Montricoux (82)
Du 22 au 23 septembre 2012
3 jours102 km1 320 m D+245 photos
Le rassemblement
Les premiers jours de cet automne 2012, nous nous sommes retrouvés pour un week-end, les 22 et 23 septembre, à la limite du Tarn et du Tarn-et-Garonne, près de la merveilleuse forêt domaniale de Grésigne et de la vallée de l'Aveyron. Avec 24 participants, ce rassemblement a été très convivial. Nous étions 22 à rouler samedi, 21 à rouler dimanche et le repas du samedi soir a rassemblé 23 convives. On a recensé 11 tricycles dont 1 caréné, 8 vélos couchés et 5 vélos droits. Si les régionaux de Haute Garonne et de Tarn-et-Garonne étaient bien représentés, certains participants sont venus d'assez loin : de Gironde, de Loire Atlantique, des Hautes Pyrénées et même d'Île de France.
La météo nous a gâté. Pour la longue montée du samedi matin, le temps est resté couvert et frais, puis le soleil a fait monter la température l'après-midi. Le dimanche a été beau, même si avec le fort vent d'autan qui soufflait à Puycelsi il a fait un peu frais. La région nous a révélé ses trésors : Montricoux, où nous avions élu domicile au camping Le Clos Lalande, Bruniquel, Penne d'Albigeois et Puycelsi pour les villages, les vallées de l'Aveyron et de la Vère, la forêt domaniale de Grésigne et les coteaux de Vaour pour les paysages verdoyants. En raison de la fermeture des routes forestières pour raison de brame du cerf dans la forêt de Grésigne, le parcours prévu le dimanche a dû être modifié. Nous n'avons pas grimpé la forte côte qui mène à Mespel et nous n'avons pas pu admirer le village de Larroque depuis le belvédère qui le surplombe. De même, nous avons manqué la chapelle de Notre Dame des bois à Mespel et la magnifique route forestière à flanc de coteau dans la forêt domaniale de Grésigne. Ce sera une bonne raison pour revenir rouler dans le coin.
Bien qu'un peu court pour profiter pleinement des richesses locales, ce séjour a été apprécié des participants, même si certains ont un peu souffert du dénivelé assez prononcé des parcours, lié à la topographie de la région. Les commentaires des participants, ainsi que leurs photos et vidéos, sont consultables sur le forum Vélorizontal.
Jours du rassemblement
Vendredi 21 septembre 2012
4 photos
C'est aujourd'hui le premier jour d'automne. La météo ne l'a pas compris car il fait un temps estival avec une grosse chaleur. Nous arrivons au camping Le Clos Lalande à Montricoux en début d'après-midi. Les Girondins, voyageurs du Cap Nord, Albert (Albout33) et Christine sont déjà là, de même que jean-Michel (Jean Mi) descendu de son pays nantais. Pendant que nous montons la tente, Hervé (RV33) arrive. Peu après, Didier (Didier33) et Laurence (Laurence33) arrivent en même temps que Marie-Laure (aime-aile33) et Guy (DoGuyDor). Voilà une belle brochette de Girondins. Aussitôt après, André-Jean (vieux clou) et Andrée arrivent de la région parisienne avec leur gros camping-car attelé d'une remorque sur laquelle est bâché le trike caréné. Serge (vitus82), qui habite Montauban, est venu nous saluer avec son fils. Il repart avant l'apéro, mais il reviendra demain pour rouler avec nous. Un autre local, Jean-François (velotri82) vient aussi nous rendre visite.
Nous continuons la discussion autour d'un verre de muscadet, dégustant les biscuits parfumés préparés par Martine. Nous sommes bientôt rejoints par Jean-Pierre (Razmoket) et Brigitte qui sont en maison d'hôtes à Bruniquel. Un peu plus tard, alors que nous sommes à l'accueil du camping pour régulariser notre installation, nous voyons arriver Pierre (Kapello) accompagné de son fils de 23 mois, Paul. Ronan (Sparv) qui vient de Tarbes nous rejoint à la soirée. Luc (biroulet) est installé dans un chalet du camping Le Faucon d'or, à 2 km du village, et vient nous prévenir de son arrivée. Nous dînons à la nuit tombée, puis chacun rentre dans ses pénates provisoires.
