Voyage

Itinérance AFV n°1

Du 13 au 19 juillet 2014 · Saint-Paul de Loubressac (46)

9 jours514 km5 528 m D+310 photos

Le voyage

Nous nous sommes retrouvés une quinzaine, venus des quatre coins de la France, pour cette première randonnée en autonomie organisée sous l'égide de l'Association Française de Vélocouché dans les belles vallées du Lot et du Célé. Ce mois de juillet 2014 nous a réservé quelques surprises, mais si la météo nous a bien baptisés le premier jour, nous avons eu de la chaleur et du soleil les jours suivants, sans cependant avoir à supporter un épisode caniculaire. Les non initiés à la température estivale locale ont néanmoins été surpris de la chaleur des après-midis. Des paysages à couper le souffle qu'il faut souvent mériter par une belle montée, une ambiance très conviviale et des parcours pas trop longs ont permis à chacun d'apprécier ce séjour dans cette région riche en histoire et en patrimoine. L'hébergement était prévu en camping chaque soir et nous y avons été toujours bien accueillis. Nous avons eu aussi les inévitables ennuis mécaniques, crevaisons, rupture de chaîne et autres défaillances électriques, qui ont ajouté un peu de piment à l'aventure. Même si certains ont un peu souffert après une panne de moteur, nous avons pu continuer sans dommage. Au cours des 371 km parcourus en sept jours, nous avons fait le plein de souvenirs et forgé de nouvelles amitiés. André a été d'une aide précieuse, d'une part par son accueil au départ et à l'arrivée, d'autre part grâce à sa connaissance approfondie de la région et des routes que nous avons parcourues. Qu'il en soit ici remercié.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 0

Samedi 12 juillet 2014

13 photos

Le parcours

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Le récit

Je quitte la maison à 8h00 pour rejoindre au plus tôt le marché de Valence d'Agen avant l'arrivée de la foule des touristes. Je m'arrête acheter du pain puis je reprends ma route. À Lalande, je prends la route qui longe la rive gauche de la Barguelonne. Le revêtement n'est pas terrible, mais avec mes gros pneus, ça passe bien. Je passe Saint-Paul d'Espis où quatre gamins, qui semblent attendre un transport pour une activité sportive, me regardent les yeux ébahis. Avant d'arriver à la D7, je dois attendre que l'arrosage du maïs ait quitté la route pour ne pas être douché. Je continue en suivant la vallée de la Barguelonne. La route, en légère montée, est quasi plate et ça roule bien. En arrivant à Montesquieu, la route grimpe dans le village, m'obligeant à choisir le plus petit braquet possible. Il commence à faire chaud. Heureusement, la côte n'est pas longue et, passé le château, la route redescend tout de suite dans la vallée de la Barguelonne. Juste après, la D57, que je dois suivre, est barrée pour cause de travaux. Sachant qu'on est le week-end et que les travaux doivent être arrêtés, je tente ma chance. En fait, ils sont en train d'améliorer l'évacuation des eaux pluviales et ils ont creusé la route à tous les points bas pour y mettre une buse qui conduit les eaux de pluie de la partie haute, à droite, vers la Barguelonne, à gauche. Tous les trous ont été rebouchés et les buses sont en place, mais le revêtement est encore en cailloux. Cela m'oblige à ralentir à chaque point bas, ce qui m'empêche de tirer avantage de ma vitesse dans les petites descentes.

C'est comme ça jusqu'au carrefour de la D2 qui descend de Durfort-Lacapelette. Ensuite, la route a été entièrement refaite et c'est un vrai billard jusqu'à Cazes-Mondenard. Là, ma route évite le village en restant en bas, dans la vallée. Je passe en-dessous du château de Lauture qui domine les environs, perché au-dessus de la Barguelonne. À Cazillac, je passe de l'autre côté de la Barguelonne pour rester dans la vallée. Je passe en-dessous de Tréjouls, puis après le moulin de Brousse, je prends à droite la route qui monte à Castelnau-Montratier. Il est midi et j'ai déjà parcouru plus de 50 km. Le soleil chauffe et les arroseurs s'en donnent à cœur-joie dans les champs de maïs. Je décide de m'arrêter casser la croûte avant de monter la côte. L'ombre d'un petit bosquet, au début de la montée, me tend les bras. Le déjeuner expédié, je reprend la montée et j'arrive au village sans avoir trop souffert. Castelnau-Montratier est perché sur la colline entre la vallée de la Grande Barguelonne et celle de la Lupte qui toutes deux coulent vers le sud-ouest en direction des vallées du Tarn et de la Garonne. Je traverse le village et bascule de l'autre côté par une route bien pentue. En bas, je prends à gauche la route de Saint-Paul de Loubressac.

Un peu plus loin, sur la gauche, le village de Flaugnac baigne dans le soleil. Il y a quelques vignes. On approche du vignoble de Cahors. Je passe devant la jolie chapelle de Capmié. La route, qui remontait doucement la vallée de la Lupte, grimpe franchement au niveau de Saint-Paul de Loubressac. Je traverse le village à vitesse lente sous l’œil amusé des habitants. Passé le village, la pente s'adoucit. Le coin est très résidentiel avec de belles propriétés. L'accès facile à Cahors par l'ex-nationale 20 à quatre voies y est sans doute pour quelque chose. Finalement, il est 14 heures lorsque j'arrive chez André (Rouband46). J'ai parcouru 66 km dans la journée. William (cafouille) et Béatrice sont arrivés hier après-midi après 800 km d'un périple à vélo depuis Reims. Je suis à peine arrivé qu'une averse de pluie fine tombe brusquement. Je n'aurai pas roulé sous la pluie et celle-ci ne durera pas longtemps. William et Béatrice ont essuyé au moins quatre jours de déluge en venant et espèrent trouver ici le soleil et la chaleur. André, parfaitement équipé pour faire de la mécanique, démonte la cassette de ma roue arrière qui semble faire du bruit dans les montées. C'est la roue libre qui a du jeu. On remonte et je continuerai comme ça. Il a aussi fait de la maintenance sur les trikes de William et Béatrice hier après-midi.

Un peu plus tard dans l'après-midi les autres arrivent les uns après les autres. Hervé (RV33), qui arrive en tricycle de Bordeaux, s'est un peu perdu et le radio-guidage d'André le ramène sur la bonne route. Richard (Roul'tabosse) effectue le remontage du trike de Christine et du sien dans le garage d'André. Finalement, nous sommes tous là pour l'apéro de bienvenue arrosé par le délicieux vin blanc du Jura apporté par Christine et Richard. Il y a Jean-Jacques (bouboule) venu d'Alsace, Colette et Daniel (Daniel à Digne), venus des Alpes de Haute Provence, Jacques (JacquesR72) et Nicole, venus du Mans et de Blois, Frédéric (discoveur700), venu de Bayeux en Normandie, Janvier (gassies), venu de la Sarthe, et Françoise, venue de la Moselle. Nous sommes quinze en tout. Certains ont planté la tente dans le jardin, d'autres dormiront dans la voiture ou le camping-car. Moi, je bénéficie d'une chambre aimablement proposée par André. Nous prenons notre repas du soir dans le garage qui nous offre un abri autour des tables de jardin et où nous faisons plus ample connaissance avant de regagner nos sacs de couchage à la tombée de la nuit.

