Itinérance AFV n°7
Du 17 au 23 juin 2018 · Liginiac (19)
8 jours379 km6 105 m D+283 photos
Le voyage
C’est le tour du plateau de Millevaches, à travers la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse, que nous avions programmé pour cette septième aventure itinérante patronnée par l’AFV. Nous étions 7 participants, 4 en tricycle et 2 sur deux roues. Après un printemps pluvieux, nous avons eu de la chance avec un temps globalement très ensoleillé, parfois chaud mais aussi un peu frais les derniers jours avec beaucoup de vent. L’ambiance était très conviviale grâce aux trublions de service qui n’ont pas ménagé leur peine pour nous faire rire. Les paysages composés en grande partie de forêt étaient très agréables et nous avons pu visiter quelques villes et villages anciens, ainsi que des lieux chargés d’histoire. Des péripéties auront fixé quelques souvenirs dans nos mémoires, comme la route emportée par les eaux le premier jour, nous obligeant à modifier le parcours, ou bien la rupture de chaîne du vélo de Martine réparée au bord de la route. Gilles et Peter ont pu faire une étude comparative de la gastronomie régionale et ont testé la plupart des lacs et étangs locaux. Un grand merci à Christian qui a assuré la garde de nos véhicules pendant notre aventure. 380 km parcourus et plus de 6000 m de dénivelé, ce n’était pas une randonnée facile, surtout en raison de la succession des montées et descentes parfois très pentues, mais ça restera toujours un bon souvenir.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du voyage
Samedi 16 juin 2018
3 photos
Le récit
C’est sous un beau soleil que nous arrivons au camping du Maury, à Liginiac et au bord du lac de Neuvic, en tout début d’après-midi. Deux vélos, dont un couché, sont appuyés contre un arbre, près d’une voiture immatriculée en Angleterre. Arrivés peu avant nous, Gilles et son cousin anglais Peter sont en train de déjeuner à la table devant la salle commune du camping. Ce sont les seuls participants que nous n’avons pas déjà rencontré. Gilles arrive des bords du lac Léman et Peter de Cambridge. Le courant passe tout de suite, ils sont très sympathiques. Nous les laissons terminer leur repas pour aller monter la tente. Un peu après, Denis arrive, venu de Vendée, puis dans l’après midi c’est le tour de Serge, descendu du Nord. Avec l’arrivée de Nadine, la Bordelaise, un peu plus tard, l’équipe des sept est au complet. Pascal, le gérant du camping, vient nous souhaiter la bienvenue. Bien entendu, il se souvient de notre passage l’an dernier lors de la vélorizon itinérante précédente. Gilles et Peter ont fait une grosse provision de bières qu’ils partagent avec les participants. L’intégration est garantie. Nous allons déposer les voitures chez Christian, pas très loin du camping, et nous rentrons à pied. Nous prenons le repas du soir dans la salle commune pendant que Peter et Gilles font mijoter leur repas à l’extérieur sur le barbecue miniature qu’ils ont prévu d’emmener à vélo. À la tombée de la nuit, chacun regagne sa tente pour se remettre d’une route plus ou moins éprouvante.
Dimanche 17 juin 2018
33 photos
Le parcours prévu
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Le récit
Sous un ciel où le bleu joue avec les nuages, nous nous retrouvons un peu avant 9h00 pour le premier briefing, puis nous quittons le camping et le bord du lac par une côte bien raide. Peter roule à vélo droit, Gilles à vélo couché et les 4 autres sont en tricycle couché. Nadine et Martine ont opté pour les sacoches alors que Denis, Serge et moi tirons une remorque. Un peu moins de 5 km après notre départ, nous faisons un premier arrêt au barrage de la Triouzoune. C’est lui qui retient les eaux du lac de Neuvic et les dérive via un canal souterrain d’une douzaine de kilomètres vers une usine hydroélectrique située au fond de la vallée de la Dordogne, au bord de la retenue de Bort-les-Orgues. Après quelques photos, nous repartons vers Neuvic où nous nous arrêtons faire les courses au supermarché sous l’œil ébahi des habitants du lieu. Après les courses, nous remontons vers la route de Palisse qui est barrée pour travaux. Nous sommes passés par là il y a trois semaines à l’occasion d’un autre rassemblement et le passage était libre, alors nous tentons notre chance. Quelques kilomètres plus loin, nous sommes obligés de déchanter. La route est entièrement barrée et le passage du ruisseau d’Embouérime est totalement éventré. Passer les trikes et les remorques chargées à travers le chantier, en pause pour le week-end, et dans les eaux du ruisseau serait très acrobatique. Après étude de la carte, nous repérons une route qui permet de contourner le passage en travaux. Il y a toutefois un doute car cette route passe aussi par le ruisseau d’Embouérime.
