Rassemblement

Moissac (82)

Du 7 au 8 septembre 2013

3 jours114 km604 m D+89 photos

Le rassemblement

C'est au camping de l'île du Bidounet, à Moissac (82) que nous avions installé notre camp de base pour cette rencontre qui a rassemblé une vingtaine de protagonistes, les 7 et 8 septembre 2013, pour deux parcours d'un peu plus d'une cinquantaine de kilomètres. Nous avons même fait une recrue puisque l’Écossais John, de passage au camping, s'est joint à nous pour le parcours du dimanche. La météo n'a pas été favorable, mais nous avons pu rouler malgré la pluie en nous arrêtant lorsqu'elle était trop forte. Les bords du canal des deux mers et les petites routes de la campagne Tarn-et-Garonnaise ont servi de toile de fond à nos paysages dont les points forts étaient la bastide de Castelsagrat, les villes de Moissac, Montech et Castelsarrasin, l'abbaye de Belleperche en bord de Garonne et le village de Cordes-Tolosannes où nous avons manqué le point de vue sur la vallée de la Garonne, masqué par une forte pluie. Quoi qu'il en soit, la bonne humeur était là et elle a commencé très fort dès le vendredi soir grâce à Gérard et ses merguez.

Les retours, les photos et les vidéos des participants peuvent être consultés sur le forum Vélorizontal.

Jour 0

Vendredi 6 septembre 2013

2 photos

Le récit

Ce soir, nous sommes 13 autour de la table sous la grande tente montée pour abriter nos trikes et pour accueillir nos amis. Plusieurs d'entre nous ont apporté des bouteilles pour l'apéro et Gérard est passé faire les courses avant de venir. Il a amené la plancha et officie juste devant la tente, sous le parasol qui l'abrite des quelques gouttes annonciatrices de l'orage qui approche. L'ambiance est chaleureuse. Nous nous connaissons déjà presque tous et les nouveaux venus sont vite intégrés. Pendant que nous sommes en train de festoyer, Brigitte et Jean-Pierre s'installent dans leur bungalow en toile. La météo de ce week-end n'est pas fameuse, mais nous sommes prêts à affronter l'adversité. Lorsque nous regagnons nos pénates pour la nuit, je m'aperçois qu'il est à peu près l'heure d'arrivée de nos amis de Haute-Loire et je me rends à l'entrée du camping muni de la clé qui permet d'ouvrir la barrière d'accès. Lorsque j'arrive à l'entrée, Marie et Jean-Luc viennent juste d'arriver. Ils sont ravis de pouvoir s'installer sans avoir à attendre le matin à l'extérieur. Cette nuit sera pluvieuse, conforme aux prévisions.

Gérard, alias coyote, officier de la plancha, nous prépare des délicieuses merguez et autres grillades 19:52
Gérard, alias coyote, officier de la plancha, nous prépare des délicieuses merguez et autres grillades
Pendant ce temps là, nous prenons l'apéritif sous la tente 19:52
Pendant ce temps là, nous prenons l'apéritif sous la tente
Jour 1

Samedi 7 septembre 2013

41 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, nous sommes rejoints par Didier, venu de Toulouse pour la journée, André, qui habite dans le Lot pas très loin d'ici, ainsi que Geneviève et Lorenzo qui viennent du sud du département. Nous nous retrouvons tous à l'entrée du camping pour le briefing traditionnel. Nous sommes 20 au départ et la diversité des montures rend compte de l'inventivité des constructeurs de vélos couchés. Nous sommes 15 sur trois roues. Valentin (Valcator) roule en vélomobile Waw. André (rouband46), Philippe (trikie) et Hervé (RV33) roulent en Scorpion. Ceux d'André et de Philippe sont motorisés. Dominique et Philippe (2trikes) roulent en Kettwiesel motorisé, les seuls trikes avec deux roues à l'arrière. Didier (Didier33) roule en Catrike Trail. Laurence roule en ICE QNT motorisé. Geneviève (gene82) roule en ICE Sprint. Albert (albout33), Jean-Luc (scarabé) et Jean-Pierre (Razmokete) roulent en Catrike Expedition. Marie roule en Catrike 700. Martine et moi roulons en Gekko. Les autres sont sur deux roues : Didier (Didier31) en Agenda, Gérard (coyote) en Baron Xlow, Lorenzo en vélo couché carbone à traction avant directe qu'il a conçu et construit lui-même, Hélène en vélo droit motorisé et Christine en vélo droit.