Le château de Lauture, juste après Cazes-Mondenard 10:42
Le château de Lauture, juste après Cazes-Mondenard
Le château de Lauture, juste après Cazes-Mondenard 10:43
Le château de Lauture, juste après Cazes-Mondenard
Pause méridienne avant de grimper jusqu'à Castelnau-Montratier 12:29
Pause méridienne avant de grimper jusqu'à Castelnau-Montratier
Flaugnac 13:06
Flaugnac
Flaugnac 13:06
Flaugnac
La chapelle de Capmié 13:21
La chapelle de Capmié
Jour 1

Dimanche 13 juillet 2014

27 photos

Le parcours

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Le récit

Alors que nous venons juste de sortir les tricycles du garage, une pluie fine commence à tomber. Le ciel est entièrement gris ce matin et n'augure rien de bon pour la journée. Nous sommes quand même prêts à 9h00 et nous prenons la route de Saint-Paul de Loubressac. La descente, dans le village, réveille les envies de vitesse chez certains d'entre-nous. C'est comme ça que Daniel file droit devant sans se soucier du parcours qui, au niveau du cimetière, bifurque à droite. Heureusement, certains l'ont vu filer et ont donné l'alerte. Nous attendons que l'échappé revienne avant de reprendre notre route. Il pleut toujours, mais pas trop fort. Un quart d'heure plus tard, nous devons faire un nouvel arrêt, pour crevaison cette fois. C'est encore Daniel. La roue avant gauche de son tricycle est à plat. Après une petite réparation, nous repartons. Une petite côte nous fait rejoindre la D19. La pluie s'intensifie pendant que nous prenons de la vitesse en descendant en direction de Pern. Nous passons par-dessus la Grande Barguelonne, puis nous rejoignons Pern. Deux kilomètres après le village, nous nous arrêtons pour admirer notre première caselle. C'est un petit abri en pierre qui servait aux bergers pour s'abriter du mauvais temps. Il est trop petit pour nous abriter et nous avons du chemin encore à faire. Tant pis pour la pluie, on continue. Juste avant la caselle, on a été doublé par un couple de cyclistes hollandais bien chargés. Nous les dépassons un peu plus loin dans une descente.

Après un petit parcours sur les hauteurs, nous descendons le long du ruisseau de la Ramat jusqu'à la vallée du Lendou. Le groupe s'étire et nous attendons les derniers au carrefour de la D7. Ensuite, le raccourci pour rejoindre la D4 est bien raide, mais ça ne dure pas et la route est ensuite moins pentue, même si ça monte toujours. Après Escayrac, nous sommes sur les hauteurs, puis une petite descente nous conduit à Montcuq, où le marché occupe la rue centrale. Nous nous arrêtons pour faire quelques courses alors qu'il pleut toujours. Nous repartons ensuite pour faire le tour du village et rejoindre la rue de la Tour, guidés par André qui connaît un endroit couvert comportant une table pour qu'on puisse déjeuner à l'abri. Une fois installés, la pluie cesse et le soleil fait une timide apparition. Non loin de là, la tour carrée, perchée sur un monticule, domine le village. Classée monument historique en 1904, elle a été construite au XIIème siècle. Nous repartons sous un ciel couvert, mais sans pluie. En bas du village, nous passons sur la Petite Barguelonne, puis nous remontons sur les hauteurs. Nous passons la vallée de la Séoune puis nous nous arrêtons au Boulvé pour une photo de groupe sur la place du village. Alors que nous nous apprêtons à repartir, on s'aperçoit que la roue arrière du tricycle de Béatrice est crevée. C'est à ce moment que la pluie reprend. William change la chambre à air à l'abri sous un arbuste de la place. Lorsque nous repartons, la pluie s'arrête.

La suite est facile, en descente jusqu'à la vallée du Lot, en suivant le ruisseau du Boulvé puis celui de Saint-Martré. À Saint-Jean-de-Grézels, la route est barrée en raison d'un risque d'effondrement. Après concertation, nous décidons d'aller voir si on ne peut pas passer quand même. Peu après les dernières maisons, un barrage en béton condamne le passage sur toute la largeur disponible. Impossible de le contourner. Après réflexion, nous décidons de passer un trike par-dessus le barrage et d'aller voir si la zone est praticable, auquel cas on passerait tous les trikes par-dessus le barrage. Daniel dételle sa remorque et nous passons son Speed par-dessus le barrage pour l'envoyer en exploration. Il revient peu après en nous disant que ça passe. Finalement, en nous mettant à plusieurs de chaque côté du barrage, nous passerons tous les trikes et toutes les remorques de l'autre côté. Pendant l'opération, des touristes à pied, venus du village, viendront discuter avec nous. La zone est dégagée et notre faible poids ne présente pas de risques. À l'autre bout, un barrage identique interdit l'accès dans l'autre sens. Nous le passons de la même manière. Après le barrage, nous arrivons à Grézels et au bord du Lot. Nous prenons à gauche la D8 en direction de Puy-l’Évêque. Aussitôt, la pluie se remet à tomber. Le ciel devant nous est tout noir et après quelques centaines de mètres, sentant l'orage venir, nous nous abritons sous les arbres du parking de la guinguette locale. La pluie devient violente et l'orage gronde. La plupart d'entre-nous vont s'abriter sur la terrasse du bar qui est fermé, d'autres restent sous les arbres dont l'abri devient de plus en plus précaire.

Finalement, après un temps qui nous a semblé très long, la pluie diminue et nous repartons. Il pleut encore lorsque nous arrivons à Puy-l’Évêque et nous oublions la visite de la ville, n'ayant qu'une idée, nous mettre au sec au camping. Nous traversons le Lot et prenons à droite la route qui mène au fond de la boucle. On revient sur la commune de Grézels, mais de l'autre côté du Lot. Arrivés au camping, il pleut toujours. Le gérant regarde la météo prévue dans les heures à venir qui n'est pas rassurante. C'est encore de la pluie, plus ou moins forte suivant les moments. La réalité sera conforme aux prévisions. Nous monterons la tente dans des emplacements à l'herbe rare sous une pluie fine. Heureusement, le gérant du camping nous a octroyé une table sous l'auvent du restaurant où nous pourrons dîner à l'abri après une douche bien méritée. Une tradition implicite s'est instaurée ce soir là : l'apéro du soir arrosé au vin de Cahors. Cette tradition s'est perpétuée tout le long de notre aventure, organisée chaque soir par un des participants. Nous n'avons pas traîné à nous retirer dans nos tentes où nous avons été bercés par la pluie quasiment toute la nuit. Nous avons parcouru 60 km environ aujourd'hui.

