Itinérance AFV n°2
Du 30 mai au 7 juin 2015 · Saint-Paul de Loubressac (46)
9 jours522 km5 428 m D+335 photos
Le voyage
C'est avec une météo caniculaire que cinq compères décidés ont usé leurs pneus sur les routes du Lot pour cette rencontre sous l'égide de l'association française de vélocouché. Entre la vallée du Lot et celle de la Dordogne, en passant par le Causse de Gramat, nous avons parcouru de petites routes charmantes. Le passage en Périgord noir, particulièrement ombragé, a été très apprécié en ces après-midis de canicule. Finalement, après 388 km parcourus en 7 jours (522 km en 9 jours pour moi qui suis parti et revenu de la maison à vélo), nous sommes revenus cuits par le soleil et les yeux éblouis de merveilleux paysages et de jolis châteaux. Le matériel a bien supporté le voyage malgré une crevaison et la rupture du timon de la remorque de Serge, qu'une réparation de fortune a permis de régler. Malgré une nuit blanche et une agression au petit matin au camping de Cazals, nous ne garderons que les bons moments en souvenir.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du voyage
Samedi 30 mai 2015
8 photos
Le parcours
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Le récit
Je quitte la maison sous un ciel couvert et il fait un peu frais ce matin. Mon objectif est d'arriver chez André en début d'après-midi. Je rejoins Valence d'Agen où je passe devant le premier lavoir circulaire afin de rejoindre la route de Goudourville. Arrivé à la route de Moissac, surprise. La route en face est fermée par un muret de 50 cm de haut. Je prends à droite puis une petite route parallèle à celle qui est fermée pour retomber sur mon itinéraire. En fait, une nouvelle route a été créée pour rejoindre le rond-point suivant. Je le saurai pour la prochaine fois. Je rejoins la route de Lalande où la circulation est très calme ce matin. À Lalande, je rejoins la petite route de la vallée de la Barguelonne. Le revêtement n'est pas formidable, mais il n'y a pas du tout de circulation. Je traverse Saint-Paul-d'Espis, désert, puis je passe devant un champ couvert de fleurs bleues. C'est du lin, une culture inhabituelle dans cette région dédiée aux maïs, blé, tournesol et autres colza. La route remonte lentement le long de la Barguelonne. Pour éviter le château de Montesquieu, il faut monter, puis redescendre. C'est assez court, mais la pente est bien raide. Un premier test avant le relief tourmenté du Lot qui nous attend pour les jours à venir.
Après Cazes-Mondenard, le château de Lauture se profile à l'horizon. J'ai choisi de le contourner par la droite, mais la route monte plus raide que de l'autre côté. Elle finit même avec une forte pente où je rôtis sous le soleil qui a fini par prendre la place des nuages. En montant le paysage change pour devenir plus aride et caractéristique du causse. Je m'arrête en haut pour déjeuner à l'ombre au bord de la route. La route jusqu'à Castelnau-Montratier est en crête, assez facile avec des petites bosses et dominant le paysage alentour. Je traverse Castelnau-Montratier puis je plonge dans la vallée de la Lupte. La remontée de l'autre côté est assez raide. Arrivé en haut, je prends la D49 qui suit les ondulations du causse et me conduit directement chez André. Une pancarte à l'effigie de l'association française de vélocouché indique l'entrée pour ceux qui arrivent ici pour la première fois. Mon compteur affiche près de 64 km. Je suis le premier arrivé, bientôt suivi par Serge et Janvier. Avant de dîner, nous visualisons les photos de mon voyage au Cap Nord, réalisé en 2010, puis le diaporama préparé par André relatant notre randonnée itinérante de l'année dernière. Finalement, Stéphane nous contacte par téléphone. Il est allé dîner au restaurant d'en face et n'arrive qu'à la nuit tombante. L'équipe est au complet.