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Samedi 22 septembre 2012
143 photos
Le parcours
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Le récit
Il est tombé une belle averse vers 2h00 du matin, puis la pluie s'est calmée. Au réveil, l'herbe est à peine humide et le ciel est couvert. La température est douce. Certains se sont plaints du bruit des Espagnols qui campent à l'autre bout du camping, mais nous, nous n'avons rien entendu. Nous nous regroupons à l'entrée du camping avant 9h00 pour le briefing. André (Rouband46) vient d'arriver avec son Scorpion, accompagné de Georges, un vétéran de 80 ans qui roule en vélo droit. En attendant que tout le monde arrive, Pierre essaie le Quest à traction avant directe de Luc, pendant que ce dernier court après le petit Paul qui en a profité pour filer. Albert attend toujours une pièce pour la remise en état de son Catrike Expedition après son voyage au Cap Nord. Il a emprunté le vélo droit de son fils pour participer à cette rencontre. Je distribue les copies de la carte du parcours et explique sommairement ce que nous allons faire aujourd'hui. Un peu après 9h00, je donne le top de départ. C'est à ce moment que Jean-Pierre (dissacha) arrive à l'entrée du camping. Il est parti de chez lui – Loubéjac, au Nord de Montauban – à vélo pour nous rejoindre. Finalement, nous sommes 21. Il y a 5 vélos droits (Andrée, Christine, Albert, Jean-François et Georges), 6 vélos couchés (Didier31 en Agenda, Luc en Quest, Jean-Michel en Seiran SL, Ronan en Zokra HR 700, Jean-Pierre dissacha en MetaPhysic et Pierre en Giro 26 qui tire la remorque de Paul) et 10 trikes (Laurence en QNT motorisé, Didier33 en Catrike Trail, Marie-Laure en Catrike Expedition, Guy en Catrike Trail, André en Scorpion motorisé, André-Jean en QNT motorisé et caréné, Jean-Pierre Razmoket en Catrike Expedition, Hervé en Scorpion, Martine en QNT26 et moi en QNT). Serge doit nous rejoindre cet après-midi avec son Orca, montant à 7 le nombre de vélos couchés et à 22 le total des participants du jour.
Nous traversons la rue principale du village de Montricoux pour un arrêt à la boulangerie, puis nous prenons la route qui remonte la vallée de l'Aveyron par la rive droite. Les ondulations du terrain nous font surplomber la vallée où miroite la rivière entourée de collines verdoyantes. Bientôt, nous voyons apparaître le château de Bruniquel, perché sur un piton rocheux, de l'autre côté de la vallée. Nous nous regroupons à la sortie du pont sur l'Aveyron avant de grimper la côte qui mène au village. Soucieux de ménager les mollets des moins aguerris, j'avais prévu de monter par l'autre côté du village, mais ceux qui étaient juste derrière moi, connaissant le coin, sont montés directement par la côte la plus raide. Le reste du groupe a suivi sans réaliser que ce n'était pas le parcours prévu. J'ai attendu en compagnie de Ronan et d'Hervé au carrefour suivant pour être certain que ça suivait. Personne. Je fais demi-tour pour constater qu'il n'y a plus personne sur la route et je retrouve tout le monde devant l'épicerie après avoir grimpé la côte raide qui monte directement au village. Là, nous faisons l'animation. Des passants s'intéressent à nos montures, certains discutent technique pendant que les autres font les courses.
Finalement, nous redescendons jusque dans la vallée de l'Aveyron, où Andrée nous abandonne pour rentrer au camping, ne se sentant pas assez aguerrie pour les montées à venir. Nous prenons la direction de Vaour. C'est une petite route peu fréquentée qui s'élève au-dessus de la vallée. Le panneau, en bas, annonce Fontbonne à 7 km. C'est là que se trouve le col du Pas de Cabal. Une longue montée avec une pente de 5 à 8 %. De quoi calmer les élans et chauffer les mollets de ceux qui roulent habituellement sur le plat. Chacun prend son mal en patience et le peloton s'étire. Bien sûr, les deux roues sont devant, à l'exception de Pierre qui est lesté du poids de Petit Paul dans sa remorque. Un peu après la carrière, Jean-Pierre (Razmoket) s'aperçoit qu'il a perdu la partie supérieure du mât de son tricycle. Heureusement, il était suivi et l'un de nous a ramassé le fanion qui a été mieux sécurisé pour éviter une nouvelle fugue. Nous passons dans le département du Tarn. Nous faisons une pause au carrefour de la route de Penne, près de Saint-Paul de Mammiac. Le temps reste couvert et c'est tant mieux car nous ne souffrons pas trop de la chaleur dans la montée. Finalement, nous arrivons au col du Pas de Cabal, à Fontbonne, où nous nous regroupons. Une stèle a été dressée sur le talus par le Véloce-club montalbanais en l'honneur de Joseph Bastit, un cyclotouriste local décédé en 1964. Petit Paul a profité de la côte pour s'assoupir dans sa remorque.