Finalement, nous remontons sur 1,5 km jusqu’à la route de Fournol. Passées les premières maisons de ce petit hameau, nous nous heurtons à un barrage sur la route à droite qui mène au Chastagner. Cette route descend jusqu’au ruisseau d’Embouérime. Gilles et Peter vont en reconnaissance. Ils reviennent peu après et nous disent que c’est impraticable. Le ruisseau a emporté la route et la profondeur de l’eau est assez grande pour interdire le passage. La seule alternative est de revenir à Neuvic pour prendre une autre route. Nous avons environ 1h30 de retard sur l’horaire prévu. Du coup, nous optons pour la route d’Égletons, un peu plus fréquentée mais plus directe. Tant pis pour Palisse et son clocher séparé. Ceux qui ont des regrets pourront toujours regarder les photos de notre rassemblement trois semaines plus tôt. Et puis ça leur fera une bonne raison pour revenir dans le coin. L’avantage de cette route c’est que les pentes ne sont pas très fortes. En contrepartie, il y a un peu plus de circulation, mais nous sommes dimanche et il n’y a pas grand monde. Nous passons le Vianon après une belle descente, mais il faut remonter ensuite. À Lamazière-Basse, nous décidons de nous arrêter pour déjeuner. Une table un peu vermoulue est à notre disposition et le café local semble ouvert. Après déjeuner, nous y faisons une halte et répondons aux interrogations des papys locaux sur nos montures bizarres.
Après le café, nous reprenons la route. Juste avant Bouix, nous retrouvons le tracé initial venant de Palisse. Une belle descente nous conduit jusqu’au fond de la vallée de la Luzège, au pont des Bouyges, où nous faisons une pause photo. Gilles et Peter, plus rapides que nous, ont filé devant. Après le pont des Bouyges, la route devient plus belle, plus pentue et tortueuse, remontant la vallée de la Luzège. Nous passons à la hauteur des ruines du château de Ventadour, situé sur un promontoire rocheux de l’autre côté de la vallée. Nous retrouvons nos deux compères qui nous attendent en haut, là où la pente diminue. Au carrefour de Moustiers-Ventadour, nous décidons, vue l’heure avancée, de ne pas aller au château comme prévu, mais de continuer directement sur Égletons où nous arrivons peu après. Pour traversons la vieille ville. Les montées sont bien raides, mais courtes. Nous passons devant l’hôtel de ville, contournons l’église puis traversons les petites rues pour voir les endroits remarquables. Finalement, nous ressortons de l’autre côté, traversons la zone commerciale puis passons par-dessus l’autoroute. Une belle descente nous amène dans la vallée de la Montane. Après Vitrac-sur-Montane, nous remontons de l’autre côté et peu après nous arrivons à Corrèze. Le camping municipal situé juste à l’entrée du bon côté est fermé et nous devons traverser la ville pour rejoindre le camping « Au bois de Calais » où nous sommes attendus. Gilles et Peter, avec la fougue de la jeunesse, vont se tremper dans la piscine qui n’est pas encore complètement nettoyée (ils avaient l’autorisation de la responsable du camping). Pendant ce temps là, nous montons les tentes et vaquons à nos occupations habituelles. Nous avons parcouru presque 63 km pour un dénivelé de 914 m, trajet un peu plus long que prévu en raison des détours imposés par la route barrée. Inutile de dire que nous ne traînons pas à la soirée.
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Lundi 18 juin 2018
50 photos
Le parcours
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Le récit
Deux changements ce matin : Nous partons à 8h30, et Gilles et Peter, qui ont eu du mal à rester avec nous hier effectueront le parcours à leur rythme, nous retrouvant au camping à l’arrivée. Deux limaces sont montées à l’assaut du pneu arrière du vélo de Peter. Elle retourneront sagement sur la pelouse du camping avec l’aide du propriétaire du vélo. Le temps est couvert ce matin, mais la pluie ne menace pas. Après le briefing nous allons faire les courses au petit supermarché local. Ensuite, Gilles et Peter filent devant et nous faisons une petite visite au centre ville. C’est joli, mais les pentes sont bien raides. Cependant les restes des remparts de la vieille ville valent le détour. Après la visite, nous filons vers le nord. À la sortie nous nous retrouvons dans un nuage avec une bruine qui mouille bien. Le temps de s’arrêter pour nous couvrir, le nuage passe et la pluie cesse. Nous reprenons notre route. Nous passons au bout de l’étang de Meyrignac, puis nous rejoignons Saint-Augustin où nous nous arrêtons pour prendre un café. À côté du café, une jolie petite maison au magnifique toit de chaume trône fièrement. Nous repartons réchauffés. À la Gane de Roumaillac, nous prenons à droite une route gravillonnée qui grimpe très fort. C’est là que commence la montée du Suc au May (908 m), le point culminant du massif des Monédières. Heureusement la pente s’adoucit et le revêtement s’améliore après les premières centaines de mètres.