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Dimanche 31 mai 2015
49 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, un beau ciel bleu nous accueille et le soleil ne tarde pas à réchauffer l'atmosphère. Georges, un ami d'André, cycliste lui aussi est venu assister à notre départ. Nous partons à 9h00 et rejoignons Fontanes où le petit commerce local est ouvert. Un peu plus loin, Janvier nous arrête pour nous montrer un bel exemplaire de l'orchis bouc, une orchidée à l'odeur de bouc très prononcée. Nous passons derrière l'aérodrome de Cahors, survolés par les parapentistes relâchés d'un avion. Après un joli parcours sur des petites routes bordées d'un mur en pierres, nous faisons une pause devant la grille du château de Hauteserre, un cru local réputé. À Peyrelevade, nous croisons un cycliste à VTT qui nous interroge sur nos vélos. À Saint-Cirice, nous prenons la route du mont Saint-Cyr. Le revêtement est très mauvais. On se demande pourquoi une route si touristique ne bénéficie pas de plus d'attention de la part des pouvoirs publics. Après un parcours fatigant, nous arrivons au bout, où nous sommes récompensés par la belle vue sur la ville de Cahors. Il y a quelques touristes. Après les photos d'usage et les commentaires d'André qui nous cite les éléments remarquables de la ville et des environs, nous décidons de déjeuner là. Il y a des tables à l'ombre et un point d'eau, et l'heure est assez avancée pour que nous n'attendions pas d'être redescendus dans la vallée du Lot comme c'était prévu.
Après déjeuner, nous reprenons la route cahoteuse jusqu'à Saint-Cirice, puis aux Ramonets, nous plongeons dans la combe du Tréboulou pour rejoindre la vallée du Lot à Arcambal. Nous passons devant le château du Bousquet puis sous la voie ferrée pour rejoindre les bords du Lot. Nous faisons quelques photos de Savanac, de l'autre côté, et de son église moyenâgeuse aux ouvertures très enjolivées. En repartant, après Galessie Bas, nous grimpons sur la falaise qui domine le Lot. La pente est assez raide et nos remorques chargées chauffent les mollets. La belle vue sur la vallée est notre récompense. Un joli passage entre les rochers fait le bonheur des photographes. Nous y croisons des étrangers en randonnée à vélo droit. Nous redescendons sur Béars et traversons le Lot pour rejoindre Vers. Là, nous attaquons la rude montée en lacets du Pech Picou. On a une jolie vue sur les toits du village. La pente frise les 12 % par endroit. Janvier et Serge, aidés par leur moteur électrique, filent devant. Stéphane est impressionnant. Il monte à 3,5 km/h sur son deux roues pratiquement sans dévier de sa trajectoire. Cela doit demander une concentration extrême. À un lacet où nous nous sommes arrêtés pour souffler un peu, André se joint à moi pour l'aider à démarrer en poussant son vélo.
Finalement nous arrivons en haut et nous soufflons un peu sous l'ombre fraîche des arbres. Un peu plus loin, alors que ça monte encore mais moins fort, nous faisons une nouvelle pause devant une jolie gariotte. Finalement, nous arrivons au point le plus haut, Merlan. Nous sommes écrasés par la chaleur devenue accablante et nous nous arrêtons à l'ombre. Ensuite, après un petit trajet sur le causse, nous dévalons la vallée de la Sagne en direction de Cabrerets, notre étape du jour. Presque en bas, nous faisons une pause pour admirer le calvaire qui domine la Sagne. C'est peu entretenu et un peu envahi par la végétation, mais on peut y monter. Finalement, nous finissons la descente pour rejoindre les bords du Célé et le village de Cabrerets. Un petit tour pour vérifier les horaires d'ouverture de la boulangerie et admirer d'en bas le château de Gontaud-Biron qui domine le village, et nous continuons en remontant le Célé pour rejoindre le camping, juste à la sortie du village. Avant le camping, nous passons sous le château du Diable, une construction troglodyte incrustée dans la falaise qui a servi aux Anglais, puis aux brigands qui sont à l'origine de son nom. Nous nous installons au camping du Bout du Lieu et le gérant vient nous voir à la soirée pour régler les questions d'intendance. Nous avons le camping presque pour nous seuls. En bordure de rivière, il est très agréable et très propre. Nous avons parcouru 56 km aujourd'hui.
