Itinérance AFV n°4
Du 18 au 26 juin 2016 · Saint-Paul de Loubressac (46)
9 jours550 km5 367 m D+444 photos
Le voyage
Pour cette quatrième édition de l'itinérance estivale de l'Association Française de Vélocouché, nous étions une dizaine à poser les roues de nos trikes au plein cœur de l'Aveyron. Partis de Saint-Paul-de-Loubressac (46), nous sommes allés jusqu'à Estaing (12) via Villefranche de Rouergue (12). Le retour s'est fait par la vallée du Lot et celle du Célé, avec en prime une visite de Conques (12) en nocturne et en terminant par une visite de Cahors (46). Les belles gorges de l'Aveyron et celles du Lot nous ont ravis. Si nous avons eu des côtes difficiles et parfois longues – l'Aveyron n'est pas plat – nous avons aussi eu de très belles descentes. Après un printemps très pluvieux, la semaine a été ensoleillée, voire chaude, même si le dimanche a été quelque peu humide. Les participants ont ainsi parcouru plus de 400 km en plein cœur du Massif Central. Avec Martine et Gilles, nous sommes partis de la vallée de la Garonne, rajoutant deux jours et plus de 150 km à ce périple. Comme toujours, l'ambiance conviviale a soudé le groupe, nous laissant de merveilleux souvenirs.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du voyage
Samedi 18 juin 2016
8 photos
Le parcours
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Le récit
Nous avons quitté la maison sous un ciel couvert, mais il ne fait pas froid. Lorsque nous arrivons à Lalande, Gilles est déjà au rendez-vous. Nous avons prévu de rallier tous les trois en trike le point de départ de cette première itinérance de 2016, la quatrième organisée sous l'égide de l'Association Française de Vélocouché. Une belle balade nous attend pour grimper progressivement jusqu'à Saint-Paul-de-Loubressac, au sud de Cahors, le long de la vallée de la Barguelonne, jusqu'à sa source. Après quelques photos, nous prenons la route de Lauzerte dont le revêtement est tout neuf. Ça roule très bien. Un vrai plaisir. Il n'y a pas beaucoup de voitures, même si le marché de ce matin à Valence d'Agen crée un peu de circulation. Au bout de quelques kilomètres, le revêtement n'est plus refait, mais l'ancien est quand même bien lisse. Juste après Moboul, nous prenons à droite la route de Montesquieu et nous traversons la petite Barguelonne, puis la grande Barguelonne. Nous suivons la rive gauche de cette dernière par une petite route bien lisse qui monte doucement. Le soleil fait une percée entre les nuages et nous nous arrêtons pour alléger notre tenue. Un peu avant Cazes-Mondenard, Gilles nous invite à prendre une petite route à gauche pour faire une petite visite à son fils. C'est un petit aller-retour de trois kilomètres. Ça monte bien et l'assistance électrique est la bienvenue pour grimper nos chargements sur le coteau. Après avoir visité la maison en cours de rénovation, nous repartons bientôt pour reprendre notre route dans la vallée de la Barguelonne.
À la sortie de Cazes-Mondenard, nous nous installons à l'intérieur du stade pour déjeuner au soleil. Il y a une table et des toilettes, le summum du confort. Après Cazes-Mondenard, la route monte un peu puis redescend jusqu'au niveau de la rivière. Là, nous passons sur l'autre rive, à Cazillac pour continuer à remonter progressivement sur cette petite route sans circulation. Nous passons en-dessous de Tréjouls. Un gros nuage noir se montre à l'horizon et on voit qu'il pleut dessous. Heureusement, un coin de ciel bleu reste accroché au-dessus de nos têtes et nous suit. Le nuage passe sur le côté, nous évitant de nous mouiller. Depuis le départ, nous avons le vent dans le dos et nous ne le sentons que lorsqu'on s'arrête. Arrivés au bout de la D104, nous prenons à gauche une route plus large qui monte un peu et que nous quittons bientôt pour retrouver la petite route qui suit la grande Barguelonne qui n'est plus maintenant qu'un ruisseau. Peu à peu, les cultures de céréales et de fruitiers laissent la place aux prairies et à la lande. Le relief s'accentue et nous montons franchement après être passés de l'autre côté de la rivière. Nous sommes près de la source. Arrivés à la D55, nous la prenons à droite pour grimper sur le coteau. La pente est bien raide jusqu'à ce que nous ayons rejoint la D19. Au bout, nous rejoignons la D820, l'ancienne nationale 20 qui est à quatre voies, mais autorisée aux vélos. Les trois kilomètres et demi qui nous séparent de chez André sont parcourus rapidement et s'achèvent par l'agression d'un automobiliste rageur, sans doute fâché qu'on empiète sur ce qu'il considère comme son territoire et qui nous rase à toute vitesse en klaxonnant. Nous avons parcouru 71 km aujourd'hui.
