Rassemblement

Moissac (82)

Du 13 au 14 septembre 2014

3 jours122 km1 315 m D+63 photos

Le rassemblement

Avec 20 cyclistes le premier jour et 17 le second, cette rencontre au pays du chasselas a laissé de très bons souvenirs dans les mémoires. La météo nous a été clémente avec un soleil resplendissant. Les parcours variés nous ont fait découvrir les vallées du Tarn et de l'Aveyron et les coteaux avoisinants. Si les montées ont été parfois bien raides, nous avons été récompensés par de jolis paysages. La visite de Lafrançaise et de Lauzerte ont été les points culminants (au sens propre comme au figuré) de ces deux journées. La diversité des montures, comme d'habitude, a permis quelques découvertes rares, comme le tandem dos-à-dos construit tout récemment par Laurent. Nous sommes tous repartis avec des images plein la tête, de quoi rêver pour l'hiver à venir.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 0

Vendredi 12 septembre 2014

2 photos

Le récit

Nous arrivons dans l'après-midi au camping de l'île du Bidounet où nous retrouvons à l'accueil Didier et Laurence, qui arrivent juste eux aussi. Jean-Yves et Monique sont déjà là depuis lundi. Serge et Chantal sont arrivés hier. Viviane est déjà là, de même qu'André. Jean-Pierre aussi est arrivé. Il est venu en trike, attelé d'une remorque mono-roue, depuis Andernos. Un beau périple pour commencer cette rencontre.

Après nous être installés, nous prenons nos trikes pour aller faire un petit tour. Nous prenons la route le long du Tarn vers la campagne. En arrivant près du pont-canal qui enjambe la route en même temps que le Tarn, nous voyons Serge et Chantal qui nous font des signes depuis le haut du pont. Nous grimpons par le petit chemin pour rejoindre la voie verte qui passe sur le pont. Après discussion avec nos deux amis, nous décidons de traverser la rivière et de continuer la voie verte jusqu'à Moissac, puis de revenir au camping par l'autre côté. Il y a pas mal de promeneurs et nos vélos attirent le regard. Nous passons devant le port sur le canal, puis nous rejoignons le pont Napoléon qui nous permet de passer de l'autre côté du Tarn et de rejoindre le camping. Là, nous trouvons Alain, arrivé entre temps.

Nous nous retrouvons pour l'apéritif sous l'auvent de notre camping-car. Peu à peu, les derniers arrivent : Vincent venu de Toulouse par la voie verte sur son Condor, Jean-Louis qui a roulé toute la journée avec Celtic, son vélomobile vert, pour nous rejoindre depuis la Gironde, et finalement, Christine et Albert, Girondins eux-aussi, venus en voiture après le travail.

Jean-Louis arrive du sud de Bordeaux en vélomobile alors que nous prenons l'apéritif 19:22
Jean-Louis arrive du sud de Bordeaux en vélomobile alors que nous prenons l'apéritif
Il connaît déjà la grande majorité des participants 19:23
Il connaît déjà la grande majorité des participants
Jour 1

Samedi 13 septembre 2014

33 photos

Le parcours

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Le récit

Dès huit heures, nous nous activons avec André sur le trike de Viviane. Un rayon de la roue arrière est cassé côté cassette. Le plus difficile est le démontage du pneu car il contient une mousse très dense en lieu et place de la chambre à air. Finalement, avec quelques outils, nous venons à bout du pneu récalcitrant et nous pouvons remplacer le rayon défaillant. Voyant le poids de la mousse, nous recommandons à Viviane de la remplacer par une chambre à air. C'est ainsi que nous remontons et nous sommes tous juste prêts pour le départ qui se fera avec presque une demi-heure de retard sur l'horaire prévu. Geneviève et Laurent viennent juste d'arriver et sont en train de monter leur tandem dos à dos prototype. Nous rejoignons l'entrée du camping où nous trouvons Gérard, venu d'Agen en vélomobile ce matin, et Philippe. Finalement, nous sommes vingt. Après les brèves explications d'usage et un petit concert de trompette de Vincent, nous prenons le départ. Le ciel est tout bleu et il fait plutôt frais, mais la journée s'annonce chaude.