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Lundi 1er juin 2015
53 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, les nuages bas couvrent le ciel. Après avoir démonté les tentes et rangé le matériel, nous remontons la vallée du Célé. La route est facile en léger faux-plat montant et nous tenons une bonne allure, incités à nous réchauffer pour lutter contre la fraîcheur matinale. La route est très belle, surplombée par les falaises à gauche et dominant le Célé à droite. Régulièrement, on trouve des maisons troglodytes accrochés sous la falaise. À Liauzu, nous franchissons le tunnel puis passons devant le musée de l'insolite où nous avons été mal reçus l'an dernier. Nous prenons quelques photos sans nous arrêter et nous continuons notre route. Nous passons Sauliac-sur-Célé, puis nous faisons une pause avant Marcilhac-sur-Célé. Après Saint-Sulpice, nous croisons des randonneurs étrangers à vélo droit. Nous nous arrêtons de nouveau à Brengues avant de bifurquer à gauche et prendre la route qui monte sur le causse. La pente est assez raide et assez longue. Nous faisons une pause en haut. Une habitante du lieu nous signale que le supermarché de Livernon ferme à Midi. Janvier décide de filer devant pour arriver avant la fermeture.
Nous reprenons la route qui file tout droit sur le causse. Le relief est à peu près plat et nous arrivons sans peine à Grèzes. Peu de temps après, nous arrivons à Livernon, passant devant un joli petit château aux volets fermés, et où nous retrouvons Janvier qui a pu faire ses courses avant la fermeture du magasin. Nous rejoignons le dolmen de la Pierre Martine où nous nous installons sur le parking pour la pause méridienne. Le soleil a chassé les nuages et réchauffe l'atmosphère peu à peu. Un camping-car arrive pendant que nous déjeunons et repart peu après. Nous allons visiter le dolmen, une énorme pierre plate, un peu plus haut sur le causse. Après un repos réparateur, nous reprenons la route de Livernon alors que le ciel s'est de nouveau couvert. Arrivés à Lafon, nous avons droit à une averse. Avec André, nous nous arrêtons sous les arbres à gauche de la route, le temps de laisser passer le nuage. Les chevaux, dans la prairie de l'autre côté de la route ont fait comme nous. Ils se sont réfugiés sous un arbre. Le nuage passe et nous reprenons la route. La route du Causse de Gramat est très agréable. Nous passons Espédaillac et nous nous arrêtons à Reillac avant de rejoindre le site martyr de Gabaudet.
Nous faisons une première pause devant le puits et le petit étang, chacun d'un côté de la route, puis nous avançons un peu plus loin pour trouver le monument commémoratif de la tragédie de la ferme de Gabaudet où les résistants rassemblés en 1944 furent massacrés par la division SS qui est aussi à l'origine de la tragédie d'Oradour-sur-Glane. Nous avons ensuite continué notre route en longeant la voie ferrée qui relie Figeac à Brive. Un peu plus loin, sur la droite, nous prenons un petit chemin qui nous amène au camping de la ferme en paille. Le fermier, en tracteur, est en train de faucher l'espace où nous allons planter les tentes. Quand il nous voit, il vient vers nous et je lui fais essayer mon trike. Il est tout de suite conquis par ce moyen de déplacement conforme à ses objectifs écologiques. Il faut dire qu'on est dans un espace où la nature est fondamentale. La ferme est basée sur l'élevage des brebis et des chèvres. L'eau chaude sanitaire du camping est solaire, alimentée par des tuyaux enroulés sur le toit, les toilettes sont sèches et sommaires, et l'évacuation de la douche est bouchée. Mis à part ce dernier petit désagrément, l'accueil est sympathique et original. Nous comptabilisons près de 62 km aujourd'hui et 118 km depuis le départ de chez André.
