Prayssas (47)
Du 28 avril au 1er mai 2012
5 jours155 km1 073 m D+206 photos
Le rassemblement
Après la réussite des rencontres de Lamagistère et de Moissac en 2011, j'avais envie d'organiser un rassemblement sur une durée plus longue afin de permettre à ceux qui habitent loin de participer. Le week-end du 1er mai 2012 semblait bien approprié avec un pont autorisant 4 jours de congés à une période où, normalement, la météo du Sud-Ouest garantit chaleur et soleil. Après un mois de mars printanier, ce mois d'avril 2012 a été glacial et très humide, non conforme à l'habitude. Devant l'adversité, les 33 participants ont composé avec la fraîcheur et l'humidité, pataugeant dans la boue du camping, mais ils ont gardé leur bonne humeur.
Sur les 4 jours, nous avons pu rouler 3 jours, passant entre les gouttes de pluie. 2 courageux ont affronté la pluie incessante du lundi pendant que quelques autres faisaient la visite du château d'Henri IV à Nérac. La météo nous a fait un clin d’œil le dernier jour en nous permettant de rouler sous le soleil. J'avais préparé deux parcours pour chacun des trois premiers jours, mais personne n'a choisi les parcours longs. Le parcours du dernier jour était volontairement raccourci pour laisser du temps l'après-midi à ceux qui avaient de la route à faire pour rentrer chez-eux.
La manifestation était organisée sous le parrainage de l'Association Française des Bentriders qui couvrait ces 4 jours par son assurance responsabilité civile. Les commentaires des participants, ainsi que leurs photos et vidéos, sont consultables sur le forum Vélorizontal.
Jours du rassemblement
Vendredi 27 avril 2012
3 photos
Il est un peu plus de 17h00 lorsque nous approchons du camping, dans cette jolie vallée de la Masse que le soleil éclaire parcimonieusement, perçant entre deux nuages. Nos deux tricycles et les vélos droits pour Amandine et Guillaume sont dans la remorque. Amandine est venue avec nous et Guillaume nous rejoindra dans la soirée. Au détour d'un virage, nous voyons un vélo couché approcher. C'est Jean-Michel (Jean Mi) qui fait une petite balade. Il nous dit que d'autres participants sont déjà au camping.
Après les formalités, nous nous retrouvons tout de suite dans l'ambiance : devant la barrière d'accès à la zone de camping, une grande flaque occupe toute la largeur du chemin et autour le sol a l'air bien spongieux. Le lac est tout proche, prêt à déborder sur le chemin. Heureusement, les emplacements sont un peu en hauteur et on peut espérer être un peu au sec. Il n'empêche que l'herbe est très imbibée et très vite, nous pataugeons dans la gadoue. Cela n'a pas l'air de troubler les propriétaires du camping qui semblent plus intéressés à récolter les recettes qu'à faire du gros entretien. Il est vrai qu'avec une météo normale, le coin doit être enchanteur...
En arrivant, nous retrouvons avec plaisir nos amis Didier (Didier33) et Laurence, Patrick (pypat) et Martine (mymat), ainsi que Jean-Yves (vc44) et Françoise (Fanfan44). Après le montage de la tente, nous voyons arriver Philippe (trikie), notre doyen qui arbore ses 82 ans avec le sourire, accompagné d'Hervé (RV33) qui vont partager un mobile-home. C'est ensuite au tour de Christophe (bubu) et Isabelle qui installent leur belle Eriba sur un emplacement en-dessous du nôtre. Peu après, nous voyons arriver Jacques (JumpyJack), sur son Lynx chargé de bagages, qui a fait le parcours en vélo depuis Bordeaux. Un peu plus tard, un objet rouge et blanc brille à l'entrée du camping. C'est le vélomobile Strada de Julien (jull) qui est parti ce matin de Toulouse.
