Itinérance AFV n°3
Du 20 au 28 juin 2015 · Saint-Paul de Loubressac (46)
9 jours464 km4 448 m D+450 photos
Le voyage
Pour cette seconde randonnée itinérante, nous étions une quinzaine venus d'un peu partout en France. Le soleil a été de la partie et les après-midis ont été bien chaudes. Les parcours optimisés nous ont laissé largement le temps de profiter des paysages et des curiosités locales qui ne manquent pas dans le Lot et dans le Périgord. L'ambiance très conviviale et chaleureuse a été aussi un ciment de la réussite de cette belle aventure. Si nous avons eu de belles côtes, nous avons également pu profiter de superbes descentes où nos montures allongées ont montré leur capacité. Dans des campings sympathiques, relativement peu peuplés, nous avons pu profiter de la piscine fort appréciable en fin d'après-midi après avoir roulé au chaud. Comme toujours, nous avons été questionnés sur nos montures, sur nos parcours journaliers, sur le poids emporté. Mais c'est le vélomobile qui a été le plus plébiscité, attirant comme un aimant les badauds étonnés. Nous sommes repartis avec plus de 300 km supplémentaires à nos compteurs et un maximum de bons souvenirs pour meubler les soirées d'hiver.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du voyage
Samedi 20 juin 2015
9 photos
Le parcours
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Le récit
Je quitte la maison à 9h30 après avoir achevé mes préparatifs. La remorque, révisée depuis la dernière vélorizon itinérante, roule bien et sans bruit. Il n'y a pas grand monde sur la route et j'ai vite traversé Valence d'Agen. Je prend la route de Cahors qui est bien roulante. Le rythme est soutenu et, à Fourquet, je passe de l'autre côté de la Barguelonne pour remonter la vallée. Un peu plus loin, je grimpe pour contourner le château de Montesquieu. Ma nouvelle cassette 9 vitesses 12x36 me permet de monter sans forcer cette pente qui doit friser les 8 %. À Cazes-Mondenard, je double deux jeunes à vélo un peu surpris de mon équipage. Il sont vite invisibles dans mon rétroviseur. À Cazillac, je change de rive, mais la route continue le long de la vallée, montant doucement. Juste une petite pause histoire de grignoter un peu et je débouche sur la D55. C'est là que je quitte la vallée. La route grimpe doucement et le soleil chauffe bien. Je rejoins la D19 qui monte encore un peu mais moins fort. Finalement, j'arrive sur la 4 voies qui vient de Cahors. Il y a peu de circulation et je fonce jusque chez André où j'arrive à 14h30. J'ai parcouru 68 km à 14,5 km/h de moyenne. Une performance compte tenu de mon chargement et du dénivelé globalement montant. La pancarte est en place à l'entrée de la maison, à l'attention des participants. André a déjà installé la table et les chaises dans le garage.
Je suis le premier arrivé, mais les autres ne tardent pas. Jean-Pierre est le premier. Parti d'Andernos en trike depuis mercredi, il a prévu de rallier la Camargue après notre randonnée. Arrivent ensuite Nicole et Jacques, suivis de Christine et Richard qui les ont trouvés en route, puis Nadine, Philippe et Jacky, Madeleine et Benoist, enfin Julien et Christian. Gilles nous rejoindra demain matin avant le départ. Tout le monde s'affaire pour s'installer, monter les vélos et les ranger dans l'immense garage d'André où nos deux trikes trônent fièrement avec chacun la remorque attelée. L'apéritif préparé par André est complété avec le sympathique vin du Jura amené par Christine et Richard. André a bien fait les choses. Il a installé sa télé au bout de la table et il nous passe le diaporama de la randonnée itinérante de l'année dernière. Une bonne entrée en matière, d'autant que certains d'entre-nous peuvent se retrouver sur les photos. Nous passons ensuite au repas où chacun apporte sa gamelle autour de la table commune. Très vite, l'ambiance s'installe et les nouveaux sont vite intégrés. Nous ne traînons pas à la nuit tombée car le départ est fixé à 8h00 demain matin.
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Dimanche 21 juin 2015
78 photos
Le parcours
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Le récit
À 8h00, tout le monde est prêt. Gilles nous a rejoint à temps pour le départ. Nous sommes douze en trike, Madeleine et Benoist roulent à vélo droit, et Christian est en vélomobile. Nous sommes six adeptes de la remorque, André, Jean-Pierre, Benoist, Julien, Christian et moi. Nous prenons la route de Lalbenque dans la fraîcheur matinale. Nous débouchons sur la route qui relie Lalbenque à la quatre voies de Cahors, puis nous arrivons à Lalbenque où nous prenons à gauche pour faire le plein au supermarché local. Comme toujours, notre équipage coloré attire l'attention. Nos chargements étonnent, mais ce qui attire le plus l’œil, c'est le beau Strada rouge de Christian. Après les courses, nous reprenons la route, cap au nord. Nous prenons à droite une petite route ombragée bordée de murs en pierres. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour admirer le dolmen de la Borie Rouge. Il est sur un terrain privé, devant une maison, mais on le voit bien de la route. Nous rejoignons la D10, puis, un peu plus loin, nous prenons à droite une petite route bordée de murets en pierres qui rejoint Laburgade, face au chemin des puits.