À Chauzeix, nous discutons avec un couple d’anciens pendant que leur chien nous fait fête. Ils sont étonnés par notre équipage et nous encouragent pour la suite, nous disant que ça monte jusqu’au sommet, ce qu’on savait déjà. 5 km plus loin, nous prenons à droite la route du Suc au May pour les deux derniers kilomètres. Ça monte toujours. Les autres filent devant pendant que je m’arrête pour une photo. C’est là que je réalise que le GPS n’indique pas la route principale, mais une petite route à droite qui va vers un petit hameau. Sachant qu’il vaut mieux prendre la route principale moins pentue, je suis le reste de la troupe, mais nos deux éclaireurs sur deux roues, Gilles et Peter, auront suivi le tracé et grimpé raide. Heureusement, ils sont jeunes et solides. Nous rejoignons le sommet qui est un site d’envol de parapente. Les nuages qui envahissaient le lieu il y a quelques minutes ont disparu au profit d’un plafond bas qui n’empêche pas de jouir du paysage fabuleux. Sans doute que nos deux compères n’ont pas dû voir grand-chose, étant passés plus tôt. En haut, le vent est plutôt frais bien que pas très fort. Nous investissons une table un peu en-dessous du sommet pour le casse-croûte. Nous ne sommes pas complètement abrités du vent et nous restons couverts. Après déjeuner, nous redescendons jusqu’au dernier carrefour, puis nous prenons à droite pour continuer la route par laquelle nous sommes arrivés.
Un peu plus de 4 km plus loin, nous passons le col des Géants (824 m) puis nous nous arrêtons au bout d’un chemin au site Gallo-Romain des Jaillants alors que les nuages laissent percer un peu de soleil qui fait monter la température. Quelques restes de murs en pierre donnent le tracé des habitations envahies d’herbe et de fleurs. Après quelques photos, nous reprenons la route en direction de Treignac où nous faisons un petit tour dans la vieille ville, puis nous nous arrêtons au café. En repartant, nous passons sur la Vézère puis grimpons de l’autre côté. De là, on a une belle vue sur les toits d’ardoise de la ville et sur le vieux pont. À la sortie de la ville, alors que nous venons de prendre une route assez fréquentée, la chaîne du vélo de Martine casse. Heureusement, j’ai ce qu’il faut pour réparer. Un maillon remplacé pendant que Denis assure la circulation et nous repartons. La suite est un peu fastidieuse en raison de la circulation et sur un parcours globalement montant. Nous longeons le lac des Barriousses puis, un peu plus loin, nous prenons à droite vers celui de Viam. Finalement, nous contournons le lac pour rejoindre le camping de Bugeat où nous retrouvons Gilles et Peter, toujours souriants. L’accueil au camping est très chaleureux. Les installations sont au top et on termine la soirée autour d’une pizza et harcelés par les midges australiennes qui laisseront des souvenirs pour une semaine à certains d’entre-nous. Nous avons parcouru un peu plus de 60 km pour 1189 m de dénivelé. Une rude journée.
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Mardi 19 juin 2018
27 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, les responsables du camping assistent à notre briefing à 8h00. Le patron s’est levé tôt pour cuire le pain et les croissants. Nous reprenons la route par laquelle nous sommes arrivés hier, jusqu’au nord du lac de Viam. Gilles et Peter filent devant. Un peu plus loin, nous prenons à droite une jolie petite route qui file vers le nord. Nous faisons une petite pause au pont du ruisseau du Tronchet, avant Bezeau, puis nous traversons le joli hameau de la Bessette. Les belles maisons en pierres justifient un petit détour. Le parcours très boisé sur une route étroite sans circulation est très agréable. Après la Combe, nous passons en Haute-Vienne. Au milieu d’une jolie descente, nous apparaît, au détour d’un virage, le château du Mazeau, une très jolie bâtisse qui mériterait un peu d’entretien. Nous nous arrêtons pour quelques photos sous le soleil. Continuant notre route, nous faisons une nouvelle pause au lavoir de Rempnat. L’eau coule par un robinet ouvert. C’est une source très pure et fraîche qui remplace l’eau traitée de nos gourdes. Après avoir fait le plein, nous repartons pour nous apercevoir, à la sortie du village que Serge ne suit pas. Il arrive peu après. Il nous attendait près de l’église, pensant que nous avions prévu d’y faire un tour. Après Négremont, nous traversons la Vienne, puis nous continuons jusqu’à Nedde où nous nous arrêtons au centre pour faire les courses.
