Rassemblement

Buis-les-B. (26)

Du 19 au 23 août 2013 · Buis-les-Baronnies (26)

5 jours272 km5 080 m D+231 photos

Le rassemblement

À l'issue de la course des 24 h du plateau d'Albion, organisée par l'association française du vélo couché, un rassemblement touristique de 5 jours était proposé, du 19 au 23 août 2013, aux compétiteurs et aux randonneurs. Nous avons ainsi pu découvrir les Baronnies, monter des cols dans les Alpes de Provence, retrouver des amis et nous en faire de nouveaux. La diversité des montures des participants faisait aussi partie de l'attraction de cette manifestation marquée par la bonne humeur. Cela a été l'occasion de grimper au mont Ventoux, figure emblématique du paysage local. La météo a été particulièrement chaude, ce qui n'est pas surprenant dans cette région en cette deuxième moitié du mois d'août, même si nous avons eu aussi quelques gouttes éparses. Au total, ce sont plus de 270 km de montagne parcourus sous le soleil de Provence. Un souvenir inoubliable.

Les retours, les photos et les vidéos des participants peuvent être consultés sur le forum Vélorizontal.

Jour 1

Lundi 19 août 2013

53 photos

Le parcours

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Le récit

Lorsque nous sommes arrivés au camping municipal de Buis-les-Baronnies hier soir, il y avait déjà pas mal de membres du forum Vélorizontal, dont certains avaient fait la course des 24 heures du plateau d'Albion qui venait juste de se terminer. Nous connaissions bien un certain nombre d'entre-eux et nous avons vite fait connaissance avec les autres dont nous ne savions que le pseudo du forum. Nous nous retrouvons ce matin à l'entrée du camping pour le premier départ de cette semaine de rassemblement. Il y a des vélos de tous types, des tricycles, des deux roues, dont certains à traction avant directe pilotable par un faible nombre d'initiés, et même des vélos droits. Le vélo de Daniel mérite une mention particulière. Non seulement il l'a fabriqué lui-même, mais il y a installé un moteur thermique de débroussailleuse qui lui sert d'assistance pour monter les cols. Nous prenons en file indienne la route vers le nord qui suit la vallée de l'Ouvèze. Nous roulons en file indienne, sous le soleil rasant du matin et face aux montagnes omniprésentes ici.

Après avoir laissé le village et les plantations d'oliviers, nous entrons dans les gorges d'Ubrieux, un passage étroit assez court entre des montagnes, que l'Ouvèze a creusé au fil du temps. Après ce passage à l'ombre, nous ressortons dans le soleil pour continuer à remonter la vallée sous un ciel d'azur sans nuage. Peu à peu, la chaleur du soleil se fait plus présente. Le paysage est magnifique, composé de montagnes vertes ou rocheuses suivant leur hauteur, avec un fond de vallée tapissé d'arbres fruitiers dont l'agencement régulier attire l’œil. Nous recherchons l'ombre des arbres qui bordent la route pour les pauses désaltérantes. Nos tenues et nos drapeaux colorés font une tache dans ce paysage fait de bleu et de vert. Le ton est à la bonne humeur et les échanges nous permettent de faire mieux connaissance avec nos comparses.

Nous nous arrêtons au centre de Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze où nous remplissons nos gourdes avec l'eau fraîche de la source qui coule à la fontaine. Cette eau de montagne est d'une pureté incomparable. Nous repartons en direction de Saint-Auban-sur-Ouvèze. Une fois passé de l'autre côté de la rivière, la pente s'accentue nettement. Après avoir monté un peu, nous faisons une pause au carrefour de l'épingle à cheveux qui mène à Saint-Auban-sur-Ouvèze. Nos amis sur deux roues, qui ont filé devant après le départ, nous attendent là. Après un grignotage reconstituant, nous reprenons notre montée jusqu'au village perché sur la montagne entre les vallées de l'Ouvèze et du Charruis. À la sortie du village, nous nous arrêtons pour admirer la vallée bordée de montagnes que l'on domine du bord de la route. Ensuite, après une courte descente où le peloton s'étire, nous traversons le Charruis pour remonter les gorges étroites sur cette magnifique route bordée d'un petit muret de pierres. Il y a très peu de circulation et, même si la pente sollicite les mollets, c'est très agréable.

