Rassemblement

Carennac (46)

Du 24 au 26 septembre 2021

4 jours219 km2 648 m D+106 photos

Le rassemblement

Onze participants ont eu le plaisir de rouler trois jours sous le soleil dans cette très belle région parsemée de châteaux et de jolis villages. Nous avons pu parcourir la vallée de la Dordogne et faire un petit tour sur les Causses de Gramat et de Martel. Nous avons visité des sites prestigieux comme Rocamadour, Collonges-la-Rouge, Turenne et Martel. Malgré quelques petits problèmes techniques vite résolus, chacun a pu profiter des parcours, des paysages et de la convivialité. Un accident de la route auquel nous avons échappé de justesse nous a fait une grosse frayeur le dernier jour. Les pentes étaient parfois bien fortes, surtout le premier et le dernier jour, mais nous avons eu aussi de belles descentes. Les vélos utilisés étaient bien diversifiés avec quatre vélos couchés, un vélo droit et six trikes, dont deux équipés de panneau solaire qui ont participé au Sun Trip Europe 2021. De nouveaux souvenirs engrangés, de nouveaux amis et le plaisir de retrouver les anciens, le bilan de ce séjour est fortement positif.

Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.


 

Jour 1

Vendredi 24 septembre 2021

22 photos

Le parcours

Voir le parcours sur Edp-Parcours

Le récit

Nous sommes arrivés à Carennac hier après-midi. En revenant d’un petit tour à pied du village, nous avons croisé Chantal et Serge qui étaient à notre recherche après leur installation au camping et une petite visite du village. Alors que nous discutions au parking, nous avons été rejoints par Jean. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvés nos amis. Ce matin, le soleil se pointe à peine derrière la colline lorsque nous rejoignons le camping. Nous sommes six au départ. Laurence et Christian, qui sont partis de Savoie mardi matin en trike, n’étaient pas encore arrivés hier soir. Ils ne rouleront pas avec nous aujourd’hui. Patrick, qui habite à quelques kilomètres, nous rejoint à vélo pour le briefing. Serge roule aussi à vélo couché et les autres sont en trike. Le vélo couché de Patrick et le trike de Jean sont les seuls à ne pas posséder d’assistance électrique. Nous quittons le camping après le briefing pour prendre la route qui suit la Dordogne en direction de Saint-Céré. Il y a un peu de circulation matinale. À Granou, nous prenons une petite route à gauche qui passe par dessus la Bave. A Bonneviole, nous passons près du lavoir du Mamoul pour continuer à gauche vers Bretenoux. La route serpente entre les prairies. Nous faisons une pause juste avant Félines pour admirer le château de Castelnau-Bretenoux qui domine la vallée du haut de la colline. Le soleil, que n’occulte aucun nuage, commence à chauffer un peu.

Après quelques photos, nous repartons pour rejoindre la place des Consuls à Bretenoux et ses superbes arcades. Nous nous arrêtons un peu plus loin à la boulangerie située sur une route très passante avec force poids-lourds. Nous quittons la ville en traversant une zone résidentielle avec de très grandes propriétés. Nous traversons le Mamoul avant Cornac puis nous attaquons la montée à Belmont-Bretenoux où nous nous regroupons au point haut en sortie du village. De là, on a une belle vue sur le château de Saint-Céré qui domine la ville du haut de sa colline. Nous descendons ensuite en direction de Saint-Céré. Après une pause photo dans la descente pour garder le souvenir du château et de la ville, nous rejoignons la place du Mercadial. Après quelques photos, nous repartons en passant devant l’église Sainte-Spérie et son clocher remarquable, puis nous longeons la rive gauche de la Bave pour quitter la ville, laissant la colline et son château derrière nous. Après la zone commerciale, nous prenons à gauche pour traverser Saint-Jean-Lespinasse. À partir de là, ça grimpe. Nous laissons le château de Montal sur la gauche, puis, passant devant de superbes maisons, nous grimpons le long du ruisseau de Fenouil. Cette petite route étroite est malgré tout assez fréquentée. Nous croisons plusieurs voitures. Par moments, ça grimpe pas mal et le groupe s’étire.