Nous nous retrouvons tous sous l'auvent de Patrick et Martine autour du rosé pétillant apporté par Jean-Yves, accompagné avec bonheur des tourteaux fromagers venus des Deux-Sèvres dans les bagages de Christophe et Isabelle. Guillaume arrive juste à temps pour participer aux libations. Après l'apéro, nous retournons dîner dans notre campement pendant que d'autres restent sous l'auvent de Patrick et Martine où ils apportent leurs victuailles. La nuit tombe doucement sur le camping et tout le monde finit par aller se coucher, bercé par le concert des grenouilles qui sont bien les seules à apprécier l'humidité ambiante.
Samedi 28 avril 2012
71 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Il a plu par intermittence une partie de la nuit, pour la plus grande joie des grenouilles qui nous l'ont fait savoir. Ce matin, la brume enveloppe la vallée d'une gangue glacée. Heureusement, il ne pleut pas. Nous nous retrouvons à 9h30 à l'entrée du camping. Philippe (philippe2982), André (dd24), Didier (Didier31) et Luc (biroulet) viennent d'arriver. Gérard (coyote) avec son vélomobile vert, et Nanou, qui habitent tout près, manquent à l'appel. Ils arriveront un quart d'heure après notre départ et renonceront à nous rattraper.
Il n'y a pas de candidat pour le grand parcours. Après un petit briefing décrivant le parcours et les étapes, nous quittons le camping dans la brume. La vallée est très sauvage et nous apprécions l'absence de voitures. Nous sommes 21 : Didier33 en Catrike Trail, Laurence en ICE QNT motorisé, Didier31 en Pioneer, trikie en HP Scorpion FX, bubu et Isabelle en tandem Pino, Jean-Yves (vc44) et Françoise (Fanfan44) tous deux en ICE Sprint RS, Philippe (philippe2982) en ICE QNT, Jacques (JumpyJack) en Lynx, Julien (jull) en vélomobile Strada, Patrick (pypat) en Zoomer, Martine (mymat) en HP Scorpion, Luc (biroulet) en Cruzbike Quest, Jean-Michel (Jean Mi) en Seiran SL, Hervé (RV33) en HP Scorpion FX, André (dd24), Amandine et Guillaume en vélo droit, Martine en ICE QNT26, et moi en ICE QNT. Cela fait 11 trikes, 4 vélos couchés, 1 tandem mixte, 1 vélomobile et 3 vélos droits.
Au carrefour de la D13, nous quittons la vallée pour rejoindre Laugnac. La côte n'est pas trop difficile et nous nous réchauffons un peu en montant. À Laugnac, nous nous arrêtons dans le village pour quelques courses. Certains seraient bien tentés par le bar juste à côté, mais il nous faut repartir pour ne pas arriver trop tard à l'étape de midi. Au carrefour de la D113, une voiture attend le dépannage dans le fossé. Un peu plus loin, alors que nous devons tourner à droite, certains, emportés par leur élan, continuent tout droit. Nous attendons un peu qu'ils nous rejoignent. Plus loin, nous faisons une petite pause au village de Castella. Là, Jean-Michel me signale qu'il a une roulette de son dérailleur arrière qui est cassée et qu'il va retourner au camping pour tenter de réparer. Après avoir grignoté un peu, nous continuons sans lui avant d'être complètement refroidis.
À Lacanal, nous prenons à gauche la D212E. Juste après, en haut de la côte, à La Truffe, nous plongeons dans la brume qui est ici beaucoup plus dense. La température s'en ressent et il fait bien frais dans les descentes. Nous passons tout près des grottes de Fontirou dont la visite pourrait être une alternative en cas de mauvais temps. À partir de Saint-Antoine de Ficalba, la N21 a été passée à 4 voies et elle est interdite aux vélos. Nous suivons un itinéraire parallèle qui zigzague entre les champs. Quelques arrêts permettent de reconstituer le groupe qui s'étire en longueur. À Guiraudel, nous retrouvons, pour quelques dizaines de mètres, l'ancienne N21 avant de filer en direction de Pujols. Nous allons rejoindre par le haut ce village perché sur la colline au-dessus de Villeneuve-sur-Lot. Le coin est très résidentiel en raison de la vue, sur la vallée du Lot, d'un côté, et sur celle du Mail, de l'autre côté, et ceci tout près de la ville. Nous descendons jusqu'au cœur du village de Pujols où nous grimpons la petite côte qui conduit au centre historique.