Un peu plus loin, au cours d’une belle descente dans la forêt, nous apparaît le château de Beaune, une très belle bâtisse fortifiée. Un pause photo et nous reprenons la descente vers Eymoutiers. Nous traversons la voie ferrée, puis nous prenons à droite pour rejoindre le parc du Pré Lanaud où nous trouvons une table à l’ombre pour déjeuner au bord de la Vienne. De l’autre côté, on voit le couvent des Ursulines, avec ses arches de pierre, qui abrite la mairie, et le sommet de l’abbatiale dont la nef dépasse derrière les toits. Juste à côté, dans le parc, se trouvent les 12 hommes debout du sculpteur rémois Christian Lapie. Installés en 2013, 15 de ces hommes de chêne ornent le bourg d'Eymoutiers. Les 3 autres sont au pied de la mairie. Les 15 hommes se font donc face de chaque côté de la Vienne. Sculptés sur place, ils ont ensuite été traités pour résister aux intempéries. Après le déjeuner et une séance de ukulélé, nous repartons pour visiter la ville. Nous repassons ensuite la Vienne, puis la voie ferrée en reprenant la route par laquelle nous sommes arrivés, puis nous prenons un peu plus loin à gauche la route qui mène au lac de Vassivière.
La fin du parcours est une longue montée. Heureusement, la pente n’est pas forte. Nous espérions faire une pause café à Beaumont-du-Lac, mais nous serons déçus. Aucun commerce dans ce petit village. Peter et Gilles nous diront à l’arrivée qu’ils ont eu la même déception que nous. Finalement, nous arrivons au lac de Vassivière, la grande attraction de la région. Il nous faut encore plusieurs kilomètres le long du lac avant de rejoindre le camping d’Auphelle. Le contraste avec le camping précédent de Bugeat est très fort. Ici, c’est le tourisme qui prime. Fini l’accueil chaleureux, le tarif est deux fois plus élevé pour des prestation bien moindres. Un camping-car belge est déjà installé sur un des emplacements qui nous ont été alloués. La négociation est plutôt gênante, mais les camping-caristes très fair-play nous laisseront la place. Gilles et Peter, arrivés en fin de matinée, sont allés déjeuner au restaurant à côté puis ont loué des kayaks pour une balade sur le lac. Ils nous ont d’ailleurs vus arriver, mais ils étaient trop loin pour qu’on les remarque. On a roulé aujourd’hui près de 54 km pour 895 m de dénivelé. Encore une belle journée qui se termine au bord du lac.
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Mercredi 20 juin 2018
54 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, lever à 6h00 sous un ciel immaculé. La journée s’annonce belle. Nous sommes prêts avant 8h00. Peter a perdu ses gants et cherche dans son barda à l’entrée du camping. Finalement, après le briefing, nous quittons le lac de Vassivière pour mettre le cap sur Peyrat-le-Château. Arrivés sur place, nous nous arrêtons d’abord à la boulangerie où nous retrouvons Gilles et Peter qui étaient partis devant. J’ai droit à un « cadeau pour le chef », un cône surprise que je case comme je peux dans la remorque et qu’on déballera ce soir. Après la boulangerie, les trikes mettent le cap vers le supermarché, à l’autre bout du village, alors que Gilles et Peter continuent sur le parcours prévu. Après que Serge ait fait le plein d’essence ([i]sic[/i]) et les courses terminées, nous retraversons le village pour reprendre la trace du parcours prévu. Nous passons d’abord devant la tour-porte, qui date du XVème siècle et faisait partie de l’enceinte de la ville. Elle abrite l’entrée du musée de la résistance situé dans le bâtiment adjacent. La traction noire, marquée FFI et garée devant, évoque cette période difficile. Juste après, nous quittons la route de Bourganeuf pour prendre celle de Saint-Martin-Château. Après le Mas Hyverneix, nous passons dans la Creuse. La route est très jolie et bien ombragée. Nous faisons une pause après la Seauve pour nous dévêtir un peu.