Finalement, après Lacaze, le relief s’adoucit. Nous rejoignons la route principale un peu plus loin. Nous continuons pour prendre à droite après un peu plus d’un kilomètre. Juste après, nous rejoignons la route qui descend sur Autoire. Nous arrivons bientôt au site de la cascade. Le parking a été muré. Il est impossible de se ranger à proximité. Nous faisons malgré tout une pause au bord de la route. Le sentier d’accès à la cascade est plein de touristes. La cascade n’est pas visible de la route, mais on l’entend en-dessous. Sur les falaises de l’autre côté de la gorge, un peu plus en aval, on distingue le château des Anglais, une construction troglodyte proche du sommet de la falaise. Après quelques photos, nous poursuivons la descente jusqu’au village d’Autoire que nous traversons sous l’œil intéressé des touristes pour rejoindre le parking au-dessus de la route où des tables nous attendent pour le pique-nique. Je m’installe entre Martine et Chantal, sur le siège du côté de la pente, lorsque la table bascule vers celle-ci. Je n’ai que le temps de me relever pour que les choses rentrent dans l’ordre. On a eu une belle frayeur, d’autant que la route est bien deux mètres en-dessous et on aurait pu faire une belle chute. Le manque de scellement, associé aux fortes pluies des jours précédents, est sans doute la cause de l’incident. En nous assurant qu’il y a toujours plusieurs personnes assises en face, nous pouvons déjeuner sans souci.

Après le repas, nous prenons la route de Loubressac. Passé le ruisseau d’Autoire, la route monte régulièrement jusqu’à Segonzac. À l’entrée du hameau, je trouve un trousseau de clés sur la route. On le dépose au pied de la croix qui marque le carrefour, puis nous reprenons notre parcours. La suite, en montée régulière jusqu’à Loubressac, n’est pas difficile. Nous passons sous le château puis nous nous regroupons devant l’hôtel-restaurant à l’entrée du village avant de rejoindre le point de vue près du cimetière, sur la place du Foirail. De là, on a une vue superbe sur la vallée où se rejoignent la Dordogne, la Bave et la Cère. On distingue très bien le château de St-Céré avec la ville au pied de la colline. Après quelques photos, nous pénétrons dans le vieux village de Loubressac en passant sous l’arche d’une maison. Nous croisons quelques touristes dans les petites ruelles. Nous nous arrêtons devant l’entrée du château, constituée d’une tour carrée fort imposante. Après quelques photos, nous attendons sur la place du Foirail ceux qui sont allés faire les courses au petit commerce local. En repartant, nous faisons une pause près du parking éloigné pour mémoriser le village qui émerge entre les arbres, juste au-dessus de la vallée. Le reste du parcours est sans histoires avec une première partie sur le Causse de Gramat et le reste en descente à partir de Magnagues. Nous avons parcouru 52 km environ pour 805 m de dénivelé. Quelques pentes ont été raides, et nous sommes contents de rentrer.

Départ de l'aire de camping-cars de Carennac sous le soleil matinal 08:27
Départ de l'aire de camping-cars de Carennac sous le soleil matinal
Départ de l'aire de camping-cars de Carennac sous le soleil matinal 08:27
Départ de l'aire de camping-cars de Carennac sous le soleil matinal
Pause à Félines, sous le château de Castelnau-Bretenoux 09:38
Pause à Félines, sous le château de Castelnau-Bretenoux
Sur la place des Consuls à Bretenoux 09:56
Sur la place des Consuls à Bretenoux
La porte de la rue des Arcades au bout de la place des Consuls 09:58
La porte de la rue des Arcades au bout de la place des Consuls
La rue des Arcades, la bien nommée 09:58
La rue des Arcades, la bien nommée
Jour 2