Préparatifs de départ au petit matin 08:04
Préparatifs de départ au petit matin
Jean-Jacques immortalise la scène en vidéo pendant que les autres s'affairent 08:05
Jean-Jacques immortalise la scène en vidéo pendant que les autres s'affairent
La pluie s'invite juste avant le départ – Photo Christine B. 08:47
La pluie s'invite juste avant le départ – Photo Christine B.
Notre espoir que ça ne dure pas sera complètement déçu – Photo Christine B. 08:48
Notre espoir que ça ne dure pas sera complètement déçu – Photo Christine B.
À la sortie de Saint-Paul de Loubressac, on attend Daniel qui a filé tout droit dans la pente au lieu de tourner à droite 09:08
À la sortie de Saint-Paul de Loubressac, on attend Daniel qui a filé tout droit dans la pente au lieu de tourner à droite
Il pleut toujours un peu 09:12
Il pleut toujours un peu
Jour 2

Lundi 14 juillet 2014

45 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, il ne pleut pas, mais l'air est très humide. Le linge, que nous avions mis à sécher sur un fil pendu dans les sanitaires, est encore bien mouillé. Nos emplacements de camping sont plein de terre mouillée. Nous plions les tentes et nous retrouvons à l'entrée du camping pour le départ. Un petit groupe manque à l'appel. Je les retrouve devant les sanitaires qui observent Daniel s'affairer sur le Speed de Colette qui a une roue en l'air. Le frein avant droit est bloqué. Finalement, tout rentre dans l'ordre et nous partons à l'heure prévue. Nous remontons la boucle du Lot pour rejoindre la D811 à la sortie de Puy-l’Évêque. La route est un peu fréquentée, mais nous la quittons bientôt pour prendre à droite vers Pescadoires. Nous passons le Lot sur un petit pont étroit. Le ciel gris se dégage peu à peu, laissant un peu de place au soleil entre des nuages blancs. La route serpente entre les vignes et notre procession fait une jolie tache multicolore au milieu de ce paysage plat. Sur la place du village de Lagardelle, devant l'église, nous faisons une photo de groupe. Nous prenons une petite route qui longe la D8 dans les vergers. Le revêtement n'est pas des meilleurs, mais ça roule quand même. Elle se termine par une belle montée très courte et très pentue pour rejoindre la D8 que nous suivons le long du Lot. La route, en léger surplomb au-dessus de la rivière, nous incite à une pause photo au niveau du barrage de Manisserre.

Nous passons Floiras et son château, puis à Juillac, nous prenons à droite entre les vignes. Une petite montée facile et nous prenons à gauche en direction de Castelfranc. Nous passons le Lot sur le pont suspendu pour entrer à Castelfranc. C'est jour de marché et nous en profitons pour faire un arrêt. André nous guide en plein milieu du marché où se trouvent des toilettes et un point d'eau. Notre équipage inhabituel attire l’œil des curieux. Nous quittons le marché puis nous attendons les derniers dans une petite rue adjacente avant de reprendre notre route le long du Lot. Nous longeons la rivière sur une petite route bien agréable et peu fréquentée. Nous restons au niveau de la rivière et le relief de la route, qui court en bas des collines boisées, est très peu prononcé. Le soleil est de plus en plus présent et l'ombre des arbres nous apporte un peu de fraîcheur. Juste avant Mirandol, là où la route commence à monter, on prend à droite sous le pont de l'ancienne voie de chemin de fer afin de rester sur la route du bas. Moins d'un kilomètre plus loin, nous découvrons, face à nous et derrière le pont suspendu au-dessus du Lot, le village d'Albas.

Perchée sur une falaise dominant le Lot, Albas, au surnom mérité d'Albas la jolie, est nichée dans un îlot de verdure. La partie haute du village est dominée par l'église Saint-Étienne. La mairie, située dans l'ancien presbytère, occupe l'ancien château épiscopal dont les vestiges, en à-pic sur la rivière, sont très impressionnants. Le pont suspendu qui permet d'atteindre le bas du village en traversant le Lot est très étroit. Un seul véhicule est autorisé à la fois sur le pont. Nous nous arrêtons pour faire des photos avant de traverser, puis nous faisons un second arrêt de l'autre côté. André a des soucis avec son moteur électrique qui ne fonctionne plus. Le problème c'est que les développements ne sont pas adaptés pour rouler chargé en musculaire. Il va devoir rentrer chez lui ce soir pour trouver une solution. Heureusement, nous ne sommes pas très loin. En attendant, il va souffrir à chaque côte un peu raide faute d'une démultiplication suffisante. La montée jusqu'au village est une première épreuve, car la côte, bien que pas trop longue, est bien raide. En plus, il commence à faire bien chaud. Albas est aussi la cité du vin de Cahors comme nous l'indique une bouteille géante située au bord de la route à la sortie du village. Une fête y est célébrée chaque année à l'Ascension.

Nous reprenons la route qui redescend dans la vallée au milieu des vignes. Finalement, nous arrivons à Luzech. Le village est situé dans le méandre le plus étroit de la vallée du Lot, aux portes de Cahors. Perché sur l'Impernal, un plateau de 150 m de haut qui borde la rivière, un donjon carré, dernier vestige du château, domine le village. Nous décidons de faire la pause méridienne sur la place centrale où les commerçants offrent un apéritif aux passants. La place est établie sur l'emplacement d'un ancien canal, créé pour la navigation en 1840 et comblé entre 1940 et 1950. Il abrégeait la navigation d'environ 5 kilomètres, évitant le parcours du cingle. Nous nous installons pour le casse-croûte pendant que les passants examinent avec intérêt nos montures inhabituelles. Le vent souffle assez fort de l'air frais et nous recherchons le soleil. Après déjeuner, nous prenons la route qui fait le tour du cingle, longeant la rivière. Au bout, nous passons devant la chapelle de Notre-Dame-de-l'Île, puis nous revenons à l'autre bout de la place du canal, point le plus étroit du cingle. Ensuite, nous suivons la D8 qui nous mène directement à Cahors après un parcours sans histoire.

Notre route, en arrivant à Cahors, nous mène tout droit au pont Valentré, emblème de la ville. Nous nous arrêtons à l'ombre de la falaise face au pont, du côté opposé à la ville. Là, André nous fait découvrir le diable, emprisonné dans l'angle d'une des tours par la volonté de l'architecte Paul Gout, chargé de la restauration du pont en 1879. Son objectif était d'immortaliser la légende. Nous nous arrêtons encore, quelques centaines de mètres après le pont Valentré, pour admirer la fontaine des Chartreux, dont la source alimente en eau la ville de Cahors. Nous continuons le long du Lot, jusqu'au parking Saint-Georges où André nous abandonne pour rentrer chez lui afin de régler ses problèmes de motorisation. Nous poursuivons le long du Lot par la piste cyclable, puis par une route où les vélos sont autorisés à contre-sens, jusqu'à la petite route qui mène droit au camping de la Rivière de Cabessut. La distance parcourue aujourd'hui est d'à peine plus de 53 km. L'accueil est chaleureux et le camping, agréable et calme. Le gérant nous a alloué un grand espace pour monter nos tentes. Ce soir encore nous sacrifions quelques bouteilles de cru local, selon la tradition établie.

