Trébas (81)
Du 25 avril au 27 mai 2025
3 jours184 km2 784 m D+173 photos
Le rassemblement
Nous étions 18 participants pour cette rencontre printanière au bord du Tarn. Nous avons pu faire connaissance de quatre nouveaux venus et nous avons retrouvé avec plaisir les habitués de nos périples. Pour la première fois, nous étions tous en trike et seul celui de Roberto n’avait pas d’assistance électrique. La météo, très belle le premier jour, a tourné à la pluie le second matin et nous a enveloppé de brouillard dans les nuages le troisième matin. Heureusement, les après-midi qui ont suivi ont été plus clémentes avec du soleil et de la chaleur le troisième jour. La région a tenu sa promesse avec de beaux paysages de montagne, de superbes villages, de superbes châteaux et monuments religieux décorés et encore de belles descentes. Nous avons aussi passé quelques tunnels bien que certains autres, étant interdits aux vélos, nous ont obligé à faire des détours. L’équipe était très conviviale et les nouveaux ont été très vite intégrés. On ne peut que déplorer que certains aient été obligés que nous quitter avant la fin du séjour. Nous avons quitté la région avec plein de souvenirs et une forte envie de revenir.
Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.
Jours du rassemblement
Vendredi 25 avril 2025
37 photos
Le parcours
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Le récit
Comme d’habitude, nous nous regroupons à l’entrée du camping pour le briefing matinal. Les propriétaires du camping sont là pour les photos du départ. Nous sommes dix-huit, plus deux chiens. Pour la première fois depuis que nous organisons de tels rassemblements, nous roulons tous en trike. Seul celui de Roberto est sans assistance électrique. Après les explications d’usage sur le parcours de la journée et la météo qui s’annonce ensoleillée malgré la fraîcheur matinale, nous prenons le départ sur la petite route pleine de trous qui passe devant le camping. Heureusement, nous ne tardons pas à rejoindre la route principale qui longe le Tarn et qui est, elle, bien revêtue. Au bout d’une demi-heure de route en descendant le long du Tarn, nous faisons un arrêt. Un roue du trike de Maryse est dégonflée. Après un regonflage, Roberto, qui avait injecté du produit dans la chambre à air quelques jours auparavant, nous assure que ça devrait tenir. Nous repartons sous le soleil. Un peu plus loin, nous passons sous le tunnel de Courris, qui ne fait que 125 m, puis nous traversons le Tarn avant d’arriver à Ambialet, notre première étape touristique de la journée.
La géographie d’Ambialet est assez extraordinaire. Ici, le Tarn fait une boucle presque complète autour d’un sommet où est perché un Prieuré. Une centrale hydroélectrique a été construite à l’endroit le plus étroit pour profiter de la courte distance entre l’amont et l’aval. L’arrivée est superbe avec les eaux calmes du Tarn et la chapelle Notre-Dame de la Capelle qui domine l’entrée de la presqu’île. Après quelques photos, nous faisons un nouvel arrêt devant le joli bâtiment rose de l’usine hydroélectrique. Nous allons ensuite voir le barrage qui assure un niveau d’eau suffisant à la prise d’eau de la centrale. Les eaux du Tarn, hautes des pluies des jours précédents, ont quelque peu envahi la route qui passe juste en-dessous du barrage qui a conservé deux troncs d’arbre apportés par la crue. Après quelques photos, nous prenons la route du Prieuré qui monte au sommet de la presqu’île. La pente est rude, 11 % au maximum, mais l’équipe est vaillante et nous rangeons les vélos sur l’esplanade devant l’église du Prieuré. De là, on a une belle vue sur l’usine et le village. Un sentier, passant entre l’église et le cimetière, permet de découvrir une vierge dans un creux du rocher, une grotte et un point de vue juste au-dessus du village. Après les photos nous redescendons au village, passons devant l’usine hydroélectrique puis prenons le pont qui enjambe le bras aval du Tarn.
Nous longeons le Tarn encore sur quatre kilomètres, puis nous prenons à droite la route de Sérénac. Ça grimpe franchement, parfois à plus de 10 %, avec de superbes lacets dans la forêt. Finalement, nous arrivons sur le Causse où nous faisons une petite pause au carrefour de la route de Sérénac. Nous reprenons la route qui est maintenant plus facile. Nous traversons Sérénac, puis Saint-Julien-Gaulène, avant de descendre au fond de la vallée du ruisseau d’Aygou où nous nous arrêtons au bord de la route pour la pause méridienne. Après déjeuner, nous remontons sur le Causse pour descendre un peu plus loin dans la vallée du Bouldouyre et remonter de l’autre côté puis, après avoir traversé la route de Valence d’Albigeois, redescendre dans la vallée du ruisseau de la Broncarié. Ensuite, nous attaquons la grosse montée de l’après-midi avec encore de fortes pentes. Dans la montée, la chaîne du trike de Martine casse. Pendant que je répare, on apprend que Xavier s’est renversé dans un virage de la descente qui précède. Heureusement sans mal, il nous rejoint bientôt et me donne un coup de main pour réparer la chaîne. J’ai les mains toutes noires, mais mon petit flacon de produit ad-hoc fait merveille, avec un peu d’eau, pour retrouver ma couleur d’origine. Nous reprenons la montée qui présente encore des passages bien raides.
