Rassemblement

Sauveterre-la-L. (47)

Du 21 au 22 juin 2014 · Sauveterre-la-Lémance (47)

3 jours120 km1 633 m D+58 photos

Le rassemblement

Nous étions vingt-quatre à cette rencontre de deux jours à la limite du Périgord et du Haut-Agenais, les 21 et 22 juin 2014. Nous avions établi notre camp de base au camping Le Perié à Sauveterre-la-Lémance, en Lot-et-Garonne. Même si nous n'étions que dix-neuf à rouler le premier jour et treize le second, chacun a pu profiter des paysages et des bastides et châteaux de cette région très touristique. La météo a été clémente, même si l'orage de la nuit de samedi à dimanche nous a fait craindre le pire pour le second jour. Le soleil a malgré tout été bien présent et les après-midi ont été chaudes. Il y avait deux vélomobiles, douze tricycles, trois vélos couchés et deux vélos droits. Nous avons emprunté beaucoup de petites routes en forêt, souvent bien ombragées ce qui était très agréable l'après-midi. Le relief pas monotone avec des pentes pas trop fortes a bien agrémenté ces parcours où les véhicules à moteur thermique ont été rares. L'ambiance toujours conviviale et le repas en commun du samedi soir nous ont permis de souder les liens et de nous faire de nouveaux amis. Nul doute que nous reviendrons dans cette région que tous ont particulièrement appréciée.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 0

Vendredi 20 juin 2014

Le récit

Nous arrivons au camping en milieu d'après-midi. Monique et Jean-Yves (jyvago85) sont déjà là depuis mardi dernier. Jean-Yves a déjà roulé dans le coin en attendant notre arrivée. Hervé (RV33), qui devait nous rejoindre seulement demain midi vient juste d'arriver de chez lui en trike, après deux jours de route. Le temps que nous nous installions, nous sommes rejoints par Philippe (trikie), notre doyen, puis Laurence (Laurence33) et Didier (Didier33), Viviane (vibi), et l'autre Didier (Didier31). Alors que nous préparons l'apéro traditionnel, Jean-Louis (Dolmen) et Pierre (Kapello) arrivent de la Gironde en vélomobile. Puis c'est le tour de Maryse et Roberto (Mar&Rob), de Serge et Babeth, et d'Albert (Albout33) et Christine. Patrick (Pat16) et Sylvie arriveront un peu plus tard. André, Carole, Manon et Jean-Jacques (JJ34) ne nous rejoindront que demain matin. Après dîner, Martine et moi décidons d'aller faire un petit tour en trike pour profiter de la fraîcheur du soir. Pour revenir en descendant, nous montons à droite, à la sortie du camping, en direction de Loubéjac. La route en sous-bois est très agréable après la chaude journée que nous venons d'avoir. La pente, d'abord douce, s'accentue à l'approche de Loubéjac. En arrivant sous le village, nous sommes accueillis par un aboiement et nous voyons une ombre au loin qui traverse un champ par bonds puis s'enfonce dans les bois. Un chevreuil. Après une courte et raide montée, nous arrivons au village. Une église et quelques maisons en pierres. Le soleil colore le ciel tout en rouge, à l'ouest. Le spectacle est féerique. Nous mettons nos lampes frontales et allumons nos lampes arrière en complément de nos feux avant et arrière qui clignotent en permanence. Nous rentrons dans le noir par une belle descente jusqu'au camping, que nous rejoignons en peu de temps, sans croiser âme qui vive, hormis un chat dont les yeux luisaient dans nos phares.

