Rassemblement

Saint-Antonin (82)

Du 29 mai au 1er juin 2014 · Saint-Antonin-Noble-Val (82)

5 jours237 km3 736 m D+160 photos

Le rassemblement

Nous étions plus de quinze à cette rencontre de quatre jours du 29 mai au 1er juin 2014 dans les environs de Saint-Antonin-Noble-Val où nous avions installé notre camp de base. Trois adeptes de la région se sont joints à nous ponctuellement pour une journée ou un peu moins. Les paysages fabuleux ainsi que les multiples curiosités de la régions (châteaux, lavoirs, sources, cascades, jolis villages...) ont largement contenté notre soif de découverte. Par contre, ces trésors se méritent et les côtes, parfois avec de fortes pentes, ont mis nos muscles à dure épreuve, notamment le troisième jour pour monter jusqu'à la jolie citadelle de Najac. La météo n'a pas été des plus gracieuses, mais la gérante du camping municipal nous avait prévenus : « chaque fois qu'ils organisent le trail des trois rocs, il pleut ! » nous avait-elle dit. Cette course avait lieu le premier jour de notre escapade et le dicton a été vérifié ! Nous avons pu apprécier aussi la qualité de la gastronomie locale qui a su calmer nos féroces appétits après l'effort. Hormis des problèmes électriques et deux crevaisons, nous n'avons pas eu de problème majeur à déplorer et tous les participants sont repartis avec plein de souvenirs positifs.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 0

Mercredi 28 mai 2014

Le récit

Nous sommes arrivés en milieu d'après-midi pour trouver Chantal et Serge (La boussole) déjà installés au camping depuis la veille. Peu de temps après, nous sommes rejoints par les autres participants : Laurence (Laurence33) et Didier (Didier33), André (Rouband46), Didier (Didier31) et Vincent (Montricoux), Hélène et Hervé (Hervé33), Isabelle (bubulle) et Christophe (bubu). Au moment de l'apéro, nous sommes rejoints par Philippe (trikie), Ghislaine et Dominique (Dominique Baize), venus en trike de l'autre camping de Saint-Antonin-Noble-Val, situé de l'autre côté de la ville, où ils ont loué un chalet, car notre camping n'offre pas cette commodité. La soirée est un peu fraîche, mais le temps est clair et l'ambiance est chaleureuse. Le camping, à deux pas de la ville, est très bien tenu par la responsable qui fait tout. Par contre, une tempête a cassé de nombreuses branches d'arbres il y a une semaine et certains emplacements initialement ombragés ne le sont plus. Ceci ne nous gênera pas beaucoup car le week-end ne sera pas très ensoleillé.

Jour 1

Jeudi 29 mai 2014

49 photos

Le parcours

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Le récit

Le temps est couvert et il a plu dans la nuit. La météo annonce quelques averses, mais ça devrait s'arranger dans la journée. Vincent sonne le rassemblement par un joli concert de trompette. Après le briefing, nous nous mettons en route pour rejoindre le village où nous faisons un arrêt à la boulangerie. Outre le pain nécessaire à notre repas de midi, on y trouve le fameux « Jaquou », dénommé « carburant » par les cyclistes locaux (dixit la boulangère), un gâteau délicieux qui colmate bien. Une roue de vélo est suspendue par trois cordes sous une arche des arcades où nous avons rangé nos montures. Aucune trace de la course, le trail des trois rocs, organisée ce matin au départ du village. Les coureurs, partis tôt sous la pluie, sont quelque part dans la nature. Une petite pluie fine est tombée pendant notre arrêt, mais elle se calme lorsque nous repartons. Nous traversons le pont sur l'Aveyron, puis nous entamons une longue montée en-dessous du Roc d'Anglars, une jolie falaise calcaire qui domine la vallée. Un peu de brume cache la vallée par endroits, mais en montant, on domine la rivière.

Après avoir traversé le plateau, nous montons encore un peu pour rejoindre le dolmen de Vaour. C'est là que nous avons essuyé un orage de grêle l'an dernier, pendant le pique-nique. Après une petite pause et quelques photos, nous repartons pour traverser le village de Vaour où nous prenons à gauche la route qui mène à Cordes-sur-Ciel. Nous grimpons à droite la petite route qui mène à la Commanderie des Templiers. Une belle arche nous accueille. Les bâtiments sur la gauche sont en ruine. Il ne subsiste que les pièces basses. Vincent essaye l’acoustique particulière de l'ancien réfectoire pour un concert de trompette improvisé. Sur le côté droit, un gros bâtiment a été restauré. Une salle de concert y a été installée et une répétition de théâtre est en cours. Nous sommes autorisés à jeter un coup d’œil à l'intérieur. L'installation est très bien faite. Une vraie salle de spectacles. Nous reprenons la route pour retrouver au carrefour Hélène et Chantal qui n'ont pas voulu monter la côte qui mène à la Commanderie. Là, deux ânes se disputent dans le pré. On ne sait pas s'ils jouent, mais l'un des deux sort les dents. En repartant, je me trompe de route et le GPS me rappelle à l'ordre rapidement. Philippe a fait la même erreur que moi, mais il a filé devant. Il nous rejoindra au casse-croûte.