Le camping de Grézels au petit matin 07:35
Le camping de Grézels au petit matin
Au fond, l'abri du restaurant qui nous a abrités hier soir 07:35
Au fond, l'abri du restaurant qui nous a abrités hier soir
Rassemblement devant l'entrée du camping avant le départ 09:01
Rassemblement devant l'entrée du camping avant le départ
Nous attendons le dépannage du trike de Colette dont un frein est bloqué 09:10
Nous attendons le dépannage du trike de Colette dont un frein est bloqué
Nous roulons sur la belle route le long du Lot 09:43
Nous roulons sur la belle route le long du Lot
Pour passer la colline, la route a été taillée dans le rocher 09:43
Pour passer la colline, la route a été taillée dans le rocher
Jour 3

Mardi 15 juillet 2014

47 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, nous sommes dans la brume. Le temps de plier les tentes et de tout ranger, on voit apparaître quelques coins de ciel bleu. La journée s'annonce belle. Nous quittons le camping avant 9h00 pour nous rendre directement au supermarché situé à la sortie de la ville, près de notre parcours prévu. Chacun peut ainsi faire le plein pour la journée. Nous repartons pour suivre une petite route le long du Lot, puis nous prenons la D911, un peu plus fréquentée mais plus roulante, jusqu'à Arcambal. Là, nous tournons à gauche pour prendre la route de Saint-Cirq-Lapopie. À partir de là, ça grimpe. Dans la côte, nous croisons le tracteur qui tond les bas-côtés. Le pilote nous fait un petit salut amical. Nous le reverrons plusieurs fois pendant notre montée. Nous faisons une pause pour souffler à l'ombre à Galessie-Haut. Le soleil commence à bien chauffer et dans la montée, on n'a pas beaucoup d'air pour nous rafraîchir. Visiblement, il y a un problème à l'arrière. Hervé a la roue arrière de son trike qui s'est défaite. La fixation rapide s'est desserrée avec les vibrations dues à la remorque. Le dérailleur a été déréglé et il a mis du temps à remettre tout en ordre avec l'aide de ceux qui roulaient avec lui. Dans la série des dérailleurs déréglés, il y a aussi Françoise qui ne peut pas passer les deux plus grands pignons. Jean-Jacques tente un réglage pour résoudre le problème. Françoise a aussi été victime de plusieurs crevaisons hier et aujourd'hui. Sans doute son choix de pneus de BMX n'est pas le plus judicieux. De plus, ces pneus ne sont pas ce qu'il y a de plus roulant. Ceci-dit, elle est venue pour avoir des conseils et ils ne manquent pas...

Nous continuons notre montée de la côte des Mazuts. Comme ça se passe bien, nous optons pour la montée directe de la vieille côte. Là, c'est bien raide, mais personne ne rechigne. Et puis, nous sommes pas mal à l'ombre, ce qui facilite les choses, le plus difficile étant de ne pas surchauffer avec le soleil qui devient de plus en plus présent, même si l'air est encore frais. Nous faisons une petite pause à l'ombre une fois en haut. Après, il y a quelques ondulations, mais la pente est bien plus faible. Le coin est assez résidentiel avec de jolies maisons cachées dans les arbres. Au carrefour où nous retrouvons la D8, il y a des randonneurs à pied étonnés par notre équipage. Nous continuons la D8 sur le plateau. C'est un parcours agréable entouré de forêts de chênes verts. Nous entrons dans le Parc Régional des Causses du Quercy. Au carrefour des Vitarelles, nous retrouvons notre ami André qui a démonté son moteur et ré-installé son triple plateau pour rouler en musculaire. Il a abandonné sa remorque à la maison et révisé son chargement à la baisse. Finalement, nous décidons de faire la pause méridienne là car une table à l'ombre nous tend les bras. Nous repartons un peu plus tard en direction de Saint-Cirq-Lapopie, toujours sur la D8. Un peu plus loin, une caselle en bord de route mérite un petit arrêt photo.

Nous continuons sur le causse boisé jusqu'à atteindre le bord de la vallée du Lot. Dès le début de la descente, le paysage est saisissant. On domine la vallée et ses falaises de l'autre côté de la rivière. On distingue bien le confluent du Célé et les deux vallées qui se rejoignent, avec le village de Conduché juste à la pointe. Nous continuons la descente jusqu'à l'entrée du parking au carrefour de la D8 et de la D40. De là, on a une belle vue sur le village de Saint-Cirq-Lapopie et son rocher, entourés de verdure et accrochés à la colline au-dessus du Lot. Le soleil chauffe bien. Après quelques photos, nous reprenons la descente jusqu'au village où nous nous arrêtons en file indienne, le long d'un mur sur la route principale. Le village médiéval et le point d'eau pour nous approvisionner sont nos deux pôles d'attraction. Pendant que nous gardons les vélos, un officier municipal nous signale que nous ne devons pas rester trop longtemps là pour ne pas perturber la circulation qui est très difficile dans cette rue à double sens étroite et très pentue. Une fois tout le monde revenu, nous continuons la descente jusqu'au pont sur le Lot. Là nous prenons à droite la jolie petite route qui longe la rive gauche du Lot. En bas de la falaise et dominant la rivière, nous roulons en grande partie à l'ombre, ce qui est très agréable avec la chaleur du soleil de plus en plus présente. Nous passons Crégols, Les Granges, puis Cénevières en restant au fond de la vallée.

Après Cénevières, nous distinguons un village perché sur la colline au-dessus du Lot. C'est Calvignac. Nous y grimpons jusqu'à la place, pour nous arrêter à l'ombre, face à l'ancienne mairie qui est en cours de réfection afin d'y faire des logements. Il y a de l'eau et des toilettes et notre pause se prolonge pour profiter de l'ombre. Nous repartons pour redescendre de l'autre côté, dans la vallée. Après La Garrigue, nous montons un peu jusqu'à la limite du Parc Naturel Régional, puis nous redescendons dans la vallée pour traverser le Lot à Gaillac. Nous arrivons à Cajarc où nous avons une belle vue sur la ville. Le camping est tout près et nous trouvons nos emplacements réservés par une étiquette affichée sur les arbres. Ces emplacements nous semblent un peu petits et certains ont pas mal de racines. Finalement, nous prenons d'office un emplacement supplémentaire pour arriver à caser toutes les tentes. Le jeune homme qui s'occupe de la gestion du camping validera notre choix lorsqu'il viendra nous voir en fin d'après-midi. Mon compteur affiche 48 km en fin de journée. Ce soir là, l'apéritif traditionnel sera offert par l'Association Française de Vélocouché. Françoise profite de l'occasion pour faire l'inventaire de ses chambres à air de secours et c'est là qu'on s'aperçoit que ses chambres ont un diamètre trop petit pour les pneus qu'elle a choisi. C'est sans doute une des raisons de ses crevaisons multiples, la chambre étant trop étirée dans un pneu trop grand pour elle. Ceci dit, elle ne crèvera plus pendant tout le reste de l'aventure. À la nuit tombée, avec André et Hervé, nous allons faire un petit tour du village qui est très pittoresque. Nous décidons que demain, on prendra le temps de faire une petite visite en trike avant de prendre la route.