Après les gorges, la vallée s'élargit un peu et la pente diminue. Nous retrouvons quelques uns des autres à l'ombre, près du carrefour de la route du col d'Aulan. Les plus rapides, pressés d'en découdre, ont filé vers le col. Après une petite pause rafraîchissante, nous attaquons la montée du col qui n'est ni difficile, ni très longue. Nous arrivons en haut (845 m) pour l'heure de la pause déjeuner. Nous y retrouvons les autres dont certains sont déjà en train de se restaurer. Les nuages montent de derrière la montagne et une légère bruine commence à tomber. La température baisse d'un coup et nous décidons de reprendre la route pour déjeuner plus bas dans des conditions plus clémentes. La descente est un vrai toboggan où nous sommes grisés par la vitesse. Chacun descend à son rythme, le plus rapide possible pour certains, imprégné de prudence pour les autres.

Nous descendons les magnifiques gorges du Toulourenc où je m'arrête avec Martine le temps d'une photo et pour admirer les eaux turquoise du ruisseau qui remplissent de petites vasques dans les rochers blancs. Le spectacle mérite que l'on sacrifie un peu de la griserie de la vitesse. Au fur et à mesure que nous descendons, les conditions météo s'améliorent. Les nuages sont toujours présents, mais la pluie s'arrête et la température remonte. Nous reprenons notre descente vertigineuse pour rejoindre le plateau dominé par le village de Montbrun-les-Bains. Nous nous regroupons pour une pause déjeuner près de la station de pompage, avec une belle vue sur les maisons accrochées à flan de rocher. Notre pause est l'occasion de faire quelques essais dont le Catrike 700 de Marie est la vedette. C'est vrai que ce tricycle, orienté performance, permet de belles pointes de vitesse.

Après ces aventures, nous reprenons la route qui continue à descendre la vallée du Toulourenc. Daniel nous arrête au carrefour face à Savoillan. Là, nous avons le choix entre prendre à droite pour rentrer tout droit sur Buis-les-Baronnies, soit continuer notre route pour faire une petit crochet afin de visiter le village de Brantes qui mérite le détour et où nous pourrons déguster une bière fraîche, mais moyennant une montée un peu plus raide. Didier et Laurence sont les seuls à prendre la première option. Nous les retrouverons au col de Fontaube (655 m) , peu après avoir rejoint la route qu'il ont choisie. Nous continuons à descendre un peu, alors que se profile au loin devant nous la silhouette à la calotte blanche du Mont Ventoux, jusqu'à prendre à droite la montée raide qui conduit au joli village de Brantes, accroché au flan de la montagne. Nous nous retrouvons à l'auberge pour déguster la bière bien fraîche que nous a fait miroiter Daniel. Après cette petite pause sous le couvert des arbres, nous reprenons notre montée pour rejoindre, au-dessus du village, la route empruntée par Didier et Laurence. Plus nous montons et plus le paysage est magnifique, avec le village accroché au rocher sur fond de mont Ventoux à la crête dénudée.

Après avoir rejoint la route du col de Fontaube, la pente devient moins raide et le reste de la montée est nettement moins difficile. Quelques minutes plus tard, nous retrouvons les autres au col de Fontaube. Nous sommes face au mont Ventoux et on a une belle vue sur la vallée. Le plus dur est fait et il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser vers Buis-Les Baronnies, au fond de la vallée de l'Ouvèze. Le début de la descente en lacet est un vrai défouloir pour les accros de la vitesse, mais il est nécessaire de bien négocier les virages en épingle à cheveux. Régulièrement, nous nous retrouvons avec le mont Ventoux en toile de fond. Il est difficile de choisir entre la griserie de la vitesse et la contemplation du paysage. Finalement, nous rejoignons le bas de la vallée après avoir traversé le village d'Eygaliers en un éclair. Après le pont sur l'Ouvèze, nous nous rassemblons au carrefour de la route de Buis. C'est alors que nous voyons arriver Serge en Zokra et Alain en Baron qui remontent la vallée jusqu'à Buis. Ils feront les derniers kilomètres avec nous. Enfin, c'est une façon de parler car ces deux bolides sont toujours loin devant. Nous rejoignons le camping où, après 65 km et deux cols, la douche est la bienvenue.