Nous prenons une petite route qui plonge au fond du bois de Vaour. C'est superbe, même si le revêtement ne pourrait servir pour un vélodrome. Passé le ruisseau de Duèze, nous remontons sur le plateau, mais la forêt est toujours là. Nous rejoignons Itzac où, sur les conseils d'un couple habitant le village, nous faisons la pause méridienne près du lavoir, en bas du village dans la vallée du ruisseau de Vervère, où nous sommes rejoints par Philippe à peine arrivés. Le lavoir, alimenté par une source, est en parfait état. Il y a même des morceaux de galets de chlore au fond de chacun des quatre bassins qui le composent. Une pompe à chaîne actionnée par une grande roue à main permet de remplir l'abreuvoir situé derrière. Quatre chevaux, dans le pré de l'autre côté de la route, ne sont pas perturbés par notre présence et paissent tranquillement. Nous repartons après un petit concert de trompette distillé par Vincent, en guise de rappel au rassemblement.

À Vindrac-Alayrac, nous rejoignons la route qui mène à Cordes-sur-Ciel. Elle est un peu plus fréquentée, mais ça reste raisonnable. Arrivés à Les Cabannes, Chantal, Serge et Philippe prennent directement la route de retour qui suit la vallée du Cérou, car ils ne veulent pas monter la côte très raide qui mène à Cordes-sur-Ciel. À la sortie du village, nous prenons à droite le raccourci qui mène à Cordes-sur-Ciel. C'est à peine 500 m, mais la pente est extrême et nombreux sont ceux qui finissent à pied. Pour tout arranger, la côte se termine en pavés bien glissants. André aussi finira à pied car son moteur électrique ne marche plus et il n'a qu'un grand plateau. Nous rejoignons le chemin de ronde où nous laissons les vélos à la garde d'André pour aller faire un petit tour dans la ville. C'est très animé et ce week-end de quatre jours a incité les touristes à venir. En haut, nous retrouvons Didier, Ghislaine et Dominique qui sont montés jusqu'en haut à vélo. Nous allons prendre un café au bar où deux jumeaux absolument identiques assurent le service. Après un petit tour devant la halle, nous redescendons pour retrouver André et nos véhicules qui font l'intérêt des touristes.

Nous redescendons par la route principale, moins pentue que le raccourci que nous avons pris pour monter. Nous aurions mieux fait de monter par là. En peu de temps, nous rejoignons Les Cabannes et nous prenons la route à droite qui mène de l'autre côté du Cérou. Nous suivons la vallée par une petite route tranquille sous le soleil. Juste après le pont, nous découvrons le pont de Ânes, classé au patrimoine national, qui enjambe le Cérou sur un petit chemin. C'est un pont très étroit qui fait à peine plus de la largeur du trike. Des jeunes pêcheurs occupent le pont, mais ils quittent l'endroit avant que nous repartions, ce qui me permet d'y aller en trike, précédé par Vincent et son Condor. Le demi-tour se fait de justesse, grâce au petit refuge placé à gauche au milieu du pont. Nous reprenons la route qui descend lentement la vallée du Cérou. Martine a mal au genou. Sans doute une séquelle de la montée à Cordes-sur-Ciel. Je la pousse dans les côtes pour soulager la douleur. À Marnaves, nous retrouvons la route qui descend de Cordes-sur-Ciel. Après Milhars, nous rejoignons la vallée de l'Aveyron. À Feneyrols, nous passons de l'autre côté de la rivière, puis nous rejoignons Saint-Antonin-Noble-Val sans encombre. Au camping, nous retrouvons Chantal et Serge. Mon compteur affiche un peu plus de 62 km. Le temps maussade de la matinée nous a malgré tout épargné et le soleil a largement dominé l'après-midi. Nous terminons la soirée par un repas très agréable au Gazpacho, le restaurant le plus proche de notre camping que nous pouvons rejoindre à pied.