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Mardi 2 juin 2015
51 photos
Le parcours
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Le récit
Nous quittons la ferme en paille sous le soleil. La journée s'annonce belle et chaude. Nous avons été réveillés par le chant du coq, comme il se doit dans une ferme. Nous sommes en peu de temps à Gramat où nous allons faire nos courses au commerce local. Nous traversons le centre sous l’œil émerveillé des passants avant de prendre la petite route qui mène à Thégra. L'arrivée sur le village par le haut nous permet d'admirer le château. Nous évitons le village en le contournant par la droite. Après un joli parcours sur le causse, nous rejoignons la D807 qui relie Gramat à Autoire. C'est un peu plus fréquenté, mais le trafic n'est pas très important. À Boutel, nous prenons à gauche et nous trouvons Claude qui nous attend au carrefour suivant. Il a prévu de nous accompagner en trike au moins jusqu'à la pause méridienne. Nous attaquons une belle descente sur Autoire, située dans une faille en bas du causse. Le groupe s'étire au fil des trois kilomètres qui nous séparent du site de la cascade. Nous nous retrouvons au parking où se trouvent déjà quelques voitures. À cet endroit, la faille dans le plateau du causse est très étroite et le ruisseau d'Autoire effectue de très jolis sauts avant de rejoindre le village au fond de la vallée. De là, on a une belle vue sur les falaises et sur Autoire. On peut aussi deviner de profil le château des Anglais, accroché sous la falaise de l'autre côté de la route.
Après avoir largement pris le temps de visiter les lieux – un petit sentier permet de mieux voir le paysage et la cascade – nous repartons dans la descente pour rejoindre le village. Je m'arrête à mi-pente pour faire quelques photos de nos amis et aussi du château des Anglais qui me fait face de l'autre côté de la vallée. Finalement, nous arrivons à Autoire et nous décidons, vu l'heure avancée, de déjeuner là, sur les tables encore à l'ombre au-dessus de la route. Il fait maintenant bien chaud et l'après-midi s'annonce torride. Lorsque nous repartons, Claude continue de son côté en descendant dans la vallée de la Bave pour rejoindre celle de la Dordogne et son domicile. Nous, nous attaquons la côte de Loubressac sous le soleil. En partant, en bas du village, nous passons devant un joli lavoir. La montée se fait lentement. Heureusement, il y a un peu d'air et nous ne souffrons pas trop de la chaleur. En montant, on peut admirer le château de Castelnau perché au-dessus de la Dordogne. Arrivés à Loubressac, nous faisons sensation sur la place devant le restaurant où les touristes tuent le temps en se remplissant la panse. Nous allons faire un petit tour dans le village qui mérite le détour. Il y a de jolies maisons en pierre. Plusieurs artistes peintres sont au travail dans les rues.
Finalement, nous reprenons la route qui longe le bord du Causse. Arrivés à la D60, nous faisons une halte sous l'arbre providentiel qui marque le carrefour. La chaleur devient étouffante et l'ombre est la bienvenue. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au site du gouffre de Padirac. Il y a pas mal de touristes, mais ce n'est pas la foule estivale. Nous passons devant le gouffre, sous les yeux ébahis des touristes. Après les quelques photos d'usage, nous repartons pour la quinzaine de kilomètres restant. Nous rejoignons le camping de l'Hospitalet où nous trouvons l'ombrage avec plaisir. Pendant que nous montons la tente, une montgolfière survole le camping. Avec Rocamadour tout proche et la vallée de la Dordogne, ils doivent avoir un superbe paysage vu d'en-haut. Rocamadour peut se visiter à pied depuis le camping et certains ne s'en sont pas privés. La visite vaut vraiment le détour et nous pensons réserver davantage de temps pour ça lors de la seconde édition de cette randonnée itinérante, prévue dans une quinzaine de jours. Nous avons parcouru 47 km environ aujourd'hui ce qui nous fait un total de 165 km depuis le départ de chez André.
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Mercredi 3 juin 2015
39 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous avons décidé de partir dès 8h00 en raison de fortes chaleurs annoncées dans l'après-midi. L'objectif est de passer les plus grosses montées à la fraîche le matin. Juste avant notre départ, une autre montgolfière prend les airs juste derrière le camping. Après Mayrinhac-le-Francal, nous entamons une belle descente jusqu'à la D15 que nous prenons à gauche en descendant encore jusqu'à la route de Montvalent où là, ça monte franchement. Il faut prendre son mal en patience et, heureusement, il ne fait pas encore très chaud. Deux kilomètres plus loin, nous sommes en haut. Nous faisons une petite pause à la Croix Blanche, juste avant de prendre la D810. Sur la route qui vient de notre droite, se trouve le tronçon d'un énorme chêne. Pour le protéger, une toiture en bonne et due forme a été érigée par-dessus. Nous reprenons la route qui descend en pente douce jusqu'à la Dordogne. Après Montvalent, nous arrivons au pont de Gluges qui enjambe la rivière. Nous passons de l'autre côté puis nous montons un peu avant de prendre à gauche une petite route réservée aux riverains qui mène au village de Gluges.