Jour 1

Samedi 21 juin 2014

37 photos

Le parcours

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Le récit

À neuf heures, nous sommes prêts pour le départ après le briefing traditionnel. Nous sommes dix-neuf au départ. Jean-Louis avec son beau vélomobile Strada vert, baptisé Celtic, et Pierre en vélomobile Quest blanc, nommé La torpille, attireront les regards toute la journée. Nous sommes douze en trike : Jean-Jacques, Viviane, Jean-Yves, Serge, Patrick, André, Laurence, Didier33, Hervé, Philippe et nous deux. Albert, Roberto et Didier31 roulent sur deux roues à vélo couché. Christine et Maryse sont des inconditionnelles du vélo droit, mais nous ne sommes pas racistes. Le temps est assez couvert, mais il ne fait pas froid. Les trois kilomètres en pente douce qui nous séparent de Sauveterre-la-Lémance sont avalés en peu de temps. Nous faisons une pause devant le petit commerce local pour quelques courses. Nous traversons la voie ferrée puis nous attaquons la montée pour passer de la vallée de la Lémance à celle de la Briolance. Après que notre groupe se soit étiré dans la côte, nous nous regroupons au sommet avant de plonger dans la vallée.

Après une jolie descente en sous-bois sur une route sans voiture, nous prenons à gauche la route qui mène à Blanquefort-sur-Briolance. Avec l'élan, j'ai presque loupé le carrefour, mais Philippe, qui nous avait devancé pour descendre à faible allure en rechargeant sa batterie, était là pour nous rappeler le chemin. Nous avons senti quelques gouttes, mais le ciel n'est pas menaçant et va s'éclaircir peu à peu. Nous descendons le long du ruisseau de Canut jusqu'à Blanquefort-sur-Briolance. La première chose que l'on voit en arrivant dans le village est l'imposant château qui domine les maisons. La hauteur des murs est impressionnante, même si le château en lui-même ressemble davantage à une énorme maison qu'à un château-fort. Nous nous rassemblons sur la place, sous le château et devant l'unique commerce local qui fait à la fois épicerie et café-restaurant. Après quelques photos, nous reprenons la route par laquelle nous sommes arrivés, en direction de Monpazier.

Nous remontons la vallée de la Briolance dont la pente n'est pas très forte. Au niveau de la route de La Brame, nous faisons un petit arrêt pour photographier le lavoir. Un peu plus loin, nous traversons Aigueparse, juste quelques maisons regroupées autour de la chapelle et du cimetière. À la sortie du village, nous passons en Dordogne. La route continue à monter dans les bois et le groupe s'étire. Christine a vu des fraises des bois sur le talus et fait une petite pause gastronomique. Arrivés à la Croix du Roc, le point le plus haut, nous prenons à gauche une petite route qui va nous mener à Monpazier en évitant la route principale. Au carrefour, nous faisons une pause pour attendre les derniers. Roberto a été victime d'une crevaison vite réparée et nous rejoint bientôt. Martine, Viviane et Laurence ont décidé de prendre une autre route un peu plus loin sur la gauche afin de réduire le kilométrage journalier. Elles ne verront pas Monpazier et, au final ne gagneront guère plus d'un kilomètre. Nous repartons sur une jolie route qui serpente dans la forêt. Au niveau de Cavalerie, elle débouche au bout du plateau, où pousse un carré de vigne. De là, on aperçoit Monpazier sur la colline d'en-face. De l'autre côté, sur la gauche, on distingue les cabanes perchées dans les arbres du gîte de Roussille. Une belle descente nous conduit jusque dans la vallée du Dropt. Nous prenons en direction du moulin du Fau, sur la rive gauche, ce qui nous évite la route fréquentée qui mène à la bastide.