Lorsque nous arrivons, quelques-uns des autres participants sont déjà là. Jean-Pierre est venu en trike depuis Andernos, en quelques jours. Il a essuyé pas mal de pluie. Nous, nous n'avons pas eu une seule goutte d'eau de la journée. Peu après les autres arrivent et nous sommes au complet. La moitié des participants habitent loin : Serge et Christian, dans le nord de la France, Francine à Nancy, Richard et Christine dans le Jura. Nous formons une petite équipe de dix trikes, ce qui est très convivial. André, conformément à ses habitudes a soigné l'accueil. Une table a été dressée dans le garage où nous pouvons dîner ensemble et des rameaux de cerisier ornés de cerises n'attendent que l'on se serve pour se régaler. Il a également affiché le parcours prévu au mur et établi une liste à compléter pour que chacun mette ses coordonnées personnelles afin de garder le contact après la randonnée. Après le dîner où nous dégustons les spécialités locales amenées par les participants, André installe le projecteur et nous passe le film d'un de nos rassemblements de vélos couchés. Rapidement, le groupe se soude et l'ambiance conviviale s'installe. Il faut dire que pour la plupart nous avons déjà roulé ensemble, soit à l'occasion d'une randonnée, soit au cours d'un rassemblement.
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Dimanche 19 juin 2016
74 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes debout à six heures. Le ton de la randonnée est donné dès le départ. Nous devons partir à huit heures. Sur les dix, cinq ont choisi l'option remorque : André, Serge, Christian, Jean-Pierre et moi. La remorque de Jean-Pierre est une mono-roue. Christian et Francine ont installé un Veltop qui les protégera de la pluie, voire du soleil. Après le briefing d'usage, nous prenons la route. Le temps est plutôt humide et une pluie fine nous accueille dès nos premiers tours de roue. Après une petite descente, nous nous arrêtons au Fraysse pour admirer un joli pigeonnier sur pilotis à l'intérieur d'une propriété privée. Notre groupe coloré attire le regard des voisins. Un peu plus loin, nous passons devant un moulin, puis nous attaquons une côte bien raide jusqu'au Méric. Là, nous faisons une pause pour nous découvrir un peu, réchauffés par la montée, puis nous admirons un autre superbe pigeonnier qui trône au cœur du hameau. Nous redescendons dans la vallée du Lemboulas pour rejoindre la route de Lalbenque. En bas, nous devons remettre les vêtements de pluie. Nous traversons Lalbenque sous la pluie et nous allons directement au supermarché de l'autre côté. Pendant que chacun fait ses provisions, la pluie cesse. Nous repartons cap à l'est, en direction de Villefranche-de-Rouergue, notre objectif du jour.
Nous faisons une pause à Vaylats pour admirer le couvent. C'est un beau bâtiment avec un clocher et des tourelles. Une brèche a été faite dans le mur de clôture pour faire passer les engins de chantier qui effectuent une rénovation. Après quelques photos, nous reprenons la route jusqu'à Bach. Nous nous arrêtons près de l'arrêt de bus. Un villageois en voiture s'arrête pour nous questionner. Ensuite, nous prenons vers le sud sur un kilomètre environ pour rejoindre Escabasse, un lieu-dit de la commune. On y trouve un superbe lavoir papillon qui doit son nom à la forme des plans inclinés qui servaient autrefois à essorer le linge. Il y a, devant, un petit étang avec de beaux nénuphars en fleurs. Un peu en-dessous, de l'autre côté de la route, nous pouvons admirer deux énormes puits qui servaient autrefois à alimenter le village en eau potable. Nous repartons par une petite route, où l'herbe a tendance à reprendre ses droits, qui nous ramène sur la D19 que nous avons quittée au village. Nous passons devant les phosphatières du Cloup d'Aural, puis après quelques kilomètres, nous nous regroupons à l'entrée de Varaire. Nous rejoignons ensuite le centre du village où se trouve un joli lavoir du même type que le précédent et où s'ébattent quelques canards. Après Varaire, nous prenons à droite et nous nous arrêtons pour voir le dolmen. Après avoir bien profité de la pause, nous reprenons la route.
À l'entrée de Marsa, un troupeau de moutons occupe la route. Il tourne à droite et ne nous dérangera pas. À l'entrée de Beauregard, on s'arrête pour admirer une jolie cazelle. Elle possède une cheminée et il est possible qu'elle ait été aménagée en habitation sommaire. Après quelques photos, nous gagnons le cœur de cette petite bastide où une halle couverte trône fièrement au milieu de la place principale. Nous rejoignons ensuite le terrain de boules, à la sortie où nous pouvons calmer nos estomacs affamés par une longue matinée à pédaler. Heureusement, il ne pleut pas et même si le temps est toujours couvert et le vent pas très chaud, nous pouvons déjeuner au sec. Après nous être restaurés, nous reprenons la route pour nous arrêter cinq kilomètres plus loin voir un autre dolmen. C'est une belle pierre plate très large où nous nous faisons un plaisir de monter le temps de quelques photos. Un peu plus loin, nous faisons un crochet pour aller voir l'ancien prieuré de Laramière. C'est un beau bâtiment un peu austère avec un joli jardin. La route est tranquille jusqu'à Savignac où nous approchons de notre objectif du jour. Après un regroupement, nous prenons une petite route qui contourne Villefranche-de-Rouergue pour finalement rejoindre le camping au sud de la ville, près du terrain de sports. Malgré nos échanges par mail, la gérante n'a pas enregistré notre réservation, mais il y a largement de la place et nous sommes installés confortablement sur une belle pelouse bien rase. À la soirée, nous sommes quelques-uns à aller faire un tour de la ville à pied. Le compteur affiche un peu plus de 59 km pour la journée et environ 130 km depuis notre départ de la maison.