Levée du camp dans la brume au camping de la rivière de Cabessut à Cahors – Photo Richard B. 07:41
Levée du camp dans la brume au camping de la rivière de Cabessut à Cahors – Photo Richard B.
Avant le départ à l'entrée du camping de la rivière de Cabessut à Cahors 08:40
Avant le départ à l'entrée du camping de la rivière de Cabessut à Cahors
Avant le départ à l'entrée du camping de la rivière de Cabessut à Cahors 08:58
Avant le départ à l'entrée du camping de la rivière de Cabessut à Cahors
Arrêt au supermarché à Cahors 09:15
Arrêt au supermarché à Cahors
En haut de la première montée, après Arcambal 10:35
En haut de la première montée, après Arcambal
Jean-Jacques ausculte le dérailleur du trike de Françoise, visiblement mal réglé 10:38
Jean-Jacques ausculte le dérailleur du trike de Françoise, visiblement mal réglé
Jour 4

Mercredi 16 juillet 2014

52 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, le soleil arrive encore plus tôt qu'hier. La journée sera chaude. Avec l'entraînement, nous sommes prêts de plus en plus tôt. Nous filons à la boulangerie puis au supermarché local. Ensuite, comme décidé hier soir, nous entrons dans la cité. Les petites ruelles méritent le détour et nous ne serons pas déçus. Après une petit tour dans le labyrinthe, nous nous regroupons place de l'église. Nous avons décidé de faire deux groupes car certains préfèrent rester dans la vallée aujourd'hui pour ne pas trop se fatiguer. André mènera le groupe qui reste en bas et moi, celui qui fera le parcours prévu. Finalement, la répartition se fait naturellement en deux groupes équilibrés. Sept décident de faire la route de la vallée : William, Béatrice, Richard, Christine, Daniel, Colette et André. Nous sommes huit à suivre le parcours initial qui prévoit une montée au Saut de la Mounine : Hervé, Françoise, Jean-Jacques, Jacques, Nicole, Frédéric, Janvier et moi. Les deux groupes se séparent sur la place. Nous partons en premier pour passer le pont sur le Lot, alors que le groupe piloté par André reste de ce côté de la rivière. Le pont possède un plancher métallique avec des espaces entre chaque planche qui pourraient être dangereux pour les cyclistes sur deux roues. Pour nous, pas de problème. Arrivés de l'autre côté, nous prenons à gauche la route qui longe la rivière. La route reste en bas, puis monte légèrement en dominant la rivière. Nous roulons à l'ombre fraîche de la falaise. Une trompe nous alerte et nous apercevons nos camarades sur la route en bas, de l'autre côté du Lot. Un peu plus loin, avant Saujac, un joli lavoir se trouve coincé entre la route et la falaise. L'eau sort d'une petite grotte tout au fond. À Saujac, emportés par leur élan, les premiers manquent la bifurcation à gauche qui permet de suivre le cingle. Un coup de trompe les remet dans le droit chemin. À La Rive, nous prenons à droite la route qui remonte en s'éloignant de la rivière.

Après quatre kilomètres de montée sous le soleil pas trop difficile, nous arrivons en haut, au Saut de la Mounine. On est à pic au-dessus de la rivière et la vue porte très loin. On devine même les monts de l'Aubrac, au fond du paysage côté nord-est. D'ici, on domine bien la vallée et la rivière qui passe tout en bas, au ras de la falaise, 170 m en-dessous. Le panneau d'affichage comportant les informations touristiques a été vandalisé, ce qui est fort dommage, mais le point de vue est repéré sur la carte et sur place. Nous prenons notre temps pour admirer le paysage et nous restaurer un peu, puis nous reprenons la route qui reste encore un peu sur le plateau. Un peu plus loin, nous ne pouvons pas résister à un nouvel arrêt pour admirer la vue imprenable sur la vallée. Au niveau du Cayrol, une jolie caselle miniature marque le village. Il y a un très beau pigeonnier très caractéristique avec l'entrée des oiseaux bâtie comme une petite maison en briques au-dessus du toit de lauzes. Les murs de clôture témoignent eux-aussi de l'omniprésence de la pierre dans cet environnement très vert. Ensuite, une très belle descente nous ramène à grande vitesse au fond de la vallée. À Ambeyrac, nous nous arrêtons à la fontaine pour faire le plein d'eau fraîche et limpide qui coule en continu. Un beau cadran solaire donne l'heure sur le mur de l'église. À la sortie du village, nous retrouvons Janvier qui a filé sans nous attendre et prend le frais devant le lavoir alimenté par une autre source.

Nous retrouvons le reste du groupe un peu plus loin, au niveau du pont de la D38. Ils ont vu de près le château de Montbrun et celui de Larroque-Toirac que nous avons vu de loin. Daniel et Colette sont montés jusqu'à l'église fortifiée de Saint-Pierre-Toirac, juste en face. Nous décidons l'aller pique-niquer de l'autre côté du Lot, juste au bout du pont où se trouve un espace de détente avec des tables. Il y en a même une qui domine la rivière, juste en-dessous du pont. Les tables à l'ombre ont notre préférence car le soleil commence à chauffer pas mal. Après déjeuner, nous reprenons la route de l'autre côté du Lot. Il y a beaucoup de soleil et le parcours, qui reste en bas dans la vallée, n'est pas toujours ombragé. À Saint-Julien d'Empare, nous prenons à gauche pour rejoindre Capdenac. Il y a un peu plus de circulation. Nous nous arrêtons au supermarché, dix minutes avant l'ouverture. L'ombre est rare, mais nous en trouvons un peu de l'autre côté du bâtiment, là où le personnel se rassemble avant d'embaucher. L'entrée dans le magasin est saisissante. Il fait un froid de canard. Les courses faites, on replonge dans la fournaise extérieure. Nous repartons pour passer de l'autre côté du Lot et prendre la D840, une route très passante avec des poids-lourds. C'est le seul passage possible sans faire un grand détour en montant sur le causse. Par contre, le revêtement est très roulant et le parcours est quasiment plat. Notre file s'étire en roulant à bonne allure. Un semi-remorque qui attendant depuis un moment derrière nous se met à doubler et je vois un cycliste à vélo droit qui ne trouve rien de mieux que de doubler le poids-lourd à ce moment là ! Ensuite il se met devant empêchant le poids-lourd de le doubler. Il y a vraiment des inconscients. Nous, nous sommes restés par petits groupes pour faciliter le dépassement.

Nous faisons une petite pause sur un espace libre au bord de la route pour vérifier que tout le monde suit bien, puis nous repartons, toujours par petits groupes, pour finir ce parcours avec les véhicules à moteur. À Penchot, nous quittons la route à gauche pour rejoindre une petite route moins fréquentée. Nous passons le pont sur le Lot, puis nous traversons le village de Boisse-Penchot pour finalement arriver au camping de Roquelongue. L'accueil est sympathique et nous avons largement assez de place à l'ombre pour nos tentes. Le gérant nous met des tables à disposition ce qui augmente notre confort. Nous avons parcouru un peu plus de 43 km aujourd'hui. La piscine et la douche sont les bienvenues car nous avons eu bien chaud cet après-midi. Nous ne dérogeons pas à notre règle de l'apéritif du soir. La soirée est agréable et douce, mais nous ne tardons pas à tomber dans les bras de Morphée dans ce camping où tout est calme après 22 heures.