Nous nous installons pour déjeuner sous la halle de cette jolie bastide touristique située sur le chemin de Compostelle. Les maisons sont en belles pierres blanches et tout a été restauré parfaitement. C'est un vrai plaisir pour les yeux. Par contre, la brume est toujours présente, même sur la place. Nous faisons un peu de place sous la halle pour un groupe de randonneurs à pied qui a choisi le même endroit que nous pour pique-niquer. Après déjeuner, quelques uns vont prendre le café au bar du coin, d'autres s'égaillent dans le village à la recherche de l'ultime photo de ces jolies façades (la palme revient à Françoise). André en profite pour essayer les trikes. Il fait des ronds sur la place et compare les différents modèles présents dans notre équipage. Un des marcheurs en profite lui aussi pour faire un essai. Inutile de dire qu'il est conquis.
Finalement, je donne le signal du départ. La brume s'est atténuée, nous laissant découvrir la ville de Villeneuve-sur-Lot au fond de la vallée, à travers la porte fortifiée par où nous quittons le village. La descente vers la vallée du Mail est un véritable toboggan que nous apprécions tous, même si l'air est un peu frais. En peu de temps, nous nous retrouvons en bas et nous prenons la D226 pour remonter la vallée du Mail. Ici aussi, la rivière s'appelle la Masse, mais ce n'est pas la même que celle qui coule près du camping. Après avoir remonté doucement le cours de la rivière, nous obliquons à droite pour quitter la vallée. La route grimpe franchement en lacets jusqu'à la D212 où nous faisons une petite pause pour récupérer et nous regrouper. Le ciel reste gris, mais il ne pleut pas et le brouillard qui nous cachait la vue ce matin a disparu.
Nous repartons sur cette jolie route peu fréquentée. Nous traversons le petit village de Lacenne avant de déboucher sur la D113. Après une petite côte et une descente, nous bifurquons deux fois à gauche pour rejoindre la toute petite route qui va nous conduire jusque dans la vallée de la Masse. Après quelques kilomètres bucoliques, une descente vertigineuse nous descend dans la vallée où nous rejoignons bientôt la route que nous avons quittée ce matin pour rejoindre Laugnac. C'est sous quelques gouttes éparses que nous terminerons notre parcours, en remerciant le ciel d'avoir attendu pour nous déverser ses quelques larmes. À l'issue de cette journée, mon compteur affiche 55 km.
Arrivés au camping, nous retrouvons Jean-Michel qui est allé à Agen chercher la pièce nécessaire à la réparation de son dérailleur. Il pourra donc rouler de nouveau avec nous les autres jours. Nous avons également la surprise de trouver Marie-Laure (aime-aile33), Guy (DoGuyDor) et les anciens propriétaires du magasin Cycles Zen d'Angers, Jean-Jacques et Babette. En route pour une balade en trike le long du canal des deux mers, puis du canal du Midi jusqu'en Catalogne, ils avaient prévu de nous rejoindre dimanche après-midi seulement, mais la météo peu favorable a changé leurs plans. Ils ne sont pas inscrits pour le repas de ce soir, mais Marie-Laure et Jean-Jacques rouleront avec nous demain.
Nous finissons la soirée au restaurant Saint-Anne de Prayssas où Gérard et Nanou, qui ont loupé notre départ ce matin, nous rejoignent. À 23, nous faisons une belle tablée. La cuisine n'est pas exceptionnelle, mais Sylvie, la patronne, est très sympathique et à l'écoute de nos besoins. Les conversations sont très animées et les sujets ne manquent pas. Personne n'a osé venir en vélo. Il faut dire qu'il fait très frais et que la côte pour monter au village est assez raide. D'un autre côté, il aurait été facile de redescendre après le repas. Si la météo avait été plus clémente, il y aurait certainement eu quelques volontaires pour tenter l'aventure.
