Souillac (46)
Du 18 au 24 mai 2025
7 jours429 km5 568 m D+315 photos
Le rassemblement
Nous étions 28 participants pour ce second rassemblement 2025 de vélos couchés dans le sud-ouest, basé à Souillac, au nord du Lot. De nombreux habitués avaient répondu à l’appel, renforcés par quelques nouveaux venus qui ne tenaient qu’à renforcer le nombre des premiers. La météo, quelque peu fraîche et humide, nous a réservé quelques chauds moments de soleil et même si nous n’avons pas pu toujours passer entre les gouttes, rien ne nous a empêché de rouler chaque jour. Les paysages du Lot et de la Dordogne sont ici fantastiques, vallonnés à souhait – mais ça se mérite par des grimpettes pas toujours tendres – et ponctués de jolis villages et de beaux châteaux. Roberto, le seul sans assistance électrique, a montré ses capacités dans des montées à plus de 15 %. Une route en travaux nous a obligés à un portage le dimanche et une modification des parcours des mercredi, jeudi et vendredi et nous avons eu très peu d’aléas techniques, dont le plus notable est la panne complète de l’assistance électrique du vélo de Vincent qui l’a obligé à rentrer de Sarlat en musculaire, ce qu’il a effectué avec brio sur la voie verte malgré son handicap. L’ambiance conviviale a ravi tous les participants qui ne demandent qu’une chose, c’est de revenir.
Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.
Jours du rassemblement
Dimanche 18 mai 2025
53 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes 26 au départ, ce matin sous le soleil. Bruno ne nous rejoindra que lundi soir et Vincent seulement jeudi matin. La majorité roulent en trike, sauf Serge et Roberto qui roulent à vélo couché, et Madeleine et Benoist qui roulent à vélo droit. Seul le vélo de Roberto n’a pas d’assistance électrique. Quelques minutes avant notre briefing à l’entrée du camping, nous assistons au départ d’un rassemblement de mobylettes et mini-motos, basé lui aussi au camping, mais dont c’est le dernier jour. Leur départ, enveloppé de fumée bleue, ne nous fait pas regretter d’avoir choisi le vélo, même si leurs montures anciennes ont un petit air désuet qui n’est pas sans intérêt. Une fois le calme et l’oxygène revenus, nous procédons au briefing et nous quittons le camping en longeant la rive droite de la Dordogne puis en passant le pont pour un premier arrêt en rive gauche sous le château de Cieurac. Après les photos, nous reprenons la route jusqu’au Roc.
En arrivant au Roc, des pancartes signalent que la route est barrée. À la sortie du village, il y a un camion en travers et des blocs en plastique obturent le passage. C’est dimanche et il n’y a pas de travaux, on pourrait peut-être passer malgré tout. Roberto part en reconnaissance sur le tronçon neutralisé qui semble être dégagé pour la partie visible. Lorsqu’il revient, il n’a rien vu de notable et nous décidons de passer malgré tout. Arrivés à l’autre bout sans encombre, nous trouvons un barrage de blocs de béton qui obture entièrement l’accès à la route. Nous passons alors tous nos vélos un par un par-dessus l’obstacle pour nous retrouver tous du côté libre et poursuivre notre parcours. Passant en Dordogne, nous longeons la rivière alors que devant nous énorme un sanglier traverse la route. Nous continuons jusqu’à Saint-Julien-de-Lampon où nous faisons une pause sur la place devant l’église. Nous reprenons la route qui quitte la vallée et grimpe dans la forêt avant de tourner à droite en direction du château de Fénelon.
En arrivant, les toits coniques des tours dépassent au-dessus des arbres. Après une petite grimpette, nous contournons le château pour nous arrêter devant. Entouré d’un double mur d’enceinte, il trône fièrement sur la colline. Après les photos, nous reprenons la route pour rejoindre le point de vue sur la vallée de la Dordogne, de l’autre côté, au fond d’une impasse près d’une petite chapelle. Il y a une ancienne croix bilobée en pierre, similaire à celle du cimetière de Saint-Hilaire-Foissac en Corrèze, qui doit être très ancienne. Une table d’orientation identifie les points remarquables que nous avons parfois du mal à identifier en raison de la végétation luxuriante. Nous remontons jusqu’à la route qui descend dans la vallée de la Dordogne, puis nous reprenons la route de la rive gauche. Nous grimpons jusqu’à Veyrignac pour redescendre jusqu’à Groléjac. Nous rejoignons la voie verte pour nous arrêter sous le pont, en bord de Dordogne où est prévu l’arrête casse-croûte. Chacun choisit sa place à l’ombre ou au soleil.