Nous passons devant un joli petit château avant de rejoindre le village. Nous grimpons une petite côte bien raide, heureusement très courte, pour atteindre la placette devant l'église. De là, on domine la vallée de la Dordogne. Sur l'église, une panneau annonce qu’Édith Piaf a fait un don pour financer les vitraux et qu'elle a souhaité que cette information ne soit pas diffusée de son vivant, ce qui a été respecté par le curé local. Après le village, nous redescendons sous la falaise, en passant devant une jolie petite source. Le parcours qui suit est particulièrement agréable avec les falaises qui dominent et parfois surplombent la route, elle-même dominant la Dordogne réfléchissant le bleu sans nuage du ciel. Finalement, la route remonte pour rejoindre la D23. Avant le carrefour, nous devons nous arrêter pour laisser passer un camion qui vient en face. Il n'y a pas assez de place pour lui et un tricycle. Heureusement, il y a des zones de croisement. Nous continuons jusqu'à Creysse, puis vers Saint-Sozy où nous nous arrêtons pour faire des courses à l'épicerie.
Après Saint-Sozy, nous traversons la Dordogne puis la route longe la rivière. Nous trouvons une zone fermée d'une barrière qui doit servir à accueillir les canoéistes pour le pique-nique. Il y a des tables et c'est à l'ombre au bord de l'eau. L'endroit idéal, sauf qu'on a des invités surprise, les moustiques. Finalement, nous arriverons à faire bon ménage malgré quelques piqûres. Inutile de dire que nous ne traînons pas trop dans le coin et, après être remontés sur la route et avoir remis la barrière en place, nous poursuivons notre voyage. Après Lacave nous traversons l'Ouysse et entamons une belle montée jusqu'à Belcastel. Le vue sur le château est notre récompense. Janvier a trouvé une astuce pour se protéger du soleil brûlant de l'après-midi. Dans les montées, il déploie son parapluie qu'il tient d'une main. La vitesse du trike est suffisamment lente pour que le parapluie ne bouge pas. Nous retraversons la Dordogne avant Pinsac. La chaleur est très forte. Nous nous arrêtons pour faire une photo du château de la Treyne, visible uniquement depuis le pont en raison de la végétation abondante. La suite est facile et nous arrivons au camping de Souillac où l'ombre est la bienvenue. Nous comptabilisons près de 47 km aujourd'hui et 212 km depuis le départ de chez André. À la soirée, nous allons, avec André, faire une petite balade à pied dans la ville.
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Jeudi 4 juin 2015
47 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin encore, nous partons à 8h00. La journée est annoncée encore plus chaude que la veille. André nous guide sur les bords de Dordogne le long du camping pour éviter la grosse circulation en ville. Nous débouchons sur la route à la sortie de Souillac. Après 3 km, nous quittons la route à Cazoulès pour prendre des petites ruelles qui conduisent à la voie verte. L'ancienne voie ferrée qui menait à Sarlat a été reconvertie en voie cyclable. La piste est très agréable et nous roulons bien jusqu'au tunnel précédant Calviac-en-Périgord. Il est éclairé en permanence et la traversée est facile. Au bout du village, la voie cyclable quitte le tracé de la voie ferrée pour emprunter des petites routes entre les champs et les vergers de noyers. Le retour sur la voie ferrée est un peu acrobatique. Il s'agit d'une montée très brusque sur le talus, avec une forte pente. Je cale juste avant d'arriver en haut, faute d'un développement assez court. André me donne un coup de poussette pour terminer la montée. À son tour, André réussit la manœuvre du premier coup sans assistance. Les deux autres trikes montent sans problème grâce à leur moteur et nous devons aider Stéphane qui monte à pied mais à du mal à pousser son vélo et sa remorque bien chargés. Finalement, nous pouvons poursuivre notre route sur l'ancienne voie ferrée bien ombragée.