Après Saint-Martin-Château, nous nous arrêtons au parking de la cascade des Jarrauds. Denis préférant ne pas trop marcher reste pour garder les trikes pendant que nous prenons le chemin, de l’autre côté de la Maulde, pour rejoindre la cascade.Le chemin est assez large jusqu’à une maison, puis il devient minuscule et grimpe franchement. Un peu plus loin, le parcours a été aménagé avec des escaliers et des rambardes qui limitent l’accès public sur cette zone privée. Finalement, nous découvrons la cascade au bout de ce labyrinthe. 15 m de hauteur, elle n’est pourtant pas très impressionnante car entourée de rochers et de verdure. Après quelques photos, nous revenons sur nos pas pour rejoindre Denis. En chemin nous croiserons des gens équipés en cycliste dont les vélos sont posés à côté des nôtres. Nous reprenons la route qui remonte de l’autre côté de la vallée de la Maulde. Après une petite pause à la sortie du hameau des Bordes, nous entamons une longue montée dans la chaleur. Heureusement, la route est très ombragée et nous ne souffrons pas trop. Vu la chaleur nous préférons déjeuner dans la forêt, juste après avoir passé le point culminant. Un chemin forestier fait l’affaire, chacun d’entre nous ayant un système pour disposer d’une table et d’un siège.
Après le repas et le traditionnel concert de ukulélé qui endort Nadine, nous reprenons la route pour terminer la descente et remonter jusqu’à Royère-de-Vassivière. Là, nous retrouvons Gilles et Peter qui terminent leur repas au restaurant qui leur a été recommandé la veille. Ils confirment la qualité du cuistot. Nous faisons halte pour prendre le café avec eux alors que d’autres convives regardent nos montures avec intérêt. Le soleil tape sur la place du village. Après un bon moment passé à l’intérieur, nous retournons affronter la chaleur et grimper jusqu’en haut du village pour terminer la montée. Gilles et Peter filent en éclaireurs, mais nous les retrouvons, après une belle descente, au barrage de la Vaud-Gelade sur le Taurion. Après quelques photos du lac de retenue, nous reprenons la route. Gilles et Peter filent devant. Nous ne les reverrons qu’à l’arrivée. Juste avant Bouffanges, un portail ouvragé retient notre attention. Il délimite une belle propriété cachée dans les bois. L’ensemble mériterait une couche de peinture mais ne manque pas de charme. Tout en admirant les lieux, nous profitons de l’ombre des grands arbres.
Un peu plus loin, après une belle descente, nous nous arrêtons près du pont romain de Senoueix. C’est un assemblage de pierres verticales inclinées vers les bords qui ne tient que par la pression sur les piliers. Une banderole et un panneau interdisent l’accès, jugé dangereux. Dessous coule le Taurion. Après quelques photos, nous continuons le parcours. Nous passons Senoueix pour arriver à Gentioux. Là, un panneau nous indique que la route est barrée pour travaux à 5 km. C’est à peu près la distance au camping qui se trouve à l’entrée de Faux-la-Montagne. La pancarte indique que la traversée de Faux-la-Montagne est impossible mais, si les pancartes indiquant les destinations situées après le village sont recouvertes, celle indiquant le camping ne l’est pas. L’accès doit donc être libre de ce côté. De plus, n’ayant pas de message de Gilles, j’en déduis que la voie est libre, alors nous filons. Juste avant Faux-la-Montagne, je vois une tête dans l’eau du lac, au bord de la route. C’est Peter. Gilles vient juste de sortir de l’eau et nous indique que la voie est libre et qu’il a payé le camping, la préposée souhaitant quitter son travail juste après. Nous nous installons au camping où les places horizontales sont assez rares, mais chacun trouve un endroit à son goût. Nous avons parcouru 57 km aujourd’hui, pour 892 m de dénivelé. Nous prenons notre repas du soir en commun à la table du camping, et j’en profite pour déballer le cadeau : un hélicoptère, un petit carnet de coloriage avec les feutres qui vont bien, et un gladiateur du futur. Denis s’empresse de jouer à l’hélicoptère. Nous sommes de vrais enfants !