Après que chacun ait récupéré de ce gros effort, nous glissons dans la descente grisante qui nous mène 1 km plus loin, au carrefour de la route de Vaour. Là, une table et des bancs en pierre ont été installés, en lisière de la forêt domaniale de Grésigne. Un endroit idéal pour la pause casse-croûte. Il est juste midi lorsque nous investissons les lieux. Après la chaleur de la montée, la descente a été fraîche. On rajoute un vêtement avant de manger. Pendant le repas, les discussions vont bon train. Ensuite, certains font des essais. C'est un des points positifs de ces rencontres, chacun peu faire la comparaison des différents modèles de monture. Ceux qui, non encore équipés, sont venus en vélo droit peuvent ainsi se faire une idée précise de l'engin qui répondra à leur besoin.
Après une heure de pause, nous repartons en direction de Vaour. La route, après une petite montée pas trop difficile, redescend sur le plateau. Nous nous regroupons au carrefour de la D15 qui mène au village. Le soleil pointe son nez et la température remonte. Un peu plus loin, nous faisons une pause devant la ferme des lamas. Ces animaux paisibles ne semblent pas se soucier de notre foule colorée et bruyante. On n'en dira pas autant du chien de la maison qui fait entendre sa voix, montrant sa réprobation devant ces envahisseurs qui ont investi le devant du portail, heureusement fermé. Nous repartons pour nous arrêter un peu plus loin, au cœur du village. Il y a un point d'eau sur le mur de la mairie qui permet de remplir les gourdes. Le bar du village est fermé depuis longtemps et nous devrons attendre d'être arrivés à Penne pour prendre le café. Nous repartons sur la même route qui alterne petites montées et descentes bien rapides. Nous nous arrêtons au dolmen, près de Peyralade, au carrefour de la D15 et de la D91. Le ciel se dégage complètement et le soleil réchauffe l'atmosphère. On est dans une position dominante et la vue porte loin au-delà des collines.
La suite est un véritable toboggan qui va nous mener au fond de la vallée de l'Aveyron. Nous nous regroupons au carrefour de La Garrigue où nous prenons à gauche en direction de Penne. C'est une petite route bien pentue avec peu de virages prononcés, permettant d'atteindre des vitesses élevées. Vers la fin de la descente, des gravillons méritent qu'on diminue l'allure pour bien maîtriser la trajectoire. C'est aussi une question de sécurité pour ceux qui sont sur deux roues. Nous nous regroupons en bas avant d'entamer le kilomètre de montée jusqu'au village de Penne. Il fait chaud maintenant et nous voyons le haut de la côte arriver avec plaisir. En plus, on a une superbe vue sur les ruines du château perché sur le piton rocheux, au-dessus du village. Nous investissons la place de la mairie et nous nous réfugions à l'ombre dans le bar où le café et les bières sont les bienvenus. Certains, plus sobres, préfèrent l'ombrage des bancs publics de la place, veillant sur nos montures qui attisent l'intérêt des touristes et des autochtones. Après le café, nous descendons jusqu'à la place de l'église pour une petite visite de la ville médiévale. Une dame s'intéresse de près à nos tricycles et fait un essai de celui de Marie-laure.
Lorsque les derniers sont redescendus des ruelles médiévales, nous repartons en direction de Saint-Paul de Mammiac. C'est une belle montée de 4 km, heureusement presque toute à l'ombre à cette saison. En cours de route, nous avons une belle vue sur le village de Penne et son château à demi suspendu au-dessus de la vallée de l'Aveyron. La montée nous éparpille quelque peu tout le long de la route. Juste avant Saint-Paul de Mammiac, nous trouvons Serge qui nous a rejoints sur son Orca. Nous nous regroupons après le village, au carrefour de la route de Vaour, là où nous nous sommes arrêtés ce matin en montant. Un cycliste vétéran qui montait s'arrête, surpris de voir autant de vélos couchés. Il a la gouaille couleur locale et sait mettre le sourire sur les visages. Nous passons un bon moment à discuter avec lui en attendant que tous aient gravi la montée.