Cette curiosité locale est historique. Si la mémoire locale donne à cet alignement de puits des origines romaines, leur construction pourrait dater d’après la révolution. On en trouve une première trace sur le cadastre de 1850. À l’origine chaque puits avait son propriétaire. Chacun indépendant du puits voisin, d’une profondeur moyenne de trois mètres, taillés dans le rocher, ils sont alimentés par des résurgences. Si de nombreux puits existent dans le village, cet alignement est tout à fait spectaculaire et démontre l’importance de l’eau avant l’invention du « tuyau polyéthylène à bande bleue ». Nous prenons le temps d'apprécier l'endroit et la discussion s'engage avec la fermière voisine dont les vaches paissent tranquillement dans le pré derrière les puits. L'une de celles-ci, attirée par notre présence, s'approche lentement. La fermière l'a prénommée Émilienne. Émilienne profite d'une retraite heureuse après des années de production de lait. Elle s'approche du mur qui surplombe le pré et se laisse caresser la tête. Un comportement assez rare pour une vache. Après ce moment de complicité qu'elle a clôt en secouant la tête, elle repart vers ses congénères et nous reprenons notre route, faisant nos adieux à la fermière.
Peu après Laburgade, nous prenons une petite route à droite qui nous fait entrer à Aujols du côté de l'église. Arrivant par le haut, on a une belle vue sur les maisons en pierres (certaines datent du XVème siècle) et sur l'église. En descendant, on peut admirer les ruines du château de Cardaillac-Bioule dont il ne reste plus qu'un pan de mur crénelé. Après les photos d'usage, nous descendons jusqu'au centre du village. À l'image de certains villages caussenars, Aujols est caractérisé par la présence d'un couderc, espace appartenant en commun aux habitants et autour duquel s'organise le bâti. Ici, il est matérialisé par le lavoir papillon monumental qui occupe la place centrale et demeure le point de ralliement des villageois. Le lavoir papillon doit son nom à sa forme en V de la dalle calcaire devant laquelle s'agenouillait la lavandière pour battre son linge. Ce type de lavoir est une spécialité du causse de Limogne. Souvent considéré comme un endroit clé du village puisque toutes les voies principales convergent vers ce point, le lavoir a perdu sa fonction, pour devenir aujourd'hui, un lieu d'agrément et de souvenir. Au milieu de l'étang, trône une jolie maison pour les canards. Un peu plus loin, devant la mairie, se trouve le four à pain municipal. Après quelques photos du groupe, nous rebroussons chemin pour prendre la D10 qui descend jusqu'à la combe de la Valse.
Arrivés en bas, nous traversons la route de Cahors à Villefranche-de-Rouergue pour entamer une belle montée jusqu'au Mazet. À mi-pente, un large puits borde la route. D'une dizaine de mètres de diamètre, il s'appelle le lac Nègre. Un pêcheur est à l’œuvre du côté opposé à la route. Il me dit qu'il est venu chercher des vifs pour pêcher plus gros ailleurs. Je n'aurais jamais imaginé qu'il y avait du poisson dans ce trou d'eau bordé de murs en pierres. D'après lui, il y a même du gros. Après quelques photos depuis la passerelle en fer qui surplombe le puits, je repars dans la montée pour rejoindre les premiers qui attendent au point le plus haut, après le Mazet. C'est le carrefour des Vitarelles, où nous nous sommes arrêtés l'an dernier pour déjeuner, alors que nous arrivions d'Arcambal. Une fois reconstitué le groupe qui avait été dispersé par la montée du Mazet, et après que les derniers arrivés aient récupéré, nous repartons en direction de Saint-Cirq-Lapopie. La route descend lentement et nous nous laissons aller. Par moments, nous distinguons la vallée du Lot, enchâssée dans la verdure sur notre gauche.
À Lusclade, juste avant Lapeyre, nous nous arrêtons pour la pause méridienne. Il y a une croix, des tables à l'ombre et une caselle, un de ces abris de berger de forme arrondie construit de pierres empilées sans maçonnerie. Nous prenons possession des lieux et laissons parler les mandibules. Pendant notre repas, des randonneurs à pied arrivent et semblent un peu déçus qu'on ait pris la place. Ils repartiront déjeuner un peu plus loin. L'ombre est appréciable car le soleil commence à chauffer sérieusement. Après déjeuner, chacun s'installe pour une petite sieste bien méritée et les véhicules à trois roues font un fauteuil apprécié de leur propriétaire. J'en profite pour sortir le ukulélé et leur jouer quelques berceuses. Finalement, nous devons nous faire violence pour échapper à l'ombre et à la quiétude du lieu. Heureusement, la route est légèrement descendante et la reprise n'est pas trop dure. Juste avant le carrefour de la route de Bouziès, on s'arrête pour photographier une autre caselle à l'entrée d'un champ, à droite de la route. Au carrefour suivant, nous prenons à gauche la route de Bouziès qui nous amène, après une folle descente, dans la vallée du Lot.
À l'entrée du village, nous faisons une pause au parking, plein de touristes, pour faire le plein d'eau aux toilettes. Le soleil est brûlant et nous repartons sans tarder. Nous traversons le village devant l’œil ébahi des habitants, puis nous traversons le pont sur le Lot. De l'autre côté sur la gauche, une construction troglodyte en hauteur dans la falaise domine la route et la rivière. C'est le château des Anglais. La région regorge de vestige de l'époque de l'Aquitaine anglaise. Celui-ci a servi aussi d'abri pour les brigands bien après cette période. Après les photos d'usage, nous laissons le château des Anglais derrière nous pour remonter la vallée du Lot jusqu'au confluent avec le Célé. Sur ce parcours, on trouve de jolies falaises et un petit tunnel. À Conduché, nous passons sous le château et remontons à gauche la vallée du Célé. Le paysage est très similaire à la vallée du Lot, avec des grandes falaises sur la gauche et la rivière en contrebas sur la droite. En arrivant à Cabrerets, nous passons sous le château de Gontaut-Biron et nous traversons le village. Après une pause à la hauteur du camping où nous avons passé la nuit 15 jours plus tôt, nous continuons à remonter la vallée. Nous passons sous le tunnel de Liauzu et devant le musée de l'insolite où nous avons été mal reçus l'année dernière.