Après le déjeuner, nous reprenons la voie verte pour traverser la Dordogne sur le pont, sans oublier d’y faire des photos, et rejoindre un peu plus loin sur la droite la branche qui va vers Souillac. Le parcours suit celui de l’ancienne voie ferrée qui reliait Sarlat à Souillac. Le revêtement est lisse et peu pentu. Nous tenons un bon rythme. Nous faisons un nouvel arrêt à Aillac où la piste domine les toits du village d’un côté et de l’autre un bras fermé de la Dordogne qui sert de port aux barques des habitants du lieu. C’est dimanche et nous croisons de nombreux cyclistes. Après Aillac, nous quittons le tracé de la voie ferrée et la voie verte emprunte une petite route qui serpente entre les plantations de noyers. À Calviac, nous retrouvons le tracé de la voie ferrée avec son revêtement lisse, puis nous passons sous un tunnel, pas très long et en ligne droite, dont on voit très bien l’autre extrémité inondée de lumière. Nous nous arrêtons à Roufillac pour le café déjà envahi par un rallye automobile de grosses cylindrées. Chantal et Serge nous quittent ensuite pour rentrer directement par la voie verte.
Nous traversons la route de Sarlat pour monter vers Carlux. Nous grimpons jusqu’en haut du village pour une visite des ruines du château. La visite est en libre accès et du premier niveau on a une belle vue sur les toits du village d’où émerge une cheminée gothique du XIVème siècle. Le château, outre le fait qu’il représente un beau point de vue sur les alentours, nous permet de reconnaître quelques-uns de ses éléments grâce à une signalétique adaptée, notamment la chapelle. Il y a aussi quelques endroits avec des escaliers et des puits d’accès, ainsi qu’une tour dont l’accès est interdit. Après la visite, nous redescendons jusqu’à Roufillac où nous traversons le pont pour continuer jusqu’à Saint-Julien de Lampon. À la sortie du village, nous prenons à gauche en direction de Masclat. Ça monte jusqu’au village, puis nous redescendons dans la forêt jusqu’au fond de la vallée du ruisseau de Tournefeuille pour rejoindre la route de Gourdon que nous prenons à gauche vers la Dordogne. Un peu plus loin, nous prenons à droite en direction de Nadaillac-de-Rouge.
La route monte dans la forêt, puis, au village, nous prenons à gauche en direction du château. Vu de ce côté, on dirait une belle maison bourgeoise, mais les deux énormes dépendances et le toit de la tour qui dépasse derrière ne trompent pas. Nous contournons en descendant entre le château et l’église, pour nous arrêter sur le parvis. De là, le château n’a pas de réputation usurpée. C’est un vrai château avec des tours et de grandes fenêtres à meneaux. Après quelques photos, nous reprenons la route et une belle descente nous conduit au Roc, dans la vallée de la Dordogne. Nous repassons par Cieurac où nous traversons le village pour passer juste en-dessous du château et rejoindre le pont sur la Dordogne. Nous rejoignons le camping vers 17h00 et nous terminons la soirée autour d’un apéritif offert par l’AFV. Nous avons parcouru plus de 60 km pour 706 m de dénivelé sous un beau soleil, avec une température clémente l’après-midi. Une belle journée en somme.