Au niveau du moulin de Canole, nous traversons le Dropt pour grimper jusqu'au village. La côte est assez raide, mais nous sommes vite en haut. Nous prenons la rue Notre-Dame et nous rejoignons la place centrale de cette jolie bastide. Nous recherchons l'ombre de la halle car le ciel s'est peu à peu dégagé et le soleil commence à bien chauffer. Il n'y a pas beaucoup de monde, mais notre arrivée ne passe pas inaperçue. Les deux vélomobiles attirent les regards et les appareils photo. Quelques touristes nous questionnent. Pendant que certains discutent, d'autres vont à la pêche aux glaces ou font une petite visite à pied autour de la place. La fraîcheur des arcades est bien agréable. Finalement, je donne le signal du départ alors que midi sonne au clocher de l'église. Nous faisons un petit tour dans les ruelles tirées au cordeau de la bastide. Nous passons sous la porte nord avant de revenir vers la sortie sud de la ville par une autre ruelle en-dessous de la place. Soudain, je m'aperçoit que mon compteur est à zéro. Je m’apercevrai plus tard que le fil de liaison au capteur est coupé net près de la roue. Tant pis, je finirai la journée sans voir ma vitesse. Nous rejoignons la route de Villeréal qui longe la rive droite du Dropt. Après une jolie descente pour quitter le promontoire sur lequel est perchée la bastide de Monpazier, nous poursuivons en pente douce le long de la vallée jusqu'à Labrame.

À la sortie du village, nous prenons un petit chemin à gauche qui mène au dolmen et à l'aire de repos que nous avons choisie pour notre pause méridienne. Martine, Viviane et Laurence sont là, arrivées depuis peu. Il y a aussi Babeth, Carole, Manon et Sylvie, venues en voiture pour déjeuner en notre compagnie. Les tables de pique-nique à l'ombre des arbres sont prises d'assaut et nous faisons le nécessaire pour calmer nos estomacs exigeants. Juste à côté, le dolmen imposant, dont un pied s'est affaissé, s'appuie contre un chêne. Pendant que nous cassons la croûte, la chienne de Patrick et Sylvie, une jeune Yorkshire adorable, se prélasse sur le siège du speed. Avant que nous repartions, nous faisons une photo du groupe. Nous sommes vingt trois, sans compter la gent canine. Il ne manque que Monique, la compagne de Jean-Yves, qui ne nous a pas rejoints ce midi. Nous reprenons bientôt la route pour retraverser le village de Labrame et prendre à droite une petite route qui grimpe sur le plateau. Il fait bien chaud. Nous faisons une pause en haut près d'une maison où des papillons en grand nombre butinent les lavandes. Un kilomètre plus loin, nous rejoignons la route qui mène à Biron.

En approchant du village, on distingue bien le château, perché sur la colline, qui domine le paysage. Après nous être regroupés, nous grimpons la petite rue pavée qui mène à la porte nord. Nous débouchons sur la place toute en pente, écrasée par le soleil, de ce village minuscule. Nous nous réfugions sous la halle et les inconditionnels du café vont assouvir leur besoin au troquet local. On en profite pour faire le plein d'eau fraîche qui nous aidera à lutter contre la chaleur qui s'annonce forte cet après-midi. Nous repartons par la ruelle qui descend jusqu'à la porte sud et qui débouche sur la route de Lacapelle-Biron. Passé la porte, nous retrouvons Laurence qui n'a pas voulu monter au village pour économiser sa batterie et qui nous a attendu à l'ombre. Nous prenons la route entre prairies et forêt qui, après une petite descente, ondule en suivant le terrain. Nous faisons une pause à l'ombre devant l'entrée d'une belle propriété nommée Le Bérail. De là, on a une belle vue sur Biron et son château, perchés sur la colline. En continuant, la route descend doucement jusqu'à Lacapelle-Biron, nous faisant repasser en Lot-et-Garonne. Nous nous séparons au milieu du village. Martine, Laurence et Viviane ont décidé de rejoindre directement Saint-Front-la-Lémance pour raccourcir le parcours. Nous, nous continuons sur Gavaudun.