Finalement, nous arrivons au camping de Marcilhac-sur-Célé où je réveille le gérant en pleine sieste. Il est à peine plus de 15h00 et nous apprécions l'ombre du camping. Ce soir, c'est la fête de la musique et il y a un groupe qui joue de la musique sud-américaine sur la place du village. Après dîner, nous y allons faire un tour. La musique est bien et l'ambiance est familiale. Nous faisons un petit tour du village et découvrons les ruines de l'ancienne abbaye. Ces vieilles pierres ont beaucoup de charme et l'église est très bien décorée. Il y a même une alcôve avec des peintures anciennes sur les murs. Le village, lui aussi, a belle allure avec de jolies maisons en pierres. Nous terminons la visite par le moulin et la boulangerie qui malheureusement sera fermée demain matin. À la tombée de la nuit, personne ne traîne dehors. Les moustiques sont les rois et, comme nous nous sommes levés tôt ce matin et que demain le départ sera encore à 8h00, les paupières ne tardent pas à se refermer. Nous avons parcouru 55 km aujourd'hui.
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Lundi 22 juin 2015
52 photos
Le parcours
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Le récit
À 8h00, tout le monde est prêt et, après le briefing traditionnel et la grimpette pour sortir du camping situé au bord du Célé, nous reprenons notre route en remontant la vallée pour prendre presque aussitôt la route de Livernon qui monte à flanc de falaise. La pente n'est pas trop forte, mais la montée à froid dans la fraîcheur matinale est difficile. Finalement, nous nous réchauffons peu à peu. Juste avant Cazals, la route fait un joli lacet et on peut voir les moins rapides juste en-dessous de nous. Je m'arrête pour quelques photos, vite rattrapé par quelques uns. Un peu plus loin, un puits sur la gauche de la route fait l'objet d'un nouvel arrêt. La surface est couverte de lentilles d'eau signifiant que ce puits ne sert plus depuis longtemps. Une centaine de mètres après le puits, sur la droite, se trouve une caselle particulière. Les murs sont verticaux, formant une construction carrée, surmontée d'un toit traditionnel arrondi. C'est une vrai prouesse architecturale sans maçonnerie. Le toit est très moussu. De là, on a une belle vue sur la vallée du Célé et sur Marcilhac-sur-Célé. Nous nous regroupons, après le sommet de la côte, à la patte d'oie dont la branche de droite mène à Livernon. Après une belle descente, nous rejoignons la route de Cahors à Figeac que nous suivons sur environ 5 km. C'est bien roulant et Christian montre toutes les possibilités du vélomobile sur ce terrain à pente faible. Avant d'arriver à Grèzes, nous prenons à gauche en direction de Livernon où, en arrivant, nous filons directement au supermarché faire nos courses.
Après les courses, nous quittons Livernon pour rejoindre le dolmen de la Pierre Martine. Jean-Pierre a un problème avec sa chaîne et je l'attends pendant qu'André conduit les autres. Nous ne tardons pas à les rejoindre une fois le problème résolu. Situé à un peu plus de 2 km du village, avec ses 22 tonnes et ses 7 mètres de long, le Dolmen de la Pierre Martine est le plus important du Quercy. Il n'est accessible qu'à pied par un sentier de 300 mètres environ courant au milieu des genévriers, des chênes pubescents et des affleurements rocheux. Deux bornes en béton à chaque extrémité dénaturent un peu l’édifice. Ces étais modernes ont été implantés en 1966 pour soutenir le dolmen victime d’une brisure centrale de sa dalle de couverture en 1948. Avant cet incident, la dalle de couverture était capable d’osciller, telle une balançoire, d’une simple pression de la main. Cette particularité est d'ailleurs à l'origine d'une légende qui raconte la venue de Saint-Martin, l’évangélisateur des Gaules, pour faire fuir les diables venus de toute la contrée menant sabbat sur la pierre. Grâce à des prières, les diables furent étrillés par une pluie d’orage divine. Sur une carte postale ancienne on peut voir le dolmen tel qu'il était avant 1948.
Après la visite du dolmen, nous revenons vers Livernon puis reprenons la route par laquelle nous sommes arrivés sur deux kilomètres avant de prendre à droite la route d'Espédaillac. Après une montée jusqu'à Lafon, la route descend et les plus rapides passent devant. Une partie du groupe, pilotée par André, prend une route à droite dans la descente. Elle remonte lentement jusqu'au village d'Espédaillac. Le parcours prévu file tout droit, mais descend plus bas et présente une pente plus forte pour remonter au village. Les premiers ont filé alors je suis ce parcours là pour éviter qu'on se perde. Nous nous retrouvons à la sortie du village où nous arrivons tous en même temps. Le village vaut le détour et les derniers arrivés, qui ont suivi André, y vont faire un tour pendant qu'on attend à l'ombre. Après Espédaillac, nous suivons cette jolie route du causse qui descend tout doucement. Nous traversons la route de Figeac à Gourdon puis nous arrivons à Reilhac où nous nous installons sous un tilleul pour déjeuner. Juste à côté, se trouve un travail qui servait autrefois à ferrer les animaux de trait. Il commence à faire bien chaud et nous sacrifions à la tradition avec la sieste et le concert de ukulélé.