André, Jacques et Nicole se préparent à plier sous le soleil matinal 07:37
André, Jacques et Nicole se préparent à plier sous le soleil matinal
Jean-Jacques en est au démontage de la tente 07:38
Jean-Jacques en est au démontage de la tente
Là, c'est plutôt la phase petit-déjeuner 07:38
Là, c'est plutôt la phase petit-déjeuner
Les installations de Daniel et Hervé sont encore en place 07:38
Les installations de Daniel et Hervé sont encore en place
Françoise et Hervé préparent le petit-déjeuner 07:38
Françoise et Hervé préparent le petit-déjeuner
Préparation au départ à l'entrée du camping de Cajarc 08:44
Préparation au départ à l'entrée du camping de Cajarc
Jour 5

Jeudi 17 juillet 2014

41 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, le ciel est tout bleu. La journée va être chaude. Nous quittons le camping à 9h00. Nous passons sur le Lot au pont de Livinhac-le-Haut, puis nous grimpons au-dessus du village sur la route de Saint-Jean-Mirabel. La côte est longue mais pas difficile. C'est agréable de faire un effort continu sans changement de pente. Nous faisons une pause au carrefour de la D16, juste avant Montredon. Des randonneurs discutent un moment avec nous, intrigués par nos chargements. Après le carrefour, la pente s'accentue et nous souffrons un peu plus, mais nous sommes rapidement au village qui est un point haut sur le plateau. On a une belle vue sur le causse environnant. La suite jusqu'à Saint-Jean-Mirabel se fait sur le plateau, avec des descentes et des montées dont certaines sont fatigantes car en faux-plat montant en ligne droite. C'est dur pour le moral, mais on résiste. Finalement, nous arrivons en haut et une belle descente s'offre à nous pour rejoindre la vallée du Lot et Figeac. Nous faisons une petite pause avant de descendre. Frédéric part devant pour aller voir un copain qui habite à Figeac. Il nous rejoindra plus tard. Nous filons dans la descente pour rejoindre la route qui vient de Capdenac, plus fréquentée que celle que nous suivons depuis ce matin. Heureusement, nous arrivons en ville et la vitesse est limitée. Nous prenons à droite le premier pont sur le Célé pour rejoindre le centre historique par les petites rues. Nous nous apercevrons, une fois au centre, que nous avons perdu Janvier qui n'a pas pris le pont comme nous. Heureusement, il arrivera à joindre Frédéric par téléphone et ils nous rejoindront ensemble plus tard.

Nous nous arrêtons place Champollion, juste en face du musée dédié à cet homme illustre. Notre cohorte bariolée attire l'attention. Pendant qu'André garde les tricycles, nous prenons à pied la petite rue très étroite qui mène à la place des Écritures. Enchâssée dans un ensemble architectural médiéval, le sol de cette place est couvert d'une reproduction monumentale de la pierre de Rosette (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre. Après une petite balade dans les rues adjacentes, nous regagnons la place Champollion que nous quittons sous les regards intéressés des touristes. Nous rejoignons les quais du Célé par les petites rues. Un peu plus loin, nous passons de l'autre côté de la rivière pour aller faire les courses au supermarché local. Nous y sommes rejoints par Frédéric et Janvier. Après avoir fait nos courses, nous reprenons la route. Nous traversons la ville vers l'ouest en suivant les bords du Célé. La route est un peu fréquentée jusqu'après Ceint d'Eau, mais ce n'est pas méchant. Et le revêtement est bien roulant.

Après le pont sur le Drauzou, nous prenons à gauche la route de la vallée du Célé. Cette route fête ses 150 ans cette année. Les villages ont prévu des animations cet été pour attirer les touristes. À partir de là, c'est un faux plat descendant, tout le long de la vallée du Célé. Un vrai plaisir où nous ne souffrons pas trop de la chaleur. Nous faisons un petit arrêt au niveau de l'église ruinée de Camboulit qui domine la route. En arrivant dans ce sens, on ne la repère pas, mais j'ai déjà fait le parcours dans l'autre sens et je sais que ça vaut le coup d’œil. Il est déjà près de 13h00 et les estomacs commencent à gronder. Au niveau de Coustal, je repère un petit chemin qui descend à gauche vers la rivière. Nous le suivons sur deux cent mètres pour découvrir un petit havre de verdure bien ombragée qui surplombe la rivière juste devant un champ où un potager est cultivé. Nous nous installons pour déjeuner tranquillement à l'ombre et au frais alors que le soleil darde ses rayons tout autour. Colette et Daniel ont même déniché une paire de fauteuils de jardin fort utiles pour déjeuner à l'aise. Après déjeuner, certains trouvent un accès à la rivière, un peu plus loin, pour faire une petite trempette rafraîchissante.

Nous reprenons la route en descendant la vallée sur cette belle petite route régulièrement surplombée par de belles falaises. Le soleil est bien chaud et nous apprécions de pouvoir rouler assez vite afin d'avoir un peu d'air. Ce dernier devient de plus en plus chaud et ne nous refroidit plus. Nous passons Corn sans nous arrêter, puis nous nous arrêtons au niveau d'Espagnac à l'ombre des falaises. Certains vont faire un tour au village pour admirer l'ancien prieuré qu'on devine face à nous, de l'autre côté de la rivière. Nous reprenons la route, passons Brengues et nous faisons peu après une arrivée remarquée au camping de Saint-Sulpice, où nous sommes attendus. Nous avons parcouru 54 km aujourd'hui. Pendant qu'on s'installe à l'ombre sur un grand espace qui nous a été réservé, William négocie un apéro offert par le gérant du camping. Après le repas du soir, nous sommes quelques uns à faire une petite balade pour voir le village perché dans la falaise. Nous commençons par l'autre côté du Célé d'où on a une belle vue sur les maisons accrochées au rocher, puis on revient pour faire une visite de l'intérieur. La rue principale grimpe bien, dominant la route de la vallée. De la place du village, dominant le cimetière face à l'église, on a une belle vue sur la vallée. Nous rentrons alors à la nuit tombante, dans un air d'une douceur estivale.

