Voyage

Haute-Loire

Du 24 au 28 août 2015 · Le Chambon-sur-Lignon (43)

5 jours236 km3 822 m D+324 photos

Le voyage

Conviés par nos amis Jacquotte et Philippe à venir poser nos roues en Haute-Loire, nous avons roulé une semaine dans ce coin du Massif-Central en bonne compagnie et sous un temps clément, voire chaud, même si le vent et la pluie ont pimenté l'aventure en début de séjour. Après deux premiers jours autour du Mézenc et près du Gerbier de Jonc avec étape en maison d'hôtes, nous avons roulé une journée dans la basse montagne puis, les jours suivants, emprunté l'ancienne voie ferrée transformée en voie verte, au sud du Puy-en-Velay, pour rejoindre le lac du Bouchet et revenir au point de départ après une nuit en gîte. De nouveaux amis, d'autres déjà rencontrés auparavant, des paysages fantastiques avec de belles montagnes, de jolies pierres, le joli village d'Arlempdes, des vaches un peu partout, y compris sur la route, nous repartons pleins de souvenirs après un peu plus de 230 km à rouler dans la montagne. Même si tout ceci se mérite – les pourcentages étaient parfois importants – le résultat vaut vraiment le détour et le mois d'août est sans doute une des meilleures périodes pour venir y goûter.

Jour 1

Lundi 24 août 2015

85 photos

Le parcours

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Le récit

Après la pluie d'hier, le temps reste très couvert ce matin et le vent du sud n'augure rien de très bon. La météo prévoit de violentes ondées en fin de matinée avant que le temps s'arrange. Pour l'instant, le vent est très frais, mais il ne pleut pas. Nous sommes neuf au départ : Philippe, notre guide, en HPV Scorpion, Colette et Daniel en Catrike Speed – ils nous ont rejoints hier soir après plusieurs jours à vélo pour venir depuis Digne-les-Bains – Catherine en Catrike Speed également, Caline, Pierre-Albert et Patrick à vélo droit, Martine et moi en HPV Gekko. Nous traversons la voie ferrée touristique Velay-Lignon, puis nous prenons sur la gauche un chemin qui, après être passé sur le Cholet, grimpe dans la forêt. De l'autre côté de la D103, nous retrouvons le bitume. Après avoir traversé le ruisseau du Monastier, la petite route grimpe franchement jusqu'à la D15 que nous prenons à droite sur quelques centaines de mètres avant de prendre à gauche juste avant Mars. Cette route peu fréquentée circule d'abord en forêt puis entre les prairies où le vent se fait une joie de ralentir notre progression. Devant nous, le Mézenc disparaît dans les nuages noirs et sous un rideau de pluie surmonté d'un bel arc-en-ciel. À peine deux kilomètres après avoir quitté la forêt, Philippe nous propose d'attendre le passage du grain et de nous abriter derrière un lavoir situé en bord de route. Là, nous sommes à l'abri du vent et de la pluie qui commence à tomber. Catherine a filé sans nous attendre. Nous la retrouverons plus tard.

Régulièrement, nous quittons notre abri pour scruter l'horizon vers le Mézenc. Ça ne s'arrange pas. Pendant que nous attendons l'accalmie, un agriculteur vient faire le plein d'eau au lavoir. Il nous dit que par forte chaleur une vache boit jusqu'à cent litres d'eau par jour. Après presque une heure d'attente, le vent chasse les nuages noirs et le gros du mauvais temps est passé au nord. Nous n'avons eu que le bout du nuage. Le vent est toujours très fort et bien frais lorsque nous repartons. Nous devons lutter pour progresser. Nous faisons une pause sur la place des Vastres pour regrouper l'équipe. Compte tenu du retard accumulé, nous décidons de faire la pause méridienne à Fay-sur-Lignon, cinq kilomètres plus loin, où Jacquotte nous rejoint en voiture. Après une petite recherche pour trouver un coin à l'abri du vent violent qui balaye le village, nous nous installons sur les marches du temple. Une fois les estomacs affamés satisfaits, nous repartons affronter le vent qui ne mollit pas. Après Senicroze, face au mont Signon, nous basculons côté Méditerranée après une courte pause. Nous entrons dans le parc naturel régional des monts d'Ardèche. Après une courte descente jusqu'au carrefour de la route de Saint-Clément, nous prenons la route touristique du pied du Mézenc qui monte en face. C'est par là que nous retrouvons Catherine qui s'est sans doute davantage mouillée que nous pendant que nous attendions près du lavoir.