Nous quittons le camping sous un ciel maussade qui ne laisse aucune place au soleil. Nous traversons le Tarn sur le pont Napoléon au joli décor de cailloux colorés sur les trottoirs. En longeant la rive droite du Tarn, nous retrouvons bientôt le canal des deux mers et sa voie verte. Nous sommes sur le chemin de Compostelle et nous doublons quelques pèlerins. En arrivant à l'écluse de l'Espagnette, la pluie se met à tomber doucement. Nous nous arrêtons pour mettre les vêtements de pluie. Pendant ce temps là, un des pèlerins qui nous ont rattrapés fait l'essai d'un de nos trikes. Nous continuons notre route, partiellement abritée par les majestueux platanes du canal. Arrivés au parcours de pêche de Malause, nous quittons l'abri des arbres alors que la pluie gagne en intensité. Nous nous arrêtons sous le pont de la route de Saint-Nicolas-de-la-Grave dont l'abri est à peine suffisant pour nous contenir tous. Pour tout arranger, une voiture passe, puis revient. À chaque fois, nous devons dégager le passage et repasser sous la pluie.

Nous continuons notre route lorsque l'averse se calme. Nous doublons plusieurs groupes de pèlerins en route pour Compostelle. La suite est sans encombre jusqu'à Pommevic où nous devons quitter le canal. Nous nous arrêtons sur le pont enjambant le canal. Une superbe péniche passe en-dessous. Les mariniers nous interpellent en anglais, surpris de voir notre foule hétéroclite colorée. Ils continuent leur chemin vers Moissac en nous faisant des signes d'adieu. Il tombe encore quelques gouttes et nous quittons l'abri des platanes pour traverser le village de Pommevic. Nous traversons la voie ferrée et prenons à gauche vers Goudourville dont on distingue le château perché sur la colline. Au carrefour suivant, nous devons attendre le vélomobile de Valentin dont un étrier de frein s'est desserré. Après réparation, nous rejoignons la route de Cahors que nous prenons sur un petit kilomètre avant de prendre à gauche la route qui monte à Castelsagrat. La pente n'est pas très forte, même si elle s'accentue dans le dernier kilomètre.

Finalement, nous arrivons au village alors que la pluie continue de tomber. Castelsagrat est une jolie bastide avec une place carrée toute entourée d'arcades. Cet abri est le bienvenu pour la pause déjeuner. Ensuite, certains vont prendre le café au bar de la place. Pendant ce temps là, une Cadillac moderne stationne sous nos yeux ébahis. Nous repartons pour rejoindre la vallée de la Barguelonne par une belle descente bien pentue alors que la pluie s'est arrêtée. En bas, nous retraversons la route de Cahors où la circulation n'est pas très importante. Nous remontons la vallée du Cabarieu par une route presque plate. Puis nous attaquons une jolie montée jusqu'au village de Larouquette. Nous nous arrêtons au premier replat pour attendre les derniers. C'est là que Martine me dit que son pneu droit est crevé. C'est la première séance réparation. Un petit silex pointu a fait un beau trou dans le pneu. La chambre à air de secours, initialement prévue pour nos tricycles ICE, ne passe pas dans la jante. Je répare le trou de la chambre crevée.

Nous avons à peine parcouru une centaine de mètres que le vélomobile s'immobilise. La vis de l'étrier de frein s'est encore dévissée et a bloqué la roue. La réparation est délicate car l'accès n'est pas aisé. Heureusement, Jean-Luc a un stock de vis qui permet de refixer l'étrier et de repartir sans risque de récidive. Nous reprenons la route et achevons la montée sur le coteau. Ensuite, c'est quasiment plat et nous roulons bien jusqu'à Viarose où nous entamons une belle descente vers Moissac que l'on devine entre les arbres. Arrivés en bas sur la départementale qui mène à Moissac, c'est au tour de Jean-Luc d'annoncer une crevaison de la roue droite. Il ne trouve pas de trou dans la chambre à air et remonte comme ça. Nous filons et traversons la route de Lafrançaise pour rejoindre la zone industrielle et la nouvelle déviation qui évite le centre ville de Moissac. Après de multiples ronds-points, nous passons le nouveau pont sur le Tarn puis rejoignons à droite la route qui mène au camping et longe la rive gauche de la rivière.

Une fois arrivés, nous retrouvons Marie-Laure et Guy qui n'étaient pas très motivés pour rouler sous la pluie aujourd'hui. Didier31, André, Lorenzo et Geneviève nous quittent pour rentrer chez eux. Hélène, l'épouse d'Hervé teste mon Gekko. Elle semble emballée et le trouve plus confortable que le Scorpion d'Hervé. Brigitte, la compagne de Jean-Pierre qui a fait du tourisme pendant que nous roulions, nous rejoint pour la soirée. Nous prenons l'apéritif sous la tente puis nous nous rendons à pied au centre ville pour dîner à la crêperie. L'ancien presbytère de l'abbaye a été rénové pour accueillir le restaurant. C'est un vieux bâtiment en briques typiques de la région avec de belles voûtes. Le repas était délicieux et a été apprécié des convives. Nous rentrons à la nuit alors qu'il se remet à tomber quelques gouttes.