Sur le pont de Livinhac 09:01
Sur le pont de Livinhac
Un beau paysage campagnard après avoir bien monté 09:41
Un beau paysage campagnard après avoir bien monté
Le village perché de Montredon 09:41
Le village perché de Montredon
Petite pause après une belle côte au niveau de Pataral 10:15
Petite pause après une belle côte au niveau de Pataral
Dans les ruelles de Figeac 11:32
Dans les ruelles de Figeac
Dans les ruelles de Figeac 11:32
Dans les ruelles de Figeac
Jour 6

Vendredi 18 juillet 2014

40 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, c'est encore du beau temps. Après avoir plié, nous reprenons la route le long de la vallée du Célé. Au village suivant, Marcilhac-sur-Célé, nous quittons la route pour rejoindre le centre et la boulangerie, située juste à côté du moulin qui fabrique la farine. Nous n'avons pas réalisé que Janvier, qui s'était arrêté un peu plus haut, ne nous a pas suivis. Pendant que nous achetions du pain à la jolie boulangère, lui a filé tout droit sur l'itinéraire prévu. Nous ne le reverrons que le soir au camping. Nous attendons un peu et, ne le voyant pas arriver, nous décidons de continuer, pensant qu'il nous rattraperait ou que, s'il avait filé devant, il nous attendrait au moins à Cabrerets où nous devons quitter la vallée du Célé. Nous reprenons la route principale à la sortie du village. À partir de Sauliac-sur-Célé, la vallée se rétrécit et devient encore plus belle avec des falaises alternant de chaque côté. À la sortie de Sauliac, nous passons devant le château de Géniez qui domine la boucle de la rivière. Un peu plus loin, nous passons près de la chapelle de Roc Troucat, accrochée au rocher au-dessus de nos têtes.

À Liauzu, nous nous arrêtons devant le musée de l'Insolite, attirés par les vieux vélos suspendus dans la falaises. J'ai à peine dégainé l'appareil photo que je me fais insulter proprement par le propriétaire des lieux. Nous découvrons après coup qu'il a mis des affiches un peu partout interdisant de faire des photos. Il n'y a rien de marqué sur le parking où une pancarte précise qu'il est réservé à la clientèle du musée. Devant son amabilité exacerbée, nous reprenons notre route pour disparaître dans le petit tunnel juste à côté. Nous nous arrêtons juste après le tunnel pour nous remettre de nos émotions et faire une petite pause. Il commence à faire chaud et un peu d'ombre est la bienvenue. Le village suivant est Cabrerets. C'est là que nous quittons la vallée du Célé pour remonter celle de la Sagne. C'est jour de marché et nous nous arrêtons pour y faire un petit tour. Aucune trace de Janvier qui a filé sans nous attendre. Après nos emplettes, nous remontons cette jolie vallée très verdoyante. La pente n'est pas très forte et nous sommes parfois à l'ombre, ce qui est bien agréable. Il y a très peu de circulation. Nous nous regroupons en haut, au lieu-dit Le Pont, au carrefour de la D653.

Une fois tout le monde reposé, nous repartons en face pour rejoindre le petit village de Sabadel-Lauzès où une zone de pique-nique nous attend pour la pause méridienne au bord de la Sagne. Il y a un lavoir, une jolie charrette peinte en bleu et une plaque indiquant « Place du Rampeau ». Une autre plaque, juste à côté indique que c'est le point de départ du « chemin du ruisseau qui se perd ». Après une visite du village qui ne comprend que quelques maisons, nous repartons, non sans avoir fait une photo du groupe au bord de la Sagne. Ensuite, la route continue à monter jusqu'au carrefour de la D10, puis c'est une descente très rapide sur la vallée du Vers et Saint-Martin-de-Vers. Nous traversons le village endormi sous le soleil. La route descend en pente douce en suivant le cours du Vers. Compte tenu de la chaleur, nous avons décidé de ne pas faire la fin du parcours, qui comprend deux grosses montées, et de filer directement à Vers en descendant la vallée. Après un parcours rapide dans la verdure, coincé entre deux collines, nous arrivons à Vers où la fête se prépare, juste derrière le camping. Nous avions été prévenus par le gérant lors de la réservation. La digue qui supporte la voie ferrée nous protégera des sons directs.

Il est 14h30, et compte tenu de notre parcours raccourci, nous sommes bien en avance sur l'horaire prévu. Cela nous laisse le temps de flâner et de profiter de la fraîcheur du Lot qui passe juste à côté du camping. Celui-ci est très ombragé et très agréable. Il y a peu de monde et c'est très calme. Notre ami Janvier est arrivé une demi-heure avant nous après avoir effectué la totalité du parcours prévu. Son parcours en solitaire l'a sans doute incité à bien solliciter son moteur électrique dans les côtes qui, nous a-t-il dit, n'étaient pas piquées des vers. Nous nous retrouvons pour l'apéritif traditionnel au pied de la digue qui sépare le camping de la rivière. L'ambiance est toujours aussi conviviale. William nous montre ses photos sur sa tablette. Nous aurons encore des tas de souvenirs. Nous irons nous coucher à la nuit, au moment où le concert commencera. Il ne s’arrêtera qu'après 2h00 du matin, mais la fatigue sera la plus forte. Nous avons quand même roulé plus de 50 km aujourd'hui.

En route sous le soleil, en descendant la vallée du Célé 08:48
En route sous le soleil, en descendant la vallée du Célé
Le bas de la vallée est plus encaissé que le haut 08:57
Le bas de la vallée est plus encaissé que le haut
Les falaises se resserrent 08:58
Les falaises se resserrent
Un arrêt à la boulangerie est programmé dans ce village 08:58
Un arrêt à la boulangerie est programmé dans ce village
Venus de Digne-les-Bains, Colette et Daniel roulent en Speed 09:07
Venus de Digne-les-Bains, Colette et Daniel roulent en Speed
Arrêt à la boulangerie de Marcilhac-sur-Célé 09:08
Arrêt à la boulangerie de Marcilhac-sur-Célé
Jour 7

Samedi 19 juillet 2014

43 photos

Le parcours

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Le récit

Le ciel est un peu voilé ce matin, mais le soleil ne va pas tarder à sortir. Richard et Christine viennent me chercher pour me montrer une bête posée sur le tronc de l'arbre près de leur tente. C'est bien une cigale, une bestiole qu'on entend chanter depuis le second jour, mais qu'on a souvent du mal à voir. En arrivant, Richard et Christine m'ont dit qu'ils aimeraient avoir l'occasion de voir une cigale pendant leur séjour dans la région. Sans doute celle-ci les a-t-elle entendus. Juste avant de partir, nous faisons une photo du groupe au complet devant le Lot, à l'entrée du camping. Nous faisons aussi un arrêt au commerce local et à la boulangerie, puis nous prenons la route qui remonte le Lot. L'ancienne voie ferrée longe la route, envahie d'arbustes. Une étude est en cours pour en faire une piste cyclable, mais des opposants préféreraient faire revivre la voie ferrée comme à l'origine. La route est très belle avec, par endroits, de hautes falaises. Après Les Masseries, nous passons un premier tunnel. Juste avant Bouziès, la route est carrément magnifique, coincée entre le rocher, qui parfois la surplombe, et la rivière.

Au débouché d'un second petit tunnel creusé dans la roche, André nous arrête pour nous montrer le château des Anglais, juste derrière nous. Des « châteaux des Anglais » il en existe plusieurs dans les rochers bordant le Lot entre Cahors et Figeac, construits alors que la rivière était la seule voie de communication. Ces fortifications troglodytiques existaient avant la guerre de cent ans. Elles étaient des repères de brigands à la solde de l’Anglais. Celle de Bouziès, datant du XIVème siècle, a gardé le nom de château des Anglais. Après avoir bien mitraillé le château, la rivière, le pont et le port situé de l'autre côté, nous repartons par le pont pour changer de côté. Nous faisons une pause revigorante sous le pont avant de repartir non sans avoir fait de nouvelles photos du château qu'on distingue bien depuis ce côté de la rivière. Nous suivons le chemin qui passe devant le port avant de revenir sur la D40 qui longe la vallée du Lot sur la rive gauche.

