Caunes-Minervois (11)
Du 3 au 6 juin 2021
5 jours179 km3 301 m D+257 photos
Le rassemblement
La météo annoncée n’était pas favorable pour cette première rencontre en Minervois, au pied de la Montagne Noire. Il est vrai que les températures ont été bien plus basses que ce qui est courant dans la région à cette saison. Nous avons toutefois évité de rouler sous la pluie, même si ça a été au prix d’une journée sans rouler que nous avons mis à profit pour visiter l’abbaye de Caunes-Minervois. Nous étions dix participants et neuf à rouler. Roberto était le seul sans assistance, mais sa forme olympique et son trike allégé lui ont permis de rivaliser avec les performances de nos matériels électrifiés. Nous avons pu profiter des superbes paysages de la Montagne Noire, de la vue depuis le sommet du Pic de Nore (1211 m), des forêts extraordinaires ponctuées de la couleur jaune des genêts en fleurs, des belles vallées, des petits villages et des châteaux dans la montagne, même si pour cela nous avons dû avaler de belles grimpettes avec parfois de forts pourcentages. L’ambiance a été, comme d’habitude, un liant pour l’équipe et a permis à ceux qui n’avaient pas déjà participé à nos aventures de s’intégrer facilement. Nous garderons tous un très bon souvenir de ces quatre jours qui nous donnent envie de revenir pour aller découvrir Minerve.
Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.
Jours du rassemblement
Mercredi 2 juin 2021
2 photos
Jeudi 3 juin 2021
54 photos
Le parcours
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Le récit
Nous nous sommes retrouvés tous les dix pour l’apéritif de bienvenue au camping de Caunes-Minervois hier soir. Maryse et Roberto on trouvé un gîte en ville pour pallier la défaillance de leur caravane. À part Geneviève et Jean-François, tous les autres sont des habitués de nos rassemblements. Ce matin, nous sommes neuf au départ. Chantal, un peu fatiguée, a décidé de ne pas rouler. Tous sont en trike, hormis Geneviève qui roule à vélo droit et Jean-François sur deux roues couché. Tous les vélos ont une assistance électrique, sauf le trike de Roberto. Le temps est couvert et quelques gouttes sont annoncées pour la fin de matinée. Après le briefing, nous quittons le camping pour commencer par une petite visite de la ville. Nous passons sur le pont de l’Argent-Double pour nous arrêter sur la place de la République où trônent deux platanes gigantesques. L’un d’eux a littéralement dévoré un rocher qu’on voit bien à sa base, au milieu du tronc. Nous continuons par les petites rues de la cité qui grimpent jusqu’à la sortie. Ensuite, nous roulons entre les vignes. Nous traversons Trausse, puis nous passons dans l’Hérault et, peu avant Félines-Minervois, nous nous arrêtons près d’un moulin à vent dont les ailes ont été déposées. Après quelques photos, nous repartons pour prendre une petite route au revêtement bien abîmé qui nous amène juste au-dessus de Félines-Minervois. Après un arrêt pour quelques photos, nous descendons jusqu’au village que nous traversons en passant par les petites ruelles.
Après le pont sur l’Ognon commence la montée. Les vignes se font plus rares et le relief est plus vallonné. À Camplong, les maisons sont bordées de cactus en fleurs. C’est superbe. Après le village, nous rejoignons la route de Ferrals-les-Montagnes. Nous faisons une pause photo pour mémoriser le paysage magnifique coloré par les genets en fleurs. À St-Julien-des-Meulières, nous quittons la route pour prendre à gauche vers St-André. La petite route étroite est superbe et le revêtement est bon, ce qui ne gâte rien. Nous passons le col du Bouissou (442 m) qui n’est pas indiqué sur place, puis nous continuons sur la route qui monte jusqu’à St-André. Un peu après, une petite descente nous conduit au hameau de Masnaguine, puis nous reprenons notre montée. Après Mancès, nous nous arrêtons près du carrefour de la route de Chiffre pour la pause déjeuner. Il y a une belle vue sur les montagnes et le champ à coté, abrité du vent qui n’est pas trop fort, nous accueille pour le pique-nique. Serge s’inquiète d’un bruit vers la roue arrière de son trike. C’est Pascal qui trouve l’anomalie : la chaîne, positionnée sur le grand pignon, touche le pneu. C’est à peine sensible et nous ne pouvons rien faire. Il faudra mettre un pneu moins gros. Après déjeuner, nous reprenons la route direction Chiffre. Nous passons les ruisseaux de Julié et de Sarrouzel, nous traversons Chiffre, juste un groupe de deux ou trois maisons, puis rejoignons la route de Lespinassière et le col de Salettes (886 m) où nous repassons dans l’Aude.