Au camping, sur le pont qui relie l'île du Bidounet à l'ancien moulin 08:56
Au camping, sur le pont qui relie l'île du Bidounet à l'ancien moulin
André, qui n'habite pas très loin, nous a rejoints ce matin 09:00
André, qui n'habite pas très loin, nous a rejoints ce matin
Geneviève et Lorenzo aussi nous ont rejoints ce matin 09:02
Geneviève et Lorenzo aussi nous ont rejoints ce matin
Didier, le Toulousain, n'est venu que pour la journée 09:02
Didier, le Toulousain, n'est venu que pour la journée
Hervé et Hélène, heureux d'être avec nous 09:03
Hervé et Hélène, heureux d'être avec nous
Meeting à l'entrée du camping, avant le départ 09:03
Meeting à l'entrée du camping, avant le départ
Jour 2

Dimanche 8 septembre 2013

46 photos

Le parcours

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Le récit

Il a bien plu cette nuit. Nous retrouvons André à l'entrée du camping. Au moment du briefing avant le départ, John nous rejoint avec son vélo couché. Nous avons vu arriver son camping-car hier soir. Averti par Jean-Luc et Marie qui lui ont proposé de se joindre à nous pour la journée, il a accepté de faire le parcours d'aujourd'hui. Il a sans doute été surpris de rencontrer une telle concentration de « recumbents ». C'est avec plaisir que nous accueillons cette nouvelle recrue venue d’Écosse. Finalement, nous sommes 19 au départ. Marie-Laure, qui n'a pas roulé hier, est en Catrike expédition. John roule sur un HP Streetmachine. Geneviève, Lorenzo et Guy nous rejoindront à Montech. Nous quittons le camping sous un ciel bas et lourd. Nous prenons les petites routes jusqu'à Castelsarrasin. La traversée de la route de Moissac à Castelsarrasin se fait sans problème car les voitures s'arrêtent pour nous laisser passer.

Nous passons une zone résidentielle, puis nous tombons sur une route barrée. C'est le vide grenier. Voyant qu'il n'y a pas encore beaucoup de monde, nous décidons de traverser sous les yeux ébahis des exposants et des badauds. C'est à ce moment que Dominique me dit : « Nous devons mettre les deux tricycles en tandem car j'ai des soucis avec mon moteur ». À plusieurs, l'opération est rondement menée, sous l’œil intéressé des promeneurs, même s'il faut au préalable démonter le porte-bagages avant du trike de Dominique. Finalement, nous traversons le vide-grenier alors que la foule se densifie un peu. Nous entrons dans Castelsarrasin pour nous arrêter à la première boulangerie. Là encore, notre foule colorée attire l'attention. Après avoir attendu ceux qui sont allés faire une pause technique, nous traversons le centre-ville pour rejoindre la route de Belleperche. Il y a des travaux et la route est barrée. Après inspection, on peut passer quand même et nous retrouvons la route de l'abbaye de Belleperche de l'autre côté.

Après quelques kilomètres dans les vergers, nous passons le pont sur la Garonne, juste à côté de l'abbaye. Après le pont, nous nous arrêtons devant l'abbaye pour une photo de groupe. Le musée est fermé le dimanche matin, mais nous avons choisi de rouler plutôt que de faire du tourisme. Nous repartons pour attaquer la montée à Cordes-Tolosannes, la seule bosse du parcours. En réalité, ce sont deux bosses consécutives. Après la première, Gérard et Valentin ont filé tout droit alors qu'il faut tourner à gauche. Rappelés au téléphone, ils reviennent en arrière. Avant la petite descente, nous avons une belle vue sur le clocher de Cordes-Tolosannes. Après une belle petite descente, nous attaquons la montée au village. La fin est bien raide, mais tout le monde s'en sort. André, lui, a filé tout droit et nous rejoindra sur la place après avoir pris une route un peu plus longue, mais moins pentue, en se fiant aux pancartes. Normalement, depuis le village on a une belle vue sur la vallée de la Garonne. Il y a même une table d'orientation. Aujourd'hui, c'est peine perdue. L'horizon est bouché.