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Lundi 19 mai 2025
44 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le temps est couvert et la pluie annoncée approche. Nous ne sommes que 21 au départ. Françoise, Odile, Annie, Chantal et Madeleine ne roulent pas. Serge a troqué son deux roues pour le trike de Chantal. Après le briefing, nous traversons le centre de Souillac pour prendre la direction de Martel en passant devant l’entrée de l’autoroute. Il y a du monde et la zone de travaux à voie unique à la sortie de la ville n’arrange rien. Nous passons sous le viaduc de la voie ferrée, puis sous le pont de l’autoroute. Un peu plus loin, nous prenons à droite une route qui grimpe mais qui nous évite la circulation des poids-lourds dans la montée de la route principale. Après la montée, nous revenons sur la route que nous avons quittée plus bas, mais comme c’est assez plat, nous roulons plus vite. Nous traversons Baladou, puis, après être passés devant l’usine Solev qui fabrique les flacons de luxe pour les parfums et cosmétiques, nous arrivons à Martel. Nous nous installons sous la halle pour une visite des lieux, notamment de la place de la mairie et de son passage marqué de deux canons.
Nous quittons Martel en passant devant le chemin de fer touristique du Haut Quercy, alors que la pluie se met à tomber. Après une petite montée en sortie de la ville, une belle descente nous conduit dans la vallée de la Dordogne. Au Colombier, nous prenons à gauche la superbe route qui descend sous les falaises en direction de Gluges. Elle se termine en bordure de Dordogne avec la falaise de l’autre côté. Nous grimpons une forte pente ensuite dans le village de Gluges et encore à gauche pour nous arrêter sur le parvis devant l’église. Il y a juste assez de place pour nos vélos. Ici, Édith Piaf venait régulièrement prier à l’église et a même financé dans le plus grand anonymat les travaux visant à renouveler deux de ses vitraux. En repartant, nous passons au-dessus du château puis nous traversons la route de Gramat afin d’aller voir le belvédère de Copeyre. Nous garons les vélos le long de la route puis nous empruntons le chemin qui grimpe jusqu’à la plateforme au-dessus de la vallée. La pluie ne nous aide pas à profiter pleinement du lieu, mais le paysage vaut quand même le détour.
Nous reprenons ensuite la route de Gramat, passons la Dordogne sur le pont de Gluges, puis remontons de l’autre côté en direction de Montvalent. Avant d’arriver à Montvalent, nous prenons à droite une petite route qui descend jusqu’à Saint-Georges. Là se trouve une résurgence de la rivière souterraine de Padirac. Il y en a encore deux autres sur la commune de Montvalent, en-dessous des falaises. Nous y trouvons des plongeurs qui vont visiter les lieux sous terre car c’est un site de renommée internationale pour ce sport atypique. Après une photo des plongeurs en train de disparaître dans le trou d’eau, nous remontons sur la route pour rejoindre Montvalent où nous nous installons pour déjeuner alors que la pluie cesse juste au bon moment. Après déjeuner, nous faisons une petite visite de ce village dont la petite halle, en plein centre vaut le détour. Nous repartons alors que la pluie recommence à tomber, mais pas très fort. Nous prenons à droite la route qui rejoint la vallée de la Dordogne après une belle descente, puis nous suivons la route de la vallée en passant devant les grottes de Lacave.
Nous faisons un arrêt en bord de route au pont de l’Ouysse pour admirer le château de Belcastel qui trône en haut de la falaise au-dessus du confluent de la Dordogne et de l’Ouysse. De là on distingue parfaitement, en haut de la falaise, le château à gauche et sa chapelle à droite. Après quelques photos, nous reprenons la route pour grimper vers Belcastel. Nous faisons une pause aux Boules, devant les tentes des producteurs locaux et d’où on a, de l’autre côté de la route, une autre vue sur le château de Belcastel. Certains en profitent pour discuter avec le producteur de noix. Il nous recommande la visite du moulin de Gougnaguet où nous avons prévu de passer demain. Finalement, nous terminons la montée pour redescendre un peu plus loin jusqu’au pont de la Treyne. Nous traversons la rivière puis nous laissons les vélos au parking à gauche afin d’aller à pied sur le pont pour voir le château de la Treyne. Niché au cœur de la verdure, il domine la rivière. La vue de l’autre côté n’est pas mal non plus. Nous remontons sur Pinsac et regagnons Souillac et le camping vers 16h00 après un peu plus de 55 km et 663 m de dénivelé.