Après une photo collective au col de Salettes, nous entamons la descente vertigineuse jusqu’à Caunes-Minervois. Nous faisons d’abord un stop-photo pour garder un souvenir de la belle vue sur la vallée pendant que Roberto et Pascal, emportés par l’ivresse de la descente, filent devant. Nous les retrouvons un peu plus loin, arrêtés pour nous filmer. Nous nous arrêtons de nouveau à Lespinassière. Le mannequin-boîte-aux-lettres est toujours là. Il a un peu vieilli. En face, il y a un superbe rosier grimpant couvert de fleurs oranges. Nous faisons quelques photos puis reprenons la descente. Après Lespinassière, à la sortie d’un virage, je pile avec Roberto juste derrière moi. Un camion de chantier occupe la moitié de la route alors qu’une voiture arrive en face. Le chantier n’est pas signalé du coté où nous arrivons. Nous avons bien failli goûter à la bétonnière. Nous l’avons échappé belle. Le camion va se placer plus loin après notre passage et ceux qui nous suivent n’auront pas ce problème. Nous continuons jusqu’à Citou où nous traversons la procession d’un enterrement et la fin du parcours est sans histoire, toujours en descente. Mon compteur affiche 54 km et 999 m de dénivelé et il n’est que 15h15. Nous nous retrouverons tous à la terrasse du bar en ville en fin d’après-midi.
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Vendredi 4 juin 2021
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Le récit
Ce matin, la météo annonce de la pluie sur la montagne pour toute la journée. Nous décidons de rester en bas et de visiter l’abbaye de Caunes-Minervois cet après-midi. Ce matin, certains vont faire des courses et les autres profitent du calme du camping où, bien que le temps soit couvert, il ne pleut pas. En début d’après-midi, nous rejoignons l’abbaye à pied. La visite commence par le cloître. Il y a une exposition sur les bandes dessinées de Peyo et le cloître sert de support à quelques effigies. Les murs et les arches sont sobres, volonté des moines de la congrégation de St-Maur, et il y a de la mousse sur les toits au-dessus. Par contre, le sol entre les pelouses est fait de graviers de marbre rose du plus bel effet. L’équipe masquée poursuit la visite en rejoignant l’église abbatiale. Elle est superbe avec un mariage réussi entre le marbre rose local et le marbre blanc de Carrare. D’autres marbres européens composent le maître-autel dans le chœur. L’abbatiale a été surélevée plusieurs fois pour lutter contre les inondations. Devant l’autel, sont posées six effigie des Saints. Normalement, elles devaient être promenées en procession à travers la ville mais les contraintes de la pandémie ont annulé la manifestation prévue ce week-end. Les vitraux sont murés en partie basse en raison de la présence de la toiture du cloître qui a été surélevé de 3 m au XVIII siècle.
Après la visite de l’église, nous rejoignons la crypte. C’est l’endroit le plus ancien du lieu. Sur le côté, à travers une grille au sol, on entend le clapotis de l’eau de l’Argent-Double, à l’origine des inondations et des surélévations successives de l’abbaye. Après la visite de la crypte, nous gagnons l’extérieur de l’abbaye. Un petit amphithéâtre borde la cour, reprenant la forme de l’abside romane. À l’arrière, un joli jardin malheureusement inaccessible aurait mérité une visite. Sur le côté, je découvre une belle fontaine mais sans eau. Lorsqu’il commence à pleuvoir, nous poursuivons la visite par les expositions à l’intérieur. D’abord celle du Centre Belge de la Bande Dessinée de Bruxelles qui expose ici une rétrospective des œuvres de Peyo, créateur de Spirou, des Schtroumpfs, etc. puis celle des peintures sur bois de Charles Sahuguet. Finalement nous quittons l’abbaye sous les trombes d’eau de l’orage qui gronde au loin. Nous rejoignons le camping où nous nous retrouvons en soirée pour un apéritif après la pluie. Nous n’avons pas roulé aujourd’hui, mais nous avons pu profiter des richesses historiques locales.