09:21
09:22
09:22
09:22
09:23
09:23
09:37
09:37
09:37
09:38
09:38
09:38
09:39
09:39
09:39
09:39
09:40
09:40
09:40
09:41
09:41
09:41
09:42
09:54
10:07
10:08
10:21
10:21
10:24
10:25
10:31
10:31
10:54
10:59
11:26
11:26
11:48
11:50
11:50
11:52
12:09
12:25
12:26
12:54
12:55
12:55
14:08
14:09
14:09
14:19
15:13
15:14
15:24
15:24
15:24
15:24
15:29
15:41
15:54
15:55
15:55
15:56
15:56
15:58
16:22
16:22
16:22
16:22
16:23
20:13
20:14
Dimanche 29 avril 2012
52 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Ce matin, il fait un peu plus frais mais le soleil s'invite au petit déjeuner. Après avoir plié sa tente, Philippe (philippe2982) nous quitte pour rentrer chez lui à Montauban. Il y a une rencontre VTT organisée au camping. C'est très bruyant, avec des haut-parleurs commentant la course en direct. Nous croiserons leur parcours, mais les VTT n'empruntent la route que sur de courts tronçons, leur lieu de prédilection étant les chemins bien boueux des collines, ce qui se voit quand on les croise.
Au rassemblement de 9h30 à l'entrée du camping, Lorenzo nous rejoint. Peu après arrivent Gérard et Nanou, puis Jean-Pierre (dissacha), Astrid et Jean-Louis. André nous quitte pour la journée et reviendra demain. Lorenzo roule en vélo couché à traction avant directe qu'il a construit lui-même, Gérard a pris son vélomobile Waw, Nanou est en trike Greenspeed, Jean-Pierre roule en MetaPhysic, Astrid en Orca et Jean-Louis en High Baron. Compte tenu des arrivées et des départs, nous sommes 27 aujourd'hui. Cela fait 13 trikes, 8 vélos couchés, 1 tandem mixte, 2 vélomobiles et 2 vélos droits.
Je retarde un peu le départ pour laisser aux derniers arrivés le temps de se préparer. Aujourd'hui encore, il n'y a pas de volontaire pour le grand parcours. Nous croisons la route des VTT dont on ne reconnaît plus la couleur des maillots, mais nous nous retrouvons rapidement seuls dans la vallée. Nous grimpons la côte un peu raide qui mène à Prayssas où nous faisons une pause à la boulangerie. C'est le marché sous la halle et nous faisons sensation. Nanou n'a pas de chance. Elle a déraillé dans la côte et, arrivée sur la place, elle a un pneu avant à plat. Gérard veille au grain et remet tout en ordre avant que nous repartions.
Nous quittons Prayssas par la D118. La descente est grisante. Nous passons devant le lac de Laubarède puis nous remontons sur l'autre versant. Notre élan est vite dissipé dans la montée qui est assez longue. Nous passons Frégimont puis peu après, nous prenons à droite la D205. Quelques uns, emportés par leur élan, ont filé tout droit. L'un d'entre nous leur court après pendant que nous faisons une petite pause. Gérard nous rejoint avec son Waw pour me dire que Nanou n'est pas bien et qu'ils font demi-tour.
Nous ne sommes plus que 25 à continuer. Après quelques collines sur la crête, nous entamons la descente sur la vallée du Lot. Nous faisons une nouvelle pause à l'entrée de Galapian où nous allons prendre à gauche en direction d'Aiguillon. Jean-Louis, Jean-Pierre et Astrid partent devant car ils veulent passer à la boulangerie à Aiguillon. Je leur indique un point de rendez-vous juste à l'entrée du pont sur la Garonne. Nous reprenons notre descente folle vers la vallée. Au niveau de Lagarrigue, je m'arrête pour attendre les retardataires afin qu'ils ne manquent pas la bifurcation à gauche qui va nous faire éviter Aiguillon. Didier33 et Laurence se font attendre. Ils ont fait un peu de tourisme dans Lagarrigue ce qui les a retardés. Pendant ce temps là, une partie des autres a filé, sans se soucier du parcours. Bilan, nous sommes un peu éparpillés et nous devons attendre à La Tourasse que les égarés nous rejoignent.