Nous repartons bientôt par une petite route qui grimpe fort mais pas longtemps avant de serpenter sur le causse sans grand dénivelé. Ensuite, nous avons droit à une belle descente qui nous mène jusqu'au site martyr de Gabaudet. Nous faisons d'abord une halte au puits. De l'autre côté de la route se trouve un lavoir qui servait aussi d'abreuvoir pour les bêtes. Juste après, nous trouvons le monument du site martyr. La ferme de Gabaudet, où s'étaient réunis des maquisards pendant la dernière guerre, a été complètement détruite le 8 juin 1944, ainsi que le village voisin de Donnadieu, par la division allemande qui commit des exactions à Tulle et brûla Oradour-sur-Glane quelques jours plus tard. Nous repartons un peu plus tard, longeant la voie ferrée qui relie Figeac à Brive. Après de belles ondulations où l'on souffre un peu sous la chaleur, nous arrivons à Gramat où nous retrouvons la civilisation. Nous plongeons avec les voitures jusqu'au fond de la vallée de l'Alzou, puis nous remontons lentement jusqu'au centre ville. Nous nous arrêtons sur la place pendant que certains vont au supermarché.
Après les courses, nous prenons la route de Thégra. Avant d'arriver au village, nous avons droit à une belle montée bien pentue et en plein soleil. Dans la descente qui suit, on a le château en ligne de mire. Nous traversons le village puis nous nous arrêtons dévaliser la boulangerie locale. Il y a razzia sur les gâteaux et les glaces. Finalement, nous nous décidons à repartir pour les deux kilomètres restants. Nous passons devant le château, que le mur d'enceinte nous empêche d'admirer de près, puis une toute petite route, presque un chemin, nous remet sur la route d'Autoire. Après une légère montée puis une belle descente, nous rejoignons la D60 et le camping de Ventoulou. C'est un camping 4*, avec une piscine chauffée et couverte la nuit. Nous sommes attendus et l'organisation est efficace. Nous apprécions aussi les emplacements à l'ombre et les sanitaires spacieux et impeccables. Nous avons parcouru 53 km aujourd'hui et, comme la veille, aucun d'entre-nous ne s'attarde à la nuit tombée.
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Mardi 23 juin 2015
69 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes tous à 8h00 devant l'entrée du camping. Le patron du camping est là avec son appareil photo. Très sympathique, il m'enverra ses photos par mail. Après le briefing d'usage, nous partons dans les collines du causse de Gramat. Après trois kilomètres, nous entamons la descente sur Autoire, à travers la gorge étroite où seuls la route et le ruisseau passent entre les falaises. Nous nous arrêtons au parking de la cascade. Il est très tôt et c'est encore désert. Pendant qu'André reste à la garde de vélos, nous allons admirer le point de vue. Le village d'Autoire est niché au fond de la vallée dans un îlot de verdure. Accroché à la falaise, on distingue de profil le château des Anglais. Un petit sentier qui mène au village nous permet de voir une partie de la cascade. La hauteur de chute est impressionnante, mais on ne voit pas tout. Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plus loin dans la descente, face au château des Anglais. André pointe sa longue-vue sur le château et on peut en distinguer tous les détails. Nous achevons la descente jusqu'au village d'Autoire qui mérite un arrêt lui aussi. Les maisons sont superbes et ne rougiraient pas devant certains châteaux. Pendant qu'on fait des photos, certains en profitent pour aller prendre le café au bar du coin. Après avoir largement pris notre temps pour ces visites, nous reprenons la route afin de monter la côte de Loubressac avant la chaleur. En bas du village, nous passons devant un joli lavoir alimenté par le ruisseau d'Autoire.
Dans la première montée après le village, nous croisons un troupeau de vaches mené par un paysan en quad dont le chien ferme la marche en remettant les récalcitrantes dans le droit chemin. Nous nous arrêtons pour les laisser passer. Ces bêtes placides, d'abord indécises à notre approche, ne se laissent pas intimider et passent tranquillement. En haut de la côte, trois papys discutent avec les premiers arrivés. Nous repartons sur le plateau de Segonzac avant de descendre un peu puis de remonter sur la route de Loubressac. On a une belle vue sur le village de Loubressac en descendant. Dans l'épingle à cheveux, en dessous du village, il y a un lavoir qui doit être fort joli, mais il est entièrement envahi par les orties et on n'en voit pas grand-chose. Dommage. La montée est lente et régulière. Sur la droite, lorsque les arbres ne cachent pas la vue, on voit le château de Castelnau perché sur un piton au-dessus de la Dordogne. Finalement, nous arrivons à Loubressac, encore un beau village à découvrir. Certains vont faire des courses au petit commerce local, puis nous faisons une visite du village.
Sur le point de vue, du côté opposé à celui où nous sommes arrivés, André pointe sa longue-vue sur le château de Castelnau. On le voit comme si on était à côté. Une balade à pied dans les petites ruelles nous dévoile des superbes façades en pierres. Il y a des fleurs partout. L'église est ouverte et elle est très belle. Là aussi, nous avons pris notre temps pour fureter dans tous les coins à la recherche d'un point de vue insolite. Pendant ce temps là, notre flottille ne passait pas inaperçue. Finalement, nous quittons le village sous le regard des touristes ébahis et nous prenons une petite route qui ondule au gré des plis du causse. Le coin est superbe, même si le revêtement n'est pas des plus parfaits, les trous ont été rebouchés depuis notre dernier passage quinze jours plus tôt. Après le village des Bourruts, nous prenons à gauche la route de Padirac. Le revêtement est très granuleux et ce n'est pas agréable. Un kilomètre avant le gouffre de Padirac, Philippe signale une crevaison. La roue arrière de son trike a crevé. Avec Jacky, ils mettent le trike à l'envers pour réparer plus facilement. Pendant ce temps là, nous continuons jusqu'au site du gouffre. Il y a déjà plein de touriste. Un bus débarque une marmaille de gamins juste comme nous arrivons. Nous nous arrêtons juste devant le gouffre pour y jeter un coup d’œil d'en haut. Pas question de faire la visite qui demanderait bien trop de temps.