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Lundi 20 juin 2016
83 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la brume a envahi la vallée de l'Aveyron, mais on voit le ciel bleu au travers. La journée s'annonce belle. Après le briefing quotidien, nous rejoignons le centre ville. Après une halte pour faire des courses au commerce local, nous gagnons la place de la cathédrale. Là, nous faisons sensation et les badauds viennent nous questionner. La place vaut vraiment le détour. Carrée, comme pour toutes les bastides, elle est entourée d'arcades sous les maisons imposantes et la cathédrale, imposante elle aussi, possède une superbe façade. Échappant aux questions des badauds, nous reprenons notre route pour rejoindre, par les petites rues de la ville, l'entrée des gorges de l'Aveyron. Christine, en pleine forme ce matin, ouvre la marche sur cette jolie route des gorges qui monte doucement. Après quelques kilomètres sous le soleil, nous faisons une pause pour nous découvrir. La température est bien montée et contraste fort avec ce que nous avons eu la veille. Nous attendons Gilles qui a des soucis avec la fixation de ses sacoches latérales. Après un petit cours délivré par Richard, tout rentre dans l'ordre et nous pouvons repartir. Un peu plus loin, nous traversons la rivière sur un joli pont daté de 1908 avant d'entamer la sortie des gorges. Maintenant, ça monte franchement, en remontant la vallée du Lézert, et le groupe s'étale.
Moins de deux kilomètres plus loin, nous nous arrêtons au martinet de la Ramonde. Le martinet est un marteau hydraulique, actionné par le flux de la rivière, qui servait pour la forge qui travaillait le cuivre du XIVème au XIXème siècle. Il y en avait plusieurs le long de la vallée du Lézert et une association locale a restauré celui-ci. Après un petit tour sur l'exposition visible de l'extérieur, nous reprenons la route qui continue à grimper jusqu'à la Bastide-l'Évêque. Nous entrons dans le village en passant sous un porche pour déboucher sur la petite place entourée de très jolis bâtiment. Dommage qu'il y ait tant de voitures qui gâchent le paysage et nos photos. Nous grimpons pour quitter le village et prendre la route de Rieupeyroux. Le parcours suivant est un peu pénible avec des montées et de petites côtes sous le soleil qui devient de plus en plus chaud. En plus, il est tard et nos estomacs crient famine. Après quelques kilomètres, nous attendons André qui semble avoir des problèmes. Une soudure du timon de sa remorque a lâché. Nous faisons une consolidation de fortune, puis nous reprenons la route. Nous arrivons à la D911 où la circulation est assez dense et que nous devons emprunter sur au moins cinq kilomètres. Nous poursuivons jusqu'à Rieupeyroux en roulant par petits groupes.
Arrivé à Rieupeyroux, nous rejoignons l'aire de repos, en bas du village, près du lac. Deux manquent à l'appel, Serge et Christian. Ils sont partis devant et je leur avais dit d'attendre à l'entrée du village, oubliant que nous ne passions pas par cet endroit, car nous avons quitté la route avant. Je prends le trike de Martine, moins chargé que le mien, pour aller les retrouver et les guider au point de pique-nique. Il faut remonter en haut du village, mais je trouve mes deux compères à l'endroit prévu, attendant patiemment, mais quelque peu inquiets. Heureusement, nous rejoignons le reste du groupe et nous pouvons calmer nos estomacs qui crient famine. Je me fais pardonner mon erreur par un petit concert de ukulélé avant que nous reprenions la route. André nous quitte sans attendre, en compagnie de Jean-Pierre dont le porte bagage est cassé, afin de trouver un soudeur dans le village. Nous repartons peu après, acclamés par les collégiens qui attendent à l'arrêt du bus. Nous devons remonter en haut du village et la côte est bien raide. Ceux qui souffrent le plus sont ceux sans assistance, Christine, Richard et Gilles. À la sortie du village, au bord de la D911 que nous avons retrouvée, André et Jean-Pierre ont trouvé un atelier pour faire faire leurs réparations. Nous continuons notre route et ils nous rejoindront plus tard. Nous roulons encore quelques kilomètres sur la route de Rodez assez fréquentée, puis nous prenons à gauche la route de Belcastel.
Après un parcours bien agréable sur cette petite route sans voitures, nous passons à Colombiès où nos deux compères auraient aussi trouvé un artisan pour réparer leur matériel s'il n'en avait pas trouvé à Rieupeyroux. Suit une superbe descente bien pentue de plusieurs kilomètres qui nous amène au fond des gorges de l'Aveyron. Nous nous regroupons en bas et nous ne tardons pas à voir arriver André et Jean-Pierre, contents de leur descente et de la réparation de leur matériel. Après quelques photos, nous repartons par la route des gorges en rive droite qui nous amène à Belcastel quelques deux kilomètres plus loin. Après avoir traversé – non sans difficultés pour certains – le petit pont pavé de galets et bien pentu qui mène de l'autre côté de la rivière, nous nous installons au camping. Le compteur affiche un peu plus de 49 km pour la journée et environ 180 km depuis notre départ de la maison. Après un repas collectif où chacun amène ce qu'il a, nous allons faire un petit tour dans le village, perché sur la colline au-dessus de l'Aveyron et dominé par le château. Nous revenons à la tombée de la nuit et nous profitons de l'illumination du pont et du château qui donne un air mystérieux et sympathique à ce joli village.