Nous prenons à gauche, la route qui longe le Tarn. Nous passons sous le pont-canal, puis sous le pont de la voie ferrée pour tourner à droite un peu plus loin avant le nouveau pont de la déviation que nous empruntons jusqu'à l'entrée de la zone industrielle. Là, nous prenons à droite une petite route qui serpente entre les vergers. C'est la saison de la récolte et il y a du monde autour des pommiers. Nous passons sur le Lemboulas, puis en-dessous du château de Saint-Paul, juste avant Sainte-Livrade. Ensuite, nous attendons les derniers au carrefour de la route de Lizac. Alors qu'ils nous rejoignent et que nous apprêtons à repartir, une explosion retentit. C'est le pneu arrière du trike de Viviane qui a explosé. Une nouvelle réparation s'impose. Le pneu est bien déformé. Nous remettons tout en place en ne gonflant pas trop la nouvelle chambre à air. Viviane décide de retourner à Moissac pour acheter un nouveau pneu car le sien risque de ne pas tenir toute la sortie. Nous reprenons la route et elle nous appellera plus tard pour nous dire qu'elle a atteint Moissac sans encombre.

Arrivés juste avant le rond-point en bas de Lafrançaise, une partie du groupe se rend au petit supermarché local afin de s'approvisionner pour le repas de midi. D'autres montent au village pour aller visiter la boulangerie. Nous nous retrouvons tous sur l'esplanade, près du point de vue où se trouve une table d'orientation. L'ombre des arbres apporte une fraîcheur appréciable. Outre le point de vue, on trouve ici la pierre druidique de Saint-Jean qui recueillait le sang des victimes humaines sacrifiées au dieu Tantale. Elle avait aussi le pouvoir de guérir les enfants et de chasser les maléfices le jour de la Saint-Jean. Remplie d'eau, elle provoquait la pluie. Impossible de vérifier ça aujourd'hui… Après les courses, nous avons traversé la ville pour rejoindre la fontaine du bas. Alimentée par une source, elle comporte plusieurs bassin avec des arches et il reste les vestige d'une toiture qui protégeait les bassins. Malheureusement, l'entretien laisse à désirer et l'ensemble est envahi d'herbes. Les touristes arrivant là après avoir descendu à pied un chemin herbeux à peine fauché et comportant quelques ronces ne peuvent qu'être déçus, comme nous l'avons été. C'est en remontant vers nos vélos que nous avons réalisé que Jean-Pierre manquait à l'appel. Après quelques tentatives, nous arrivons à le joindre. Ne nous voyant pas à la sortie de la boulangerie, il a filé devant pensant que nous étions partis sans lui. Nous ne le retrouverons qu'après le déjeuner.

En quittant Lafrançaise, nous dévalons la colline pour rejoindre la vallée du Lemboulas. Nous nous arrêtons pour la pause méridienne au pont-cascade de Pontalaman. C'est un barrage ancien, tout en briques, surmonté d'un pont où passe la route. La retenue permettait de faire tourner une roue en pierre qui servait à moudre le grain. Le socle en pierre sur lequel roulait la meule s'est mué en table improvisée pour notre pique-nique. Après déjeuner, Gérard, puis Françoise, ont essayé la position arrière du tandem dos à dos piloté par Laurent. Rouler en marche arrière est une sensation nouvelle qui leur a bien plu. C'est au son de la trompette de Vincent que nous avons repris notre route. Nous sommes passés devant l’Abbaye de Francour, à moitié abandonnée et sans grand intérêt car privée et non visitable. Ensuite, nous avons fait un crochet pour admirer, depuis sa belle grille d'entrée, le château de le Baronnie. C'est un beau bâtiment comme il y en a peu dans la région. Dommage qu'on ne puisse pas le visiter. Nous rebroussons chemin pour poursuivre notre route. Nous passons devant la belle église de la Croix Blanche, qui date du XIIème siècle, puis nous prenons à droite la route de Loubéjac.