Comme nous avons pas mal traîné, nous décidons de déjeuner sur le site du gouffre. Nous trouvons une table disponible près du parking des bus et nous procédons à notre rituel. Je partage ma table avec Philippe, comme je l'avais fait lors du déjeuner de la veille. Nous repartons après la sieste habituelle. La route est facile jusqu'à Padirac, puis nous entamons la dernière montée du jour. La suite est quasiment toute en descente jusqu'à l'Hospitalet, notre étape du jour. Nous faisons une pause à Alvignac puis nous arrivons très tôt au camping. Nous n'avons parcouru que 37 km aujourd'hui. Nous devons attendre l'ouverture du bureau, mais l'accueil est des plus chaleureux. « Prenez autant de place que vous voulez » nous dit la personne de l'accueil. Alors nous nous étalons largement dans ce camping peu peuplé. Après nous être installés, quelques-uns d'entre-nous partent à pied pour visiter Rocamadour. Nous faisons d'abord un arrêt au belvédère pour admirer la cité accrochée au rocher. Le soleil est en face est ce n'est pas très facile pour les photos. Nous aurons une meilleure exposition demain matin. Avant de descendre jusqu'à la cité, nous allons prendre un verre pour tenter de lutter contre la chaleur. Ensuite, nous prenons le chemin qui descend jusqu'à la ville où nous entrons par la porte nord. La rue principale en pente est bordée de boutiques pour attirer les touristes. Nous allons jusqu'à la porte sud. Certains font quelques emplettes, puis nous remontons à l'Hospitalet où nous finissons la soirée au restaurant.
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Mercredi 24 juin 2015
75 photos
Le parcours
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Le récit
Il fait bien frais ce matin et nous cherchons le soleil en attendant le départ devant l'entrée du camping. Après le briefing, nous allons au belvédère pour profiter de l'éclairage favorable face à Rocamadour. Ensuite, nous reprenons la route par laquelle nous sommes venus jusqu'au rond-point de la route de Gramat à Brive, la D840 que nous prenons vers le nord. Il y a peu de circulation et, comme ça descend, c'est bien roulant. Nous nous arrêtons à Montvalent, en pleine descente. La pause est un peu plus longue que prévu car le guidon du trike de Christine s'est dévissé. Le trike posé à l'envers, Richard a accès à la boulonnerie et répare ça comme il faut. Pendant ce temps là, nous faisons un petit tour dans le village qui mérite le détour. Il y a une superbe halle circulaire, malheureusement privée, de jolies ruelles, des maisons et des escaliers en pierres. Certains vont faire un tour au petit commerce local, plutôt orienté produits du terroir. Finalement, nous repartons dans la descente jusqu'au pont sur la Dordogne. De l'autre côté, nous nous regroupons avant de continuer. Un peu plus loin, après être montés un peu, nous prenons à gauche la petite route qui mène à Gluges.
Nous passons devant le château et un peu plus loin, la route est barrée par une voiture dont le propriétaire, portière ouverte discute avec le jardinier local. Ils dégagent juste un peu d'herbe du bas-côté pour nous laisser passer. On dirait que le temps s'est arrêté ici. Arrivés au centre du village, un joli raidillon nous conduit jusqu'au parvis de l'église où un employé municipal est en train de balayer la place. Une photo d’Édith Piaf est affichée sur l'église. Elle a fait un don pour les vitraux et a refusé que cette offrande soit connue de son vivant. Après quelques photos, nous redescendons de l'autre côté pour rejoindre la petite route coincée entre la Dordogne et la falaise. Un peu plus loin, la route remonte le long de la falaise. C'est là que, passés un peu plus tard dans la matinée, nous avons bien souffert de la chaleur reflétée par le rocher et la route il y a quinze jours. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, mais le soleil chauffe bien quand même. Finalement nous arrivons en haut où une pause à l'ombre nous permet de récupérer. Suit une belle descente jusqu'à Creysse où nous prenons à droite vers Saint-Sozy.
Après quatre kilomètres de route facile le long de la Dordogne, nous arrivons à Saint-Sozy où nous nous arrêtons sur la place pour faire les courses au commerce local. Il y a un joli puits avec un abreuvoir et une antique pompe à main. Sur une des maisons, un trompe-l’œil représente Sherlock Holmes à la fenêtre, la pipe à la main. Il était prévu de déjeuner là, mais c'est un peu tôt et nous préférons avancer. Après les courses, nous reprenons la route en direction de Meyronne. Nous traversons la Dordogne, recouverte par le tapis blanc des algues en fleurs, et, après une petite descente, nous suivons une jolie route ombragée sous la falaise. Nous nous arrêtons pour la pause méridienne à Lacave où une aire de repos avec des tables à l'ombre nous accueille. Pendant que nous prenons possession des lieux, un chien du village, probablement habitué aux touristes, vient quémander de la nourriture. Il s'installe entre Nicole et Christine et ne sera pas déçu. Avec la chaleur qui monte, la sieste et le concert de ukulélé sont particulièrement appréciés.
Après Lacave, nous traversons l'Ouysse, où nous avons une belle vue sur le château de Belcastel perché sur la falaise au-dessus de la Dordogne, puis nous entamons un montée bien chauffée par le soleil. Sur la fin, nous avons le château de Belcastel en ligne de mire. Cette fois, nous voyons l'autre côté du château qui n'a rien à envier au premier. En bas, nous voyons le village de Lacave que nous venons de quitter. Après une jolie descente, nous retraversons la Dordogne au pont de Pinsac. Nous nous arrêtons avant le pont pour aller admirer la vue sur le château de la Treyne qu'on ne peut voir que depuis le pont. Après cette pause sous le soleil, nous repartons pour un joli parcours sous les falaises jusqu'à Souillac où nous installons au camping. Les emplacements à l'ombre, aussi occupés par des taupes, sont un peu sableux, mais nous apprécions la fraîcheur des arbres. Nous avons parcouru 44 km aujourd'hui. André accompagne Jean-Pierre jusqu'au vélociste local qui saura lui remplacer un rayon cassé. Après la visite de la ville, le repas du soir et un petit concert de ukulélé, chacun regagne sa tente pour un repos bien mérité.