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Mardi 21 juin 2016
80 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le ciel est couvert. Le briefing quotidien se tient à la sortie du camping, à l'entrée du pont. André, qui veut prendre son temps pour monter la côte, a filé sans nous attendre. Le passage du pont est plus facile dans ce sens. Nous rejoignons le bas du village sous l’œil impressionné d'un habitant du lieu, puis nous entamons la longue montée qui va nous extraire des gorges de l'Aveyron. Dès le début de la montée, on a une belle vue sur Belcastel qui porte bien son nom. Après une belle montée bien raide qui nous réchauffe vite, nous arrivons à Cassan. Un peu plus loin, les habitants d'une maison au bord de la route ont réalisé de jolies constructions miniatures en pierres. Il y a même une tour Eiffel du même métal et un pont de la rivière Kwaï. Un peu plus loin, nous faisons une pause à Mayran pour dévaliser la boulangerie locale. Le soleil a refait son apparition et la chaleur monte. Nous retrouvons André au carrefour de la D994. Nous prenons une petite route qui part en face, un peu plus loin pour suivre un joli parcours avec une belle vue sur les collines. Nous rejoignons la D57 un peu avant Bruéjouls après une belle descente. La route continue à descendre ensuite pour de nombreux kilomètres, une récompense après les dures montées des jours précédents. Nous nous arrêtons à Bruéjouls pour quelques photos. Un gigantesque taste-vin trône sur le mur au bord de la place du village. Ici, les pierres sont rouges, comme l'est la terre des champs.
Nous reprenons la descente jusqu'à Clairvaux-d'Aveyron. À l'entrée du village, une rivière au sable rouge coule au pied des maisons aux pierres de la même couleur. Le village est typique avec un joli porche et de belles petites ruelles. Nous nous arrêtons faire les courses au commerce local. Nous reprenons la route qui descend jusqu'à Valady. Après le village, nous rejoignons la D901, un peu plus fréquentée, mais qui descend toujours. À l'entrée de Nauviale, après une descente facile à la pente faible, nous prenons à droite pour remonter la vallée du Dourdou. Alors qu'on se regroupe au carrefour, l'habitant du lieu vient discuter avec nous. Les questions sont toujours les mêmes. Nous repartons car midi sonne au clocher et il nous reste encore un peu de route pour rejoindre le point prévu pour la pause méridienne. Les huit kilomètres jusqu'à Mouret sont faciles avec quelques montées et descentes. Avant d'arriver, nous pouvons admirer le château de la Servayrie, perché sur la colline au-dessus du Dourdou. Nous nous arrêtons pour le casse-croûte en bas du village, au terrain de football où une table à l'ombre des arbres est la bienvenue. Malheureusement, les toilettes sont fermées à clé. Après une courte sieste au son du ukulélé, nous reprenons notre route dans la vallée. Les six kilomètres qui nous séparent de Villecomtal sont vite avalés.
Nous nous arrêtons faire le plein d'eau aux toilettes publiques à la sortie de la ville, puis nous allons visiter à pied. Toutes les pierres sont rouges, donnant une belle couleur aux maisons et à l'église. En cette chaude après-midi, il n'y a pas grand monde dehors. Après la visite, nous reprenons nos montures pour entamer la seconde grosse montée de la journée. En effet, il s'agit de passer de la vallée du Dourdou à celle du Lot. Et la région n'étant pas réputée plate, la montée est longue et difficile. Nous prenons notre mal en patience et le peloton s'étire en longueur. Heureusement, une partie du parcours est ombragée. À Contensouze, nous sommes en haut. L'ombre est la bienvenue pour une petite pause en attendant les derniers. Après que chacun ait récupéré, nous repartons jusqu'au carrefour de la D20. De là, on a une belle vue sur la vallée du Lot. Nous prenons à droite, puis plus loin sur la gauche en direction d'Estaing. Un homme rencontré à Villecomtal nous avait prévenu que la route était barrée mais qu'on pouvait passer quand même avant de trouver une déviation. En fait, la pancarte à ce carrefour interdit seulement la circulation aux poids-lourds. C'est un peu plus loin que ça se corse. La route est en cours de réfection et on ne peut pas passer. Une déviation a été mise en place qui nous rallonge de plus de trois kilomètres. Au lieu de descendre directement sur Estaing, nous devons prendre à droite par Sébrazac et Verrières. Même si globalement, nous descendons jusqu'au bord du Lot, il y a encore quelques petits tronçons à monter.
Au moment de repartir, Christine a un souci avec sa chaîne qui est descendue du petit plateau. Un petit réglage et tout va mieux. Finalement après quelques belles descentes, nous arrivons à Verrières. Nous nous arrêtons devant le pont des pèlerins – on est sur le chemin de Compostelle – pour faire quelques photos. Il y a aussi une jolie source et de belles maisons dans ce petit hameau. Nous prenons la route qui longe la rive gauche du Lot et, tout de suite, le village d'Estaing se dévoile, dominé par l'imposant château. Arrivés à Estaing, nous traversons le pont pour nous arrêter de l'autre côté à l'ombre des arbres. Nous allons faire un petit tour en ville. C'est assez décevant, fortement dévoyé par le tourisme, malgré de jolies petites maisons et des ruelles en pente. Finalement, nous reprenons la route pour faire les trois kilomètres et demi qui nous séparent du camping à la ferme de la Cavalerie. Le fermier nous attend et nous nous installons rapidement. C'est une soirée calme car nous sommes loin de tout et après une repas vite avalé, nous ne traînons pas. Le compteur affiche un peu plus de 63 km pour la journée et environ 243 km depuis notre départ de la maison.