Nos deux trikes prêts pour le départ 08:38
Nos deux trikes prêts pour le départ
Didier et Vincent devant la caravane de Laurence et Didier 08:39
Didier et Vincent devant la caravane de Laurence et Didier
Hervé accueille André pour discuter sous son installation sommaire mais néanmoins confortable 08:39
Hervé accueille André pour discuter sous son installation sommaire mais néanmoins confortable
Chantal et Serge étrennent leur nouvelle caravane 08:40
Chantal et Serge étrennent leur nouvelle caravane
Didier aussi étrenne une nouvelle caravane et entre au club Eriba du forum Vélorizontal 08:40
Didier aussi étrenne une nouvelle caravane et entre au club Eriba du forum Vélorizontal
Isabelle et Christophe font aussi partie du club Eriba du forum Vélorizontal depuis quelque temps 08:41
Isabelle et Christophe font aussi partie du club Eriba du forum Vélorizontal depuis quelque temps
Jour 2

Vendredi 30 mai 2014

37 photos

Le parcours

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Le récit

Il a plu un peu dans la nuit, mais ce matin, le soleil est là. Nous avons la surprise d'avoir la compagnie de Geneviève (Gene82) venue faire le parcours du jour avec son trike. Vincent est reparti tôt à vélo pour rejoindre Montauban où il devait prendre un train pour Toulouse ce matin. Sa trompette, son sourire et sa gentillesse nous manqueront ces trois prochains jours. André, qui habite tout près, est retourné chez lui avec son camping-car dans l'espoir de résoudre le problème électrique de son trike. Il reviendra ce soir. Après le briefing et le tour à la boulangerie, nous traversons la ville de Saint-Antonin-Noble-Val par les petites rues. Certaines sont très étroites et ne laisseraient pas la place à une voiture. Avant de déboucher sur le boulevard, nous passons le long d'un ruisseau qui passe en pleine ville. Nous prenons la route de Caussade qui, si elle est un peu fréquentée, présente l'avantage d'une pente continue pas trop forte pour monter sur le plateau à l'ouest de la ville. Au fur et à mesure que l'on monte, la vallée de l'Aveyron se dévoile. Nous avons une belle vue sur les falaises calcaires de l'autre côté du cirque de Bône. Les premiers arrivés en haut s'en vont admirer le point de vue du belvédère, rempli de touristes. Martine, qui a encore mal à son genou, a bénéficié de la poussée électrique d'Hervé pour la montée. Après une courte pause, nous reprenons la route de Caussade que nous quittons un peu plus loin pour prendre la route de Gouvern.

À Gouvern, nous prenons à gauche devant un champ rempli de moutons, surveillés par un berger et son chien. Nous continuons sur cette jolie petite route dans la forêt jusqu'au carrefour de la route de Cazals où nous prenons à droite sur une centaine de mètres pour aller voir les dolmens emboîtés du Pech. Les dolmens se présentent comme un gros tas de pierres bien rangées et protégées par une clôture. Côté est, en montant sur un petit mur, on peut voir à l'intérieur et le dolmen, protégé par les pierres, est bien visible. Le groupe s'égaille au milieu des herbes pour admirer la profusion de fleurs sauvages. Nous reprenons vers l'est en direction de Cazals. Après le carrefour de la route qui mène à Montricoux, nous entamons la descente sur Cazals et la vallée de l'Aveyron. C'est là que nous avons souffert dans l'autre sens l'an dernier. Pour l'instant, nous battons des records de vitesse. J'ai du mal à suivre Ghis et Dom qui foncent sur leur tandem Pino. Ils seront en bas avant moi. La comparaison des compteurs les donne gagnants à 74 km/h contre 63 km/h pour moi. Mais la palme reviendra à Philippe qui, en régénérant au maximum, est descendu tranquille, ayant largement le temps d'admirer le paysage. Son grand âge (il est le doyen du forum vélorizontal paraît-il) fait qu'il nous considère comme de jeunes gamins un peu fous. Il a sans doute raison !