Plus nous montons et plus la montagne se dévoile. Au carrefour de la route de Chaudeyrolles, nous faisons une petite pause. D'ici, nous avons la possibilité de rejoindre directement notre point d'arrivée du jour si le temps se gâte mais, vu que ça s'arrange conformément à la prévision, nous optons pour le tour du Mézenc qui nous promet de belles montées. Avant de repartir, Philippe nous montre l'épinard sauvage, ou chénopode bon-Henri, sur le bord du fossé. C'est avec cette plante que Jacquotte nous a concocté une soupe délicieuse hier soir. Arrivés au carrefour de Chantemerle, Philippe nous propose de faire quelques centaines de mètres en direction de Chaudeyrolles pour admirer la cuvette correspondant à un ancien cratère de volcan sur le bord duquel le village a été construit. En repartant, nous pouvons admirer quelques exemplaires de la faune domestique locale : quatre chevaux noirs et quelques jeunes vaches dont le nombre dans la région est largement plus important que celui des humains. Nous continuons la montée vers la croix de Peccata, en zigzag jusqu'aux Dents du Diable. C'est ainsi qu'ont été baptisés deux monticules rocheux : la Roche Pointue à notre droite et la Grosse Roche à notre gauche. La route passe entre les deux et le fond du paysage est tapissé par les pentes du Mézenc dont le sommet est totalement dégagé maintenant.

Avant d'arriver à la croix de Peccata, Philippe me montre une coulée de lave. C'est un ruisseau de grosses pierres qui descend du Mézenc jusque dans la vallée. On en voit les traces de chaque côté de la route. Les pierres correspondent à la lave qui a été éclatée par l'usure du temps. Juste après, nous nous arrêtons au col de la croix de Peccata. C'est de là que part le sentier qui mène au sommet du Mézenc. Les conditions météo, avec un vent fort et froid ne nous incitent pas à tenter l'aventure. Après quelques photos et une courte pause, mise à profit pour renseigner des touristes intrigués par nos vélos spéciaux, nous repartons pour un peu plus de deux kilomètres de descente jusqu'à la route des Estables. Après nous être regroupés au carrefour, nous reprenons la montée en direction du col de la croix de Boutières, tournant le dos au mont d'Alambre. Au col, nous faisons une petite pause pour admirer le panorama. Philippe nous donne les noms des sommets les plus importants. Au fond, on voit les sommets des Cévennes.

Nous reprenons la route pour descendre jusqu'à la D410, non sans avoir pris le temps de quelques arrêts pour admirer le paysage. La suite est moins pentue, mais après avoir monté toute la matinée, c'est avec plaisir qu'on aborde les descentes. Nous aurons toutefois encore à passer un col, le col de Médille, dont la pente n'est pas trop difficile. En redescendant, nous pouvons admirer les quatre sommets du Suc de Touron, du Gouleyou, des Roches de Borée et de Chabrières. Un peu avant d'arriver à destination, nous dominons la maison d'hôtes « La Retrouvade », tenue par Fabienne, la fille de Jacquotte et Philippe, nichée dans un fabuleux paysage de montagnes. Une fois arrivés, nous retrouvons Jacquotte, qui nous a rejoints en voiture et qui amène nos affaires ce qui nous a permis de voyager légers. Ce soir, nos trikes dorment à l'abri et, après un intermède musical au ukulélé et un apéritif végétal, nous pouvons déguster la cuisine savoureuse et originale de Fabienne. Nous avons parcouru près de 45 km aujourd'hui.