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Mercredi 22 juin 2016
39 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le fermier est venu vérifier que tout va bien. La brume qui a envahi les gorges du Lot laisse peu à peu la place au ciel bleu et à un soleil éclatant. La journée sera chaude. Après le briefing, nous prenons la route qui descend doucement au fond des gorges. Nous faisons un premier arrêt à la chapelle del Dol, une petite chapelle en pierres au bord du Lot dont juste le clocher émerge à la hauteur de la route. Un peu plus loin, on a l'impression qu'au détour d'un virage on va plonger dans la brume. En fait, il n'en est rien. C'est juste un reste de brume suspendu au-dessus du barrage EDF de Golinhac dont le déversoir est en service. Sans doute un phénomène thermique local lié à la baisse de température de l'air au droit de la chute d'eau. En tout cas, l'effet est surprenant et nous nous arrêtons de nouveau pour faire des photos des montagnes apparaissant en transparence à travers la brume, éclairées par le soleil matinal. La suite de la descente est très facile et nous tenons une belle allure. Nous arrivons à Entraygues-sur-Truyère où nous nous arrêtons pour une photo du pont sur le Lot. Nous rejoignons la place pour une pause courses et café. Une commerçante a donné à Francine un sachet de croquants que nous nous partageons.
Nous reprenons la route pour remonter le long de la Truyère jusqu'au pont et redescendre de l'autre côté. Nous faisons une pause au confluent où le château d'Entraygues-sur-Truyère trône fièrement au-dessus des eaux colorées par un ciel sans nuage. De ce côté on a une belle vue sur le château et la ville. Finalement, nous reprenons cette petite route qui longe la rive droite du Lot, quasiment toujours en descente. Un vrai plaisir après les rudes montées de la veille. Nous arrivons à Vieillevie bien trop tôt pour y déjeuner. Nous faisons une pause sous le château pour faire le plein d'eau au robinet municipal, puis nous continuons notre route sous le soleil brûlant. Finalement, nous nous arrêtons à Saint-Projet, au bord du Lot, où nous trouvons un vaste espace et des tables. Il y a déjà un peu de monde et un groupe de cyclistes arrive dispersé après que nous soyons installés. Nous terminons la pause par une sieste au ukulélé, ce qui devient une habitude. Finalement, nous reprenons la route qui continue à descendre le long du Lot sous le soleil de plus en plus chaud. Arrivés au carrefour de la route de Conques, je propose au groupe de rejoindre directement le camping, situé à six kilomètres seulement en aval et de visiter Conques sans notre chargement, ce qui est accepté à l'unanimité.
Finalement, arrivés au camping de Saint-Parthem, je propose qu'on reste l'après-midi à flâner et qu'on ne monte à Conques qu'après le repas. La piscine bien fraîche est la bienvenue par ces fortes chaleurs. Nous décidons de dîner rapidement au restaurant du camping et de partir après. Jean-Pierre, qui vient de déplorer un décès, a décidé d'abandonner la randonnée. Son épouse Brigitte, venue le chercher en voiture, dîne avec nous avant leur départ pour Grenoble. Finalement, nous reprenons la route avec les trikes à vide aux environs de huit heures. Sans chargement, on a l'impression de voler et il nous faut peu de temps pour couvrir les six kilomètres jusqu'au carrefour de la route de Conques. Il n'en faut guère plus pour atteindre, en remontant la basse vallée du Dourdou, le bas de la montée à Conques qui ne fait qu'un kilomètre. L'avantage du soir, c'est qu'il n'y a plus personne et nous avons la route pour nous. L'éclairage rasant donne aussi un peu plus de relief à nos photos. Après une visite rapide, nous dégustons des glaces, puis nous reprenons la route de retour alors que la nuit tombe. Nous finirons le trajet en nocturne, ce qui ajoute un peu de piment à l'aventure. Nous nous coucherons guère plus tard que d'habitude et chacun sera levé dès six heures le lendemain. Le compteur affiche un peu plus de 71 km pour la journée – mais une partie a été faite à vide – et environ 314 km depuis notre départ de la maison.
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Jeudi 23 juin 2016
36 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous ne sommes plus que neuf au départ. Le Hollandais, responsable du camping, vient assister au briefing. Nous donnons nos premiers coups de pédale sous un ciel d'un bleu profond, sans un nuage. Nous continuons la descente le long du Lot, à l'ombre de belles falaises. Nous passons sous le château de Gironde puis nous traversons Port-d'Agrès. Là, nous prenons en face la petite route qui longe le Lot jusqu'à Livinhac-le-Haut. Avant de rentrer dans le village, nous prenons à droite la belle côte qui mène à Montredon. C'est une jolie montée de cinq kilomètres qui éparpille le groupe. Nous prenons notre mal en patience et nous nous regroupons en haut. Une fois que chacun a récupéré, nous continuons sur le plateau avant de redescendre par la vallée du Donazac jusqu'au Lot. C'est une belle descente que nous apprécions. Au carrefour de la D840, nous faisons des groupes de trois pour les deux kilomètres et demi qui nous séparent de Capdenac-Gare. Cette route est très fréquentée et il y a pas mal de poids-lourds. Un peu avant d'arriver à Capdenac-Gare, un cycliste qui arrive en face traverse la route pour nous prévenir qu'il y a un bouchon juste après. En effet, avant d'arriver au rond-point face au pont, les voitures et les camions avancent au pas. Nous nous retrouvons tous ensemble mais nous n'avons pas beaucoup à attendre pour prendre à gauche sur le pont, puis tout de suite à droite le long du Lot, laissant la foule motorisée encombrer la route de Figeac. Passant devant l'aire de repos au bord du Lot, nous filons jusqu'au supermarché un peu plus loin afin de faire les courses.