Un peu plus loin, nous faisons une halte pour admirer le petit village d'Aillac, dominé par le pont de la voie ferrée. Il y a là une tour ruinée qui servait sans doute à la défense du village autrefois. Des tables de pique-nique ont été installées et le coin est très ombragé. Après moult photos, nous reprenons la route et rejoignons Carsac où nous quittons la voie verte. Nous nous arrêtons en-dessous du centre pour aller faire nos courses au commerce local. On en profite pour faire le plein d'eau au robinet des toilettes municipales. La température monte sérieusement et promet une après-midi chaude. Nous quittons Carsac pour suivre l'extérieur du cingle de Montfort sur une superbe petite route. Nous profitons d'une belle vue sur le château en ligne de mire. À Vitrac, nous attaquons une longue et rude montée de près de 4 km. L'objectif est d'aller voir le dolmen de la Pierre du Diable. Nous sommes un peu déçus par ce caillou petit et érodé placé en bord de route qui n'est même pas signalé sur place. Notre route redescend ensuite dans la vallée en suivant la combe de Clary, un vrai toboggan. Nous débouchons au bord de la Dordogne, juste à la sortie de la Roque Gageac. Nous nous arrêtons juste après, à la Malartrie, pour déjeuner au bord de la rivière dans un espace aménagé pour l'accès à la plage.
Lorsque nous repartons, nous n'avons pas effectué plus de quelques centaines de mètres que j'entends un bruit métallique continu venant du trike de Serge juste devant moi. C'est le timon de sa remorque qui s'est cassé. Nous sommes sur une route assez passante et peu ombragée. Nous trouvons un peu d'ombre au bord de la route au-dessus du camping de la plage pour tenter une réparation. Serge, avec une ingéniosité sans faille et aidé de nos conseils réussit à bloquer le timon cassé en le fixant sur la remorque avec une chambre à air usagée. Sa réparation tiendra jusqu'à la fin du voyage. Finalement, en moins d'une demi-heure, le problème est résolu. Nous traversons de nouveau la Dordogne au pied de Castelnaud-la-Chapelle et de son château médiéval, puis nous rejoignons Cénac et le camping du Pech de Caumont où la montée bien raide en plein soleil nous achève. Nous y apprécions l'ombre et la piscine où nous sommes les seuls à nous baigner. Après une petite exploration de la carte, nous décidons de remettre la visite de Domme à demain matin. Nous avons parcouru 53 km environ aujourd'hui ce qui nous fait un total de 265 km depuis le départ de chez André.
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Vendredi 5 juin 2015
54 photos
Le parcours
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Le récit
Aujourd'hui encore nous quittons le camping à 8h00. Il fait encore frais mais la température va vite monter. Nous rejoignons Domme par les petites routes en restant sur les crêtes. Nous passons la porte est et nous grimpons dans les rues très pentues avant de rejoindre la place principale et le point de vue sur la vallée de la Dordogne. À cette heure matinale nous pouvons profiter du lieu tranquillement. Nous prenons notre temps et certains vont explorer la boulangerie locale. Finalement, nous descendons les rues en pente pour rejoindre la porte ouest qui nous permettra de redescendre sur Cénac. La descente est vertigineuse sur un très bon revêtement. Nous nous retrouvons rapidement en bas et nous engageons sur la route qui mène à Saint-Cybranet que nous atteignons après une montée et une descente dans la vallée du Céou. Nous nous arrêtons à la supérette bio locale pour y faire des courses avant de prendre la route qui remonte la vallée du Céou. C'est une route facile avec peu de circulation où nous roulons bien. Nous nous arrêtons à Daglan, inondée de soleil, pour une visite à la boulangerie.