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Samedi 5 juin 2021
92 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la météo s’annonce belle, même si le vent va encore souffler. C’est le meilleur jour pour monter au Pic de Nore en espérant y voir le paysage. Après le traditionnel briefing, nous partons donc sous le soleil pour le parcours prévu la veille. Chantal reste au camping, donc nous sommes neuf, les mêmes que le premier jour. Nous remontons la vallée de l’argent-Double descendue le premier jour. En faisant le parcours en sens inverse et le matin, nous voyons les choses différemment. D’abord l’éclairage n’est pas le même et puis nous montons bien plus lentement et nous avons le temps de voir des détails que nous n’avons pas vus en descendant à grande vitesse. Nous faisons une première pause pour alléger la tenue car le soleil commence à chauffer. En passant, nous pouvons admirer les ruines du château de Citou qui dominent le village. Un peu plus loin, se profile la tour de celui de Lespinassière. C’est la seule chose qui subsiste, hormis quelques lambeaux du murs d’enceinte, de cet édifice du XIIe siècle. Nous nous arrêtons dans le village pour prendre des photos de plus près. En repartant, nous faisons une seconde halte à l’épicerie à la sortie du village.
Après une montée en lacets nous nous regroupons au carrefour de la route du col de la Croix de Sous. Nous continuons à grimper en direction du col. Pascal, Roberto et Serge foncent devant alors que la pente s’accentue. Les autres font une petite pause photo car nous dominons le village de Lespinassière, niché au creux de la vallée de l’Argent-Double. Les montagnes couvertes de forêt lui font un écrin de verdure. Au fond, on distingue la plaine du Minervois et on devine les montagnes des Corbières un peu noyées dans les nuages. Nous attaquons ensuite la montée la plus difficile. Heureusement, ce n’est pas très long. Les autres nous attendent en haut pour faire des photos. Un peu plus loin, nous atteignons le col de la Croix de Sous (893 m). La montée que nous venons de faire est annoncée à 16 %. Après quelques photos, nous repartons dans la descente de l’autre côté qui est, elle aussi, annoncée à 16 %. Nous filons et en peu de temps, nous rejoignons les sept hameaux de Castans. Nous traversons la Clamoux puis rejoignons Laviale, le hameau principal de Castans. En traversant, nous sommes dépassés par les gendarmes en voiture qui nous saluent en nous doublant. À la sortie du village, nous trouvons un coin herbu pour pique-niquer.
Après déjeuner, Serge découvre un point noir sur l’intérieur de sa cuisse. Une tique a décidé de s’ancrer là. Heureusement, Serge a plus d’un tour dans son sac, et en l’occurrence, une pince tire-tique qui montre son efficacité même sur cette bête minuscule qu’il parvient à extraire. Complété par un désinfectant fourni par Annie, il s’en tire sans conséquence. Nous reprenons la route, traversant le dernier des sept hameaux, Raïssac, qui touche presque le précédent où nous avons déjeuné. Là, nous prenons à droite la route qui grimpe dans la forêt en direction de Pradelles-Cabardès. Après un petit arrêt photo pour prendre le paysage grandiose et coloré par les genêts, nous rejoignons la route de Pradelles-Cabardès à Cabrespine que nous prendrons en redescendant. Devant nous, le parc éolien du haut Cabardès brasse l’air au-dessus de la montagne. Nous rejoignons Pradelles-Cabardès un peu plus loin. Nous traversons le village, passant devant le restaurant fermé, puis nous laissons Geneviève qui va s’installer près de l’église en attendant notre retour. Elle n’a pas assez de batterie pour monter au Cap de Nore. En montant au-dessus du village, on a une superbe vue sur le clocher octogonal en forme de tour.