Après les courses, nous revenons sur nos pas pour nous installer à l'ombre au bout de l'aire de repos, tout près du pont. Nous avons la chance d'être arrivés assez tôt pour avoir la meilleure table libre. Les autres ne sont pas aussi ombragées. Après le déjeuner et la séance rituelle de ukulélé, nous reprenons la route sous le soleil brûlant. Après Capdenac-Gare, nous avons encore une montée, mais pas trop longue. Assez cependant pour nous faire tirer la langue sous le soleil. Nous faisons une pause en haut dans un coin d'ombre au bord de la route. Après une jolie descente, nous retrouvons les bords du Lot et la route est un peu plus ombragée. Nous arrivons à Balagiuer-d'Olt où un lavoir au fil de l'eau attire notre convoitise. L'eau, qui descend de la colline, y est très fraîche et très agréable pour nous refroidir les pieds. André se déchaîne et l’histoire finit en bataille d'eau. Nous repartons pour traverser le Lot un peu plus loin. Juste après, nous passons sous le château de Larroque-Toirac, perché au creux de la falaise qui domine la vallée. Nous nous arrêtons faire des photos, mais le soleil brûlant et l'absence d'ombre ont vite fait de nous faire décamper. Nous poursuivons la route jusqu'à Montbrun, terme de notre périple du jour.
Nous arrivons au camping par l'entrée des artistes, à l'opposé de l'accès principal. Le gérant qui nous a vus arriver vient à notre rencontre. Nous choisissons chacun notre emplacement, mais tous sont déjà habités par les moustiques. L'accueil est chaleureux et le gérant nous offre un pack de bière qu'on met au congélateur avant de le déguster. Christine, Richard, Christian et Gilles ont décidé d'aller dîner au restaurant à Cajarc, sept kilomètres en aval. Nous restons au camping pour utiliser nos provisions. La visite de Cajarc est prévue demain. Pour ce soir, nous visitons le village de Montbrun et, sur les conseils du gérant du camping, nous empruntons le chemin qui monte au château à flanc de falaise. De là, on a une belle vue sur la vallée et sur les toits du village. Le château est privé et fermé, mais en montant un peu plus haut, sur un gros enrochement plat, on peut le voir un peu mieux. Avant de redescendre, nous apercevons en bas nos amis qui reviennent de Cajarc en trike. Nous terminons par la visite de la ville basse avec son joli lavoir et son passage sous la route avec le ruisseau qui alimente le lavoir. Nous rentrons au camping par les berges du Lot. Le compteur affiche environ 53 km pour la journée et près de 367 km depuis notre départ de la maison.
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Vendredi 24 juin 2016
52 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le ciel est gris. Le gérant du camping assiste au briefing. Nous remontons sur la route pour continuer le long du Lot jusqu'à Cajarc. Nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses et dévaliser la boulangerie, sous les regards envieux des passants, puis nous faisons un petit tour de la ville en trike. Les petites ruelles valent le détour et nous faisons une photo collective sur la place de l'église. Nous quittons Cajarc par le nord pour grimper la colline afin de rejoindre la vallée du Célé. C'est cinq kilomètres de montée que nous avalons sans problème. Nous nous regroupons en haut. Je resserre un maillon de la chaîne du vélo de Martine qui accroche au passage du dérailleur. La réparation est provisoire en attendant le remplacement du maillon défaillant. Des randonneurs à pied s'arrêtent pour nous interroger, intrigués par nos vélos. Une fois tout le monde reposé, nous reprenons la route qui serpente sur le plateau avant de descendre doucement. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour voir le dolmen de Saint-Chels. André, toujours aussi espiègle, s'assoit dessous pendant que les appareils-photo crépitent. Un peu plus loin, nous prenons à droite la route de Saint-Sulpice. C'est une belle descente qui est avalée à grande vitesse et qui nous mène au fond de la vallée du Célé. Arrivé en bas, André s'aperçoit qu'il a perdu une vis qui maintient le tube de chaîne de son trike. Heureusement, Gilles a une vis qui fait l'affaire et c'est vite réparé.