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Jeudi 25 juin 2015
57 photos
Le parcours
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Le récit
Les techniques de rangement s'améliorent avec le temps et chacun est prêt avant 8h00. Après le briefing au soleil devant l'entrée du camping, nous partons le long de la Dordogne pour éviter la route principale qui est très passante. Après environ deux kilomètres entre les champs, nous retrouvons la route que nous suivons jusqu'à Cazoulès. Là, nous prenons à gauche un petite route qui serpente entre les maisons passe sur la voie ferrée, puis repasse dessous avant de nous conduire à l'entrée de la voie verte. Elle emprunte le tracé d'une ancienne voie ferrée qui longeait la Dordogne et conduisait à Sarlat. La presque totalité du parcours est aménagée. Le parcours est très ombragé et, avec la fraîcheur du matin, nous attendons un peu avant de nous découvrir. À Roufillac, nous passons devant le camping puis nous traversons la route pour retrouver la piste de l'autre côté. Des ouvriers, en train de refaire le parement du mur de séparation avec la route, sont tout étonnés de nous voir arriver. Leur réaction est plutôt sympathique et ils dégagent le passage, où ils avaient entreposé leur matériel, à notre approche.
Un peu plus loin, nous arrivons au tunnel de Calviac-en-Périgord. Il est tout droit et bien éclairé. Le revêtement est parfaitement lisse. À Calviac, nous passons de l'autre côté de la route qui est parallèle à la piste, puis, un peu plus loin, nous quittons l'ancienne voie ferrée pour prendre des petites routes entre les champs. Pour reprendre le tracé de la voie ferrée, juste avant Aillac, il y a un raidillon d'une dizaine de mètres qui doit friser les 20 %. Nous passons chacun notre tour avec un peu d'élan. Avec un peu d'aide pour certains, nous nous retrouvons tous sur la piste, prêts à continuer. Nous faisons une pause un peu plus loin, pour admirer le village d'Aillac dominé par la voie verte. Sur le bord de la piste, du côté opposé au village, il y a une tour ruinée au pied de laquelle des tables ont été installées pour accueillir les voyageurs. De la piste, on domine aussi le port, aménagé sur un bras mort de la Dordogne et plein de barques. Nous reprenons la route vers Carsac, un peu plus loin, où nous allons quitter la voie verte, et faire les courses au commerce local. Nous prenons notre temps. Après les courses et le plein d'eau, certains vont prendre un café, d'autres vont admirer le tour de main de l'artiste souffleur de verre local.
La voie verte quitte la vallée pour monter progressivement vers Sarlat. Nous, nous suivons la Dordogne par une jolie petite route qui longe le cingle de Montfort. Par contre, il y a pas mal de circulation et certains comportements attisent notre colère. La route grimpe jusqu'au point de vue où un parking nous permet d'admirer le château de Montfort. Un groupe de cyclistes très sympathiques s'arrête aussi et nous engageons la conversation. Après le point de vue, nous redescendons sur Montfort. Nous continuons sur cette route pleine de touristes jusqu'à Vitrac. Là, nous attendons Benoist qui a dû s'arrêter car son pneu avant se dégonfle. Il s'apercevra plus tard que c'est la valve qui s'est desserrée. Une fois tous réunis, nous prenons à gauche au port de Vitrac, puis nous traversons la Dordogne. Nous avons prévu de déjeuner au bord de l'eau à l'aire de repos qui se trouve au bout du pont, de l'autre côté. Il y a des tables, mais elles sont toutes au soleil. Heureusement, il y a quelques arbres avec de l'ombre pour nous accueillir. Il y a aussi des toilettes.
Avec André, nous installons nos remorques dos à dos pour faire une table pour quatre et nous y invitons Madeleine et Benoist. Habitués des voyages à vélo droit, ils sont étonnés de la facilité qu'apportent les trikes. Nul doute que dans quelque temps on les reverra équipés autrement. Après le repas, quelques uns en profitent pour faire trempette dans la Dordogne. Le courant est assez fort et il faut être prudent, mais tout se passe bien. Après la baignade, la sieste est la bienvenue et nous profitons de l'ombre. Nous repartons après une longue pause régénérante. Après deux kilomètres dans la vallée, nous attaquons la montée à Domme. La pente est bien régulière et il y a pas mal de tronçons à l'ombre. C'est finalement nettement mieux de monter par ce côté là que par la montée classique face à la Dordogne, qui est plus pentue, plus fréquentée et moins ombragée. Il y a malgré tout quelques touristes en voiture, mais rien d'insurmontable. Arrivés en haut, nous attendons les derniers pour entrer dans Domme.
Nous entrons à Domme par la porte des Tours, à l'est du village. La circulation est canalisée vers la droite, dans une rue montante dont la pente frise les 11 %. Nous montons dans la chaleur et ne sommes pas fâchés d'arriver en haut. André est resté à la porte. Il garde les vélos de ceux qui n'ont pas voulu monter. Il y a un marché sur l'esplanade devant le point de vue. Nous trouvons malgré tout un endroit pour nos montures. Je reste là pour garder les vélos pendant que nos amis s'égaillent dans le village. De nombreux curieux sont attirés par le vélomobile. Certains nous interrogent. D'autres se contentent de regarder. Il y a même une éberluée qui nous raconte sa vie. Bien qu'on soit sous les arbres, il fait bien chaud. Depuis l'esplanade, on a un joli point de vue sur la vallée de la Dordogne. La voiture d'un exposant du marché est venue boucher le passage que nous avons emprunté pour monter sur l'esplanade. Je fais un petit tour avec Jean-Pierre pour trouver une autre issue. Il y en a une de l'autre côté de la place.