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Mardi 20 mai 2025
74 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes 26 à rouler aujourd’hui. Chantal ne roule pas, mais Bruno nous a rejoints hier soir, comme prévu. Il fait bien gris et le brouillard cache l’horizon dans la vallée. Après le briefing, nous partons alors qu’une petite pluie commence à tomber. Serge, dont l’ingéniosité n’est jamais pris en défaut, a bricolé un support pour fixer son parapluie ouvert sur son trike, ce qui lui permet de rouler à l’abri du moins tant qu’il ne roule pas trop vite et qu’il n’y a pas trop de vent. Nous suivons en sens inverse la fin du trajet d’hier. Nous passons Pinsac, puis le pont de la Treyne, puis Belcastel et nous descendons, poursuivis par un autobus et une flopée de voitures, jusqu’au bord de la Dordogne avant Lacave. Nous prenons à droite pour grimper au-dessus de la vallée de l’Ouysse. Nous nous arrêtons après la montée alors que la pluie se calme. Nous quittons cette route un peu plus loin pour rejoindre le petit hameau de Canteloube, puis pour plonger, sur une route rugueuse et très pentue qui nous secoue bien, au fond de la vallée de l’Ouysse.
Nous nous regroupons en bas, au bord de l’eau, où une pancarte indique le moulin de Cougnaguet à 200 m. Un chemin sans revêtement nous y conduit en peu de temps. J’ai prévenu le propriétaire du moulin de notre passage aujourd’hui et nous sommes attendus par un ancien meunier qui nous explique en détail le fonctionnement des quatre meules entraînées par l’eau de la rivière. Sa diction un peu rocailleuse et le bruit des machines en fonctionnement ne facilitent pas la compréhension, mais la couleur locale et les explications glanées par ceux qui sont tout près suffisent à nous satisfaire. Après la visite des machines, on fait un petit tour à l’extérieur pour voir les amenées et les sorties d’eau, puis nous passons à l’étage pour voir l’habitation du meunier telle qu’elle était autrefois. La visite se termine par un petit coup de gnôle et des noix gracieusement offerts par notre guide. À midi, nous sommes autorisés à nous installer là pour déjeuner sur un grand banc à l’extérieur, près du bief de sortie du courant dévié du moulin, et sur une petite plage juste à côté au bord de la rivière. Le soleil pointe son nez entre deux nuages et nous sommes comblés.
Nous repartons sur le chemin, goudronné à partir du moulin, en observant un chevreuil folâtrer dans un pré à droite de la route, puis nous prenons la route de Rocamadour. Ça grimpe et le retour du beau temps nous incite à alléger la tenue. Après la montée, nous nous regroupons sur le chemin piétonnier qui longe le haut de la vallée à l’Hospitalet. D’ici on a une belle vue sur le rocher de Rocamadour. Après avoir attendu les accros du café qui avaient investi le bar local aux tarif spéciaux pour les touristes, nous continuons jusqu’à l’esplanade de l’Hospitalet d’où nous avons une belle vue sur le village de Rocamadour accroché au rocher. Après quelques photos, nous prenons la route qui descend dans la vallée de l’Alzou. Nous passons sous un petit tunnel en courbe, puis nous nous arrêtons en bord de route pour quelques photos supplémentaires. Nous continuons la descente, passant devant l’entrée du village de Rocamadour, puis nous descendons jusqu’au pont de l’Alzou pour remonter de l’autre côté, face au rocher. Avant de passer sous le pigeonnier de Laguille qui trône à mi-falaise à gauche, nous faisons une nouvelle pause photo car nous sommes exactement en face de Rocamadour et la vue est superbe.
Nous continuons la montée sur le causse de Gramat, puis la route monte et descend au gré du relief du causse. À Couzou, nous prenons à droite avant de rentrer dans le village. Suit une belle descente, puis une nouvelle montée et une partie plate jusqu’à Calès où nous faisons une pause au bord de la route. Nous descendons ensuite jusqu’au Bastit pour remonter et passer sur l’autoroute. Finalement, nous débouchons sur la route de Souillac à Cahors, un peu fréquentée, mais à la chaussée large et toute en descente. Nous faisons une pause au belvédère de Lanzac d’où on a une belle vue sur la vallée de la Dordogne barrée par le viaduc en courbe de l’autoroute. La suite de la descente, sur un revêtement parfaitement lisse, est un vrai toboggan. Nous traversons le village de Lanzac, toujours en descente, puis le pont sur la Dordogne avant de rejoindre Souillac et le camping sur la rive droite. Nous avons parcouru un peu plus de 60 km et grimpé 1029 m.