Nous prenons la route qui longe le Célé sur la rive droite. Nous arrivons bientôt à Marcilhac-sur-Célé où nous allons directement à l'abbaye. Nous rangeons les trikes à l'intérieur de l'enceinte et nous nous éparpillons pour une visite désorganisée. L'endroit est superbe, autant du côté de la partie ruinée, qui conserve de belles pierres et sculptures, qu'à l'intérieur où le décor est grandiose et les peintures murales anciennes exceptionnelles. L'environnement n'est pas non plus à négliger, notamment le passage étroit et bas qui donne accès à la rivière, juste en amont du moulin à farine. Après en avoir grandement profité, nous reprenons notre route le long du Célé. Elle a un aspect intime très agréable avec ses falaises d'un côté et son muret en pierres qui surplombe la rivière. Le parcours est grandement ombragé ce qui est un atout car le soleil a fait son retour. L'aire de repos où nous avions prévu de déjeuner, près de Sauliac-sur-Célé, est occupée. Il n'y a pas de place pour nous. Force nous est de continuer jusqu'à trouver un autre endroit. Finalement, nous trouvons un accès à la rivière utilisé par les canoéistes où nous avons un peu d'ombre pour déjeuner. Gilles en profite pour se baigner dans la rivière avant de déjeuner.
Après le repas et la séance inévitable de ukulélé, nous reprenons la route sous le soleil. Nous passons devant le musée de l'insolite puis sous le tunnel du Liauzu. Nous arrivons à Cabrerets où nous nous arrêtons au camping pour faire le plein d'eau. En traversant le village, nous passons au-dessous du château de Gontaud-Biron, puis nous rejoignons le confluent du Lot et du Célé à Conduché. Nous poursuivons en descendant le long du Lot. Juste après le confluent, à Bouziès, nous passons sous le château des Anglais, une forteresse bâtie dans la falaise qui autrefois abritait des bandits de grand chemin. Suit un très beau parcours avec de belles falaises qui surplombent la route et des petits tunnels. Finalement, nous arrivons à Vers où nous nous installons au camping municipal. Le compteur affiche environ 59 km pour la journée et près de 425 km depuis notre départ de la maison. Ce soir, certains vont en ville au restaurant pendant que d'autres vont juste boire une bière avant de revenir dîner au camping. Le temps lourd menace en soirée, rendant finalement vraie la prévision de Gilles lors du briefing de ce main « à Vers (dans le sud-ouest on prononce le s), il pleuvra à verse ». C'est tellement vrai que si ceux qui étaient au restaurant sont rentrés juste à temps avant le gros de l'orage, certains d'entre-nous se sont retrouvés peu après avec une tente flottant sur quelques centimètres d'eau tellement il a plu fort en peu de temps. Christian en a même été quitte pour demander un hébergement chez Christine et Richard. Certains n'ont pas beaucoup dormi cette nuit là, même si l'orage n'a pas duré.
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Samedi 25 juin 2016
66 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Nous profitons du briefing pour faire une photo du groupe au complet avant le départ. Le ciel est gris ce matin, mais ça ne menace pas. L'orage d'hier soir est oublié, sauf par ceux qui n'ont pas bien dormi. Nous quittons Vers en prenant le pont sur le Lot. La route grimpe le long de la falaise, nous élevant peu à peu au-dessus de la rivière. La route est très belle, avec la falaise d'un côté et l'aplomb de la rivière de l'autre. Nous passons entre les rochers, puis nous arrivons en haut. Nous nous arrêtons un peu plus loin où un point de vue surplombe la rivière et le pont métallique où passait autrefois la voie ferrée, aujourd'hui abandonnée à la végétation. Nous prenons le temps de faire des photos avant de reprendre la descente sur Arcambal où nous faisons une nouvelle pause. Nous dévalisons la boulangerie locale avant de repartir. Nous prenons la route de Cahors sur quelques kilomètres, avant de la quitter à droite pour passer dans une zone résidentielle où les routes sont plus tranquilles. Après une pause au supermarché pour faire les courses, nous rejoignons le centre-ville de Cahors où nous nous arrêtons sur une petite place sous le buste de Clément Marot. Après quelques photos, nous faisons un petit tour dans la ville. C'est jour de marché et il y a beaucoup de monde. Nous faisons le tour de la cathédrale où débute un concert de musique, puis nous visitons les jardins des simples de chaque côté de l'édifice et les ruelles avoisinantes aux jolies maisons à colombages.
Nous reprenons nos vélos pour suivre les quais et faire le tour de la ville. Après un arrêt pour admirer l'horloge à billes, merveille d'ingéniosité, nous rejoignons le pont Valentré. Nous nous arrêtons juste avant pour faire une photo d'ensemble. Un loueur de vélos fait l'essai du trike d'André pendant que nous traversons la route pour prendre nos photos. Nous repartons pour traverser le Lot sur le pont Valentré, sous l’œil ébahi des quelques touristes qui visitent la ville. Nous passons juste en-dessous du diable de la légende qui orne l'angle d'une des arches du pont. Nous nous arrêtons de l'autre côté, sous la falaise, pour grimper par le chemin au-dessus du pont et faire de belles photos vues d'en-haut, face à la ville. Un groupe d'Italiens s'intéresse à nos vélos et nous questionne. Finalement, comme le temps passe et que nous n'allons pas tarder à avoir faim, nous reprenons la route pour refaire le tour de la ville, mais sur l'autre rive de la rivière. Nous faisons un bref arrêt devant la fontaine des Chartreux, puis nous poursuivons jusqu'au parking Saint-Georges où nous prenons la voie cyclable sur la berge. Nous rejoignons la route par laquelle nous sommes venus pour rejoindre Arcambal où nous devons déjeuner. Sur le parcours dans la zone résidentielle, Richard est victime d'une crevaison. Après réparation, nous rejoignons Arcambal où le déjeuner est le bienvenu.