Après Bouziès, la route s'élève peu à peu au-dessus de la vallée. C'est un parcours magnifique, à mi-falaise, dominant le Lot. Nous nous arrêtons régulièrement pour faire des photos, même si la place est un peu étroite. C'est l'avantage d'être à vélo, on peut s'arrêter partout. Les côtes sont malgré tout un peu raides et il faut pousser et tirer sur les jambes. À force de monter, on domine bien la vallée et on voit de plus en plus loin. Finalement, nous arrivons au carrefour au-dessus de Saint-Cirq-Lapopie, où nous sommes passés mardi. Hervé a un peu trop forcé sur son moteur qui semble grillé. Il va souffrir dans les fortes côtes avec un développement un peu grand sans motorisation. Après un court arrêt, nous descendons dans le village où nous faisons une pause pour prendre de l'eau. Nous repartons sans trop nous attarder pour prendre à droite, à près une belle descente, la D42 qui mène à Concots. Au carrefour, j'attends les derniers pendant que les autres montent jusqu'au belvédère, quelques centaines de mètres au-dessus. Au moment où Jean-Jacques, qui est le dernier à arriver avec Frédéric, commence à monter la route très pentue à cet endroit, il s'arrête car sa chaîne a sauté. Il se rend compte qu'un maillon est cassé. Heureusement, il a tout ce qu'il faut pour réparer et quelques minutes après nous repartons. Quand nous arrivons au belvédère, André nous attend et nous dit que les autres ont filé devant.

La suite est une longue montée dans la forêt de chênes verts. Nous devons atteindre le plateau du causse. Une fois en haut, une jolie petite descente nous amène à Concots où nous trouvons André qui avait filé devant nous. Juste à l'entrée du village, une citerne-caselle est signalée par un panneau. C'était, autrefois, une réserve d'eau vitale pour les habitants de ce coin aride. À Concots, nous nous installons sur la place du village où une table ombragée nous accueille. Il y a aussi un peu d'ombre sous l'auvent du nouveau bâtiment qui doit servir pour les festivités locales. Une chaleur lourde inonde le village. Nous ne traînons pas trop. Frédéric, adepte de la sieste, décide de filer devant pour s'adonner à son sport favori après le repas. Il compte s'éveiller en nous entendant passer, mais il sera surpris car, ayant loupé une bifurcation, il ne sera pas sur notre route et arrivera à destination en dernier. Nous reprenons la route qui monte et descend au milieu de la verdure. Nous traversons Cremps, puis nous arrivons à Lalbenque où nous faisons un arrêt au supermarché.

Après avoir fait nos courses pour le lendemain, nous repartons. Arrivé au rond-point, juste après le supermarché, j'arrête la file et je demande si tout le monde est là. J'entends des « oui » bien affirmatifs, alors nous continuons. C'est ainsi que nous avons oublié Colette et Daniel qui étaient encore en train de charger leurs courses sur le parking. Ils arriveront plus tard après s'être un peu perdus, jusqu'à la zone industrielle de Cahors, et fait quelques kilomètres supplémentaires. Finalement, après encore une dizaine de kilomètres où montées et descentes se succèdent, nous arrivons chez André, notre point de départ et terme de ce périple. Nous sommes rejoints un peu plus tard par Colette et Daniel et encore après par Frédéric qui nous raconte sa surprise de se réveiller sans nous avoir entendu passer et sa découverte de l'erreur de parcours. Il a oublié de prendre une route à droite dans une patte d'oie à la sortie de Concots. Heureusement, son GPS l'a remis sur le bon chemin. Après un apéritif pour ne pas déroger à notre tradition, nous sommes allés dîner au restaurant tout proche, ce qui fût fort agréable. Nous avons parcouru 52 km aujourd'hui et 371 km depuis notre départ de chez André dimanche dernier.

Notre campement au petit matin 07:11
Notre campement au petit matin
La cigale sur le tronc de l'arbre qui abrite la tente de Christine et Richard 07:27
La cigale sur le tronc de l'arbre qui abrite la tente de Christine et Richard
Le groupe au complet avant le départ du camping de Vers 08:42
Le groupe au complet avant le départ du camping de Vers
Arrêt à la boulangerie de Vers 09:06
Arrêt à la boulangerie de Vers
Le chat-caméléon fait sa toilette 09:09
Le chat-caméléon fait sa toilette
Les belles falaises de la vallée du Lot 09:45
Les belles falaises de la vallée du Lot
Jour 8

Dimanche 20 juillet 2014

2 photos

Le parcours

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Le récit

Au petit matin, c'est avec regret que chacun repart vers sa destination personnelle. Mais nous avons fait le plein de souvenirs et forgé de nouvelles amitiés. La pluie fine qui tombe par moments limite nos regrets. Je reprends la route en compagnie de Françoise et Hervé qui m'accompagnent en trike jusqu'à la maison avant de continuer leur route de retour. Nous descendons jusqu'à Saint-Paul de Loubressac, puis nous suivons la vallée de la Lupte par une petite route facile et peu fréquentée. Nous passons Vazerac et à Lunel, nous passons devant les yeux ébahis de la foule d'un mariage. Il y a quelques côtes et Hervé a parfois du mal avec son moteur en panne. Au bout de la D68, je prends à gauche au lieu de prendre à droite et nous retombons sur la route de Lafrançaise à Moissac plus tôt que prévu. Je prends à gauche la route de Lizac, oubliant qu'il y a une belle côte avant d'atteindre le Tarn. En poussant la remorque d'Hervé, tout en tirant la mienne, nous arrivons tous les deux à la limite de nos forces en haut de la côte sans nous arrêter. Finalement, nous redescendons dans la vallée et nous continuons cette jolie route dans les vergers jusqu'à Moissac. Après une photo au pied du pont Napoléon, nous décidons de nous arrêter sur la place pour casser la croûte. Ironie du sort, à peine sommes-nous installés qu'une belle averse arrive, nous obligeant à tout replier et à nous abriter sous les platanes qui ont été trop taillés pour faire un abri correct. Heureusement, l'averse ne durera pas et nous pourrons terminer sans problème. La suite du parcours m'est bien connue, via le canal des deux mers jusqu'à la maison. Une fois arrivés et après avoir déchargé les vélos, nous décidons d'aller visiter Auvillar en trike, accompagnés de Martine. Au retour, mon compteur affiche 76 km pour cette journée et 514 km depuis mon départ de la maison samedi dernier.

Devant le pont Napoléon à Moissac 12:17
Devant le pont Napoléon à Moissac
Pause déjeuner sous les platanes à Moissac 13:01
Pause déjeuner sous les platanes à Moissac