Nous traversons l'esplanade sous le regard amusé des curieux puis nous redescendons dans le village. Nous nous arrêtons en file indienne dans la rue qui surplombe la porte Delbos. Christine est la seule volontaire pour aller examiner la porte de plus près. Nous y allons tous les deux. Il faut descendre la rue sur une centaine de mètres, mais l'ouvrage en vaut la peine. Après quelques photos, nous remontons vers nos amis et notre procession reprend jusqu'à la porte des Tours où nous retrouvons André, Benoist et Madeleine. Nous sortons de la ville puis nous prenons la petite route qui serpente sur le plateau pour nous conduire au camping du Pech de Caumont. Juste avant d'arriver, certains, emballés par la descente louperont la bifurcation à gauche et poursuivront jusqu'à Cénac. Ils en seront quittes pour remonter la côte. Le compteur affiche un peu moins de 41 km aujourd'hui. Une fois les tentes installées, nous allons profiter de la fraîcheur de la piscine. À la soirée, je vais faire un petit tour à pied avec André. Nous ne tardons pas à aller au lit pour être à pied d’œuvre de bonne heure le lendemain.
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Vendredi 26 juin 2015
42 photos
Le parcours
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Le récit
Il fait bien frais encore ce matin et nous sommes contents de voir arriver le soleil entre les arbres. Nous partons un peu avant 8h00. La descente jusqu'à Cénac est bien fraîche. Nous prenons à gauche la petite route de Mombette. Nous allons vite regretter de ne pas avoir fait le tour en descendant jusqu'au village. La pente est très forte et tout le monde souffre. Certains finissent à pied. Christian, avec son petit plateau bien trop grand pour de telles aventures doit même se faire pousser car sa roue arrière dérape. Finalement, nous arrivons en haut bien réchauffés par cette aventure imprévue. En continuant, nous avons droit à une seconde côte du même acabit avant de déboucher sur la D50 que nous aurions pu prendre en bas, à Cénac. Après une pause réparatrice, nous repartons dans la descente qui nous mène à Saint-Cybranet. À la sortie du village, il y a une supérette bio, mais elle n'ouvre qu'à 9h00. Nous arrivons une demi-heure trop tôt et nous décidons de continuer notre route, sachant qu'on pourra faire des courses à Daglan et à Saint-Pompon.
Nous remontons la vallée du Céou où nous faisons une pause près du lavoir de la Peyrugue. Des fleurs de lin colorent de bleu le parking de chasse que nous avons investi. Après un petit en-cas, nous reprenons la route jusqu'à Daglan où la boulangerie est prise d’assaut. En repartant, nous traversons ce village bien restauré et nous prenons la route qui monte doucement jusqu'à Saint-Pompon. C'est jour de marché et le parking est occupé par les marchands. Nous allons nous garer dans une petite rue face aux toilettes publiques, puis notre groupe s'égaille. Certains vont visiter le village, d'autres flâner au marché, d'autres prendre une bière au bar, ou encore faire des courses au supermarché à la sortie du village. Nous nous retrouvons une heure après. Des passants sont venus demander des renseignements sur nos vélos, comme toujours. Nous repartons par une petite ruelle sympathique aux façades fleuries. Nous redescendons une partie de la route par laquelle nous sommes arrivés, pour prendre à droite la route de Campagnac-lès-Quercy. Elle monte d'abord doucement, mais la pente s'accentue en arrivant au village. Nous faisons une pause près de la fontaine, prétexte à une arrosage rafraîchissant.
La suite du parcours, en plein Périgord noir, est assez ombragée. Par contre, ça monte et descend avec de belles pentes sur cette petite route perdue dans la campagne. Nous nous arrêtons pour déjeuner à Marminiac. La halle nous accueille. Il y a juste assez de place pour nous tous. Il y a un point d'eau bien pratique juste sous la halle. Le village est tout petit, mais il y a quand même un restaurant qui nous embaume de ses effluves de confit de canard. Nous reprenons la route cap au sud sur de petites routes qui serpentent, montent et descendent dans la forêt. L'ombre est très appréciable en cette après-midi bien chaude. Juste avant Montcléra, à Pech Maurel, une partie du groupe, passée devant, file sans regarder le GPS. Trop tard pour les rappeler, nous les retrouverons au village. Ils auront fait un peu plus de kilomètres que nous, au soleil avec les voitures alors que nous étions à l'ombre sur une petite route calme. Nous traversons Montcléra avec son château invisible depuis le village. Une fois descendu de l'autre côté, on le voit très bien si on se retourne.
La suite du parcours est vite avalée. Nous prenons à gauche la route qui mène à Goujounac et nous arrivons au camping, juste à l'entrée du village. Nous avons parcouru 42 km aujourd'hui. Nous sommes arrivés tôt, alors nous avons le temps de flâner, de profiter de la piscine, de faire la sieste, de discuter, de rédiger un petit compte-rendu de la journée, etc. Je surprends Nicole en train de faire la sieste dans sa tente, mais elle s'éveille avant que j'appuie sur le déclencheur. Gilles fait une victime. Une pauvre taupe qui s'est approchée trop près et qui en a fait les frais. Avant le repas, que certains prendront au restaurant du camping, Gilles nous offre l'apéritif. Il fête ses mille premiers kilomètres en trike et sa première vélorizon itinérante de l'Association Française de Vélocouché. Il semble enchanté de son Scorpion tout suspendu. Je sais, pour l'avoir essayé, que son confort est incomparable. La soirée se termine comme d'habitude et au coucher du soleil, il n'y a plus un bruit.