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Jeudi 21 juin 2018
55 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous ne sommes que six au briefing matinal sous le soleil. Nadine est déjà partie. Elle a prévu de rentrer directement à Liginiac ce soir, pour retourner sur Bordeaux plus tôt. Nous reprenons la route vers le lac, par laquelle nous sommes arrivés hier soir, puis nous tournons à droite vers Peyrelevade. Peter et Gilles filent devant. Après un peu plus de 7 km très agréables, nous faisons une pause au bord du lac du Chammet, créé par un barrage sur la Chandouille. Nous venons juste de repasser en Corrèze. À peine arrivés, un marcheur en course s’arrête et accepte le bonbon proposé par Martine. Ils sont une quarantaine comme lui, partis de Saint-Malo pour relier Sète, éparpillés le long du trajet. 1000 km à pied à allure soutenue. Notre marcheur est en tête. Nous avons rencontré l’équipe d’organisation hier soir. Ils ont passé la nuit au camping et ont démarré un peu avant nous ce matin. Il repart avant nous. Nous mettrons un moment avant de le doubler car dans les montées, nous n’allons guère plus vite que lui. Nous le croiserons plusieurs fois dans la matinée. Après 6 km d’un joli parcours dans la campagne, nous arrivons à Peyrelevade où nous avons prévu un arrêt pour les courses. En fait, nous en ferons plusieurs. Denis s’arrête à la pharmacie pendant que nous allons au distributeur de billets, puis nous nous arrêtons à la boucherie, ensuite à l’épicerie et, pour finir, à la boulangerie. Tout le village est décoré de superbes tableaux en couleur. Après nos courses, nous nous arrêtons en bas du village à la Croix du Mouton. C’est une croix des Templiers, comportant une croix de Malte à sa base et supportée par un bélier. Après quelques photos, un peu gâchées par une voiture stationnée devant la croix, nous reprenons la route et passons le pont sur le Vienne.
Nous continuons vers le sud, passant Marcy, un village incendié pendant la dernière guerre, puis Saint-Merd-les-Oussines où nous traversons la Vézère. Au Niarfex, nous continuons jusqu’aux ruines gallo-romaines des Cars où nous avons prévu de déjeuner. Quelques cyclotouristes se reposent à l’ombre. Ils font partie du club de Brive et sont en tout une bonne vingtaine. Les autres reviennent de la visite du site. Nos vélos attirent leur attention et certains font des essais. Ils sont conquis. Une fois les cyclistes partis, nous faisons un petit tour sur le site qui comprend deux parties. En haut, la zone funéraire près de laquelle nous sommes installés, et un peu plus bas, de l’autre côté du ruisseau des Cars, les ruines de la villa gallo-romaine où on peut voir, outre les murs, la citerne et ce qu’il reste de la piscine qui était chauffée. Des panneaux explicatifs donnent le détail. Après la visite, le déjeuner et la séance de ukulélé, nous repartons en sens inverse jusqu’au Niarfex où nous prenons à droite jusqu’à les Maisons, puis à gauche jusqu’à Lissac où nous trouvons la route de Meymac, notre objectif du jour.
Après Lissac, nous faisons une halte à la tourbière du Longeyroux, où se trouve la source de la Vézère, mais nous ne faisons pas la visite, faute de temps. Nous reprenons notre route, écrasés par le soleil. Après la D979, nous entamons une belle descente, le long du ruisseau du Cheny, sur une petite route au revêtement très inégal. En bas, juste avant Meymac, nous passons sous le viaduc des Farges, sur lequel passe la voie ferrée. Une plaque sous l’arche où nous passons commémore une action héroïque des résistants pendant la dernière guerre. Après avoir contourné la ville de Meymac par le nord, nous rejoignons le camping où Gilles et Peter ont déjà planté leur tente. Ils nous rejoignent peu après, revenant du lac de Sèchemaille, de l’autre côté de la ville, où ils sont allés se baigner. Nous avons parcouru un peu plus de 50 km pour 731 m de dénivelé sous un beau soleil. Ce soir, c’est la fête de la musique et il y a des animations en ville. Gilles et Peter vont manger là-bas. Martine et moi allons les rejoindre après avoir dîné au camping. La soirée se termine autour d’une bière dans un vent plutôt frais qui annonce la baisse de température du lendemain.
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Vendredi 22 juin 2018
25 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le thermomètre affiche à peine 10°C. La nuit a été fraîche et certains n’ont pas eu chaud. Après le briefing, nous nous rendons au supermarché situé tout près du camping. Hélas, il n’ouvre qu’à 9h00. Nous avons une heure d’avance. Le problème c’est qu’il n’y a pas de ravitaillement sur le trajet des deux prochains jours. Gilles et Peter décident de faire un crochet supplémentaire jusqu’à Merlines, soit une vingtaine de kilomètres, pour y faire les courses. Nous, nous décidons de visiter Meymac et de prendre un café pour revenir à l’ouverture du supermarché. Lorsque nous arrivons au centre, là où se tenait la fête hier soir, le marché est en cours d’installation. Nous faisons un petit tour devant les monuments et dans les petites rues, puis nous rejoignons l’avenue principale pour y prendre un café. Après une longue discussion avec un motard ancien propriétaire de trike et un petit tour à la boulangerie, nous retournons au supermarché. Il est plus de 9h30 lorsque nous reprenons notre parcours, repassant devant le camping pour grimper vers le nord-est. Après quelques kilomètres sur le D30, nous prenons une petite route à droite, étroite mais au revêtement parfait, un vrai plaisir dans un cadre bucolique.