Préparatifs pour le départ 09:30
Préparatifs pour le départ
Sur le chemin de terre, après le pont sur le Cholet 09:55
Sur le chemin de terre, après le pont sur le Cholet
Après avoir traversé la D103, nous retrouvons le bitume 10:10
Après avoir traversé la D103, nous retrouvons le bitume
Daniel a monté la côte comme une fleur avec son Speed au ras du sol 10:18
Daniel a monté la côte comme une fleur avec son Speed au ras du sol
Pierre-Albert et Caline ont souffert dans la montée avec leurs vélos droits 10:19
Pierre-Albert et Caline ont souffert dans la montée avec leurs vélos droits
Martine et Colette ont monté tranquillement en discutant 10:19
Martine et Colette ont monté tranquillement en discutant
Jour 2

Mardi 25 août 2015

58 photos

Le parcours

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Le récit

Nous avons passé une bonne nuit dans le calme. Avec Daniel et Colette, nous sortons les trikes de la grange en attendant le petit déjeuner. Après avoir chargé nos affaires dans la voiture de Jacquotte, après le petit déjeuner, nous faisons nos adieux à Fabienne pour reprendre la route sous le soleil. Le vent est encore assez frais et fort. Dans les premiers kilomètres, Philippe nous raconte ses parties de chasse au gros gibier lorsqu'il habitait « La Retrouvade » qu'il a construit de ses mains avant d'en faire une maison d'hôtes, transmise à Fabienne après une quinzaine d'années d'exploitation. Le paysage, dans le soleil matinal, rend une atmosphère particulière. Le ciel tout bleu ajoute encore du merveilleux à ce décor. Nous faisons une pause photo sur le promontoire situé au-dessus du Viallard. C'est une halte bénéfique dans la montée du col du même nom et le point de vue y est sans pareil. On ne voit pas les grandes Alpes, noyées dans les nuages au fond du décor, mais la vue s'étend des montagnes proches jusqu'au Vercors, de l'autre côté de la vallée du Rhône. Juste en-dessous de nous, les quelques fermes et les prairies exploitées du Viallard forment un îlot au milieu de la forêt qui couvre les montagnes.

Après cette pause, nous reprenons la montée du col du Viallard sous le soleil. Je m'arrête un peu plus loin pour faire une nouvelle photo du paysage. Arrivés au col du Viallard, nous faisons une pause. Patrick en profite pour organiser une séance de stretching, insolite dans ce décor grandiose. Après le col, nous retrouvons l'endroit où nous avons décidé hier de faire le tour du Mézenc. La boucle est complète et nous reprenons notre route aller en sens inverse. Arrivés dans la combe de la Freydeyre, nous prenons à droite la route de Saint-Clément. Après une petite descente jusqu'au pont de la Rimande, Nous nous arrêtons au bord de la rivière. Philippe nous montre les vestiges d'un ancien moulin à farine. Il ne subsiste rien du moulin, mais on voit encore une partie du canal d'amenée, la retenue d'eau (à sec) et les ruines de la maison du meunier. On imagine la rude vie que menaient autrefois les habitants du lieu. Nous reprenons la route jusqu'au col de la Scie. Catherine est déjà là et a pris à pied le chemin qui mène aux éoliennes. Elle nous racontera plus tard qu'une des éoliennes étant en maintenance elle a pu jeter un coup d’œil à l'intérieur grâce à la bienveillance des agents d'entretien.

Faisant fi des éoliennes et de leur modernisme, nous reprenons la route pour descendre jusqu'à Saint-Clément. Nous nous arrêtons pour jeter un œil à l'école du vent, un musée monté de toutes pièces par la municipalité pour doper le tourisme local. Faute de temps, car nous avons multiplié les arrêts depuis notre départ de ce matin, nous nous contenterons d'une visite de la boutique. Il faut bien en garder un peu pour une prochaine visite. Après l'école du vent, nous rejoignons le point de vue de l'autre côté du village. Il y a une table d'orientation et de là, on a une belle vue sur le Mézenc, le Gerbier de jonc et les montagnes avoisinantes. La vue porte jusqu'aux montagnes des Cévennes. Après en avoir pris plein les yeux et fait moult photos, nous reprenons la route du col de la Scie, puis nous dévalons la descente jusqu'au pont de la Rimande. Nous remontons ensuite jusqu'à la ligne de partage des eaux où nous sommes passés hier, puis nous mettons le cap sur Fay-sur-Lignon où nous nous installons au bord du lac pour un pique-nique bien mérité. Nous y retrouvons Jacquotte qui nous a apporté le repas préparé par Fabienne. Bien que le vent se fasse parfois sentir, nous apprécions le soleil offert par un ciel sans nuage.