Nous reprenons notre route et passons sous la voie ferrée avant de rejoindre le pont sur la Garonne. Comme nous avons traîné, nos amis partis pour Aiguillon ne sont pas là. Nul doute qu'ils ont filé sur Buzet-sur-Baïse ne nous voyant pas au rendez-vous. Nous décidons de reprendre notre route pour rejoindre le port où est prévue la pause méridienne. Notre belle file colorée s'aligne sur le pont pendant que les voitures attendent. Passé le pont, nous bifurquons à gauche dans le village de Saint-Léger. Nous rejoignons la D642 qui nous mène tout droit à Buzet-sur-Baïse sur un vrai billard avec le vent dans le dos. Julien en profite pour pousser son vélomobile.
Arrivés au village, nous prenons la piste cyclable des bords du canal pour rejoindre le port où nos amis nous attendent. Là, des tonnelles ont été aménagées pour accueillir les randonneurs. Toutes les places sont libres et nous investissons les lieux. Cependant, l'air est frais sous l'ombrage et certains préfèrent rester sur la pelouse au soleil où il fait meilleur. Trikie et Jean-Jacques, eux, préfèrent le confort de leurs tricycles qu'ils placent au soleil. La capitainerie du port est fermée, de même que les toilettes, ce qui n'arrange pas les dames. En période d'affluence, il y a aussi un bar, mais là, tout est fermé. Dommage.
Avant de repartir, nous faisons une photo de groupe. Trikie a décidé de retourner au village prendre un café. Il nous rejoindra plus tard, son GPS lui indiquera la route de retour. Nous passons sur le pont qui surplombe l'écluse menant du canal à la Baïse devant l'air ébahi de quelques promeneurs. Notre route suit la voie verte du canal des deux mers. Ce tronçon est très agréable, coloré en vert clair par les arbres aux jeunes feuilles.
Juste avant de traverser la Baïse, la piste passe de l'autre côté du canal. Le terrain s'élargit et il y a une belle écluse. Nous passons le pont-canal sur la Baïse où un arrêt-photo permet d'immortaliser le moment. Les kilomètres qui suivent longent l'autoroute qui relie Bordeaux à Toulouse. Il n'y a pas trop de circulation, mais c'est quand même moins calme. Au passage sous un pont près de Feugarolles, nous croisons un groupe de cyclistes en balade. Ils devront attendre que notre groupe, heureusement compact, soit passé pour avoir la voie libre. Un peu plus loin, nous quittons le canal pour rejoindre Saint-Laurent et Port-Sainte-Marie par des petites routes. Nous sommes dans la plaine alluviale de la Garonne et la zone est très cultivée. Heureusement, il reste quelques bouquets d'arbres pour agrémenter le paysage.
Nous traversons le pont sur la Garonne pour rejoindre Port-Sainte-Marie. La route longe la voie ferrée. Aucun train ne passera pendant que nous traverserons la ville. À la sortie sud, nous prenons à gauche pour rejoindre la vallée de la Masse que nous allons remonter sur une dizaine de kilomètres. La température a un peu monté et on enlève des épaisseurs. Il y a quelques petites côtes, immédiatement suivies par des descentes. Le paysage est très agréable sous le soleil qui fait des apparitions régulières entre les nuages. Juste avant le carrefour de la D107 qui mène à Prayssas, on aperçoit un dinosaure en contre-bas de la route. C'est une maquette fort bien réussie. Il y a aussi les maquettes d'une vache, d'un éléphant et d'autres animaux géants sous un hangar. Après une petite pause au carrefour, nous grimpons les quelques centaines de mètres de la D107 avant de bifurquer à droite sur la route qui mène au camping. Après une belle descente et deux kilomètres supplémentaires, nous arrivons au camping qui nage toujours dans la boue. Mon compteur affiche 59 km.