Samedi 25 septembre 2021

32 photos

Le parcours

Voir le parcours sur Edp-Parcours

Le récit

Hier soir, nous avons eu la surprise de voir débarquer Geneviève et Jean-François. Ils reviennent du rassemblement AFV de Mauvezin, dans le Gers, et ont décidé, sur leur route de retour, de venir participer aux deux jours restant. Ils s’installent à l’aire de camping-cars qui est déjà bien remplie pour le week-end. Finalement, nous sommes onze au briefing ce matin. Laurence et Christian sont arrivés de Savoie hier soir. Jacky nous a rejoint pour la journée. Notre groupe totalise quatre vélos couchés (Patrick, Jacky, Serge et Jean-François), un vélo droit (Geneviève) et six trikes (Laurence, Christian, Jean, Chantal, Martine et moi). Les trikes de Laurence et Christian sont surmontés d’un très grand panneau solaire chargé d’augmenter leur autonomie journalière. Ils ont participé au Sun Trip Europe 2021. Serge et Chantal, cette dernière ayant un peu souffert des dures montées d’hier, ont décidé de rouler dans la vallée de la Dordogne et de nous rejoindre au pique-nique. Les neuf restant prennent la route de Carennac pour continuer vers Miers et Alvignac. Après Carennac, nous montons sur le Causse de Gramat. La montée est longue mais pas difficile. Le groupe s’étire et nous nous retrouvons à l’entrée de Miers pour une pause reconstituante sous un ciel bleu altéré par de longs nuages blancs. Nous repartons ensuite sur une route plus facile jusqu’à Alvignac. Elle descend jusqu’à l’embranchement de la source Salmière, que nous ne pourrons voir faute de temps, puis elle remonte jusqu’à Alvignac.

Nous traversons Alvignac puis nous nous arrêtons à la boulangerie à la sortie du village. La suite est facile jusqu’à Rocamadour où nous nous arrêtons face au village accroché à la falaise. Après quelques photos nous repartons en direction de la vallée de la Dordogne. La route du Causse de Gramat est facile avec quelques pentes faibles. Finalement, nous arrivons à la descente dans la vallée. Nous faisons une pause photo avant d’être en bas pour mémoriser le château de Belcastel, suspendu au-dessus du confluent de L’Ouysse et de la Dordogne. Nous terminons la descente pour arriver à Lacave. Là, nous retrouvons Serge et Chantal à l’aire de repos, face à l’entrée des grottes, où des tables nous accueillent pour déjeuner. Pendant ce temps là, les panneaux solaires des trikes de Laurence et Christian rechargent les batteries, garés au soleil sur le parking. Après déjeuner, nous reprenons la route de la vallée qui suit la Dordogne jusqu’à Meyronne. Nous passons sous les belles falaises du Rocher Sainte-Marie puis nous traversons la Dordogne à Meyronne pour tourner à droite à l’entrée de Saint-Sozy. Après une petite montée, nous prenons à droite pour suivre l’extérieur de la boucle de la Dordogne. La route est très jolie, dans la forêt et bordée d’un muret en pierre au-dessus de la rivière.

Arrivés à Creysse, nous prenons à droite pour passer sous le château et rejoindre le centre du village. Nous passons devant la halle puis nous prenons le petit pont qui enjambe le ruisseau de Cacrey. En quittant le village, nous prenons la route de Martel jusqu’à l’embranchement de celle de Gluges. Là, le groupe se sépare. Chantal, Serge et Martine ont décidé de rentrer directement sans monter à Martel. Les autres continuent le trajet prévu. La montée à Martel est facile. La pente n’est pas trop forte et la montée bien régulière. Nous nous regroupons en haut, au niveau de Montignac, sur le Causse de Martel. De là, on a une belle vue sur Martel, le village aux sept tours. Nous descendons jusqu’à la traversée de la voie ferrée, puis nous rejoignons le centre. Cette voie ferrée, fermée en 1989 et déclassée en 1996, a été remise en service par une association de bénévoles en 1997. Surnommée « le Truffadou » car elle servait au transport des truffes du marché de Martel, elle assure une liaison touristique entre Martel et Saint-Denis-les-Martel. Nous nous arrêtons sur la place des Consuls, où trône une superbe halle à la charpente impressionnante. Les bâtiments autour ne sont pas en reste. Juste à côté, un passage mène à une petite place située derrière la mairie. Minuscule, elle est entourée de superbes bâtiments en parfait état. Un autre passage, sur la gauche est bordé de deux canons. C’est par là que nous repartons sous l’œil ébahi des touristes.