Un peu plus loin, alors qu'on monte une côte, quelques uns filent devant et loupent une bifurcation. Nous attendons un peu au carrefour avant de tourner à droite. André va même tenter de les rattraper. En vain. Ils ont filé. En attendant, nous voyons une lampe clignoter au loin, de l'autre côté de la vallée. C'est Jean-Pierre qui nous attend et qui nous a repérés. Il ne s'est pas trompé de route, lui. Finalement, nous décidons de continuer en tentant de joindre les fugueurs au téléphone. Comme nous sommes partis plus tard que prévu ce matin, nous décidons de raccourcir le parcours en n'allant pas jusqu'à Loubéjac, mais en coupant vers Piquecos. Cela nous évite une belle descente et une nouvelle remontée. Arrivés au village, nous rejoignons directement le point de vue sur la vallée. L'ombre des arbres est la bienvenue. Chantal finit par joindre Serge qui a filé tout droit un peu plus tôt et bientôt, le groupe qui s'est perdu nous rejoint. Un point d'eau nous permet de nous rafraîchir et de remplir nos gourdes. Gérard en profite même pour faire un arrosage général. En quittant Piquecos, nous descendons du coteau par un joli toboggan avec deux belles épingles à cheveux. En bas, Philippe nous quitte pour rejoindre directement Montauban. Le retour se fait sur le plat, dans la vallée du Tarn et de l'Aveyron. Au camping, nous retrouvons Viviane qui a équipé sa roue arrière d'un pneu tout neuf. Nous terminons la soirée à la crêperie de Moissac où la trompette de Vincent a alterné avec le piano du musicien qui animait la soirée. Le retour à pied au camping nous a permis d'admirer les lumières de la ville se reflétant dans les eaux noires du Tarn.

Rassemblement pour le départ à l'entrée du camping du Bidounet, sous le soleil levant 09:13
Rassemblement pour le départ à l'entrée du camping du Bidounet, sous le soleil levant
Vincent ponctue le départ par un air de trompette 09:14
Vincent ponctue le départ par un air de trompette
Tous alignés pour le départ sur la route de Moissac 09:25
Tous alignés pour le départ sur la route de Moissac
Nous quittons Moissac entre les vergers et les tournesols, après avoir traversé la zone industrielle 09:47
Nous quittons Moissac entre les vergers et les tournesols, après avoir traversé la zone industrielle
Au niveau de Lizac, un explosion nous alerte : le pneu arrière du trike de Viviane a rendu l'âme 10:15
Au niveau de Lizac, un explosion nous alerte : le pneu arrière du trike de Viviane a rendu l'âme
Heureusement, la main d’œuvre et les outils ne manquent pas 10:15
Heureusement, la main d’œuvre et les outils ne manquent pas
Jour 2

Dimanche 14 septembre 2014

28 photos

Le parcours

Voir le parcours sur OpenRunner

Le récit

Ce matin, nous sommes prêts à 9h00. Un géant en vélo droit, intéressé par nos vélos couchés, se joint à nous pour la journée. Il s'est déjà bien renseigné sur le sujet pour une prochaine acquisition. Vincent, pour marquer le départ nous fait un petit air de trompette tout en roulant en cercle sur le parking. Nous sommes dix-sept au départ. Nous partons et traversons Moissac puis sa zone industrielle, après un petit arrêt à la boulangerie. Au moment d'attaquer la montée dans la zone résidentielle en sortie de la ville après avoir traversé la route de Lafrançaise, on s'aperçoit que nous avons perdu le tandem. Lorenzo et Geneviève ont filé tout droit après la voie ferrée au lieu de rentrer dans la zone industrielle. Je reviens en arrière pour vérifier qu'ils ne sont pas bloqués par un problème technique, puis finalement, nous continuons. Ils sont de la région et connaissent bien le coin. Nous les retrouverons à Lauzerte, pour la pause méridienne. La montée sur le coteau est bien raide, 15 à 17 %. Le peloton s'étire et nous nous retrouvons en haut, alors que nous croisons des marcheurs qui font le chemin de Compostelle. On a une belle vue sur les collines avoisinantes. Nous faisons une pause au cimetière d'Espis pour remplir nos gourdes, puis nous continuons sur les ondulations du coteau. Après un joli parcours, nous rejoignons la départementale juste avant Durfort-Lacapelette.