Après une courte pause à Cazals, nous reprenons la route de la vallée qui nous offre encore de belles côtes et de jolies descentes. C'est dans la dernière que nous trouvons Jean-Pierre (dissacha) venu nous rejoindre pour l'après-midi depuis Loubéjac où il habite. En bas de la dernière descente, nous avons une belle vue sur le village et le château de Penne, perché sur un piton au-dessus de l'Aveyron. Après nous être regroupés au niveau du pont sur l'Aveyron, nous grimpons jusqu'au village où nous nous installons sous les arbres pour déjeuner. Pendant notre collation, le temps se couvre par le nord-est et la pluie ne tarde pas à tomber. Heureusement, sous les arbres bien feuillus nous sommes à l'abri, même si peu à peu, les gouttes finissent par traverser la ramure. Les accros du café trouvent leur bonheur et un abri au bar du coin. Martine, soucieuse de ménager son genou douloureux décide de rentrer directement par la route de la vallée. Chantal, qui veut économiser sa batterie se propose pour l'accompagner. De son côté, Philippe décide de rejoindre Bruniquel directement par la vallée pour court-circuiter une partie du trajet et s'éviter une belle côte. Il redescendent dans la vallée et nous ne les reverrons que le soir.

Après avoir revêtu nos tenues de pluie, nous attaquons la côte qui mène à Saint-Paul-de-Mamiac. Il tombe une pluie fine qui n'est pas très gênante. Après Saint-Paul-de-Mamiac, nous continuons la montée jusqu'à la route qui mène aux Abriols. Cette route longe la très belle forêt domaniale de Grésigne. Peu à peu, la pluie cesse. Après quelques ondulations, nous traversons le village des Abriols où on ne voit âme qui vive. Un peu plus loin, nous nous arrêtons avant la forte descente sur la vallée de la Vère pour admirer le paysage. Devant nous, un gros nuage noir barre encore l'horizon, mais, dans notre dos, le ciel bleu, ponctué de quelques nuages, gagne peu à peu du terrain. Nous repartons dans la descente vers Payssel (au moins 12 %) qu'il faut négocier avec prudence en raison des virages et du revêtement quelque peu gravillonné. Nous débouchons sur la route de la vallée et peu de temps après, nous sommes devant l'épicerie de Bruniquel où nous concurrençons le village et son château aux yeux des touristes ébahis. Le soleil nous chauffe le dos et nous devons nous découvrir. Après un petit en-cas, nous repartons vers Montricoux en prenant la petite route de la rive droite de l'Aveyron. En bas de Bruniquel nous retrouvons André, venu à notre rencontre après avoir résolu le problème électrique de son trike.

À Montricoux, nous faisons juste un aller-retour dans la rue principale pour admirer les maisons à colombages en surplomb. Finalement, nous reprenons la route de Saint-Antonin-Noble-Val jusqu'à la prairie où paissent les ânes, puis nous prenons une petite route à droite qui monte dans la forêt. Jean-Pierre nous quitte là pour rentrer chez lui à vélo. Après une petite pause en haut de la côte, je fais remarquer à Dominique que la roue avant du tandem me semble dégonflée. Après vérification, c'est bien une crevaison qu'on répare rapidement en changeant la chambre à air après avoir retiré un petit silex enfoncé dans le pneu. Nous apprendrons en rentrant que Didier31 a été victime d'une crevaison dans la même zone alors qu'il était devant nous. En repartant, Hélène fait remarquer que la charge de la batterie de son vélo électrique est au plus bas. Elle montera la côte suivante à pied, puis elle échangera son vélo droit contre le tricycle électrifié d'Hervé pour monter les côtes suivantes. Heureusement, nous ne sommes pas très loin. Nous les attendons plusieurs fois avec Didier33. Ils finiront par nous dépasser, la batterie du vélo d'Hélène ayant encore quelques soubresauts.

Alors que nous avançons vers le monument d'Ornano, mémorial de la dernière guerre, le ciel s'obscurcit devant nous et l'orage gronde au loin. À partir du monument, la route n'est plus revêtue. Nous évitons le plus gros de l'orage, mais nous avons juste le temps de revêtir la tenue de pluie quand le bout du nuage déverse sur nous une quantité incroyable d'eau. En prime, nous avons droit à quelques grêlons, mais ça ne dure pas. En un rien de temps, le chemin se transforme en rivière. Heureusement, un peu plus loin nous retrouvons le bitume et comme il pleut encore, nous serons lavés des souillures du chemin. Finalement, nous arrivons en haut de la côte montée en début de journée lorsque la pluie cesse. La descente bien rafraîchissante nous séchera presque complètement. Le compteur affiche plus de 67 km à l'arrivée au camping. Comme hier, nous finissons la soirée en beauté au Gazpacho et nous rentrons par une promenade digestive jusqu'au camping.