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Mercredi 21 mai 2025
27 photos
Le parcours
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Le récit
Aujourd’hui, nous sommes tous au départ, faisant un effectif de 27, notre maximum pour cette rencontre. En raison des travaux entre Le Roc et Mareuil qui nous ont valu un portage le premier jour, le parcours de ce jour et ceux que nous ferons les deux jours suivants ont été modifiés pour passer sur la rive droite de la Dordogne en empruntant la voie verte. Nous quittons le camping après le briefing sous un ciel couvert et avec une température bien fraîche. Nous rejoignons la route de Sarlat et ses multiples véhicules motorisés que nous suivons jusqu’à Cazoulès où débute la voie verte qui mène à Sarlat. Nous tenons un bon rythme puis nous faisons une pause à Roufillac avant de prendre le pont pour rejoindre Saint-Julien-de-Lampon. Là, nous retrouvons le parcours prévu qui descend le long de la Dordogne jusqu’à Groléjac, atteint après une petite montée à Veyrignac. C’est là que Serge et Chantal nous quittent pour rejoindre le trajet de retour et raccourcir ainsi une journée bien longue. La suite est plus tourmentée, avec une forte pente et de nombreux virages, puis une belle descente nous conduit à Domme où nous entrons dans la vielle ville par la porte des Tours.
Après une forte grimpette dans les petites ruelles, nous nous installons sur l’esplanade devant le beau point de vue pour le casse-croûte. Quelques touristes étonnés par nos machines viennent discuter. Après le repas et un café au prix prohibitif pour ceux qui ne peuvent s’en passer, nous repartons par les petites ruelles pour repasser la porte des Tours, où nous faisons des photos commémoratives, et grimper en direction de l’aérodrome. Passé la zone plate où nichent les avions, une belle descente nous conduit jusqu’à Saint-Cirq-Madelon après avoir traversé la route de Sarlat à Gourdon. Nous remontons ensuite une petite vallée pour prendre ensuite à droite la petite route qui mène au village de Milhac. Si celle-ci commence par une descente, la pente prend rapidement l’inclinaison inverse et la devient très forte jusqu’au village, donnant du fil à retordre à notre ami Roberto qui roule sans assistance. Il s’en sort avec brio grâce à un entraînement régulier.
Nous faisons une longue pause à Milhac pour admirer le château et les superbes maisons fleuries. Certains ont une longue discussion avec une habitante qui, attirée par notre foule inhabituelle, leur raconte l’histoire de sa maison ancienne et du village. Marie-Jo, un peu plus loin, discute avec un autre habitant qui nous donne quelques boutures du rosier de variété ancienne qui orne sa clôture. Il reçoit un couteau à l’effigie de l’AFV en remerciement. Finalement, nous quittons Milhac pour prendre un peu plus loin la route directe qui mène à Saint-Julien-de-Lampon. Nous traversons la Dordogne puis reprenons en sens inverse la voie verte qui nous ramène à Souillac afin d’éviter le tronçon en travaux sur la rive gauche prévu par le parcours initial. Certains en profitent pour passer par le supermarché pendant que les autres rentrent directement au camping. Nous n’avons pratiquement pas vu le soleil aujourd’hui, mais il n’a pas plu. Le compteur affiche près de 70 km pour 763 m de dénivelé. La modification du parcours a nettement rallongé le trajet, mais le dénivelé est pratiquement inchangé en raison du passage par la voie verte à l’aller et au retour.