Après déjeuner, Patrick fait un essai de mon trike. Nous repartons le long du Lignon pour rejoindre Saint-Front où nous prenons à droite la route de Montbrac qui nous conduit au lac de Saint-Front. C'est un lac privé, comme l'ensemble des terres avoisinantes. Le propriétaire est un ami de Philippe et Jacquotte et attend notre visite. Après un coup d’œil au panneau explicatif et quelques photos, nous longeons le lac pour passer devant le centre de vacances et rejoindre la maison des propriétaires qui malgré leur âge avancé conservent la tenue du bar. L'accueil chaleureux est très sympathique et nous nous installons au soleil pour déguster des boissons fraîches en compagnie de nos hôtes. Au moment de repartir le vélo de Caline est à plat et nous devons attendre – à l'ombre – la réparation opérée par Patrick et Pierre-Albert. La suite du parcours est facile et globalement descendante. Une petite montée de temps en temps nous rappelle qu'on est en montagne. Arrivés au Chambon-sur-Lignon, nous traversons le village et nous faisons une pause au supermarché. Nous repartons par les hauteurs au milieu d'un quartier résidentiel et boisé qui doit être bien agréable à cette saison. Jean-Paul, qui passait par là en moto, est venu à notre rencontre. Jacky, arrivé de la Drôme en Scorpion, nous attend à l'arrivée. De retour chez Jacquotte et Philippe, nous avons droit à une soirée agréable autour d'un repas délicieux. Nous avons parcouru plus de 58 km dans la journée.

La chambre où nous avons dormi, un nid tapissé de bois 09:19
La chambre où nous avons dormi, un nid tapissé de bois
La maison d'hôtes « La Retrouvade » dans le vent frais du petit matin, mais sous le soleil 09:27
La maison d'hôtes « La Retrouvade » dans le vent frais du petit matin, mais sous le soleil
Prêts pour le départ 09:28
Prêts pour le départ
Les explications de Philippe sur le trajet du jour 09:29
Les explications de Philippe sur le trajet du jour
Le paysage de montagnes est admirable 09:36
Le paysage de montagnes est admirable
Première pause où Philippe nous raconte ses chasses au gros gibier lorsqu'il habitait « La Retrouvade » 09:37
Première pause où Philippe nous raconte ses chasses au gros gibier lorsqu'il habitait « La Retrouvade »
Jour 3

Mercredi 26 août 2015

41 photos

Le parcours

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Le récit

Patrick, Caline et Pierre-Albert nous ont quitté hier soir. Jean-Paul et Françoise sont arrivés ce matin. Martine, Catherine, Colette et Jacquotte ont décidé de ne pas rouler aujourd'hui. Finalement, nous sommes six au départ ce matin : Françoise à vélo droit, Jean-Paul en deux roues couché Bachetta, Philippe, Daniel, Jacky et moi en trike. Nous partons bien couverts car l'air est plutôt frais. Juste avant le pont sur le Cholet, nous prenons une petite route à droite qui, rapidement, se transforme en chemin qui monte dans la forêt. Le soleil chauffe et, dès la sortie de la futaie, nous nous découvrons. Nous retrouvons le bitume un peu plus loin. Nous faisons une incursion en Ardèche pour quelques minutes. Nous croisons un agriculteur en tracteur qui nous salue, intrigué par nos montures. Après une petite descente et une belle montée, nous rejoignons la D226 qui devient la D182 lorsque nous repassons en Haute-Loire. La route est une belle et longue descente jusqu'à Tence. Un groupe de vélos droits nous dépasse et il n'en faut pas moins pour exciter notre convoitise. Nous entamons une course effrénée pour rejoindre puis dépasser nos concurrents. J'en profite pour faire des photos devant leur regard ébahi de me voir piloter d'une seule main sur cette route en forte pente et pleine de virages. Je reste prudent malgré tout et finis par ranger l'appareil photo pour me concentrer sur le pilotage. Un peu avant Tence, ils s'arrêtent pour attendre le reste de leur groupe descendu plus calmement. Nous aussi nous nous arrêtons à l'entrée de la ville pour attendre Françoise qui est descendue prudemment.