À partir de Lacapelle Biron, la route descend en suivant la vallée boisée de la Lède. Le parcours est facile et très agréable, d'autant qu'il n'y a quasiment pas de circulation. Nous passons devant Saint-Avit où se trouve la maison natale de Bernard Palissy. Bientôt, nous apercevons le donjon de Gavaudun, seul reste du château. Nous nous regroupons à l'ombre avant le village, puis nous continuons, le long de la Lède, jusqu'à la route de Monflanquin que nous prenons à gauche. Là, le paysage change. Fini les belles forêts et leur ombre bienfaitrice. Ici, c'est le pays de la culture intensive, maïs, blé, tournesol. Pas d'ombre, les arbres ont été abattus pour faire de la place. Heureusement, un kilomètre plus loin, nous retrouvons la forêt. Nous bifurquons à gauche en direction de Cuzorn, mais Pierre a filé avec son vélomobile. Malgré nos appels, il continue. Certains se lancent à sa poursuite pendant que nous continuons d'avancer un peu. Nous nous arrêtons, cuits par le soleil, sous l'ombre chiche d'un arbre, après avoir traversé le ruisseau du Vignal. Heureusement, nos amis ne tardent pas à nous rejoindre et nous continuons la route qui grimpe encore un peu avant de descendre vers Cuzorn et la vallée de la Lémance.

La descente est rapide et courte et nous arrivons à Cuzorn. Nous traversons la route de Fumel à Sauveterre-la-Lémance et nous nous retrouvons sous la falaise en haut de laquelle trônent les ruines du château. Il ne reste que quelques tours qui surplombent la falaise, criblée de grottes, certaines traversantes, et le village. Une fontaine nous permet de nous rafraîchir. Nous reprenons bientôt la route de Sauveterre-la-Lémance, puis nous prenons à droite pour passer de l'autre côté de la Lémance. La route est moins plate que de l'autre côté et son revêtement est moins lisse, mais elle est nettement moins fréquentée. Par contre, il y a peu d'ombre et nous souffrons de la chaleur. Nous arrivons bientôt à Sauveterre-la-Lémance où André, qui a installé son camping-car dans le village, nous abandonne. Les trois kilomètres qui nous séparent du camping, en lente montée le long du Sendroux, sont franchis en peu de temps et nous arrivons vers 17h00. Nous avons parcouru environ 66 km depuis ce matin. Une bien belle balade. Nous terminerons la soirée au restaurant du camping, à l'extérieur, après avoir fait la connaissance de Georges, nouvellement inscrit sur le forum Vélorizontal et venu de Fumel pour essayer nos montures.

Prêts pour le départ du camping du Perié 09:06
Prêts pour le départ du camping du Perié
Pause courses au magasin de Sauveterre-la-Lémance 09:20
Pause courses au magasin de Sauveterre-la-Lémance
Petite pause en haut de la montée avant de descendre dans la vallée de la Briolance 09:50
Petite pause en haut de la montée avant de descendre dans la vallée de la Briolance
Blanquefort-sur-Briolance et son imposant château 10:01
Blanquefort-sur-Briolance et son imposant château
Petite pause devant le seul commerce de Blanquefort-sur-briolance, au pied du château 10:03
Petite pause devant le seul commerce de Blanquefort-sur-briolance, au pied du château
Viviane et Martine ont un bon coup de pédale 10:12
Viviane et Martine ont un bon coup de pédale
Jour 2