Nous sommes à peine arrivés depuis 5 mn que la pluie se met à tomber de plus en plus fort. Nous nous abritons sous les arbres et dans l'abri-bus. Devant le pessimisme général qui affirme que le nuage est énorme et que ça va durer, je finis par donner le signal de départ. Quelques minutes plus tard, il ne pleut plus. Notre route longe le bord du plateau et nous distinguons la vallée de la Garonne et ses vergers en contre bas. Juste sous la pente se trouve un champ de tir militaire et les pancartes régulièrement plantées nous rappellent le danger, n'incitant pas à quitter la route. Nous continuons notre itinéraire sur le plateau, par des petites routes normalement peu fréquentées, mais où nous croisons pas mal de voitures. L'explication nous en est donnée un peu plus loin : c'est la fête au village des Gabachoux. Finalement, nous arrivons au rond point de la route de Montech. Il y a un peu de circulation, mais c'est la seule route pour rejoindre la ville.

Une belle descente nous accueille et après avoir passé le pont sur la Garonne, nous nous retrouvons dans la plaine. Valentin, qui a filé comme une flèche dans la descente, s'arrête juste en bas. Sa chaîne a sauté et il faut démonter le nez du vélomobile pour la remettre en place. C'est fait en quelques minutes et nous reprenons notre route pour Montech où nous arrivons peu après. Bien qu'il ne pleuve quasiment pas, nous cherchons la place de la halle pour nous y abriter le temps de la pause déjeuner. La halle est occupée, mais il y a des chapiteaux inoccupés montés sur la place. Nous y retrouvons Guy qui est venu à notre rencontre avec son Catrike Trail par le canal. Nous appelons Geneviève et Lorenzo qui ne tardent pas à nous rejoindre. Geneviève a préféré rouler avec son vélo droit plutôt qu'avec son trike aujourd'hui. Les amateurs de café trouvent leur bonheur au bar du coin après le casse-croûte.

Nous repartons par les petites rues pour rejoindre le canal et la voie verte qui va nous conduire jusqu'à Moissac. Juste après l'écluse des Peyrets, Nous nous regroupons pour une photo. Marie-Laure a filé sans nous attendre. Tant pis, nous ne serons pas au complet. Gérard s'est assis sur mon trike le temps de la photo alors, je me sens obligé d'essayer son Baron Xlow sous les quolibets de mes camarades. C'est un vélo très difficile à piloter car il faut le tenir avec doigté sans se crisper et au moindre écart, on est vite par terre car il est au ras du sol. Cet essai est bien trop court pour que je puisse maîtriser la bête, mais nous devons reprendre notre route. Nous repartons pour une nouvelle pause un peu plus loin, devant la pente d'eau de Montech. C'est un ascenseur à bateaux qui permet de remplacer 5 écluses successives. Malheureusement, le matériel est à l'arrêt pour vétusté et en attente de financement pour sa remise en état. Je ne l'ai jamais vu fonctionner.

Nous reprenons notre route sur les bords du canal. Quelques gouttes tombent, mais nous sommes protégés par les platanes. Valentin s'essaie lui aussi au Baron Xlow. Avec un peu plus de persévérance que moi, il arrive à faire quelques mètres mais il s'est malgré tout retrouvé par terre. Au pont de la route de La-Ville-Dieu-du-Temple, Geneviève et Lorenzo nous quittent. Nous arrivons bientôt à Castelsarrasin, devant le port Jacques-Yves Cousteau. Après avoir attendu les derniers, nous faisons une petite pause devant la sculpture et les jets d'eau à l'autre bout du port. Jean-Luc nous fait une démonstration du passage sous le jet d'eau en trike, puis d'autres s'y mettent. Finalement, je donne le top départ avant que ça dégénère. La pelouse gardera quand même quelques traces de roues. Juste avant d'arriver à Moissac, Gérard lève une barrière pour que nous puissions rejoindre la route qui longe le canal et débouche sur la route du camping en bordure du Tarn. Nous faisons une pause au pied du pont Cacor, le pont-canal de Moissac qui enjambe le Tarn. Puis nous longeons la rive gauche du Tarn pour rejoindre le camping alors que le soleil daigne enfin pointer son nez entre les nuages. Ainsi se termine une belle rencontre où il n'aura manqué que le soleil.

Passage dans le tunnel de l'ancien moulin pour rejoindre l'entrée du camping 08:57
Passage dans le tunnel de l'ancien moulin pour rejoindre l'entrée du camping
Après le traditionnel briefing, nous quittons le camping 08:58
Après le traditionnel briefing, nous quittons le camping
Nous quittons Moissac par les petites routes de campagne 09:11
Nous quittons Moissac par les petites routes de campagne
Nous faisons l'animation en traversant la brocante de Castelsarrasin 09:33
Nous faisons l'animation en traversant la brocante de Castelsarrasin
Le trike de Dominique doit être mis en tandem avec celui de Philippe suite à une panne du moteur 09:35
Le trike de Dominique doit être mis en tandem avec celui de Philippe suite à une panne du moteur
Le porte-bagages avant empêche l'accouplement 09:35
Le porte-bagages avant empêche l'accouplement