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Jeudi 22 mai 2025
30 photos
Le parcours
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Le récit
Nous sommes encore 27 au départ aujourd’hui bien que Chantal ne roule pas, car Vincent nous a rejoints ce matin. Le temps est encore bien couvert et il ne fait pas chaud, mais nous avons l’espoir de voir le soleil cet après-midi. Aujourd’hui encore, le parcours a été modifié pour éviter le tronçon en travaux sur la rive gauche de la Dordogne. Après le départ, nous prenons la route du premier jour, passant par Cieurac en suivant la vallée jusqu’au Roc. Là, nous prenons la route qui grimpe vers Nadaillac-de-Rouge. La pente est très forte. À Nadaillac-de-Rouge, nous prenons à droite avant le château une petite route qui rejoint la route de Mareuil à Gourdon. La pente est extrême, plus de 20 % mais nous sommes dans le bon sens. Il n’y a qu’à se laisser descendre. Une fois sur la grande route, c’est plus facile, ça monte lentement et nous roulons bien. Nous faisons une pause à Auniac, sur la place du village. Nous continuons ensuite jusqu’à Gourdon. Nous traversons la ville au milieu de la circulation, puis nous entrons dans la vieille ville par une petite ruelle en pente pour grimper jusqu’à l’église fortifiée que nous contournons pour nous garer où nous pouvons sur le parking déjà plein.
Laissant nos montures à la garde des quelques-uns qui ne veulent pas monter les marches, nous grimpons à pied jusqu’à l’esplanade qui domine la ville. Il y a une table d’orientation et sous nos pieds se trouve la réserve d’eau qui alimente la ville. De là, on a une belle vue sur le clocher fortifié et tous les environs de Gourdon. Le vent frais et l’absence de soleil ne nous incitent pas à nous éterniser là-haut et nous ne tardons pas à redescendre sur le parking pour le casse-croûte. Après le déjeuner, certains vont au café en bas de la vieille ville, d’autres vont flâner dans les rues historiques et voir le jardin médiéval, pendant que nous sommes quelques-uns à garder les vélos. Finalement, nous repartons pour descendre et prendre la route de Nozac du côté de Gourdon par lequel nous sommes arrivés. Le ciel se découvre peu à peu, laissant pointer un soleil qui va faire monter la température ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Nous passons Nozac puis nous faisons une petite pause sur la place de Roufilhac. Il y a une jolie fontaine et un décor en rondins figure une locomotive et deux wagons servant de pots de fleurs. Après nous être regroupés et avoir fait quelques photos, nous reprenons la route pour une nouvelle pause pour nous regrouper à Vidal où le sol au pied des noyers est couvert de marguerites et d’orchidées. Un peu plus loin, nous retrouvons la route que nous avons prise ce matin dans l’autre sens après avoir quitté Nadaillac-de-Rouge. Peu après, nous prenons à droite vers Lamothe-Fénelon puis nous continuons jusqu’à Nadaillac-de-Rouge. Nous passons devant le château puis nous nous arrêtons sur le parvis de l’église en-dessous pour de nouvelles photos. La suite est identique à notre parcours de ce matin, avec une belle descente –~celle que nous avons grimpé ce matin~– sur le Roc puis dans la vallée de la Dordogne en passant sous le château de Cieurac. Nous rentrons de bonne heure après 54 km et 897 m de dénivelé. Nous passons la soirée au restaurant en ville pour rejoindre le camping à la tombée de la nuit.
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Vendredi 23 mai 2025
43 photos
Le parcours
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Le récit
Pour éviter le centre de Sarlat le jour du marché, nous faisons aujourd’hui le parcours initialement prévu samedi. En raison des travaux sur la rive gauche, le retour de Sarlat se fera entièrement sur la voie verte. Nous ne sommes que 24 au départ. Olivier et Françoise ont rejoint l’île de Ré pour des obligations familiales et seront de retour ce soir. Marie-Jo et Christian nous ont quitté hier soir. Chantal, qui n’a pas roulé hier fera aujourd’hui un parcours plus facile en compagnie de Serge. Ils iront jusqu’à Sarlat par la voie verte et reviendront par le même chemin. La journée s’annonce belle et la brume de la vallée se dissipe progressivement. Après le briefing, nous quittons le camping pour rejoindre la voie verte en rive droite. Il y a un peu moins de circulation qu’hier sur la route de Sarlat, mais nous retrouvons avec plaisir le calme de l’ancienne voie ferrée. Nous faisons une halte à Rouffillac, avant de prendre la route de Carlux alors que Serge et Chantal continuent sur la voie verte. Avant la montée à Carlux, nous devons prendre une petite route à gauche. Le tracé du parcours a fait un petit raccourci sur une voie privée et la tête du peloton doit revenir en arrière pour prendre un peu plus loin la bonne route. C’est une petite route qui grimpe bien avec des passages à forte pente.