Nous quittons Martel par une petite route qui passe derrière la gare où sont stationnés les wagons du train touristique. Nous rejoignons la route principale qui descend dans la vallée de la Dordogne. C’est un beau toboggan avec un revêtement parfaitement lisse et des courbes pas trop prononcées où la descente est un vrai plaisir. Nous nous arrêtons un peu avant le bas pour prendre la route de Gluges. Nous passons au-dessus du château puis rejoignons ce petit village niché tout en longueur à flanc de falaise. L’ancienne église Saint-Pierre-es-Liens, adossée à la falaise, est remarquable par ses modillons qui ornent la façade. Après quelques photos, nous avançons, par une montée courte mais bien raide, jusqu’à la nouvelle église. Les vitraux ont été financés par Édith Piaf et le nom de l’artiste a été donné à la place. Nous continuons la route pour rejoindre la Dordogne, passer le pont de Gluges et prendre un peu plus loin sur la gauche la route de Floirac qui longe la rivière. Nous faisons une petite pause sur la place de Floirac pour discuter avec des cyclistes qui y sont aussi arrêtés. Juste après la place il y a un bar à bières très bien achalandé nous disent-ils, mais l’heure n’est pas à boire tant que nous ne sommes pas arrivés. Nous continuons jusqu’à Carennac où nous nous arrêtons pour faire des photos du village, puis chacun regagne ses pénates après avoir dit au revoir à Jacky qui ne roulera pas demain. Nous avons parcouru 69 km aujourd’hui pour un dénivelé de 909 m, mais ça nous a paru moins difficile que le circuit de la veille dont les pentes étaient plus fortes.

Rassemblement pour le départ au camping de Carennac 09:00
Rassemblement pour le départ au camping de Carennac
Rassemblement pour le départ au camping de Carennac 09:01
Rassemblement pour le départ au camping de Carennac
Rassemblement pour le départ au camping de Carennac 09:01
Rassemblement pour le départ au camping de Carennac
La briefing matinal 09:01
La briefing matinal
Patrick examine le trike solaire de Christian 09:01
Patrick examine le trike solaire de Christian
Petite pause à Miers 10:44
Petite pause à Miers
Jour 3

Dimanche 26 septembre 2021

48 photos

Le parcours

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Le récit

Un orage carabiné en début de nuit hier soir a posé des problèmes à Geneviève et Jean-François qui ont eu une entrée d’eau dans le camping-car. Ce matin, il y a un brouillard épais. Nous rejoignons le camping dans la fraîcheur. Les dix participants restants prennent le départ après le briefing traditionnel. En grimpant sur la route pour quitter le camping, Martine a un problème technique. La chaîne de son trike s’est bloquée en passant sur le petit plateau. Parti devant, je fais demi-tour pour aller voir. La chaîne est coincée dans la roulette entre la roue dentée et la joue. Impossible à sortir comme ça, c’est bien coincé. Finalement, je me résigne à démonter la roulette et j’arrive à décoincer la chaîne avec un tournevis. Après remontage, nous pouvons repartir. Nous passons le pont sur la Dordogne puis prenons la longue ligne droite qui mène à Bétaille. Nous roulons dans le brouillard et la fraîcheur. À Bétaille, nous nous arrêtons à la boulangerie. Sur la petite place, trônent les trois machines qui servent à faire l’huile de noix : une meule à deux roues, un bouilleur et une presse. Nous rejoignons la vallée du Maumont à Vayrac où nous prenons à droite, laissant le flot de voitures aller vers la ville. Un peu plus loin, nous passons en Corrèze. La route est facile, au fond de la vallée. Nous passons Sourdoire, où nous suivons la rivière du même nom, un affluent du Maumont, puis la Chapelle-aux-Saints.

Un peu plus loin, au lieu-dit « le Bas de la Côte », le bien-nommé, nous quittons la route principale pour grimper à gauche vers Curemonte. Ça monte bien raide... une pente à 11 % ! Certains finissent à pied. Dans la montée, un superbe tableau, affiché sur le mur en bois d’une grange, représente une magnifique prise de vue du village. Nous nous arrêtons au premier carrefour, là où la pente diminue nettement. Pendant que le groupe se reforme, un couple d’habitants ouvre ses volets juste au-dessus de nous. La discussion s’engage et c’est bien sympathique. Nous rejoignons la place du village où Martine et Geneviève, qui nous ont devancé, sont en grande discussion avec un habitant du lieu, perché sur son balcon. Il connaît bien l’histoire du village et ne tarit pas d’anecdotes sur le lieu. Il nous dit qu’il y a, dans le village et la commune, une quarantaine de tableaux comme celui qu’on a vu en montant et qu’il y a une énigme à trouver avec une récompense à la clé. Nous n’aurons pas le temps de les trouver tous alors pas d’énigme pour nous. Nous reprenons notre route en passant devant l’église et les deux châteaux pour sortir du village par le haut. Nous descendons ensuite par une petite route pour nous arrêter devant l’église Saint-Hilaire de la Combe, classée monument historique et dont la partie ronde est ornée de modillons.