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Samedi 27 juin 2015
66 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes prêts de plus en plus tôt. Le patron du camping est là pour nous regarder partir. En repartant, nous faisons un petit détour dans les ruelles de Goujounac. Il y a de belles pierres et, à cette saison, c'est bien fleuri. Nous ressortons par le grand porche pour déboucher sur la route principale. La suite est une belle descente bien fraîche en ce début de matinée. D'abord plus rapide, elle s'assagit ensuite dans la vallée de la Masse que nous descendons jusqu'à Castelfranc, au bord du Lot. Là, certains sont déçus de voir que la boulangerie est fermée, mais il n'y a plus de commerces depuis un moment à Castelfranc. Nous suivons ensuite le bord de la rivière. Nous passons sous un petit pont pour rejoindre le village d'Albas, perché sur un éperon rocheux de l'autre côté du Lot. Après un petit arrêt pour faire de belles photos, nous prenons le pont suspendu où les voitures ne peuvent passer qu'une par une. De l'autre côté du pont, André nous propose en riant deux trajets possibles. Pour les plus costauds, la route directe dans le village présente une forte pente. Finalement, tout le monde optera pour le trajet prévu qui contourne la difficulté en faisant une belle boucle à la pente modérée.
Après une montée pas trop pénible, nous nous arrêtons sur la place du village où la boulangerie est envahie. Pendant que les autres se remplissent l'estomac, je vais faire un petit tour dans le village que je n'avais pas pris le temps de visiter lors de mes passages précédents. Il y a de jolies ruelles et de belles maisons en pierre. Tout est très pentu et l'église est perchée au sommet. Lorsque nous repartons, nous nous arrêtons à la sortie du village d'où on a une autre vue dominant le Lot et où trône une grosse bouteille de vin de Cahors servant d'enseigne pour annoncer la fête du vin de Cahors à Albas, le samedi de l’Ascension. C'est l'occasion de quelques photos humoristiques où le figurant est notre benjamin, Julien. Nous poursuivons la route jusqu'à Luzech, coincée dans le resserrement d'une boucle du Lot. La supérette est toujours fermée, mais la boulangerie et la boucherie font l'affaire. Un panneau sur le mur de l'office de tourisme affiche une carte postale ancienne montrant le canal et les écluses reliant les deux côtés de la boucle et qui ont été supprimés depuis pour faire place à l'esplanade sur laquelle nous nous sommes arrêtés.
Quittant Luzech, nous prenons la direction de Saint-Vincent-Rive-d'Olt que nous traversons pour remonter la vallée du ruisseau de Bondoire. La montée est progressive jusqu'à ce qu'on prenne à gauche la route de Cambayrac. André et quelques autres décident de ne pas monter par là et de poursuivre un peu plus loin par un parcours plus long mais moins pentu. Christian et Benoist, emportés par leur élan, n'ont attendu personne et on filé tout droit. La montée est très pentue, mais le paysage se dévoile au fur et à mesure qu'on s'élève. La vallée remplie de verdure est un vrai plaisir pour les yeux. Finalement, nous arrivons à Cambayrac en même temps que les autres. Christian et Benoist sont introuvables. Ils ont sans doute filé tout droit dans une direction qui n'est pas la bonne. Nous n'arrivons pas à les joindre. Après quelques photos, nous repartons malgré tout, pensant qu'ils finiront par réaliser leur erreur. Un peu plus loin, Madeleine réussit à joindre Benoist et nous lui indiquons le chemin à suivre pour nous retrouver. Finalement, nous nous arrêtons à Villesèque pour la pause méridienne. Nous aurons déjà bien entamé notre déjeuner lorsque Benoist et Christian nous rejoindront.
La suite, sur les petites routes du causse, est peu ombragée, mais nous roulons bien malgré quelques côtes au profil bien prononcé. Nous nous arrêtons à l'Hospitalet pour profiter de l'eau fraîche du robinet municipal. Un cycliste hollandais s'arrête pour discuter avec nous. Nous repartons sous un soleil de plomb, mais la proximité de l'arrivée nous donne des ailes. Les derniers kilomètres sur les sommets du causse nous offrent une vue étendue sur l'horizon et nous tenons un bon rythme. Arrivés sur la quatre voies de Cahors, nous filons jusque chez André, à peine gênés par le peu de circulation. Nous achevons cette aventure avec un peu moins de 55 km au compteur du jour et 327 km environ depuis notre départ dimanche matin. Gilles, qui a des obligations familiales nous quitte pour rentrer sur Valence d'Agen. Nous terminons la soirée au restaurant local où l'apéritif offert par l'AFV est une bonne entrée en matière. Nous repartons tous le lendemain matin, laissant André avec ses souvenirs. Je rentre à la maison à vélo, rajoutant encore plus de 67 km à mon compteur. Je bats mon record en optimisant le parcours et en appuyant un peu sur les pédales. J'arrive à une moyenne de presque 20 km/h sur la distance de retour dont le profil est quasiment tout descendant. J'aurai fait près de 464 km depuis mon départ. Ainsi s'achève une belle aventure où les paysages magnifiques du Lot et de la Dordogne n'auront eu d'égal que l'ambiance chaleureuse qui a régné au sein de notre équipe.
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Dimanche 28 juin 2015
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Le récit
Nous repartons tous ce matin, laissant André avec ses souvenirs. Je rentre à la maison à vélo, rajoutant encore plus de 67 km à mon compteur. Je bats mon record en optimisant le parcours et en appuyant un peu sur les pédales. J'arrive à une moyenne de presque 20 km/h sur la distance de retour dont le profil est quasiment tout descendant. J'aurai fait près de 464 km depuis mon départ. Ainsi s'achève une belle aventure où les paysages magnifiques du Lot et de la Dordogne n'auront eu d'égal que l'ambiance chaleureuse qui a régné au sein de notre équipe.