Briefing matinal, où nous avons été rejoints par Geneviève, venue pour la journée 09:05
Briefing matinal, où nous avons été rejoints par Geneviève, venue pour la journée
Nouvel arrêt à la boulangerie de Saint-Antonin-Noble-Val ; la roue de vélo est toujours là... 09:27
Nouvel arrêt à la boulangerie de Saint-Antonin-Noble-Val ; la roue de vélo est toujours là...
Traversée de Saint-Antonin-Noble-Val par les petites rues 09:35
Traversée de Saint-Antonin-Noble-Val par les petites rues
Dans cette petite rue, un ruisseau traverse la ville avant de se jeter dans la Bonnette 09:36
Dans cette petite rue, un ruisseau traverse la ville avant de se jeter dans la Bonnette
Dans la côte qui mène sur le plateau, au-dessus de Saint-Antonin-Noble-Val 09:45
Dans la côte qui mène sur le plateau, au-dessus de Saint-Antonin-Noble-Val
La pente n'est pas très raide, mais ça monte régulièrement et assez longtemps 09:58
La pente n'est pas très raide, mais ça monte régulièrement et assez longtemps
Jour 3

Samedi 31 mai 2014

27 photos

Le parcours

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Le récit

Il a encore plu cette nuit. Ce matin, le ciel est couvert mais ne menace pas. La difficulté de l'étape du jour (1200 m de dénivelé) et l'incertitude de la météo (des averses sont annoncées pour l'après-midi) ont éclairci les rangs. Didier31 a déclaré forfait et va nous quitter dès ce matin alors qu'il avait prévu de rentrer après l'étape du jour. Nous sommes neuf au départ  : Philippe qui ne fera que la boucle sans monter jusqu'à Najac, Christophe et Isabelle en Tandem Pino, Didier33, Serge qui a emprunté le trike de son épouse, André, Hervé, Dominique en trike Kettweisel et moi. Nous passons, comme les jours précédents, par la boulangerie. Arrivé là, je suis surpris de ne pas voir le tandem qui était derrière moi avant qu'on entre dans la vielle ville. Au bout d'un moment, nous voyons le reste de la troupe arriver mais pas de tandem. Ils me racontent qu'au passage du dos d'âne devant la place, un grand crac a retenti et le cadre du tandem s'est cassé. Christophe et Isabelle ont été obligés de déclarer forfait pour le reste de la rencontre. Ils viendront en voiture visiter Najac puis ils repartiront chez eux demain matin. Nous ne sommes plus que sept sur le début du parcours, tous en trike, puis six seulement à monter à Najac. Le trajet total comprend quatre grosses montées et la première commence dès qu'on a quitté Saint-Antonin-Noble-Val.

Nous montons à un rythme régulier et nous avons vite passé la première bosse. Sur le plateau, nous maintenons une bonne allure sans faire d'arrêt. Une heure après avoir quitté Saint-Antonin-Noble-Val, nous faisons la première pause, en arrivant dans la vallée de la Seye, avant Verfeil-sur-Seye. Après nous être restaurés un peu, nous rejoignons le village à deux kilomètres de là. Après quelques photos, nous repartons. Mes compagnons semblent pressés de rouler ce matin, au grand dam de Philippe qui aurait bien voulu faire une pause au café du coin. La majorité a primé. Après une petite montée, nous redescendons jusqu'à la vallée de l'Aveyron. C'est là que Philippe nous quitte pour suivre la fin du parcours prévu. Nous, nous allons faire un aller-retour jusqu'à Najac avant de le suivre. C'est une grosse bosse jusqu'à l'Aveyron en bas de Najac, puis une nouvelle montée jusqu'à Najac et l'inverse pour revenir. La première montée est très longue, mais elle se fait sans trop de peine. Par contre, la descente qui suit est très pentue et suivie d'une petite montée aussi raide. Et l'opération se répète au moins deux fois avant que nous redescendions jusqu'au bord de l'Aveyron. En haut de la première montée, nous avons trouvé Isabelle et Christophe, en route pour Najac en voiture.

Nous arrivons au bord de la rivière alors qu'il est juste passé midi et nous décidons de faire la pause méridienne sur les tables qui sont prévues à cet effet au bord de l'eau. Le coin est à l'abri du vent et le temps est encore clément. Le casse-croûte est le bienvenu après les efforts que nous avons fourni pour arriver là. Le pont Saint-Blaise, qui traverse l'Aveyron près de notre lieu de pique-nique, a été classé au titre des monuments historiques en 1987. Il est étroit et ne permet pas à deux voitures de se croiser. Nous l'empruntons pour passer de l'autre côté de la rivière et grimper vers le village de Najac. La route est bien raide jusqu'au cimetière. On s'arrête là pour admirer le château qui se dévoile en haut de la colline. Nous reprenons la route qui monte un peu moins dur. Un peu plus loin, sur la droite on s'arrête encore pour admirer la vue sur la rivière. On distingue bien les gorges et, au loin, le pont Saint-Blaise près duquel nous avons déjeuné. Un peu plus loin, nous passons la pancarte d'entrée du village. La côte n'en est pas pour autant terminée. C'est ce que nous annonce Christophe qui nous attend pour la photo près du parking à droite dans la côte.