En haut, nous voyons dépasser les éoliennes de Courris qui sont à l’arrêt. Nous faisons ensuite une belle descente jusque dans la vallée du Tarn que nous traversons sur le pont que nous avons pris ce matin après le tunnel, puis nous prenons à gauche pour remonter le long de la rive gauche vers Villeneuve-sur-Tarn. Nous faisons un arrêt pour attendre Roberto et Maryse. La roue du trike de Maryse s’est encore dégonflée. Roberto change la chambre à air pendant que nous quittons notre place pour éviter de respirer les effluves empoisonnées en cours d’épandage dans le champ d’à côté. Finalement, nous atteignons Villeneuve-sur-Tarn où nous nous regroupons avant de repasser sur la rive droite pour rejoindre Trébas, heureux de cette superbe journée sous le soleil. Nous fêtons ça avec l’apéritif offert par l’AFV sous la tente de la guinguette où un coin nous a été aimablement alloué par le propriétaire du camping. Nous avons parcouru environ 59 km aujourd’hui pour 876 m de dénivelé.
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Samedi 26 avril 2025
92 photos
Le parcours
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Le récit
Guy a été obligé de nous quitter suite au décès d’un proche. Xavier et Christine, qui étaient venus avec lui sont aussi repartis. La météo de ce jour ne s’annonce pas fameuse, avec de la pluie une bonne partie de la matinée. Jacky, Marie-Paule et Jean-Paul L. ont décidé de ne pas rouler aujourd’hui. Nous ne sommes que douze au départ. Le temps est couvert et frais, avec du brouillard qui se transforme en un ciel uniformément gris. Après le briefing, nous remontons le long de la rive droite du Tarn. Nous quittons le département du Tarn pour celui de l’Aveyron. Au niveau de l’usine hydroélectrique de la Croux, le tunnel est interdit aux vélos. Nous prenons le contournement qui grimpe à côté et nous redescendons au niveau du barrage près de la sortie du tunnel. Après les premiers dix kilomètres, nous faisons une pause à l’aire de repos juste avant Lincou. À Lincou, le tunnel que nous avions prévu de prendre est aussi interdit aux vélos. Nous prenons à droite par le village, passons devant le château pour rejoindre la route de Réquista puis prendre à droite la route qui passe par-dessus la sortie du tunnel et rejoint les bords du Tarn et notre itinéraire prévu. Nous traversons le Tarn sur le pont de la Girbe, puis après trois kilomètres nous repassons sur la rive droite pour rejoindre Brousse-le-Château.
Nous traversons le village jusqu’à la mairie pour profiter des commodités locales et avoir un bel aperçu du village et des remparts. Nous revenons ensuite jusqu’au vieux pont pour une visite à pied. Nous n’avons pas pu entrer dans le château, mais les étroites ruelles pavées et en pente, les remparts, les passages en escalier, le cimetière et l’église (superbe), ainsi que les points-de vue, valent vraiment l’effort de grimper sur ce piton rocheux chargé d’histoire. Dommage que le soleil n’ait pas été de la partie. Après trois quarts d’heure passés à arpenter les ruelles du village, nous repassons le pont pour continuer de remonter le long de la rive gauche du Tarn alors que la pluie annoncée se met à tomber. Un peu plus loin, nous repassons sur l’autre rive puis nous empruntons le tunnel de Saint-Cyrice. Un feu régule la circulation alternée dans le tunnel. Un bouton permet d’avertir que des cyclistes sont dans le tunnel et rallonge la durée du feu rouge pour les véhicules venant en face. L’éclairage en bleu et orange est psychédélique. Le tunnel suivant est interdit aux vélos et la voie verte passe par le village de Broquiès. Ça rallonge de plus de sept kilomètres notre parcours prévu et nous rajoute une belle montée. Il est finalement un peu plus de treize heures lorsque nous arrivons au point de pique-nique à l’aire de repos du château de Saint-Izaire et que la pluie cesse.
Nous nous installons sur le banc pour éviter les gouttes qui tombent des arbres. Après déjeuner, une séance photo s’impose. Le château, en briques rouges, est superbe. Il y a, campé sur la pelouse, un guerrier à cheval construit avec des pièces métalliques de récupération à la moustache impressionnante. L’ensemble est du plus bel effet. Jean-Paul M. n’a pas eu peur de ranger son trike devant la porte d’entrée du château juste sous la herse. Le village ne dépare pas au-dessous de ce bel ensemble couleur brique. Nous repartons par les petites ruelles et le parcours nous fait passer devant l’église, puis par une calade, belle descente en pavés terminée par deux petites marches que je saute sans difficultés mais que les trikes bas ont plus de mal à passer. Finalement, après moult photos du passage acrobatique, nous traversons les petites ruelles pour quitter le village par la route de Faveyrolles. Suit une belle montée avec des passages fort pentus, suivie d’une belle descente du même acabit avec deux beaux lacets, jusqu’à Faveyrolles. Nous ne traversons pas le village, mais après avoir traversé la rivière locale, le Gos, nous avons une belle vue sur le village accroché à la montagne.