Nous reprenons la route qui monte lentement jusqu'à Saint-Pompon. Nous nous arrêtons à l'ombre sur le trottoir afin de faire une visite de la vieille ville. Il y a de belles pierres jaunes et des ruelles étroites très intimes. À cette saison, l'ensemble est très fleuri par les habitants et c'est très beau. André nous montre un passage bas, près de l'endroit où nous avons arrêté nos fidèles destriers, que nous ne connaissions pas. Nous repartons alors que la température monte encore. À partir de Saint-Pompon, la pente s'accentue et nous apprécions les passages à l'ombre qui sont encore nombreux en cette fin de matinée. Finalement, nous arrivons en haut et nous nous arrêtons pour casser la croûte sous l'ombre fraîche de petits chênes. Après déjeuner, nous entamons une belle descente, passant Prats-du-Périgord, puis nous prenons à gauche la combe de la Bessoulière que nous remontons jusqu'à Besse. L'arrivée au village par une montée en plein soleil nous fait apprécier l'ombre. Après une visite rapide des ruelles pavées et de l'église, nous repartons en grimpant au-dessus du village par une côte bien raide, heureusement courte.
Le parcours qui suit, en grande partie ombragé et avec des pentes faibles, est très agréable. Nous montons jusqu'à Saint-Étienne-des-Landes d'où l'on domine toute la région. La suite est très agréable. La route est ombragée et en grande majorité descendante. Nous nous arrêtons pour photographier le château de Montcléra qui trône au cœur du petit village. De là, nous descendons en toboggan jusqu'à la vallée du ruisseau de la Masse où nous rejoignons la route de Cazals. Nous arrivons au camping au bord du lac sous une chaleur caniculaire. Nous choisissons l'emplacement le plus à l'ombre et qui nous garantit de ne plus revoir le soleil sur nos tentes avant le lendemain. Nous comptabilisons plus de 60 km aujourd'hui et 325 km depuis le départ de chez André. Avant la fin de la soirée, nos voisins de tente, arrivés en voiture, viennent nous prévenir qu'il vont faire du bruit toute la nuit avec l'autorisation du responsable du camping. Un peu dépités, nous allons quand même nous coucher en espérant dormir un peu malgré tout.
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Samedi 6 juin 2015
34 photos
Le parcours
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Le récit
Nous n'avons pas dormi de la nuit. À minuit, un gros fourgon est venu s'installer sur l'emplacement de nos voisins et le bruit n'a fait qu'empirer. Tout ceci, sur fond d'alcool et peut-être de drogue, s'est terminé par une agression au petit matin lorsque nous nous sommes levés pour partir. Dirigée d'abord sur Janvier, c'est André qui a reçu un coup de poing d'un excité qu'un de ses congénères a réussi à écarter après coup. Janvier avait appelé la gendarmerie dans la nuit. Un nouvel appel ce matin nous a apporté le renfort de trois gendarmes qui sont restés avec nous pour nous protéger jusqu'à notre départ à 7h30. Finalement, nous prenons la route dans la fraîcheur matinale. Nous faisons une première pause à Montgesty. 1 km après la sortie du village, nous prenons une petite route à droite pour aller voir le menhir. Une pancarte le date de 1500 ans avant J.C. C'est une grosse pierre plate et fine dressée. Après quelques photos, nous refaisons la route en sens inverse pour reprendre notre voyage. La route descend jusqu'à Catus où nous passons le long du lac vert, puis nous remontons par la combe du Loup, jusqu'à Crayssac, juste au-dessus de la vallée du Lot. La clocher de l'église, percé d'ouvertures curieuses, est particulier.