Nous repartons dans la descente, repassant devant la carrière où les gravillons nous font ralentir l'allure, pour nous regrouper en bas, au carrefour de la D115 qui longe la rive gauche de l'Aveyron. Une fois regroupés, nous reprenons en sens inverse la route qui suit la rive droite de l'Aveyron jusqu'à Montricoux. Jean-Pierre (dissacha) nous quitte au niveau du pont sur l'Aveyron pour rentrer directement chez lui à Loubéjac, au nord de Montauban. Il nous rejoindra au départ, demain matin devant le camping. Les derniers kilomètres se font sous la chaleur qui nous fait souffrir dans les côtes. Aucun nuage ne nous protège du soleil sous le ciel d'un bleu limpide. Heureusement, quelques tronçons se font à l'ombre. Finalement, nous retraversons le village de Montricoux pour rejoindre le camping. Celui-ci s'est rempli, un autre groupe étant venu pour y passer le week-end. L'un de ces participants, qui a loué un vélo couché au magasin Cyclable de Toulouse pour le week-end, découvre avec surprise qu'il se trouve à côté d'un rassemblement de ces montures bizarres. Il a pu ainsi admirer de près des vélos qu'il n'aurait pas pu voir à Toulouse.
Nous terminons la soirée au restaurant La Petite Marie, où nous nous rendons à pied depuis le camping. Nous y sommes rejoints par Monique, Line et Brigitte, les compagnes respectives de Serge, Jean-François et Jean-Pierre (Razmoket), ainsi que par Jean-Louis qui roulera avec nous demain. Le copieux repas nous permet de recharger nos batteries. Martine et moi avons été victimes d'un complot, fomenté par nos coéquipiers pendant l'après-midi, qui nous a interdit de régler notre dû à la restauratrice. Merci les amis, cette attention nous a touchés.
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Dimanche 23 septembre 2012
98 photos
Le parcours
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Le récit
La nuit a été calme hormis les manœuvres d'une voiture, vers 3 heures du matin, qui nous a mis les phares sur la tente. C'était sans doute un retour du mariage que nous avons croisé hier soir, à Montricoux, en rentrant. Le responsable du camping nous avait averti que les bungalows étaient loués pour le mariage. Ce matin, le temps est couvert et il fait un peu frais. Nous nous retrouvons à l'entrée du camping pour le rituel de distribution des cartes du parcours et pour le briefing. André nous a rejoint, mais son comparse Georges ne l'a pas accompagné aujourd'hui. Jean-Pierre (dissacha), Jean-Louis et sa compagne Astrid arrivent de Loubéjac en vélo. Astrid ne roulera pas avec nous et retournera à Loubéjac lorsque nous quitterons le village. Au moment où nous partons, je découvre Franck (FantaisyRat) qui prépare son vélo sur le parking. Nous sommes au complet, 21 en tout. Il y a 3 vélos droits (Christine, Albert et Jean-François), 7 vélos couchés (Didier31 en Agenda, Luc en Quest, Jean-Michel en Seiran SL, Ronan en Zokra HR 700, Jean-Pierre dissacha en MetaPhysic, Jean-Louis en Orca et Pierre en Giro 26 qui tire la remorque de Paul) et 11 trikes (Laurence en QNT motorisé, Didier33 en Catrike Trail, Marie-Laure en Catrike Expedition, Guy en Catrike Trail, Franck en Performer, André en Scorpion motorisé, André-Jean en QNT motorisé et caréné, Jean-Pierre Razmoket en Catrike Expedition, Hervé en Scorpion, Martine en QNT26 et moi en QNT). Andrée a prévu de venir à notre rencontre avec son Brompton ce soir, mais finalement, elle ne le fera pas en raison du fort vent qui soufflera aujourd'hui.
Comme hier, nous faisons un arrêt à la boulangerie, sous l'œil intrigué d'une mamie en peignoir qui nous observe depuis sa porte. Astrid nous quitte là pour retourner chez elle. Nous descendons en bas du village et faisons une belle procession sur le pont de l'Aveyron et au rond point qui suit. Le vent a chassé les nuages et laisse apparaître le soleil. Cependant, il fait encore un peu frais et nous restons couverts. La route monte un peu nous faisant découvrir une belle vue sur le village, de l'autre côté de la rivière. Franck, dont c'est le premier rassemblement, étrenne aussi son trike, acheté récemment. Nous nous regroupons en haut de la côte, au niveau du carrefour de la D32E. La chaleur a monté un peu et nous enlevons une épaisseur. Un chasseur avec une meute de chiens courants passe dans la prairie voisine et vient nous saluer, pour le plus grand bonheur de Paul qui est descendu de sa remorque se dégourdir les jambes. Nous descendons face au vent jusqu'à la route de Bruniquel. En bas du village, six superbes chevaux paissent tranquillement, nullement émus par notre équipage exubérant et voyant.