Dimanche 22 juin 2014

21 photos

Le parcours

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Le récit

Un peu avant cinq heures, l'orage s'est mis à gronder. Un éclair est tombé pas loin, puis la pluie s'est mise à tomber. Ce matin, après une nouvelle ondée, il ne pleut plus, mais l'orage gronde encore et nous ne sommes pas à l'abri d'une autre averse. Les rangs se sont éclaircis. Laurence, Hervé et Christine ont décidé de ne pas rouler aujourd'hui. Martine fera juste un petit tour en trike dans le coin et Philippe, Serge et Patrick ont décidé de couper entre Montcabrier et Bonaguil pour ne rouler que ce matin. Quant aux deux vélomobiles, Jean-Louis et Pierre sont partis tôt ce matin pour rentrer dans la journée en région bordelaise. Finalement, nous sommes treize au départ : Philippe, Jean-Jacques, Viviane, Jean-Yves, Serge, Patrick, Maryse et Roberto, les deux Didier, André, Hervé et moi. Au départ du camping, nous remontons la vallée du Sendroux, puis nous prenons à droite la route de Montcabrier. À partir de là, ça grimpe bien, puis la pente s'infléchit. Au lieu-dit aux Escaliers, le bien nommé, nous sommes au sommet. Un peu plus loin, nous passons dans le Lot. À partir de là, nous dévalons la pente à grande vitesse en direction de Montcabrier et la vallée de la Thèze. Le revêtement secoue bien. Un grand bruit m'oblige à m'arrêter. Le scratch de mon sac de bidon s'est détaché et ma bouteille en plastique file dans la pente à grande allure. Heureusement, c'est du solide. Elle s'en sortira avec quelques éraflures et je ne perdrai pas une goutte d'eau. Je repars et rejoins les autres. Mon compteur, que j'avais réparé sommairement hier soir, fait encore des siennes et finira par ne plus marcher comme hier. Une bonne soudure sera nécessaire pour faire une réparation définitive. En peu de temps, nous sommes dans la vallée. Le village de Montcabrier campe fièrement sur le promontoire, de l'autre côté. Philippe nous quitte là pour descendre la vallée de la Thèze et rejoindre la route de Bonaguil. Patrick et Serge décident de monter jusqu'au village.

La côte est un peu raide, mais nous arrivons vite au village dont les rues sont bien défoncées par des travaux en cours. Nous montons jusqu'à l'église. Le village est sympathique. L'église est ouverte et nous pouvons visiter. Il y a de belles voûtes et le mur derrière l'autel est superbement décoré. Une partie du plafond a été refait en bois, sans doute après un effondrement. C'est du bel ouvrage. À l'extérieur, un habitant nous salue. En dessous, une boulangerie traditionnelle présente une belle façade voûtée. L'homme nous dit que le boulanger est en vacances. Tant pis pour les en-cas. Nous repartons et continuons la route de Duravel. Patrick et Serge décident de poursuivre un peu. En haut de la côte, juste après le village, nous prenons à gauche la route de Mazières. On monte encore, mais ce n'est pas difficile. Juste avant Mazières, nous sommes au point le plus haut et on voit loin. Serge et Patrick font demi-tour avant que nous commencions à descendre. Nous ne sommes plus que neuf. Nous nous arrêtons devant l'église et le cimetière de Mazières. Nous n'avons pas eu une goutte de pluie depuis le départ et le temps s'éclaircit. Près de l'église un pigeonnier original avec des ouvertures en bois pour le passage des oiseaux nous intrigue. Nous repartons en passant devant la colonie de vacances, pour rejoindre le route qui mène à Puy L’Évêque.

Après Martignac, une belle descente nous conduit jusqu'à la vallée du Lot. Nous arrivons à Puy L’Évêque par le haut et on domine le village et la vallée. Nous nous arrêtons sur la place de la mairie. Un couple de cyclistes hollandais m'interroge sur nos vélos et notre parcours. Ils sont au camping de Duravel et c'est leur premier séjour dans la région. Ils semblent enchantés. Après quelques photos du Lot qui coule en dessous, nous repartons à travers les petites rues pentues, parfois pavées, pour rejoindre le pont sur le Lot. Les touristes sont surpris et font des photos. Nous traversons le Lot et nous nous arrêtons sur l'esplanade de l'autre côté où il y a une belle vue sur le village accroché à la colline. Après les photos d'usage, nous reprenons la route en direction de Vire-sur-Lot. Ce matin, il y a un vide-grenier et il y a un peu de circulation. Heureusement, la route est assez large, mais on aurait apprécié la tranquillité habituelle de cette petite route. Nous sommes dans la vallée et c'est tout plat. Nous filons assez vite et nous arrivons à 11h30 à notre point de pique-nique, au bord du Lot, à Port-de-Vire, juste en face le vide-grenier. Il y a deux bancs et c'est ombragé. C'est minimaliste, mais largement suffisant pour nous. Au bord de la rivière, une belle dalle naturelle en pierre, à fleur d'eau, fait une jolie plate-forme pour admirer le pont, vu du dessous.