À Crayssac, nous prenons la D9 à droite qui nous amène au col de Crayssac, un beau point de vue sur la vallée. Juste en face de nous, nous avons une belle vue sur Régagnac et le château Saint-Didier. Après une pause photo, nous entamons une belle descente jusqu'à la rivière. Nous faisons une pause en bas, devant l'entrée du château de Caïx qui appartient au Prince du Danemark. Continuant notre route le long du Lot, nous passons devant la centrale hydraulique de Luzech dont l'évacuation passe sous la colline de l'Impernal afin de profiter de la différence de niveau donnée par la boucle du Lot presque complète à cet endroit. Nous nous arrêtons pour faire les courses à Luzech, mais l'épicerie est fermée pour cause de maladie. À défaut, la boulangerie suffira à calmer les estomacs impatients. Après avoir suscité l'intérêt des passants, nous passons le pont sur le Lot pour rejoindre Saint-Vincent-Rive-d'Olt. Le soleil a profité de notre arrêt pour montrer son nez. Nous passons devant un joli lavoir à la sortie du village, puis nous remontons la vallée du ruisseau de Bondoire. Un peu plus loin, nous prenons à gauche la route des Roques et là, ça monte franchement. Il y a peu d'ombre et le soleil commence à bien chauffer. Nous tenons absolument à grimper cette ultime côte difficile avant l'après-midi pour éviter la pleine chaleur annoncée. Ensuite, nous serons sur le causse et les pentes seront plus faciles.
Nous arrivons au village des Roques juste à midi. Des habitants du lieu nous indiquent une gariotte où nous pourrions déjeuner. Nous prenons une route dans le village qui se termine en chemin caillouteux pour enfin trouver la gariotte, inondée de soleil et quasiment sans ombre autour. Un peu déçus, nous reprenons notre route pour nous arrêter un peu plus loin, près d'une maison isolée au milieu des vignes où quelques peupliers offrent un peu d'ombre. Après déjeuner, nous sombrons tous, le manque de sommeil se faisant durement sentir. Finalement, nous repartons sous le soleil sur cette jolie route du causse entre les vignes et les arbustes bas. Nous passons Le Cluzel, puis nous nous arrêtons à Labastide-Marnhac pour refaire le plein d'eau à l'aire de camping-cars. Nous rejoignons la quatre voies (autorisée aux vélos) après Ventaillac et, après un petit kilomètre, nous prenons une petite route parallèle qui nous amène à notre point d'arrivée. Nous avons parcouru 63 km environ aujourd'hui ce qui nous fait un total de 388 km depuis le départ de chez André. Stéphane préfère couper sa route de retour en deux et nous quitte peu après notre arrivée. Nous allons fêter la fin de l'aventure au restaurant local puis nous sommes au lit de bonne heure car il y a du sommeil en retard.
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Dimanche 7 juin 2015
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Nous sommes debout à 6h00 ce matin. Janvier part le premier et à 7h00 je reprends la route, en même temps que Serge. Je reprends la parallèle à la quatre voies par où nous sommes arrivés hier. Je la longe jusqu'à la D47, puis je la prends sur un petit kilomètre avant de prendre à gauche la D19. À partir de là, c'est une descente, lente sur le plateau puis plus rapide sur la D55, qui me mène jusqu'à la vallée de la Barguelonne. Arrivé en bas, je remonte jusqu'à Pern puis je prends la route des crêtes qui mène à Castelnau-Montratier. Globalement, la route est descendante et ma moyenne est très élevée. Ensuite, la route plonge en lacets dans la vallée du ruisseau de Malemousque. Arrivé en bas, je prends la D104 qui longe la Grande Barguelonne. C'est un joli faux plat descendant et je roule vite. Ma moyenne de ce jour va battre un record. Il y a très peu de circulation à cette heure matinale et sur ces petites routes. Après Tréjouls, je passe de l'autre côté de la rivière et ça remonte un peu, mais pas pour longtemps. Je reprends ma descente effrénée vers la vallée de la Garonne. Je passe Cazes-Mondenard, grimpe la côte du château de Montesquieu puis reprend la descente. Vu l'heure matinale ce dimanche matin, je décide de rejoindre Fourquet et de prendre la route principale qui relie Lauzerte à Valence d'Agen. Le revêtement y est meilleur. En peu de temps, j'arrive à Valence d'Agen qui est traversée en un éclair. J'arrive à la maison juste avant 11h00. J'ai parcouru environ 70 km aujourd'hui, ce qui me fait un total de 522 km depuis mon départ samedi matin la semaine précédente. La moyenne est impressionnante vu mon chargement : 18,54 km/h. Ainsi se termine une belle aventure dont nous ne retiendrons que les bons côtés, comme d'habitude.