Les 6,5 km de montée au Pic de Nord sont vite avalés. La montée n’est pas difficile, sauf si par moments le vent de face nous ralentit. Nous avons régulièrement la tour rouge et blanche du Pic en ligne de mire. On voit aussi régulièrement le parc éolien en haut de la montagne voisine. Le groupe s’étire, chacun montant à son rythme. Finalement, la forêt s’arrête, laissant la place aux prairies, et nous arrivons au sommet. La pancarte affiche 1211 m. Le vent n’est pas chaud et les anoraks sont les bienvenus, mais le ciel est bleu et l’horizon est dégagé. Une table d’orientation nous indique les points remarquables du paysage. Au nord, Mazamet et les monts de Lacaune, à l’est la Méditerranée qui se confond presque avec la couverture nuageuse au loin, et au sud les Pyrénées noyées dans les nuages. Nous nous retrouvons bientôt tous les huit en haut. Des cyclistes font une photo devant la pancarte et nous attendons notre tour. Après la photo de l’équipe au complet devant la pancarte donnant l’altitude, nous reprenons la descente où chacun va selon son envie de vitesse, plus ou moins modérée. Nous ne tardons pas à rejoindre Pradelles-Cabardès où nous nous regroupons avant de nous rendre sur la place de l’église où Geneviève nous attend.
Finalement, nous traversons le village par les petites ruelles en pente pour rejoindre la route de Cabrespine. Suit une belle descente où chacun se défoule selon son envie. Nous faisons quand même quelques arrêts pour voir le Pic de Nore et sa tour rouge et blanche s’amenuiser vers l’horizon avant de disparaître totalement, caché par la forêt. Nous faisons un arrêt un peu plus long dans un lacet juste avant Cabrespine. Nous dominons les gorges de la Clamoux et on a une belle vue sur la montagne au-dessus. Finalement, nous entamons le dernière descente, passant Cabrespine, puis, à la sortie du village, devant la grotte qui refroidit l’air ambiant, pour finalement rejoindre la vallée et Villeneuve-Minervois au cœur des vignes. Nous faisons un arrêt photo et regroupement devant le château. Il y a un joli tableau en acier bien oxydé figurant un berger avec une brebis et deux agneaux, juste à côté de l’entrée du château et de la porte voûtée donnant accès à la vielle ville. Finalement nous prenons la route de Caunes-Minervois où nous arrivons aux alentours de 17h00. Nous avons parcouru plus de 65 km pour 1400 m de dénivelé.
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Dimanche 6 juin 2021
75 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la météo annonce de la pluie sur Minerve alors que côté ouest, le temps semble plus clément. Finalement, nous décidons de faire le parcours prévu initialement la veille pour éviter la pluie. Nous faisons le briefing sous un ciel mitigé avec un peu de soleil. Nous reprenons la route de Villeneuve-Minervois où nous nous arrêtons à la boulangerie. Après avoir dévalisé les pâtisseries de l’établissement, nous reprenons la route en passant devant le château pour remonter la vallée de la Clamoux que nous avons descendue la veille. Nous devons bientôt nous arrêter pour alléger la tenue avec la montée de la température. Serge en profite pour simuler une chute de l’autre côté du parapet, sauvé in-extremis par la main secourable de Martine. La photo sera envoyée par Roberto à Chantal, l’épouse de Serge, qui est restée au camping. Nous continuons jusqu’à l’entrée de Cabrespine où nous nous arrêtons devant la grotte dont nous avons senti la fraîcheur en passant hier. Nous pénétrons dans l’entrée où la température est bien fraîche. La grotte du Gaougnas est un trou dans le rocher qui descend bien profond. Son accès est réglementé. Il faut être équipé pour y descendre et des périodes sont interdites afin de protéger les espèces présentes. Finalement, nous reprenons la route, traversons Cabrespine, pour continuer à monter la montagne que nous avons descendue la veille.