Une fois tous regroupés, nous traversons la ville pour nous arrêter au bar. Pendant que nous passons commande, Jean-Paul utilise ma pompe pour regonfler la roue arrière du vélo de Françoise. Au moment où il désaccouple la pompe, le pneu se dégonfle brusquement. Le bout de la valve a l'air de bouger anormalement. C'est peut-être ça qui a conduit à la perte d'air constatée par Françoise et ça s'est aggravé lorsqu'il a gonflé. Nous mettons le vélo sur le dos et démontons la roue. Jean-Paul fait un nouvel essai de gonflage avec le même résultat. Heureusement Françoise a une chambre de rechange car c'est une taille de 650, peu commune et assez difficile à trouver. Finalement, le temps qu'on prenne le café, Jean-Paul a changé la chambre et remonté la roue. Nous pouvons repartir sans problème. Nous quittons Tence en traversant le Lignon puis en suivant la route d'Issingeaux. Ça monte doucement puis un peu plus, mais le paysage est très boisé avec quelques prairies où paissent les vaches. Après être redescendus pour passer le Mousse, nous remontons un peu pour tourner à droite en direction du barrage de Lavalette. C'est une belle descente que nous interrompons dès que nous surplombons le lac. Un arrêt photo s'impose.

Nous repartons pour passer sur le barrage. Un feu régule la circulation des voitures car la voie est unique. Par contre, il y a une belle piste cyclable surélevée par rapport à la route et une voie piétonne de l'autre côté. Nous nous arrêtons sur le barrage pour faire quelques photos, puis nous continuons jusqu'à l'aire de loisirs quelque peu envahie par les groupes d'enfants encadrés par des adultes. Nous réservons tout de suite une table parmi celles restées disponibles. Les femmes ne sont pas arrivées et nous devons attendre notre pique-nique. Quelques-uns tentent d'aller prendre l'apéro au buffet de la plage, mais la réponse est négative. Pas de boisson sans repas. Finalement, la voiture de Jacquotte arrive et nous nous installons au soleil car le vent est assez frais à l'ombre. Pour se faire pardonner leur retard, elles ont amené un superbe gâteau. Vu la température de l'eau, plutôt fraîche compte tenu de la météo des jours précédents, personne n'est tenté par un plongeon. Après un peu de farniente, nous décidons de reprendre la route. Martine fait une belle photo de notre groupe au départ, puis nous reprenons la route du barrage. Nous remontons sans difficultés jusqu'à la route d'Issingeaux que nous traversons pour prendre la route qui mène à Saint-Jeures.

La pente devient un peu plus raide et le soleil qui tape fort n'arrange pas les choses. À la hauteur de Pelinac, nous faisons une petite pause à l'ombre. Nous reprenons bientôt la route qui continue à monter, mais un peu moins fort, jusqu'à Saint-Jeures où nous nous arrêtons sous les arbres devant le terrain de boules. Nous traversons le village puis nous prenons la route du Mazet-Saint-Voy. Nous traversons Freycenet, puis nous prenons la D500 à gauche sur cinq cent mètres environ avant de prendre à droite une petite route qui mène au Chambon-sur-Lignon. Ce parcours très joli est une belle descente boisée jusqu'au ruisseau de la Ligne. Suit une petite remontée jusqu'au Chambon-sur-Lignon où nous retrouvons la route principale. Nous décidons de faire une halte sur la place où notre arrivée est remarquée. Après plusieurs tergiversations, nous optons pour une pause glace et boissons rafraîchissantes au bar du coin. Il fait bien chaud et nous apprécions. Les cinq kilomètres de la route de retour se font sans problème et nous passons une soirée bien agréable en compagnie de nos amis. À l'arrivée, mon compteur affichait un peu plus de 52 km.

Nous attaquons la journée par un chemin 09:53
Nous attaquons la journée par un chemin
Nous retrouvons le bitume et le soleil en émergeant de la forêt 10:01
Nous retrouvons le bitume et le soleil en émergeant de la forêt
Le ciel est bleu, le parcours est sauvage, que demander de mieux ? 10:28
Le ciel est bleu, le parcours est sauvage, que demander de mieux ?
Une jolie descente dans la forêt 10:30
Une jolie descente dans la forêt
Jean-Paul et son Bachetta maîtrisent la descente 10:30
Jean-Paul et son Bachetta maîtrisent la descente
Après une petite montée, le paysage se dévoile 10:33
Après une petite montée, le paysage se dévoile
Jour 4