Après une petite montée en bas du village, nous attaquons la belle descente qui nous mène dans la vallée de la Vère. Je fonce devant pour m'arrêter faire quelques photos de l'enfilade colorée. Arrivés en bas, nous prenons à droite pour remonter la vallée de la Vère. Dans ce couloir entouré de collines, le vent souffle fort, de face. Même si la pente est faible, nous devons appuyer sur les pédales et la fatigue de la veille se fait sentir pour certains. Nous passons devant le camping de Bruniquel que j'aurai bien choisi comme camp de base s'il n'avait fermé au 15 septembre. La route est agréable avec des méandres et des petites côtes sans difficultés où le paysage alterne entre falaises rocheuses et collines boisées. Après quelques kilomètres, nous passons dans le Tarn. À la sortie de Saint-Martin, nous nous regroupons à gauche au carrefour de la route de Mespel. À peine arrivé, Jean-François me préviens que la route de la forêt domaniale est fermée. C'est un chasseur qui l'a prévenu. Les gardes ont fermé les routes forestières en raison du brame du cerf. Nous pouvons monter à Mespel, mais il sera impossible de continuer par l'itinéraire prévu. Finalement, j'opte pour la solution la plus sage, c'est-à-dire continuer la route de la vallée pour monter à Puycelsi par le chemin qui était prévu au retour. Nous reviendrons par le même chemin qu'à l'aller. Nous n'allons pas grimper la forte côte qui mène à Mespel se réjouissent certains. Par contre, nous n'admirerons pas le village de Larroque depuis le belvédère qui le surplombe, nous ne verrons pas non plus la chapelle de Notre Dame des bois à Mespel et nous n'emprunterons pas la magnifique route forestière à flanc de coteau dans la forêt domaniale de Grésigne. Tant pis, ce sera une bonne raison pour revenir rouler dans le coin.
Nous reprenons notre route, remontant la vallée de la Vère. Nous traversons le village de Larroque où nous faisons sensation auprès des quelques habitants sortis de chez eux. Un peu pus loin, nous arrivons au carrefour en épingle de la D8 qui monte à Puycelsi. J'en profite pour attendre les derniers pour les accompagner jusqu'au village. Du carrefour, on a une belle vue dominante sur le village de Laval, blotti au fond de la vallée au bord de la Vère. La côte jusqu'à Puycelsi est assez longue mais la pente n'est pas très forte, sauf en arrivant dans le village où elle s'accentue. En montant, on découvre cette belle bastide en contre-plongée, à travers les arbres. Notre arrivée sur la place fait sensation. Il y a quelques touristes. Le vent est fort et frais. Après quelques photos, nous allons un peu plus loin en haut des remparts nous installer près des tables de pique-nique pour déjeuner. Marie-Laure a perdu son drapeau dans la côte. Elle le récupérera à la descente puisqu'on revient par le même chemin. Après le repas, Jean-Louis fait un essai de mon trike et Albert fait ses premiers tours de roue en vélo couché sur l'Orca de Jean-Louis. Il se débrouille pas mal et fait le tour du pâté de maisons. Ensuite, une visite du village, parfaitement rénové et avec de belles pierres, se termine au bar de la place autour d'un café. Finalement, Jean-Louis et Jean-Pierre nous quittent là pour rentrer chez eux, à Loubéjac, directement.
Il est environ 13h30 lorsque nous reprenons la route sous l'œil étonné des touristes. Un joli toboggan nous ramène au fond de la vallée de la Vère. Là, la température est bien plus élevée que dans le village battu par le vent. On enlève une couche de vêtement. Le chemin de retour, identique à celui de l'aller, se fait le vent dans le dos et ça roule bien. Tellement que les premiers filent loin. Nous retraversons le village de Larroque quasi désert, repassons devant le camping de Bruniquel. Nous nous regroupons au carrefour avant la côte de Bruniquel. Certains filent sans attendre de façon à ne pas rentrer trop tard chez eux. Nous nous concertons avec André-Jean qui pense que son épouse va venir à notre rencontre par la route de la vallée de l'Aveyron. Il va prendre cette route là pendant que nous suivrons l'itinéraire de l'aller de façon à ne pas la manquer. Finalement, elle a décidé de ne pas rouler en raison du vent et nous nous retrouverons tous au camping où nous rentrerons vers 15h00, ce qui laisse le temps à chacun de rentrer chez lui.
Même si nous n'avons pas pu faire tout le trajet prévu, ces deux jours nous laissent un très bon souvenir, que ce soit du point de vue de la convivialité que de celui de la beauté des paysages et des villages. Quelques douleurs au cuisses pour certains ont été le prix à payer pour profiter de cette région accidentée, mais je suis certain qu'ils en gardent malgré tout un bon souvenir.
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