Jean-Pierre, Jean-Louis et Astrid décident de rentrer chez eux et de ne pas participer au repas du soir. Sylvie, la patronne du restaurant, a prévu une soupe en plus ce soir, certains ayant trouvé le menu de la veille un peu léger après les efforts du jour. L'ambiance est toujours aussi chaude et les discours sont animés entre les 24 convives. Pendant que nous dînons, la météo fait des siennes. Il pleut des cordes et c'est sous des trombes d'eau que nous rejoindrons le camping. Amandine et Guillaume ont repris la route pour Bordeaux après le repas pour être au travail le lendemain. Compte tenu de l'humidité ambiante, inutile de dire que nous n'avons pas traîné à nous mettre au chaud sous la couette.
08:20
10:00
10:14
10:19
10:20
10:20
10:34
10:36
10:41
11:07
11:08
11:08
11:08
11:09
11:26
11:26
11:26
11:26
11:35
11:35
11:39
11:53
11:55
11:55
11:59
12:00
12:07
12:54
12:55
12:55
13:43
13:43
13:44
13:44
14:15
14:17
14:17
14:17
14:19
14:23
14:28
14:31
15:08
16:02
16:04
20:52
20:57
21:01
21:02
21:02
21:02
21:03
Lundi 30 avril 2012
11 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Il a plu toute la nuit et ce matin, ça continue. Le terrain de camping est fortement imbibé. Nous décidons de ne pas rouler tant que le temps sera à la pluie. Hervé et André, eux, sont décidés à tenter l'aventure. Au moment où ils allaient partir, je propose à André d'utiliser le trike de Martine qui est à peu près réglé à sa taille. C'est une bonne occasion pour lui de tester un trike en conditions réelles. Je lui donne la carte du parcours prévu et nous lui laissons un numéro de portable au cas où. Ils prennent la route sous la pluie. Compte tenu du temps, Lorenzo décide de rentrer à Toulouse et Julien aussi, mais lui doit faire le trajet comme il est venu, en vélomobile. Marie-Laure, Guy, Jean-Jacques et Babette vont reprendre leur route le long du canal vers le sud. Pas sûr qu'ils puissent rouler en trike aujourd'hui.
Après avoir discuté un peu, nous allons d'abord prendre un café chez notre restauratrice préférée à Prayssas. Nous sommes ensuite une dizaine à décider d'aller à Nérac visiter le château d'Henri IV. Nous partons en fin de matinée pour déjeuner au restaurant à Nérac. Arrivés là-bas, il pleut toujours autant. Nous nous réfugions au restaurant face au château. L'accueil est sympathique et le menu est économique tout en étant fort honorable. Nous prenons notre temps, la météo n'offrant aucun répit. Si nous sommes arrivés dans les premiers, la salle se remplit assez vite. Nous sommes au chaud et à l'abri, ce qui est essentiel, et bientôt, nous avons le ventre plein. Finalement, nous nous décidons à quitter le confort du restaurant pour les froides salles du château.
Heureusement, la porte d'accès est juste en face et nous n'avons pas longtemps à marcher sous la pluie qui tombe sans discontinuer. Le château relate la vie d’Henri IV avec de très beaux tableaux décorant des salles parfois presque vides. Luc, intarissable sur tout un tas de sujets, assure l'animation. Nous passons là une bonne partie de l'après-midi. Heureusement, nous sommes à l'abri. Pendant la visite, André nous appelle pour nous dire que leur parcours en trike s'est bien passé et qu'ils sont rentrés au camping après avoir parcouru une cinquantaine de kilomètres.