Après avoir redressé la pancarte couchée par la tempête, mais qui ne tiendra pas bien longtemps par faute de scellement, nous reprenons la descente dans la vallée du Maumont, avec Turenne et son château en ligne de mire, pour remonter de l’autre côté jusqu’à Branceilles, un petit village avec de belles maisons. Nous continuons jusqu’à Long où nous prenons à gauche. En haut, juste après, alors qu’on s’arrête pour attendre les derniers, le vélo de Geneviève fait un bruit bizarre. Nous continuons, mais nous sommes obligés de nous arrêter en bas de la descente pour attendre Geneviève et Jean-François. Le problème est plus grave que ce qu’on pensait au départ. Le frein arrière a perdu son blocage en rotation et le câble a été arraché. Après la réparation sommaire de Jean-François, le vélo peut rouler, mais le frein arrière ne fonctionne plus. Nous continuons après avoir reformé le groupe. Nous rejoignons la route de Meyssac pour la quitter un peu plus loin pour une route plus petite qui part à gauche. Nous faisons une petite pause photo à la fontaine de Berle, alimentée par une source et nichée dans la verdure en bord de route, puis nous continuons jusqu’à découvrir Collonges-la-Rouge au détour du chemin. Avec ses murs rouges et ses toits gris, cet ensemble de maisons et de monuments équipés de tourelles émergeant entre les arbres est du plus bel effet, même sous un ciel dont le bleu est fortement entaché de nuages gris et blancs.

Après quelques photos de la vue, nous entrons dans le village puis gagnons la route principale pour rejoindre le parking, à la sortie, où des tables nous attendent pour le pique-nique. Nous nous installons sur les trois tables disponibles, non loin de la caselle en pierres rouges, assortie aux maisons du coin. Sur la seconde partie du parking qui est déjà bien rempli, sont alignés une quarantaine de quads. Heureusement que nous ne serons pas là quand ils vont repartir. Après le déjeuner, nous repartons vers le cœur du village pour ranger les vélos le long d’un mur sur la route par laquelle nous repartirons après la visite. Je reste garder nos montures pendant que nos amis se baladent dans le village. Les terrasses des restaurants sont pleines et il n’y a pas trop de monde dans les rues. C’est le meilleur moment pour une visite tranquille. Après en avoir pris plein les yeux, chacun revient vers son vélo, prêt pour de nouvelles aventures. Nous repartons sur une petite route parallèle à la route principale qui mène à Brive. Ça grimpe fort. Une voiture électrique nous dépasse sans bruit. Nous la retrouvons en haut, au carrefour. Son chauffeur est descendu, appareil photo à la main. C’est un adjoint au maire qui fait un article pour le journal local. Nous serons bientôt dans le journal sans doute… Nous prenons la route de Brive sur quelques centaines de mètres jusqu’à la Croix du Buis où nous prenons à gauche la route de Turenne.

Nous descendons dans la vallée de la Tourmente, passons par-dessus la rivière puis sous la voie ferrée pour rejoindre à droite la montée sur Turenne. Elle est raide et Chantal a un peu de mal. Arrivée à Turenne, Serge lui montre l’endroit où elle pourra nous attendre, sur la place de la Halle, pendant que nous montons à l’assaut du château. Le début de la montée est assez raide, mais après deux épingles à cheveux, elle s’adoucit et c’est plus facile. Nous faisons le tour du château, protégé par son mur d’enceinte. Nous n’en verrons pas grand-chose mais pourrons profiter de la vue sur la vallée quand les maisons voisines ne nous la cachent pas. Le petit train qui trimballe une seule touriste nous fera l’honneur d’un passage au pied du château. Nous redescendons par une petite ruelle étroite qui descend tout droit. La pente doit avoisiner les 25  %. Geneviève, avec son frein défaillant descend à pied. C’est impressionnant, mais réalisable en roulant très lentement. Finalement, nous arrivons tous sans encombre sur la place de la Halle où Chantal nous attend.