Quand nous repartons, l'orage de ce matin est oublié depuis longtemps. Le soleil cogne et la petite route de la vallée, au milieu des cultures de céréales, n'est pas ombragée. Après une petite côte et une descente, nous arrivons à Touzac, de l'autre côté de la boucle du Lot. Le pont est étroit et le plancher est constitué de plaques métalliques rainurées. C'est dangereux pour les deux roues qui doivent passer avec prudence. De plus, la voie étroite ne permet pas de passer s'il y a une voiture en face. Heureusement, à cette heure là, les gens sont à table et nous n'avons pas de souci. Quelques centaines de mètres après le pont, nous prenons une petite route sans voiture qui serpente dans les cultures. Nous traversons Soturac, complètement endormie sous le soleil, puis, après avoir traversé la route qui mène à Fumel, nous grimpons la côte qui mène à Cavagnac. Il fait bien chaud et ça monte bien. Arrivés en haut, un bouquet d'arbres nous offre son ombre bienfaitrice. Passé l'embranchement de la route de Cavagnac, nous redescendons sur la vallée de la Thèze. Bien qu'il y ait quelques virages, on file. En bas, nous descendons sur la route de la vallée pour quelques centaines de mètres avant de prendre à droite la route qui mène à Bonaguil, longeant la vallée de la Petite Thèze puis celle du ruisseau de Bonaguil. On retrouve avec plaisir la fraîcheur de la forêt et la côte n'est pas raide.

En haut de la côte le superbe château se détache sur l'horizon. Une petite descente nous conduit au pied du village, une enclave du Lot-et-Garonne dans le département du Lot, où nous nous arrêtons directement au bar où la bière coule à flots. Pendant que certains se désaltèrent, d'autres font faire des essais à un des convives du restaurant. Hervé a décidé de tenter une rentrée sur Bordeaux en trike dans la foulée alors il ne s'attarde pas avec nous et file devant. Didier31, qui souhaite aussi rentrer chez lui rapidement, file avec lui. Finalement, nous repartons par la petite route qui monte à gauche, dans la forêt. Elle grimpe fort. D'abord 12%, puis 15%. Heureusement, à chaque fois ce n'est que sur quelques dizaines de mètres, mais avec la chaleur on le sent passer. Au cours de la montée, on a une belle vue sur la façade ouest du château. Finalement, nous arrivons en haut et nous redescendons sur la route qui mène à la vallée de la Lémance. Nous nous arrêtons dans la descente pour admirer le joli lavoir de Lastreilles, puis, arrivés dans la vallée, nous prenons à droite la route qui nous a ramenés à Sauveterre-la-Lémance hier soir. Finalement, nous arrivons au camping avant 15h30. Nous avons parcouru aujourd'hui 54 km environ. Ainsi se termine un week-end bien agréable avec de superbes paysages, beaucoup de monuments, des petites routes sans voiture, une météo finalement clémente car l'orage de la nuit n'a pas duré, et une convivialité toujours aussi agréable. Nous reviendrons dans le coin, c'est certain.

L'orage qui a grondé encore ce matin a éclairci nos rangs au moment du départ 09:07
L'orage qui a grondé encore ce matin a éclairci nos rangs au moment du départ
L'intérieur de l'église de Montcabrier est un petit chef d’œuvre 09:52
L'intérieur de l'église de Montcabrier est un petit chef d’œuvre
Une partie de la voûte a été refaite en bois, sans doute après un effondrement de la voûte en pierres 09:52
Une partie de la voûte a été refaite en bois, sans doute après un effondrement de la voûte en pierres
Sur le parvis, devant l'église de Montcabrier 09:59
Sur le parvis, devant l'église de Montcabrier
Après une belle montée, on domine le paysage avant d'arriver à Mazières 10:18
Après une belle montée, on domine le paysage avant d'arriver à Mazières
Petite pause devant le cimetière et l'église de Mazières 10:22
Petite pause devant le cimetière et l'église de Mazières