangulaire, elle date de 1604. Dans les murs en pierre sont aménagées les mesures à grains de différentes tailles qui servaient au commerce local. La charpente impressionnante permet de soutenir l’énorme poids de la couverture en pierres. Nous continuons la visite du village. Juste à côté, un mur est décoré à l’identique des peintures préhistoriques découvertes dans les grottes. C’est du plus bel effet. L’ancienne église a été transformée en maison d’habitation, mais le clocher possède toujours son horloge. Un peu plus loin, une cloche est pendue dans une ouverture au toit d’une maison. Certaines maisons sont très anciennes avec des fenêtres à meneaux. Après de multiples photos, nous reprenons la route qui serpente entre prairies et forêts. Nous passons Saillac pour arriver à Jamblusse. Là, un nouveau lavoir attire notre attention. Il comporte un bassin, bien sûr, mais aussi une partie abritée, plusieurs puits dont un entièrement fermé et équipé d’une pompe à main à volant. Là aussi, les planches utilisées par les lavandières ont la forme d’un papillon.

Nous reprenons la route pour nous arrêter au lavoir de l’Escabasse à Bach. Comme à Jamblusse, il y a une partie couverte et le bassin est très grand. Les nénuphars qui couvrent une partie de l’eau sont en fleurs de même que les autres végétaux qui poussent dans l’eau, donnant une belle note de couleur au paysage. Après avoir fait le plein de photos, nous reprenons les trikes pour prendre un chemin juste en face du lavoir qui descend dans la prairie. Un peu plus bas, on trouve deux immenses puits qui servaient autrefois à l’alimentation du village. Nous reprenons ensuite notre route sur le Causse. Après une petite pause pour caresser les chevaux qui paissent sous les arbres au bord du chemin, nous rejoignons la route de Cajarc. Nous nous arrêtons à Varaire pour prendre le café au restaurant local. Avant de repartir, nous échangeons quelques mots avec l’équipe d’anciens qui vient de terminer son repas au restaurant. Ils viennent de fêter l’anniversaire du plus âgé qui leur a payé le restaurant. C’est bien sympathique. Finalement, nous reprenons la route pour traverser Limogne-en-Quercy et finir par une belle descente jusqu’à Cajarc. Nous avons parcouru presque 65 km pour 813 m de dénivelé. La température est restée toute la journée plutôt fraîche pour la saison, ce qui n’est pas mal pour rouler.

Annie et Martine en pleine discussion dans la fraîcheur matinale 09:17
Annie et Martine en pleine discussion dans la fraîcheur matinale
Petite pause après la montée sur le Causse 09:42
Petite pause après la montée sur le Causse
Pause photo devant l'église de St-Jean-de-Laur 09:58
Pause photo devant l'église de St-Jean-de-Laur
Pause photo devant l'église de St-Jean-de-Laur 10:00
Pause photo devant l'église de St-Jean-de-Laur
Le moulin à vent du Ramier après St-Jean-de-Laur 10:08
Le moulin à vent du Ramier après St-Jean-de-Laur
Pause photo au lavoir de Souliers à Puyjourdes 10:12
Pause photo au lavoir de Souliers à Puyjourdes
Jour 5

Vendredi 17 juillet 2020

52 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin le temps est couvert. Des randonneurs à pied, qui ont campé à côté, quittent le camping en même temps que nous. Nous montons sur le Causse vers Gréalou. Il y a un peu de circulation et quelques camions, mais c’est acceptable. Après la zone industrielle de Péchigou, avant Béduer, nous prenons à gauche une petite route qui descend vers le Célé. La descente est vertigineuse et se termine par un beau passage taillé dans le rocher. Je rejoins Pascal qui m’a devancé dans la descente, puis nous passons la rivière et attendons les autres à côté d’un très beau potager. Lorsqu’elles arrivent, nous faisons une pause grignotage. Nous repartons pour traverser Boussac et, à la sortie du village, nous prenons à gauche une petite route qui grimpe fort. Nous redescendons dans le Ravin du Vial, puis nous passons la voie ferrée pour remonter de l’autre côté vers Cambes. Dans la montée, Pascal s’arrête pour un souci avec le tube supérieur de sa chaîne. Nous réglons le problème puis, après avoir laissé le passage au facteur, nous reprenons la montée vers Cambes. Les fermes ici sont très belles. Ce sont de beaux bâtiments en pierres jaunes qui vont très bien dans le paysage. En arrivant à Cambes, un puits sur le bord de la route comporte une pompe identique à celle que nous avons vue hier au lavoir de Jamblusse. Celle-ci non plus n’est pas opérationnelle, mais elle a sans doute été remplacée par une pompe immergée car un tuyau sort du puits fermé.