Au-dessus de Cabrespine, on a une belle vue sur le village et la vallée de la Clamoux. Après une pause photo rapide, nous nous arrêtons pour un en-cas dans le même lacet où nous sommes arrêtés hier. Après que chacun ait récupéré, nous reprenons la montée en direction de Pradelles-Cabardès. Nous passons la double épingle de Lanoux, puis un peu plus loin, entre les arbres, nous avons une belle vue sur les sept hameaux de Castans où nous sommes passés hier avant de monter au Pic de Nore. Après une photo, nous repartons pour rejoindre le carrefour de la route de Labastide-Esparbaïrenque. Juste en face de l’endroit où on s’est regroupés, au début de cette route, deux ânesses s’approchent de la clôture pour nous saluer. Elles ne sont pas sauvages et se laissent caresser. L’une d’elles est très poilue. Nous abandonnons nos deux amies pour terminer la montée sur le plateau et avaler rapidement les quelques kilomètres qui nous séparent du déjeuner. Nous avons le vent en face et il ne fait pas bien chaud. Le sommet du Pic de Nore est invisible, caché par de vilains nuages noirs. Nous roulons dans un relief modéré, entre prairies, genêts et forêts de sapins. Le coin n’est pas réputé pour sa chaleur. À plusieurs endroits, il y a des anciennes glacières et un lieu-dit s’appelle la Fontfroide. Finalement, nous arrivons au lavoir de Caninat-Haut et après une photo, nous rejoignons la chapelle St-Cernin juste à côté.
Après quelques photos de la chapelle et du cimetière attenant, nous nous installons contre le mur du cimetière, sous le soleil intermittent et à peu près abrités du vent, pour déjeuner. Lorsque nous repartons, nous nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin pour voir la cascade de Cubserviès. Du bord de la route, on domine le village et la cascade. Après quelques photos, nous continuons la descente pour rejoindre le village. Des randonneurs parcourent le sentier de la cascade et certains sont installés pour déjeuner au bord de l’eau au-dessus de la chute. Depuis le village, on a une belle vue face à la cascade. C’est une très jolie chute d’eau. Une charrue décorative est installés près du belvédère et Serge, fidèle à sa réputation, y grimpe pour chercher où se trouve le pédalier. Il n’avancera pas d’un centimètre. En repartant, un dernier coup d’œil nous permet de voir les terrasses des maisons surplombant la vallée à une hauteur vertigineuse. Le parcours qui suit est impressionnant sur une petite route très pentue, étroite et sinueuse, ou il n’est pas certain qu’on puisse facilement croiser une voiture. Nous descendons avec prudence. Après trois épingles à cheveux, nous faisons une halte pour profiter de la vue plongeante sur Roquefère et son château, nichés dans la verdure au bord du Rieutort. Après quelques photos, nous reprenons la descente pour rejoindre le village et y chercher un café.
À Roquefère, le restaurant local ne rouvre que le 11 juin. Nous faisons quelques photos au pied du mur imposant du château bâti sur le rocher et sur le pont du Rieutort, puis nous reprenons la route qui descend le long de la rivière et qui est maintenant plus large. Peu après nous prenons à gauche en passant sur la rivière un peu avant son confluent avec l’Orbieu. Ensuite, nous poursuivons la descente dans la vallée de l’Orbieu. Après une descente facile et sans histoire, nous rejoignons Lastours, dominée par ses quatre châteaux qu’on voit sur la colline. Nous traversons rapidement cette ville en travaux pour bientôt rejoindre la plaine et les vignes. Après une photo face à Sallèles-Cabardès, entre collines et vignobles, nous rejoignons Villeneuve-Minervois, passant non loin du moulin à vent. Nous traversons le village avec juste un arrêt pour prendre en photo la statue du violoniste, souvenir d’une manifestation musicale, puis nous rejoignons la route de Caunes-Minervois. Il est à peine 16h00 lorsque nous nous arrêtons devant le monument en marbre local qui marque l’entrée du village. Nous rejoignons le camping lorsque les cloches sonnent. Nous avons parcouru près de 60 km pour 902 m de dénivelé. Nous terminerons la soirée et cette sympathique rencontre par un apéritif en commun au camping. Le lendemain presque tous les participants reprendront la route pour rentrer chez eux, en rêvant sans doute aux prochaines aventures.
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