Le parking sur lequel nous avons jeté notre dévolu se remplit peu à peu dès que nous avons fini de déjeuner. C'est sans doute la fête de l'école et nous n'avons pas d'autre choix que de déguerpir, d'autant qu'il est déjà tard. Nous décidons donc de lever le camp sans satisfaire à la traditionnelle séance de ukulélé. Nous prenons la route vers Cahors, passant sous le château du Bousquet, puis nous bifurquons à gauche pour prendre la route qui longe l'autoroute. Au moment de quitter cette route, Gilles a filé devant sans se soucier du parcours. Nous attendons qu'il revienne avant d'entamer la belle montée qui suit. C'est une route étroite et très pentue où ceux qui n'ont pas de moteur souffrent sous la chaleur. Nous nous regroupons en haut, juste avant Aujols. Richard a beaucoup galéré dans la côte. Il trouve que son trike n'avance pas. En regardant la ligne de chaîne, on s'aperçoit que le tube du brin tendu touche le cadre lors qu'il est sur le grand pignon. Il y a quelque chose d'anormal. Sans trouver de solution immédiate, nous rejoignons le village où la fête bat son plein. Tant pis pour nos photos du lavoir, il y a plein de monde et des forains juste devant. Nous faisons une petite pause et Richard réalise qu'en déplaçant l'élastomère de la suspension arrière de son trike il peut résoudre son problème de ligne de chaîne, ce qui est fait en quelques minutes.
Finalement, nous ne nous attardons pas près de l'immense lavoir qui occupe la place centrale dans le village. Nous prenons un petit chemin herbeux qui rejoint la route prévue. Nous nous arrêtons près du mur crénelé, face à l'église pour faire quelques photos supplémentaires avant de quitter le village par le haut. Nous rejoignons Laburgade où nous prenons le chemin des puits. C'est un bel alignement de puits en pierres, chacun situé sur une veine différente, qui autrefois alimentaient chaque famille en eau potable. Après quelques photos, nous reprenons la route en direction de Lalbenque. Le faux plat montant de la D10 ne nous empêche pas de mener un bon train. Juste avant d'arriver à Lalbenque, nous prenons une petite route à droite pour passer voir le dolmen de la Borie Rouge, situé sur une propriété privée face à une maison. Nous continuons notre route en passant devant le supermarché où nous avons fait les courses dimanche dernier, puis nous prenons à droite au rond-point. Un peu plus loin, nous prenons à gauche la D26 qui, via Fontanes, nous ramène tout droit chez André. Le compteur affiche environ 57 km pour la journée et près de 482 km depuis notre départ de la maison. Nous partons au restaurant en voiture, à quelques kilomètres de là, pour fêter dignement la fin de cette belle rencontre. Nous rentrons à la nuit, bien fourbus après une pleine semaine d'aventures.
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Dimanche 26 juin 2016
6 photos
Le récit
Nous nous levons à sept heures, chacun ayant de la route à faire. Il fait un beau soleil et la journée s'annonce belle. Nous déjeunons dans le garage sur la table dressée par André qui est allé nous cueillir quelques cerises pour la route. Au moment où nous nous apprêtons à partir, une montgolfière déboule juste au-dessus de la maison, à quelques mètres de hauteur. Elle est suivie de plusieurs autres et nous profitons du spectacle. L'une d'entre-elles semble avoir des difficultés à se maintenir en hauteur et se pose juste de l'autre côté de la quatre voies, sur le terre-plein. Nous en profitons pour faire de belles photos. Nous sommes montés sur le talus qui protège la maison d'André de la quatre voies pour mieux profiter du spectacle. Les passagers débarquent, assistés par les accompagnateurs qui les ont suivis en voiture. Finalement, comme le temps passe, nous nous décidons à partir. Nous faisons nos adieux à tous nos amis et nous reprenons la route à trois trikes, comme nous l'avons fait à l'aller. En prenant la quatre voies, nous sommes salués par l'équipage de la montgolfière échouée qui est en train de la replier. Ils nous souhaitent bon voyage. Après quelques kilomètres, nous quittons la quatre voies pour prendre la D19. Nous faisons exactement le parcours inverse de l'aller. Maintenant, c'est globalement descendant et nous roulons bien.
Après un parcours sur le plateau, nous descendons dans la vallée de la Barguelonne que nous suivrons sur la plus grande partie de notre parcours. Au fur et à mesure que nous descendons, le paysage change, devenant plus cultivé. Nous passons Cazes-Mondenard puis nous nous arrêtons déjeuner au bord de la route après Saint-Hilaire, avant de rejoindre la route de Lauzerte. Le reste de la route est sans histoire. Nous quittons Gilles à Lalande, là où nous l'avons retrouvé le premier jour. Encore quelques kilomètres, dont la traversée de Valence d'Agen, et nous sommes de retour à la maison où le chat, qui nous a attendus patiemment, semble fort content de nous revoir. Le compteur affiche environ 68 km pour la journée et près de 550 km depuis notre départ de la maison. Encore une belle randonnée bien conviviale qui nous laissera plein de souvenirs. L'Aveyron a laissé ses empreintes dans nos mémoires, tant par la beauté de ses paysages que par les difficultés de son relief. En tout cas il a de bons arguments pour nous faire revenir.
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