Jeudi 27 août 2015

55 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, nous avons pris les voitures, où les vélos avaient été chargés hier soir, pour rejoindre Coubon, juste au sud du Puy-en-Velay. Daniel et Colette nous ont quitté ce matin pour rejoindre Digne en trike, via les gorges de l'Ardèche. Un voyage de plusieurs jours. Nous sommes huit au départ du parking de la gare de Coubon : Françoise et Reine, qui nous a rejoints ce matin, à vélo droit, Jean-Paul à vélo couché, et Philippe, Jacquotte, Catherine, Martine et moi en trike. Nous prenons la voie verte qui suit l'itinéraire de l'ancienne voie ferrée. Le revêtement de la voie verte n'est pas bitumé mais est assez roulant. Le tracé, en montée continue, emprunte une série de tunnels dont les premiers sont les plus longs et en courbe, de telle sorte qu'on ne voit pas la sortie depuis l'entrée. Heureusement, l'éclairage est correct et nous avons de l'éclairage sur la plupart des vélos. À un peu plus d'un kilomètre et demi du départ, nous entrons dans le premier tunnel qui fait plus d'un kilomètre de long. Nous y croisons quelques vélos. À la sortie, nous avons une belle vue sur la ville du Puy-en-Velay surmontée de la statue de Notre-Dame de France, construite entre 1856 et 1860, à partir de canons capturés lors du siège de Sébastopol. C'est l'occasion de notre première pause photo. À peine un kilomètre après la sortie du premier tunnel, nous entrons dans le second, tout aussi long. Nous faisons une nouvelle pause juste à la sortie. De là, on a une belle vue sur un paysage de montagnes et le village de Coubon d'où nous sommes partis, situé sur une courbe de la Loire. Juste un peu plus loin, nous entrons dans le troisième tunnel, en courbe aussi, mais un peu plus court que les deux premiers. Après un petit parcours entre les arbres et les falaises, nous traversons le quatrième tunnel, puis un peu plus loin, le cinquième au tracé tout droit dont on voit la sortie depuis l'entrée.

Juste à la sortie du dernier tunnel, un viaduc nous fait passer la vallée encaissée de la Gagne, un affluent de la Loire. Nous faisons une pause photo pour immortaliser le paysage. Peu après, nous arrivons à Solignac-sur-Loire. Après le village, le revêtement du sol change. Nous passons du blanc-ocre au gris bleuté. Il y a davantage de gravillons et c'est un peu meuble. Ce n'est pas trop agréable pour les vélos deux roues à pneus étroits. Le centre de la piste est envahi d'herbe ce qui solidifie un peu le revêtement. Ça grimpe toujours de façon régulière. De plus, le vent est très fort, en face, ce qui n'arrange rien. Nous avançons lentement. Nous cherchons un coin abrité du vent pour pique-niquer. Finalement, nous nous arrêtons au bord de la piste dans une courbe où les arbres et le relief nous abritent un peu. L'herbe y est bien accueillante et on a aussi une jolie vue sur les montagnes à l'est. Après déjeuner, nous repartons, face au vent. La progression est pénible dans le revêtement meuble. Au niveau de la Garde d'Aunac, nous passons dans une zone boisée plus abritée du vent mais où les petites pommes de pin ne rendent pas la progression plus facile. Nous passons devant les grottes de la Garde d'Aunac. Une passerelle en bois a été récemment aménagée pour passer au-dessus de la route qu'il fallait autrefois traverser. Plus on monte et plus la vue se dégage. Bientôt, nous ne roulons plus dans les creux qui nous protégeaient un peu du vent de temps en temps. Par contre, on a une belle vue sur les montagnes. Après Aunac, la voie verte longe la N88 et le revêtement change encore une fois de couleur. Nous passons du gris bleuté au rouge. C'est la Pouzzolane, une roche naturelle composée de scories basaltiques. Ces petits gravillons ne sont guère plus roulants que les précédents. Finalement, nous passons sous la N88, puis nous arrivons à Costaros où nous retrouvons le bitume.