Finalement, nous arrivons à la place principale, la place du Faubourg, un peu en contrebas du carrefour. Nous descendons jusqu'à l'office de tourisme. Une plaque explique l'histoire de cette belle bastide. Nous décidons de descendre au cœur de la vieille ville. Au bout de la place, la rue principale très pentue descend vers le château que l'on voit tout au fond. Après une photo, nous descendons sous l’œil intéressé des touristes. Nous nous arrêtons sur une petite place, face au château, près du point bas de l'axe principal de la ville. Là, Dominique décide de tenter l'ascension jusqu'au château. Nous descendons après avoir fait le plein d'eau au robinet du lavabo des toilettes locales. Ne voyant pas Dominique revenir, nous décidons de prendre les petites rues qui descendent à notre gauche pour rejoindre la route principale par laquelle nous sommes montés. Finalement, Dominique a continué sur le chemin après le château et nous rejoint dès que nous sommes sur la route de retour.

Nous redescendons la route jusqu'au cimetière, puis nous reprenons à gauche la route qui mène au pont Saint-Blaise. Après quelques photos du pont, que l'on voit mieux de ce côté, nous attaquons la série de côtes et de descentes que nous avons parcourue dans l'autre sens ce matin. André a de nouveau un problème électrique sur son trike. Il finira sans assistance. Isabelle et Christophe nous doublent en voiture en nous souhaitant bon courage pour la côte. Il fait chaud et lourd. Je m'arrête pour passer en short et tee-shirt. L'air est cependant assez froid et dans les descentes, on est vite glacé. Arrivés presque en haut de la dernière côte, le ciel, qui menaçait depuis un moment, se couvre franchement. Nous avons juste le temps de mettre les tenues de pluie quand toute la vallée se cache sous l'eau qui tombe du ciel. Nous ferons toute la descente jusqu'à Varen, dans la vallée de l'Aveyron, sous une pluie battante. Là, nous décidons de continuer par la route de la vallée afin de rentrer au plus tôt. Nous gardons un rythme soutenu car la route est plate et le revêtement très roulant. Les 14 km jusqu'à Saint-Antonin-Noble-Val sont avalés en peu de temps et, sur la fin du parcours, le temps s'arrange et la pluie cesse. Dominique nous quitte avant la ville car nous passons devant son camping. Passé le tunnel, nous entrons dans la ville et nous arrivons au camping à 16h00. Nous avons bien fait de rentrer vite car, une heure plus tard, il pleut de nouveau. Ce n'est qu'à la soirée que le temps se dégage vraiment, présageant la belle journée annoncée pour demain. J'ai quand même un total de 63 km au compteur. Comme les jours précédents, nous finissons la soirée au Gazpacho où le repas est toujours aussi bon.

Nous ne sommes que sept, tous en trike, ce matin à grimper la côte au départ de Saint-Antonin-Noble-Val 09:32
Nous ne sommes que sept, tous en trike, ce matin à grimper la côte au départ de Saint-Antonin-Noble-Val
Première pause au carrefour de la route qui mène à Verfeil-sur-Seye 10:25
Première pause au carrefour de la route qui mène à Verfeil-sur-Seye
Un bel alignement de trikes sur la route 10:36
Un bel alignement de trikes sur la route
Nous arrivons à Verfeil-sur-Seye 10:40
Nous arrivons à Verfeil-sur-Seye
Le groupe au complet sous la halle de Verfeil-sur-Seye 10:46
Le groupe au complet sous la halle de Verfeil-sur-Seye
Dans les rues de Verfeil-sur-Seye 10:49
Dans les rues de Verfeil-sur-Seye
Jour 4