Suite à une erreur de programmation, le parcours nous fait passer au hameau d’Endevaysse, soit une descente pour remonter ensuite, sur une route au revêtement nettement moins bon que le tronçon correspondant sur l’autre route qui restait descendant. Dommage, mais c’est ça l’aventure. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour aller à la rencontre d’un troupeau d’ânes qui paissent dans le champ au bord de la route. Ils sont sept et pas farouches. Ils s’approchent de la clôture et acceptent volontiers les caresses et les bouts de pain. Après quelques photos, nous reprenons notre route pour descendre dans la vallée de la Diège où nous faisons encore quelques photos de cette jolie rivière, puis nous remontons de l’autre côté jusqu’à Saint-Pardoux-le-Vieux. La suite est faite de creux et de bosses jusqu’à Saint-Pardoux-le-Neuf, 5 km plus loin, contre un fort vent froid venu de l’est. Ensuite, nous descendons jusqu’au fond de la vallée de la Sarsonne pour attaquer une rude et longue montée vers Aix, où est prévue la pause méridienne. Il est presque 13h00 lorsque nous voyons les toits du village apparaître au détour d’un virage.
Aix, situé sur un sommet, est balayé par le vent froid. Nous avons un peu de mal à trouver une coin abrité pour déjeuner. Finalement, nous jetons notre dévolu sur le chemin d’accès au terrain de boules, en contrebas du village, où le soleil nous réchauffera un peu et où le vent n’est pas trop fort. Après déjeuner, nous rejoignons le café local dont la terrasse, abritée du vent et au soleil, nous offre autant de réconfort que le contenu de nos tasses. En repartant, nous terminons la montée dans le village pour découvrir, depuis le point culminant, le superbe paysage offert par le Puy de Dôme et les Monts Dore surmontés d’un ciel bleu où quelques traînées blanches apportent un peu d’agrément. Suit une belle descente jusqu’au fond de la vallée du Dognon, puis nous rejoignons la route de Saint-Étienne-aux-Clos. Le relief, plutôt plat, contraste avec tout ce que nous avons eu depuis notre départ de Liginiac. À l’entrée de Saint-Étienne-aux-Clos, une maison est coiffée d’un superbe toit de chaume. Une véritable œuvre d’art représentant un décor. À la sortie du village, alors que nous faisons une pause pour alléger nos tenues, nous sommes rejoints par Gilles et Peter qui sont allés déjeuner et faire leurs courses à Merlines. Ils ont terminé de compter les vaches ayant atteint le chiffre de mille confirmant par là, l’appellation du plateau, bien que l’origine du nom fasse débat.
Nous terminons la route de concert. Nous continuons sur Confolent-Port-Dieu où nous prenons à droite la petite route qui mène à Arsac, notre objectif du jour. Nous arrivons sur place à 16h00. Une pancarte de camping à la ferme affiche le kilomètre zéro. Le patron, qui porte ses 85 ans, m’avait dit au téléphone que puisqu’on arrivait de bonne heure, « on aurait le temps de causer ». L’accueil est sympathique et, si les installations sont un peu sommaires, il y a tout le nécessaire. On aura même un peu de place dans le congélateur de la maison pour faire refroidir nos blocs réfrigérants pendant la soirée. Cerise sur le gâteau, nous campons devant un paysage magnifique au-dessus de la vallée de la Dordogne avec une superbe vue sur les Monts Dore. La patronne se met en quatre pour nous en astiquant la table, les bancs et les sanitaires. À la soirée, Christian vient nous rejoindre en moto. Il a apporté le nécessaire pour l’apéritif que nous complétons avec ce que nous avons prévu. Le patron du camping vient se joindre à nous, accepte un fond de verre de vin et une tartine de pâté, et nous raconte l’histoire du pays. Nous comptabilisons 47 km aujourd’hui pour 763 m de dénivelé. Même si c’est moins que les autres jours, nous ne traînerons pas pour aller au lit, d’autant que le vent n’a pas faibli et qu’il est bien frais.