Nous nous arrêtons sur la place du village, devant la fontaine, pour une pause au bar. C'est un bar très ancien, les murs couverts d'une tapisserie très kitsch qui doit demander un entretien régulier. Malgré son âge, la tapisserie est en parfait état de conservation. La patronne très sympathique nous propose spontanément de remplir nos gourdes d'eau fraîche. Après nous être reposés un peu, nous reprenons la route en direction du Bouchet-Saint-Nicolas puis, à droite celle du lac du Bouchet où nous arrivons bientôt. C'est un lac tout rond qui remplit un ancien cratère entouré de pentes boisées. Cet endroit est très touristique et il y a un peu de monde. Nous descendons jusqu'au bord de l'eau, près du restaurant, sous l’œil intéressé des touristes. Avec Jacquotte et Martine, nous restons garder les vélos pendant que les autres font le tour du lac à pied. Le vent est encore sensible, même au fond du cratère. Quand ils reviennent, nous regrimpons la côte pour reprendre la route du Bouchet-Saint-Nicolas où nous rejoignons le gîte d'étape de la Retirade où nous allons passer la nuit. Nous avons parcouru moins de 32 km aujourd'hui, mais quasiment tout était en montée sur un revêtement peu roulant. La patronne du gîte nous propose de ranger nos vélos dans son garage situé à un bon kilomètre de l'autre côté du village. Après avoir déchargé nos affaires et les avoir monté dans les chambres, nous partons en expédition, guidés en voiture par l'employée du gîte, puis de retour à pied pour ceux qui n'ont pas pu prendre place dans la voiture. Nous partageons le repas et la soirée avec des randonneurs à pied qui font le chemin de Stevenson. Une guitare accrochée au mur, à disposition des randonneurs, fournira le fond musical.

Préparation des vélos sur le parking de la gare de Coubon 10:08
Préparation des vélos sur le parking de la gare de Coubon
À partir de là, on prend la voie verte qui suit le tracé d'une ancienne voie ferrée 10:28
À partir de là, on prend la voie verte qui suit le tracé d'une ancienne voie ferrée
L'entrée du premier tunnel 10:40
L'entrée du premier tunnel
L'entrée du premier tunnel 10:42
L'entrée du premier tunnel
Dans le premier tunnel 10:43
Dans le premier tunnel
Dans le premier tunnel 10:43
Dans le premier tunnel
Jour 5

Vendredi 28 août 2015

85 photos

Le parcours

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Le récit

La nuit partagée avec les marcheurs a été difficile pour Jacquotte et Philippe, mais ce matin, nous sommes prêts de bonne heure. Après le petit-déjeuner, nous allons chercher nos vélos. Au retour, nous croisons un troupeau de vaches qui traverse le village en y laissant quelques traces. Lorsque nous partons, après avoir chargé les vélos quelques minutes plus tard, nous les retrouvons sur la route à la sortie du village. Nous les suivons sur deux kilomètres en discutant avec la fermière et en roulant au pas des animaux. Finalement, le troupeau entre dans un champ à droite et nous libère la voie. Le relief peu prononcé de la route nous conduit rapidement à Charbonnier puis au carrefour de la D88. Là nous prenons à gauche pour traverser la N88 un peu plus loin. Juste avant Fourches nous faisons une pause photo pour profiter de la vue sur les montagnes et sur le village de Costaros où nous sommes passés hier. La suite est une jolie descente avec une belle vue sur les montagnes, jusqu'à Ussel où nous nous arrêtons au centre du village. Nous décidons de profiter du petit restaurant local pour prendre le café. L'accueil est très sympathique et la salle intérieure montre de très beaux tableaux, créations du compagnon de la maîtresse des lieux. Nous prenons le café à l'extérieur sur la terrasse ombragée.

En quittant Ussel, nous descendons jusqu'au ruisseau des Fouragettes pour ensuite remonter de l'autre côté. La pente est bien raide et il commence à faire chaud. Après être remonté de la vallée, la suite est en pente douce jusqu'à Freycenet, puis une descente plus prononcée dans un environnement boisé nous conduit jusqu'à Arlempdes, classé un des plus beaux villages de France. Nous faisons une pause photo juste au-dessus du village d'où on a une belle vue sur le promontoire basaltique surmonté d'une chapelle et des ruines d'un château. Nous descendons jusqu'au village où nous rangeons nos vélos en épi à côté des abreuvoirs en pierre alimentés par une source, en bord de route. Le village est très joli avec de belles maisons en pierre et des rues pavées de galets. Après une petite visite, nous reprenons nos vélos pour descendre jusqu'à la Loire qui coule en-dessous où nous allons déjeuner. En descendant, la belle vue sur le rocher et le château incite à une nouvelle pause photo. Nous terminons la descente pour nous installer à l'ombre, au bord de l'eau, pour le pique-nique.