À Cambes, nous prenons la petite route qui monte à Claviès puis, après le village, nous descendons sur Lissac dans la vallée du Drauzou. Là, nous retrouvons une route plus large qui suit la vallée. Elle est barrée vers Camburat où nous voulons passer. Nous tentons notre chance quand même. En arrivant à Camburat, un chantier nous barre la route. Ils sont en train de construire un dos d’âne et le bitume est tout frais. Impossible de passer dessus. Un des ouvriers nous fait signe de passer sur le talus en terre fraîchement remuée. Finalement, après quelques mètres à pied en poussant les trikes, nous sommes de l’autre côté et nous pouvons continuer la route. À la sortie de Camburat, nous prenons la D840 sur quelques centaines de mètres pour tourner à droite vers Cardaillac. La route grimpe régulièrement et finalement, nous arrivons à Cardaillac où les deux tours dominent le village. Nous allons directement près de la salle des fêtes où un muret nous accueille pour le pique-nique. Le Labrador du restaurant d’en face nous a repérés et ne tarde pas à venir quémander de la nourriture. Il se couche patiemment au milieu de nous et pose pour la photo. Après déjeuner, nous allons prendre le café au restaurant, puis faire une visite du village. C’est très joli avec de belles maisons anciennes et nous pouvons grimper dans la Tour de Sagnes et monter jusqu’à la terrasse d’où on a une belle vue sur le village et les collines alentour. Nous terminons par un tour du village et reprenons la route de retour.

Nous redescendons par Fourmagnac puis repassons à Camburat. Le chantier est fini et la route n’est plus barrée. Nous descendons le long du Drauzou et, en arrivant à Lissac, nous remarquons un personnage que nous n’avions pas vu à l’aller. Peint en rouge, une bouteille à côté, un verre à la main, une cigarette au bec et une autre entre les doigts, le bonhomme de fer est assis sur le mur et attaché à l’arbre au-dessus par une chaîne. Un message pour les accros de la cigarette et de la boisson. Après quelques photos, nous continuons jusqu’à la route de Figeac. Un superbe viaduc en courbe, où passe la voie ferrée, enjambe la rivière et la route. Nous suivons la route vers Figeac puis 200 m plus loin nous prenons à droite la route de la vallée du Célé. La route que nous devions prendre un peu plus loin pour rejoindre Béduer est barrée. Le pont sur le Célé est en réfection complète et aucun passage n’est possible. Nous continuons jusqu’au pont suivant. Avant d’y arriver, nous passons sous l’église St-Martin de Camboulit. Elle est partiellement détruite et vaut le détour. Nous grimpons les quelques mètres pour une visite. Nous repartons ensuite par la route du Célé que nous quittons un peu plus loin pour monter jusqu’à Béduer.

Après Béduer, nous faisons un arrêt au chemin d’accès au dolmen de Martignes. Je suis le seul à parcourir à pied les deux cents mètres qui séparent la route du dolmen. En route, dans le champ à gauche un gros tronc déraciné est là depuis plusieurs années, poli et blanchi par le temps. Le dolmen de Martignes est surmonté de plusieurs petits dolmens, sans doute fabriqués par les visiteurs à partir des pierres du chemin. Après quelques photos, je fais demi-tour pour retrouver mes compagnons harassés par la chaleur au bord de la route. Ils ont eu tort d’attendre là car le chemin est ombragé et en plus il est praticable en trike. Nous continuons la route pour tourner un peu plus loin à droite sur une petite route qui rejoint l’itinéraire que nous avons suivi mardi dernier. Après le Mas de Pégouriès, nous rejoignons la route directe pour Cajarc et une belle descente vertigineuse nous ramène au camping. Nous avons parcouru presque 72 km aujourd’hui pour un dénivelé de 1115 m. Dans la dernière descente, mon trike a passé les 20 000 km. En 5 jours, nous totalisons plus de 325 km pour 4669 m de dénivelé. Cajarc représente un endroit propice à ce genre de circuits, à équidistance de plusieurs points remarquables qui font autant de destinations, tout en garantissant des parcours variés dans des paysages agréables. Nul doute que nous y reviendrons pour un rassemblement futur.

L'équipe prête au départ au camping de Cajarc 08:37
L'équipe prête au départ au camping de Cajarc
Petite pause dans la montée pour alléger la tenue 09:10
Petite pause dans la montée pour alléger la tenue
Un beau potager au bord du Célé à Boussac 10:03
Un beau potager au bord du Célé à Boussac
Annie et Martine nous rejoignent après une belle descente 10:04
Annie et Martine nous rejoignent après une belle descente
Pause photo et collation à Boussac 10:09
Pause photo et collation à Boussac
Juste après Boussac on a oublié de tourner à gauche 10:23
Juste après Boussac on a oublié de tourner à gauche