À la sortie du village, nous prenons la direction de Lauzerte. Après un petit parcours sur le plateau, nous plongeons dans la vallée de la Barguelonne. Ensuite, nous entamons une nouvelle montée jusqu'à la route de Saint-Amans de Pellagal. Nous faisons une pause au carrefour où notre groupe coloré attire l'attention des automobilistes. Nous reprenons la route qui quitte le plateau un peu plus loin pour une belle descente dans la vallée de la Petite Barguelonne qui passe juste en-dessous de Lauzerte qu'on voit perchée sur le piton de l'autre côté. Après avoir passé la rivière, une nouvelle côte nous attend. Nous prenons notre mal en patience. Après les premiers commerces, nous prenons la route qui contourne la colline en montant jusqu'au village historique. Nous arrivons bientôt sur la place des Cornières, au centre du village. Il y a pas mal de monde car c'est le festival littéraire de la nouvelle. Nous retrouvons ici Geneviève et Lorenzo dont le tandem a volé la vedette aux livres. Nous nous replions vers la place du Château pour déjeuner face au point de vue sur la vallée. Ensuite, nous revenons place des Cornières pour investir le bar du Commerce. Nos vélo attirent l'attention, surtout le tandem. Au moment de repartir, Vincent nous livre un concert de trompette sous les applaudissements de la foule.

Nous redescendons la colline de Lauzerte pour nous arrêter en bas. Là, Vincent nous joue plusieurs morceaux en guise d'au-revoir. En effet, il va filer devant nous pour rentrer au camping sans attendre, car il doit ensuite rentrer à vélo jusqu'à Toulouse. Après avoir passé la vallée de la petite Barguelonne, nous devons grimper la colline afin de passer de l'autre côté. La pente est bien raide et les deux roues doivent garder une vitesse suffisante pour arriver à monter sans tomber. Le tandem finira à pied car un trike a bloqué le passage alors qu'il essayait de garder son élan. Nous passons tout près de Saint-Amans de Pellagal avant de replonger dans la vallée de la Barguelonne. En bas, il nous faut remonter encore une fois jusqu'à Sainte-Thècle avant de descendre sur Moissac. La fin du parcours est facile, tout en descente, puis sur le plat. Nous traversons la zone industrielle puis nous longeons la voie ferrée jusqu'au Tarn avant de rejoindre le camping via le pont Napoléon. Ces deux jours sous le soleil de cet été tardif ont été bien appréciés des participants. Nous avons parcouru environ 60 km le premier jour et 55 km le second. Les montées ont parfois été bien rudes, mais le paysage était la récompense.

Rassemblement à l'entrée du camping avant le départ du jour 09:04
Rassemblement à l'entrée du camping avant le départ du jour
Vincent nous sert un concert de trompette en roulant sur le parking avec son Condor 09:05
Vincent nous sert un concert de trompette en roulant sur le parking avec son Condor
17 %, mais Vincent monte comme une fleur avec le sourire 10:17
17 %, mais Vincent monte comme une fleur avec le sourire
Didier immortalise la grimpette avec sa caméra 10:18
Didier immortalise la grimpette avec sa caméra
Une pause bien méritée en haut de la côte 10:25
Une pause bien méritée en haut de la côte
De là, le paysage est superbe 11:06
De là, le paysage est superbe