Finalement, nous nous décidons à rentrer au camping. Après un peu de route, nous retrouvons la vallée de la Masse. La rivière a bien grossi et elle a fait déborder le lac qui baigne les tables et les bancs placés autour. Il commence même à envahir une partie du chemin qui mène au camping. Espérons que le niveau va se stabiliser, sinon nous risquons d'être coincés là. En attendant l'heure du dîner, nous sommes plusieurs à nous regrouper devant les sanitaires à admirer le Scorpion d'Hervé. Chacun y va de son conseil et nous lui apportons plusieurs modifications. C'est ainsi que je m'aperçois que ses pneus avant sont montés à l'envers. En y regardant mieux, les disques de frein sont eux-aussi à l'envers. En fait, les roues droite et gauche ont été inversées. Avec l'aide de l'assemblée, l'anomalie est vite corrigée. Nous apportons ainsi plusieurs améliorations à son tricycle comme par exemple l'augmentation du rayon de braquage par écartement optimisé des éléments du guidon.
Au moment de rejoindre le restaurant, le ciel se dégage et la pluie cesse. La météo annonce du beau temps pour demain. Nous allons pouvoir rouler. Finalement, nous ne serons qu'une quinzaine au restaurant de Prayssas ce soir, mais l'ambiance sera aussi conviviale. Lorsque nous redescendons au camping, le niveau du lac n'a pas bougé et le chemin est encore praticable. Par contre, le taux d'humidité dans l'herbe des emplacements frise les 100 %.
13:39
13:40
14:32
14:34
14:36
14:40
14:41
14:44
15:05
20:47
20:47
Mardi 1er mai 2012
69 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
La nuit a été calme, par contre, la température a bien baissé. Il ne fait que 4°C dehors et nous avions 8°C sous la tente lorsqu'on s'est réveillé. Nous démontons la tente et il faut parfois s'y prendre à plusieurs pour sortir les caravanes des emplacements boueux. Nous nous retrouvons tous à l'entrée du camping où nous attendent Jean-Luc (philippot) et son épouse Isabelle. Jean-Luc roule sur un Cruzbike Vendetta à traction avant directe et Isabelle roule en Baron Xlow. Gérard (coyote) nous prévient par téléphone qu'il est à Port-Sainte-Marie où il répare une crevaison avant de nous rejoindre en vélomobile. Finalement, il nous rejoindra juste à temps pour partir avec nous. Jean-Yves et Françoise ont décidé de ne pas rouler aujourd'hui pour faire leur route de retour sur Nantes. Patrick et Martine font de même car, habitant près de Sens, ce sont eux qui viennent de plus loin. Finalement, nous ne serons que 15 à rouler aujourd'hui : Didier33 et Laurence, trikie, bubu et Isabelle, Gérard, JumpyJack, biroulet, Jean-Michel, Hervé, Jean-Luc et Isabelle, André, Martine et moi. Cela fait 6 trikes, 1 vélomobile, 1 tandem mixte, 5 vélos couchés et 1 vélo droit.
À peine sommes-nous partis que Laurence pousse un cri : elle n'a pas d'assistance sur son trike. Didier cherche mais ne trouve pas la panne. Finalement, ils décident de faire demi-tour et faute de trouver la solution, abandonneront l'idée de rouler aujourd'hui. En même temps, Hervé s'aperçoit que son tricycle a du jeu au niveau de la liaison de pliage. Lui aussi retournera au camping où, avec l'aide de Patrick, il résoudra le problème au moins pour la journée. Nous nous arrêtons à Laugnac pour faire des courses. Nous y trouvons Patrick et Martine qui nous ont rejoint en voiture pour nous informer des péripéties des retardataires. Didier et Laurence vont rentrer chez eux et Hervé va nous rejoindre. En effet, celui-ci arrive peu après.
Nous reprenons la route pour suivre la vallée de la Masse depuis les crêtes. Le parcours est très joli sous le soleil, même si l'air est encore bien frais avec un petit vent qui n'arrange pas les choses. Nous faisons une petite pause près du cimetière de Saint-Denis, juste au-dessus du camping de Néguenou. Jean-Michel est déçu, il n'y a pas d'eau au cimetière. Gérard profite de la pause pour faire un essai du tandem Pino, à la place avant et à la place arrière. Au retour, il semble convaincu. Nous reprenons la route pour rejoindre Lusignan-Petit. La traversée du village est très rapide et nous continuons sur les crêtes en direction de Port-Sainte-Marie.