Arrivés en haut, nous prenons à droite la route de l’Homond qui redescend gentiment. Nous nous regroupons dans ce petit hameau et nous réalisons que l’un d’entre-nous manque à l’appel. Vincent fait l’école buissonnière. En fait il a laissé filé le groupe et il s’est trompé à une bifurcation. Je l’appelle pour le réorienter. Il avait bien identifié son erreur et se trouvait sur un chemin qui le ramenait jusqu’à nous. Peu après, il nous rejoint et nous avançons jusqu’à la sortie du village pour une pause photo devant le château du Sirey. Au moment de repartir, Vincent recule par mégarde dans le fossé sous les quolibets de ses compagnons qui s’empressent de le sortir de cette situation délicate. Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plus loin devant le château du Paluel. Celui-ci est en ruines, mais il reste de beaux murs qui laissent deviner la magnificence passée. Nous avons encore ensuite de belles montées et une belle descente pour rejoindre Sarlat où nous retrouvons Chantal et Serge sur la place du 14 juillet où nous installons sur les bancs pour déjeuner.
Après déjeuner et un café pris au bar du coin, nous reprenons nos vélos pour rejoindre le centre historique. Il y a des travaux en cours mais nous nous faufilons pour rejoindre la rue commerçante. Laissant les vélos sous la garde de quelques uns, nous partons pour une visite à pied. Nous entrons dans la lanterne des morts, une construction en ogive située au milieu du cimetière bénédictin. Nous tentons de contourner la cathédrale, mais le passage est obstrué par le chantier de montage d’une immense estrade et de ses gradins. Nous décidons finalement de revenir aux vélos et d’aller visiter la cathédrale par son entrée principale. Au moment de repartir, Vincent nous signale qu’il lui est impossible de faire redémarrer l’assistance électrique de son trike. Après plusieurs tentatives, y compris la permutation de certains éléments avec une assistance similaire d’un des participants, force est de constater qu’il nous est impossible de traiter le problème. Heureusement, le retour est prévu tout le long par la voie verte. Il reste cependant une petite montée au niveau de la gare pour quitter Sarlat et le handicap de Vincent peut lui rendre difficile un parcours tout en musculaire.
Finalement, grâce à la poussée d’âmes généreuses, Vincent arrive à passer la montée de la gare et il gérera la suite sans problème. Nous roulons même bien sur la piste cyclable en légère pente de Sarlat à Carsac. Après Carsac, nous prenons l’embranchement vers Aillac, croisant depuis Sarlat un grand nombre de cyclistes et nous retrouvons la vie verte où une pause à l’ombre des noyers est la bienvenue car le soleil de plus en plus présent a bien réchauffé l’atmosphère. Nous continuons sur cette route pour retrouver la piste à Calviac. Nous passons le tunnel puis après un court arrêt à Rouffillac nous poursuivons sur la piste cyclable. Après un regroupement à la fin de la piste, nous continuons en suivant la voie verte jusqu’à Cazoulès où nous prenons la route de Sarlat et rentrons au camping. Nous avons parcouru près de 63 km pour 590 m de dénivelé. En fin d’après-midi, Vincent a fait plusieurs tentatives de dépannage de son assistance en compagnie de Bruno qui a le même modèle sur son trike, mais sans succès. Il va être dans l’obligation d’abandonner pour le dernier jour et repartira demain matin. En soirée, nous nous retrouvons pour un nouvel apéritif de façon à finir les restes du premier soir. Françoise et Olivier sont de retour pour profiter de la compagnie pour cette soirée qui termine bien la journée, alors que jean-Paul, un peu fiévreux, s’est mis au lit directement en arrivant.