Nous partageons l'endroit avec un touriste venu du nord, adepte de la CB. Pendant que nous déjeunons, un groupe de cavaliers passe le fleuve à gué et rejoint la route juste à côté de nous. Les chevaux laisseront à côté quelques souvenirs qui, hélas, embaumeront la fin de notre repas. Finalement, nous allons nous tremper les jambes dans la Loire avant de reprendre le départ. L'eau est bien fraîche et ça fait du bien car la chaleur est forte. Nous reprenons la route pour grimper jusqu'au village et reprendre la route par laquelle nous sommes venus. La côte est bien raide jusqu'à Freycenet et le soleil tape fort. Après le village, ça monte moins fort jusqu'à Ussel mais il fait bien chaud. Le passage de la vallée du ruisseau des Fouragettes est juste un intermède descendant suivi d'une nouvelle côte. Arrivés à Ussel, nous nous arrêtons de nouveau au centre du village où nous apprécions l'eau fraîche de la fontaine alimentée par un puits. Nous apprécierons aussi les glaces du restaurant où nous avons déjà pris le café en passant ce matin. Nous avons aussi pris le temps d'une longue discussion avec l'artiste peintre qui était présent cet après-midi.

Nous repartons en descendant face au merveilleux paysage des montagnes. Le groupe s'égaille le long de la descente. Nous passons très vite le hameau de Bessarioux, puis nous faisons une courte halte au Brignon. Sur la place du village, près du monument aux morts, trône un canon prussien de la guerre de 1870. Philippe et Jean-Paul, en connaisseurs, examinent en détail ce qu'il reste de l'engin. Nous repartons sans trop nous attarder car l'après-midi est déjà bien avancée et il nous reste encore un peu de route à faire, même si c'est très facile. Après le Brignon, nous descendons dans la vallée de la Beaume pour remonter de l'autre côté. La montée n'est pas très longue et nous nous arrêtons en haut, au belvédère. De là, un petit sentier descend jusqu'à la cascade. En faisant quelques mètres sur le sentier, on peut voir la cascade d'en haut. C'est une belle chute verticale de plusieurs mètres où descend toute l'eau de la Beaume. Nous repartons avant d'être assaillis de questions par les touristes intrigués par nos vélos. La suite est toute en descente. Après environ deux kilomètres, nous arrivons à Solignac-sur-Loire où nous retrouvons la voie verte que nous avons suivie hier en montant.

La suite est très facile. L'ancienne voie ferrée est toute en descente et nous roulons bien. Nous repassons les cinq tunnels, non sans faire quelques arrêts photo pour prendre les paysages avec un éclairage différent de celui que nous avons eu à l'aller hier. Je fais quelques essais au flash sous les tunnels qui s’avéreront moins réussies que les photos sans flash avec la sensibilité au maximum faites la veille. Finalement, nous sortons du dernier tunnel pour retrouver la civilisation. Devant une maison au bord de la voie verte un arbre décoré avec des guirlandes de coquillages donne un effet assez surprenant dans ce paysage de montagnes. Arrivés aux voitures, nous rechargeons les vélos pour reprendre la route. Nous avons parcouru près de 46 km aujourd'hui. Nous nous arrêterons sur la route du retour juste après Coubon pour faire une photo du château de Bouzols perché sur la colline. Arrivé chez Jacquotte et Philippe, nous passerons encore une superbe soirée avant de prendre la route pour rentrer chez nous le lendemain. Nous avons parcouru en tout plus de 230 km à vélo, grâce à l'accueil chaleureux de nos amis, dans cette très belle région que nous n'avions fait que traverser en voiture jusque là.

Philippe, Jacqueline, Martine, Françoise, Reine et Jean-Paul devant le gîte 08:24
Philippe, Jacqueline, Martine, Françoise, Reine et Jean-Paul devant le gîte
Préparation au départ devant le gîte 09:01
Préparation au départ devant le gîte
Préparation au départ devant le gîte 09:09
Préparation au départ devant le gîte
Après la sortie du Bouchet-Saint-Nicolas, nous marchons au rythme des vaches 09:20
Après la sortie du Bouchet-Saint-Nicolas, nous marchons au rythme des vaches
Petite halte avant Charbonnier 09:34
Petite halte avant Charbonnier
Regroupement au carrefour de la D88 09:50
Regroupement au carrefour de la D88