Dimanche 1er juin 2014

47 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, c'est grand soleil après disparition de la brume. La journée s'annonce belle. Nous avions prévu de remonter la vallée de la Bonnette, puis de monter sur le plateau avant de rentrer au camping, mais après concertation, nous choisissons de faire juste un aller-retour dans la vallée de la Bonnette, de façon à laisser davantage de temps à ceux qui ont de la route à faire. Isabelle et Christophe vont quitter le camping ce matin et nous leur faisons nos adieux lors de notre départ. Ghislaine ne roule pas aujourd'hui, et nous sommes 11 au départ : Hélène et Hervé, André, Dominique, Laurence et Didier, Philippe, Chantal et Serge, enfin Martine et moi. Martine n'a plus de douleur au genou. Le repos d'hier lui a été bénéfique. Le chargeur de batterie de Chantal ne fonctionne plus. Elle ne devra compter que sur la régénération. Nous partons sous le soleil par le haut du camping. La route monte doucement en remontant la vallée. Martine me signale que le dossier de son trike est descendu. Un petit resserrage de l'attache rapide après un réglage à la bonne hauteur et c'est reparti. En moins d'une heure, nous arrivons à Caylus. Une montée bien raide pour entrer dans la ville historique et nous nous arrêtons devant l'église pour quelques photos. La batterie d'André fait de nouveau des siennes et il n'a plus d'assistance alors qu'après la recharge de la nuit cela remarchait. Les pentes n'étant pas trop difficiles sur le parcours prévu, il continuera à la force musculaire. Nous poussons jusqu'à la boulangerie dans la rue principale du village. La boulangère s'intéresse à nos engins et pose quelques questions.

Nous quittons Caylus par la route de Saint-Pierre-Livron. Arrivés au village, nous prenons à gauche l'impasse qui mène à Notre-Dame-de-Livron. Nichée dans un cirque de verdure où naît le Livron au fond d'une grotte, ce sanctuaire est fréquenté depuis le Xème siècle. Un chemin de croix parcourt le cirque et permet d'accéder à une grotte où vécut en ermite le père carmélite François Palau, de 1846 à 1951. Des pompiers font une formation à la lutte contre l'incendie dans un local situé derrière le lieu de culte en plein-air. Les portes de l'église sont grandes ouvertes et nous pouvons visiter sans contrainte. Nous faisons une photo du groupe devant l'église. Une source sort sous l'édifice. L'eau y est bien fraîche. De l'autre côté de la route, face à l'église, se trouve le Centre Spirituel François Palau tenu par une communauté de carmélites missionnaires. Lorsque nous repartons, une carmélite, qui balayait la terrasse à l'arrière du bâtiment, nous fait un signe amical de la main. Nous traversons le village de Saint-Pierre-Livron puis nous rejoignons la route de la vallée de la Bonnette que nous continuons à remonter. Au sommet de la colline, nous devinons devant nous la chapelle Notre-Dame-des-Grâces-de-Livron que nous n'irons pas visiter aujourd'hui, n'ayant pas le courage de grimper jusque là-haut.

Nous passons devant une succession de moulins, tous plus ou moins restaurés et faisant sans doute office de résidence secondaire. La vallée est très agréable par ce beau soleil. C'est un havre de verdure et de fraîcheur. Après le moulin de la Luzette, dont le portail est orné de figures dessinées coiffées d'un bonnet tricoté, nous suivons une petite route un peu mousseuse et herbeuse au milieu. Après le moulin de la Doux, un superbe ensemble bien restauré devant lequel sont garées trois Mercedes noires, la route monte pour rejoindre le village de Saint-Projet. Là, Philippe nous fait ses adieux car il va rentrer directement pour déjeuner à Saint-Antonin-Noble-Val et prendre la route de retour chez lui. Dominique fera de même après être monté à Saint-Projet. À l'entrée du village, la route à droite est barrée, mais nous l'empruntons quand même, espérant pouvoir passer car il n'y a pas de travaux en cours ce dimanche. Nous traversons le chantier de réfection de la rue principale du village, puis nous grimpons jusqu'au château. Le château de la Reine Margot se visite, mais il est midi et nos estomacs aspirent à autre chose. Après une photo de groupe devant le château, nous rejoignons l'aire de bivouac que nous avons repérée à l'entrée du village, juste avant la zone en travaux.