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Samedi 24 mai 2025
44 photos
Le parcours
Voir le parcours sur Edp-Parcours
Le récit
Ce matin, nous ne sommes que 17 à rouler. Isabelle, Maryse, Françoise et Chantal ne roulent pas. Jean-Paul et Marie-Paule non plus. Madeleine, Benoist et Vincent assistent au briefing mais ils vont nous quitter ce matin. Il fait encore frais ce matin, mais les nuages bas laissent de belles trouées de ciel bleu. Après un pas de danse des cinq féminines de l’équipe nous procédons à un briefing rapide pour prendre le départ en direction de Carennac. Nous passons la zone de travaux en voie alternée suivant le même début de parcours que le second jour, passant sous le viaduc de la voie ferrée et sous le pont de l’autoroute puis par la petite route qui grimpe à côté de la route de Martel. Arrivés en haut, nous faisons une pause juste à côté d’un menhir à moitié enseveli dans les herbes hautes. Le soleil gagne du terrain et le froid recule. Nous rejoignons la route de Martel pour la quitter à droite presque aussitôt. Ça monte un peu puis une belle descente nous conduit dans la vallée de la Dordogne que nous suivons vers l’amont jusqu’à Creysse.
Nous nous arrêtons devant la halle. Le village est superbe avec un château, une belle église, de belles maisons et cette petite halle dont un pilier a été décalé vers l’intérieur au XIXème siècle, sans doute pour faciliter le passage sur la route. Une petite rivière qui traverse le village ajoute au charme de l’ensemble avec de jolis petit ponts. Sur un des piliers de la halle, un repère marque le niveau atteint par la crue de la Dordogne en 1952, à un peu moins de 2 m de haut. Sur le pilier décalé, des pancartes indiquent les distances à vol d’oiseau de certaines grandes villes du monde, mais aussi des villages voisins et de quelques endroits du village, comme le port, la piste de danse ou même les crêpes. Un petit escalier en pierre, juste derrière la halle permet d’accéder à la rivière qu’un mur borde dans tout son parcours à travers le village. Nous quittons avec regret cet endroit si charmant pour prendre la route de Gluges que nous avons pu apprécier lundi. Arrivés à Gluges, nous continuons sur la route qui évite le village pour rejoindre le pont et passer de l’autre côté de la Dordogne.
Nous montons un petit peu après le pont, puis nous prenons à gauche la route de Carennac. Juste après, Claude et Serge nous quittent pour rentrer à Souillac pour midi afin de préparer leur départ. Nous ne sommes plus que 15 et le groupe est plus facile à gérer. Nous passons au pied du cirque de Montvalent, puis nous arrivons à Floirac. L’église fortifiée est très belle avec un plafond peint et de jolies fresques. Une habitante nous raconte l’histoire du village, protestant contre la présence du monument aux morts à l’intérieur de l’église. Nous repartons après quelques photos pour nous arrêter un peu plus loin à Mézels où on peut voir la fontaine des lépreux datant de l’époque où le village leur avait réservé cet accès à l’eau alors qu’un édit de 1322 intimait l’ordre de les brûler vifs. C’est ainsi que les lépreux eux-mêmes ont bâti cette fontaine. Avant de repartir, nous faisons quelques photos dans le charmant petit jardin public face à une belle maison en pierre très fleurie. Nous continuons la route qui longe la Dordogne pour finalement arriver à Carennac où est prévu le déjeuner.
Nous rangeons nos vélos devant le château des Doyens et nous nous installons pour déjeuner sur le mur au soleil au-dessus de la Dordogne. Après le repas, nous allons faire une petite visite de la ville, de l’impasse devant l’église, du pont sur l’affluent de la Dordogne et des petites ruelles. Le café du coin accueille les habitués. Après que chacun ait pu satisfaire ses points d’intérêt, nous reprenons la route pour traverser le village et rejoindre la route de Miers qui grimpe sur le causse de Gramat. Après une forte montée, la pente s’adoucit jusqu’à Miers. La suite est facile, plutôt en pente. À Goudou, sur la commune de Montvalent, un superbe sanglier géant trône au bord de la route. C’est une œuvre d’art construite avec des matériaux de récupération réalisée par l’association Faire-en-fer qui gère une exposition de l’autre côté de la route. Après de multiples photos de la bête aux yeux rouges, nous reprenons la route qui, par une belle descente nous ramène au bord de la Dordogne que nous traversons à Meyronne. Nous traversons Saint-Sozy puis nous grimpons à travers la forêt avant qu’une belle descente nous ramène à Souillac après être passés par-dessus l’autoroute. Le compteur affiche 65 km pour 920 m de dénivelé. Ainsi s’achève une semaine mémorable que chacun a su apprécier.
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