En repartant, nous nous arrêtons face au village pour faire une belle photo du château sur la colline. La route qui suit est très facile, large et bien roulante, d’abord en descente puis plate, le long de la voie ferrée, à partir de la gare de Turenne, où nous repassons dans le Lot à la sortie du village. Avant d’arriver aux Quatre-Routes-du-Lot, deux voitures arrivant face à nous ont ralenti pour mieux examiner notre étrange procession. C’est à ce moment qu’arrive une troisième voiture avec une vitesse plus qu’excessive qui découvre au dernier moment l’obstacle caché derrière un léger relief de la route. S’ensuit un blocage des roues avec un bruit assourdissant et une fumée bleue, qui se termine par une réaction du conducteur pour éviter les voitures devant lui et la voiture part en travers de la route, passant par miracle entre les deux derniers trikes de notre file pour finir dans le fossé. Christian, l’avant dernier, et Laurence, qui était la dernière, sont tétanisés par la peur. Heureusement, personne n’a rien eu et les deux occupants de la voiture ressortent visiblement indemnes. On a tous eu très peur. Nous repartons peu après, l’accident n’étant plus notre affaire. Nous croiserons quand même une voiture de pompiers et un véhicule de gendarmerie qui semblaient se diriger vers le lieu de l’accident.

La suite du parcours est sans difficultés bien qu’un peu longue car nous sommes restés sur la rive droite de la Dordogne au lieu de passer sur la rive gauche comme prévu. Nous finirons la soirée devant un apéritif improvisé au mobile home de Laurence et Christian avant de rejoindre le camping-car. Le compteur affiche presque autant de kilomètres que la veille, mais avec moins de dénivelé (764 m pour 909 m hier), mais le choc de l’accident et les pentes beaucoup plus fortes nous ont beaucoup plus fatigué. Ainsi se termine le dernier rassemblement de vélos couchés de l’année. Le lendemain, avec Martine, nous reprenons à vélo la route du bord de Dordogne pour aller chercher de l’huile de noix chez le producteur local. En passant à Mézels je repère une pancarte indiquant la présence de la fontaine des lépreux. Pendant que Martine discute avec une habitante je descend jusqu’à la fontaine, près du bord de la rivière. Elle n’est pas en très bon état, mais le jardin de l’autre côté mérite le coup d’œil. Nous repartons jusqu’à Floirac où nous avons une longue discussion avec un passionné de l’huile de noix. Après un petit tour sur la place du village, nous repartons sous la pluie et ne traînons pas pour rentrer au camping-car. Ce soir, nous prendrons l’apéritif avec ceux qui ne sont pas encore partis, Serge et Chantal qui sont aller visiter Rocamadour, et Laurence et Christian qui vont encore rester jusqu’à la fin de la semaine. Nous rentrerons à la maison le lendemain après-midi après que j’ai fait l’essai du vélo couché suisse Wolf&Wolf de Guy le matin. Encore plein de souvenirs dans la musette...

Arrêt à la boulangerie de Bétaille après quelques kilomètres dans le brouillard 09:25
Arrêt à la boulangerie de Bétaille après quelques kilomètres dans le brouillard
Sur la petite place, les outils pour l'huile de noix : Meules, bouilleur et presse 09:26
Sur la petite place, les outils pour l'huile de noix : Meules, bouilleur et presse
Dans la rude montée à Curemonte (11 %), une belle affiche du village 10:13
Dans la rude montée à Curemonte (11 %), une belle affiche du village
Sur la place de Curemonte, discussion avec le propriétaire de cette belle maison 10:26
Sur la place de Curemonte, discussion avec le propriétaire de cette belle maison
La jolie halle de Curemonte 10:26
La jolie halle de Curemonte
La tour d'angle de la cour d'un des châteaux de Curemonte 10:38
La tour d'angle de la cour d'un des châteaux de Curemonte
Jour 4

Lundi 27 septembre 2021

4 photos

La fontaine des lépreux à Mézels 14:24
La fontaine des lépreux à Mézels
La fontaine des lépreux à Mézels 14:24
La fontaine des lépreux à Mézels
Sur la place de Floirac alors que la pluie commence à tomber 15:13
Sur la place de Floirac alors que la pluie commence à tomber
Sur la place de Floirac alors que la pluie commence à tomber 15:14
Sur la place de Floirac alors que la pluie commence à tomber