L'aire de bivouac est aussi une aire de pique-nique et une aire de jeux pour les enfants. Il y a des toilettes parfaitement entretenues et des tables pour manger à l'ombre. Hervé s'empare de la balançoire pour manger son casse-croûte tout en se relaxant. Certains préfèrent une place au soleil sur les rochers. Martine, après avoir essayé un des jeux monté sur ressort choisit finalement de s'asseoir sur l'herbe, trouvant le ressort un peu souple et peu adapté. Alors que nous finissons de déjeuner, le téléphone sonne. C'est Jean-Pierre qui nous a rejoint et se trouve au château en compagnie de Jean-Louis. Ils sont venus en vélo couché de Loubéjac où ils habitent tous les deux. Suite à une incompréhension, Jean-Pierre ne nous trouve pas et continue sa route sur le tracé que nous avions initialement prévu. Nous ne le retrouverons qu'au camping où il passera avant de repartir pour Loubéjac. Nous reprenons la route de la vallée par laquelle nous sommes venus. C'est tellement agréable que nous ne regrettons pas de faire le même trajet dans l'autre sens. Au niveau de La Capelle-Livron, nous nous arrêtons devant le lavoir situé au bord de la route. Nous l'avons vu à l'aller, mais la présence d'une voiture garée devant ne nous a pas incités à nous arrêter. Là, il n'y a personne. Le lavoir est alimenté par une source qui sort de la colline juste derrière, dans un coin de verdure.

Au niveau de Saint-Pierre-Livron, nous restons au fond de la vallée et découvrons un parcours que nous n'avons pas fait à l'aller. Juste en-dessous du village se trouve une cascade d'une vingtaine de mètres de haut qui se jette dans un bassin aux eaux turquoise. L'eau coule le long du rocher en une belle écume blanche. Nous nous garons juste devant le temps de faire quelques photos. Un peu plus loin, un sentier permet d'accéder en haut de la cascade, mais nous préférons continuer notre route qui s'appelle ici route de la cascade pétrifiante. Au niveau de Caylus, nous passons de l'autre côté de la Bonnette, puis devant le camping pour rester en bas. Un peu plus loin, nous revenons de l'autre côté et nous rejoignons la route que nous avons prise à l'aller. La pente douce descendante nous fait tenir un bon rythme. Arrivés devant la route qui mène au château de Cas, nous décidons de grimper jusqu'au château. Hervé préfère continuer pour aller démonter sa tente. La montée au château est un peu raide, mais on n'a pas beaucoup monté aujourd'hui et on y arrive sans difficulté. Martine, Chantal et Serge s'arrêtent juste en-dessous du château.

Avec André, je monte jusqu'en haut, mais nous serons déçus : on n'aperçoit pas le château de là-haut. Tout est caché par les dépendances d'où commence la visite payante. Finalement, la seule vue d'ensemble est celle qu'on a de dessous, là où les autres se sont arrêtés. Nous repartons et filons dans une belle descente. Nous rejoignons la route de Saint-Antonin-Noble-Val qui descend doucement. Dans la descente avant le camping, je m'entends interpeller par une jolie blonde en voiture qui ralentit à ma hauteur. C'est Astrid, la compagne de Jean-Louis qui roule avec Jean-Pierre et que nous n'avons pas vu. Elle continue sa route après que nous ayons échangé un signe de la main. Nous sommes au camping en peu de temps. Mon compteur affiche 44 km. Là, on trouve Hervé désemparé par une panne électrique de sa voiture qui ne veut pas démarrer. Comme elle est toute électronique, il est impossible de la pousser. Alors que nous sommes en train de préparer notre départ, Jean-Pierre et Jean-Louis arrivent. Ils nous expliquent qu'ils ont fait la totalité du parcours prévu et regrettent que la boulangerie du centre-ville soit fermée cet après-midi car ils auraient bien besoin du carburant local, n'ayant rien mangé depuis le matin. Finalement, ils reprennent la route pour rentrer chez eux. Les problèmes électriques sont peu à peu résolus. Le chargeur de Chantal remarche après avoir passé la journée dans la voiture au soleil et un dépanneur a réussi à démarrer la voiture d'Hervé. Cependant, la panne aléatoire du trike d'André n'est toujours pas résolue. Peu à peu, nous partons tous, laissant Chantal et Serge qui restent jusqu'au lendemain dans le but d'aller visiter Cordes-sur-Ciel, Bruniquel et Puycelsi. Ainsi se termine une belle aventure qui nous laissera encore plein de bons souvenirs.

Briefing matinal, sous le soleil 08:56
Briefing matinal, sous le soleil
En route pour remonter la vallée de la Bonnette 09:08
En route pour remonter la vallée de la Bonnette
Nous arrivons à Caylus 10:05
Nous arrivons à Caylus
Devant l'église de Caylus, dans le village historique 10:07
Devant l'église de Caylus, dans le village historique
Les maisons en vieilles pierres sont caractéristiques de la région 10:10
Les maisons en vieilles pierres sont caractéristiques de la région
Un décor artistique pour le n°23 10:10
Un décor artistique pour le n°23