À mi-chemin entre Lusignan-Petit et Saint-Médard, nous dominons la vallée de la Garonne et nous découvrons un superbe moulin à vent. Il est en parfait état, très bien rénové. On en profite pour faire une petite pause au bord de la route sans voitures. La fraîcheur du temps ne tarde pas à nous inciter à décamper, bien que le soleil commence à chauffer un peu. Après quelques ondulations de terrain, nous rejoignons Saint-Médard, un petit village avec de belles pierres mais sans âme qui vive. Nous poursuivons notre route qui domine la vallée de la Garonne. Celle-ci roule des eaux troubles suite à la pluie d'hier. Le paysage est très joli sous un ciel qui fait une grande part au bleu. J'en profite pour faire une série de photos.
Avant d'arriver à Clermont-Dessous, nous avons droit à une belle descente. Je m'arrête pour faire une photo du village lorsqu'un bolide vert me rase. Gérard a mis son vélomobile en mode grande vitesse. Le paysage grandiose offre une belle vue sur le village, la vallée de la Garonne et plus loin sur Port-Sainte-Marie. On a presque un regret de reprendre la descente tellement c'est beau. Heureusement, la vitesse et les virages compensent par un autre plaisir. Lorsque j'arrive à l'entrée du village les autres sont là à m'attendre. Je les dirige vers le parking où se trouvent des toilettes. Trikie va en reconnaissance un peu plus loin et déniche une zone de pique-nique avec tables et bancs, sur un promontoire qui surplombe la vallée. Pendant ce temps là, Gérard nous fait ses adieux car il rentre chez lui pour déjeuner et ne roulera pas avec nous cet après-midi. Nous ne sommes plus que 12.
De notre emplacement de pique-nique, on a une superbe vue sur la Garonne et Port-Sainte-Marie. Les mûriers commencent tout juste à sortir leur feuilles et ne font pas encore d'ombre, ce qui est tant mieux car l'air n'est pas très chaud et la chaleur du soleil est la bienvenue. Après le casse-croûte, certains vont prendre un café au bar du village. Pendant ce temps là, André et moi nous offrons une petite sieste, lui sur une table, moi dans mon tricycle. Je vais aussi faire quelques photos dans le village. Il est tout petit, mais les ruelles pavées et tortueuses sont typiques. Finalement, nous repartons pour une nouvelle descente jusqu'en bas de la vallée.
À l'entrée de Port-Sainte-Marie, nous obliquons à droite pour prendre la route de la vallée de la Masse. Nous avons déjà fait le parcours restant dimanche en revenant de Buzet-sur-Baïse, alors je propose à mes coéquipiers de faire une variante en prenant la route qui suit l'autre côté de la vallée. Finalement, cela se révélera une bonne option. Les pentes y sont plus douces, même si un peu plus longues et l'aspect sauvage est toujours présent. Nous retrouvons l'autre route juste avant le moulin de Gaujac. Nous faisons une pause photo devant le dinosaure qui n'a pas bougé depuis notre dernier passage. Jean-Michel se risque même à tenter d'apprivoiser la bête. Finalement, ça ne réussit pas trop mal. Après avoir monté un bout de la côte de Prayssas, nous prenons la suite de la vallée et la route qui mène au camping. Nous arrivons sous le soleil où nous nous séparons finalement fort contents de notre séjour, malgré les intempéries et la gadoue.
08:10
08:10
08:11
10:06
10:16
10:16
10:25
10:30
10:30
11:44
11:46
11:50
11:50
11:50
11:50
11:50
11:51
11:51
11:51
11:51
11:51
11:51
11:51
11:53
11:53
12:02
12:02
12:02
12:04
12:07
12:25
12:26
12:26
12:30
12:31
12:31
12:31
12:31
12:31
12:32
12:40
12:41
12:42
12:42
12:43
12:52
12:53
13:27
13:27
13:29
13:33
13:33
13:34
13:35
14:09
14:09
14:09
14:09
14:15
14:15
14:16
14:43
14:43
14:46
14:46
14:46
14:56
14:56
14:57