La montée qui suit est la plus importante de la journée, avec parfois de fortes pentes. La récompense vient ensuite avec une superbe vue sur les montagnes environnantes à partir de Bournaguet. Nous nous regroupons en haut à Montclar, sur la place du village. Les maisons limitent la vision sur le paysage, mais à la sortie du village une surprise nous attend. Un ancien moulin à vent a été transformé en observatoire. Un grand escalier, pas très esthétique, mais néanmoins bien pratique, nous permet d’accéder au sommet du moulin sans ailes où une plate-forme nous accueille avec des planches descriptives qui permettent de reconnaître les paysages des alentours. En repartant, après un parcours sur le Causse, une belle descente nous conduit à Coupiac où nous faisons une pause photo. Le château, la chapelle du Saint-Voile et ses fresques superbes, sont les plus belles attractions locales. La suite du parcours, quasiment toute en descente, nous ramène dans la vallée du Tarn où nous quittons l’Aveyron, avant d’arriver à Trébas. Nous avons parcouru plus de 68 km avec 911 m de dénivelé aujourd’hui. Nous terminons la soirée à la guinguette, dans une belle ambiance, par l’aligot proposé par le patron du camping.
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Dimanche 27 avril 2025
44 photos
Le parcours
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Le récit
Jacky, qui n’est pas encore bien, a décidé de rentrer ce matin et Martine ne roule pas aujourd’hui. Nous sommes donc treize au départ. Le temps est très couvert et le brouillard annoncé est plutôt au-dessus, mais il fait moins froid que les autres jours. Après le briefing, nous descendons le long du Tarn, passons de l’autre côté à Villeneuve-sur-Tarn et grimpons en direction d’Alban. La matinée est toute en montée et l’après midi tout en descente. La montée n’est pas difficile, même s’il y a quelques passages plus pentus. Nous entrons peu à peu dans le nuage qui couvrait le ciel à notre départ. Le brouillard mouille nos tenues de pluie. Après une belle montée, nous arrivons sur le plateau et traversons Alban. Après une petite descente dans la vallée de l’Oulas, nous grimpons sur le Causse. Un pylône, au carrefour du Verdier, marque le point le plus haut. Après une légère ondulation, nous grimpons de nouveau. Au Puget, nous montons dans une superbe forêt d’arbres centenaires. Je suis le seul à m’arrêter au château car il est moins attirant que la forêt. La route continue à monter. Ici, chaque carrefour est marqué d’une croix, le plus souvent une croix occitane en pierre, mais parfois juste une croix métallique. À Montfranc, nous passons dans l’Aveyron et nous arrivons au point le plus haut, à 814 m. La brume se dissipe et l’autre côté laisse présager la venue du soleil. Nous prenons une petite route étroite qui descend très vite dans la vallée du ruisseau de Ternis. Nous remontons de l’autre côté pour arriver à l’aire de repos du moulin à vent de Pousthomy, où est prévu le déjeuner, juste au moment où le clocher du village sonne midi.
Un petit groupe s’est arrêté car le vélo d’Annie a crevé. Pascal redescend pour aider sa compagne pendant que nous nous installons à l’aire de repos. C’est le grand luxe, avec en prime le soleil qui se montre entre les nuages. Il y a deux tables, un menhir sculpté découvert en 1861, une double balançoire pour les enfants, une vieille herse pour assurer le décor, et en prime, l’intérieur du moulin se visite et sert de hall d’exposition des œuvres locales. Pour agrémenter le tout, la haie qui sépare l’aire de la route contient un lilas dont les fleurs embaument sous le soleil encore timide. Après déjeuner, nous terminons la route jusqu’au village où nous nous arrêtons pour une pause café sous le soleil de la terrasse du troquet local. La suite du parcours est une longue descente le long de la vallée du Rance. Nous passons en-dessous de Saint-Cernin-sur-Rance. Au niveau de Verdun, nous repassons dans le Tarn. Nous passons Curvalle avant de rejoindre Villeneuve-sur-Tarn, traverser la rivière et rejoindre le camping. Nous avons parcouru près de 57 km avec 997 m de dénivelé. Jean-Luc nous quitte ce soir, mais avec les autres nous décidons de terminer les restes de l’apéro de vendredi soir, ce qui nous fait une belle soirée conviviale sous le soleil avant de se quitter demain. Ainsi se termine une belle rencontre dans un endroit charmant que nous devrons revenir parcourir sous le soleil d’été.
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