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Samedi 23 juin 2018
36 photos
Le parcours
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Le récit
Le vent a soufflé toute la nuit et la température est descendue à 9°C. Par contre, le ciel immaculé présage une belle journée. Après le briefing, le vent se calme d’un seul coup. Nous quittons Arsac pour rejoindre Monestier-Port-Dieu. Gilles et Peter filent devant. La route est facile. Après le village, nous plongeons dans la vallée du Dognon qui se jette dans la Dordogne juste à côté. La remontée est très raide et la température monte. Sur le bas côté, les fraises des bois nous font de l’œil. Arrivés en haut, suivant un suggestion faite par Christian hier soir, nous quittons le parcours prévu pour faire un crochet par Feneyrol. Ce n’est pas très long et la route n’est pas fameuse, mais après le hameau, on profite d’une superbe vue sur le Puy de Dôme et les Monts Dore, et un peu plus loin, sur les Monts du Cantal. En descendant, nous rejoignons la route de La Bournerie qui nous ramène sur notre tracé initial. Le parcours qui suit est facile avec peu de relief, alors nous roulons bien.
Arrivés au carrefour de la route du site du Mont, Denis, effrayé par la pancarte annonçant une pente de 17 %, suggère que nous laissions les remorques puisque nous allons faire un aller-retour. Même si la pente annoncée est relative à l’accès au camping d’Outre-Val situé au bord de l’eau et ne nous concerne pas, nous acceptons sa suggestion pour avoir le plaisir de rouler léger pour les moins de 3 km à parcourir. Arrivés au pied du chêne Sully, un arbre remarquable, nous laissons les vélos pour continuer à pied. Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au point de vue. La retenue de Bort-les-Orgues sur la Dordogne miroite sous le soleil. À gauche, un peu en contre-jour, on peut voir le château de Val, installé sur une presqu’île de l’autre coté du lac. Après quelques photos, nous reprenons le chemin, puis refaisons le parcours à vélo jusqu’à nos remorques qui nous ont sagement attendus. Nous reprenons la route qui ne présente pas de difficulté notable. Après Sauliac, près d’une superbe maison en bois, nous avons une belle vue sur le château de Pierrefitte installé au pied du Puy de Bort. Nous passons Sarroux, puis Saint-Julien-près-Bort, des endroits où nous sommes passés dans l’autre sens lors notre itinérance l’année dernière, pour rejoindre le site de Saint-Nazaire.
À le sortie de Saint-Julien-près-Bort, nous faisons une photo du puits à bascule, puis nous rejoignons le parking du site de Saint-Nazaire. Le site domine la retenue du barrage de Marèges, sur la Dordogne et le confluent de la Diège. Les deux vallées sont très encaissées, avec des bords très pentus et boisés, terminés par des falaises rocheuses. Nous avons prévu de déjeuner là mais, arrivés à 11h00, nous prenons notre temps. J’en profite pour aller jusqu’au calvaire et la statue de Saint-Nazaire. Je pousserai même jusqu’au rocher qui domine le confluent. Des croix de bois de deux mètres marquent le calvaire un peu partout, mais il en manque plein. Restent juste les socles en béton où on peut voir le trou carré où était plantée la croix. La statue de Saint-Nazaire est perchée sur un cône en pierre maçonné. Les accès aux endroits dangereux ont été balisés et sont interdits d’accès par arrêté municipal. Après un joli reportage photo, je rejoins les autres qui sont restés au parking. Martine a sorti le réchaud et fait la cuisine. On en profite, comme c’est le dernier jour, pour sortir les bières du sac isotherme.
Des touristes hollandais viennent, puis repartent pendant qu’on déjeune. Dans le pré à côté, trois chevaux de trait paissent. Une belle jument brune aux cheveux blonds en broussaille approche près de la clôture. Juste une caresse puis elle repart vers ses compagnons. Nous repartons sous le soleil qui chauffe bien. Nous revenons à Saint-Julien-près-Bort puis nous prenons la route de Neuvic. Après une petite descente jusqu’au moulin de Laborde, puis une remontée de l’autre côté, nous abordons une descente plus prononcée pour passer la Diège au pont de Rotabourg. La suite est une belle remontée, heureusement en partie ombragée. Après Roche-le-Peyroux et un parcours pas très plat, nous redescendons pour passer le ruisseau de l’Artaude, puis remontons sur Liginiac. Après le village, nous arrivons à Labissière où Christian nous accueille et où nous récupérons nos voitures pour rejoindre le camping du Maury d’où nous sommes partis dimanche dernier. Nous avons parcouru 47 km aujourd’hui pour 721 m de dénivelé. Depuis notre départ ça fait près de 380 km et plus de 6000 m de dénivelé. Nous terminons la soirée par un repas au restaurant au bord de la plage et chacun repartira le lendemain avec des souvenirs plein la tête après avoir revu des amis et s’en être fait des nouveaux.
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