Préparation pour le départ, au camping de Buis-les-Baronnies 09:11
Préparation pour le départ, au camping de Buis-les-Baronnies
Le peloton s'étire, devant le paysage grandiose des montagnes des Baronnies 09:34
Le peloton s'étire, devant le paysage grandiose des montagnes des Baronnies
Nous pénétrons dans les gorges d'Ubrieux, où coule l'Ouvèze, juste au nord de Buis 09:39
Nous pénétrons dans les gorges d'Ubrieux, où coule l'Ouvèze, juste au nord de Buis
Ghislain pilote avec doigté son Python à traction avant directe 09:39
Ghislain pilote avec doigté son Python à traction avant directe
Nous profitons de l'ombre encore quelques instants avant d'émerger dans le soleil matinal qui commence à bien chauffer 09:40
Nous profitons de l'ombre encore quelques instants avant d'émerger dans le soleil matinal qui commence à bien chauffer
Nous remontons la vallée de l'Ouvèze dans ce magnifique paysage 09:43
Nous remontons la vallée de l'Ouvèze dans ce magnifique paysage
Jour 2

Mardi 20 août 2013

34 photos

Le parcours

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Le récit

Le lendemain matin, nous repartons du camping par la même route. Nous passons les gorges d'Ubrieux, puis nous prenons tout de suite à gauche, la montée du col d'Ey. Avec la pente, comme chacun monte à son rythme, le groupe s'éparpille. Les plus rapides sont bientôt hors de vue. Nous les retrouverons au col. Le ciel d'un bleu profond tapisse le paysage et le soleil ne tarde pas à nous chauffer les os. Heureusement, il y a un peu d'ombrage dans la partie basse de la montée. Nous passons devant le camping naturiste du Romegas que l'on devine de la route, entre les arbres. À la fin de la montée, la vue est plus dégagée et le paysage des montagnes est superbe. La montée se termine par deux superbes épingles à cheveux bien pentues où nous avons largement le temps d'admirer le paysage. Nous retrouvons les autres au col (718 m) et la pause revigorante est la bienvenue.

Du col, nous prenons la route de Sainte Jalle. C'est une très belle descente qui nous sert de défouloir. En un rien de temps nous nous retrouvons au village après avoir été aussi vite que les voitures, voire plus pour certains. Là, certains font un saut à la boulangerie, pendant que d'autres font le plein d'eau. Des cyclistes en vélo droit sont surpris de notre équipage. Finalement, nous reprenons notre route en remontant la vallée de l'Ennuye. La route monte lentement dans cette vallée assez large. Au fond de la vallée, la pente s'accentue alors que nous attaquons la montée du col de Peyruergue. Les montagnes se rapprochent et les derniers lacets sont assez pentus. Le soleil chauffe bien et Martine souffre dans la côte. Nous arriverons au col (820 m) alors que les autres sont déjà en train de déjeuner sur l'herbe du talus.

La descente, rapide et courte nous amène sur la route de Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze par laquelle nous avons monté hier. Il nous faut peu de temps à partir de là pour rejoindre Buis-les-Baronnies où nous nous octroyons une récompense au bar de la place du marché. Mon compteur affiche un peu plus de 50 km à l'arrivée. Nous allons ensuite avec Didier et Laurence faire une petite visite à la boutique de Serge, alias Cycloutil, chez qui j'ai acheté mon MetaPhysic il y a un peu moins de deux ans. Pour le repas du soir, des tables ont été dressées près du camping-car de Jean-Lou et Florence et chacun amène son casse-croûte pour une soirée conviviale. La bonne humeur est de rigueur et les liquides divers coulent abondamment.

Prêts pour le départ, à l'entrée du camping de Buis-les-Baronnies 09:27
Prêts pour le départ, à l'entrée du camping de Buis-les-Baronnies
Nous quittons la ville et notre file s'étire avec le relief 09:36
Nous quittons la ville et notre file s'étire avec le relief
Nous roulons entre les plantations d'oliviers 09:44
Nous roulons entre les plantations d'oliviers
Petite pause avant la montée bien raide pour le col d'Ey 09:59
Petite pause avant la montée bien raide pour le col d'Ey
En montant au col d'Ey, la montagne se laisse découvrir peu à peu 10:44
En montant au col d'Ey, la montagne se laisse découvrir peu à peu
La montée en lacets est bien pentue 10:45
La montée en lacets est bien pentue
Jour 3

Mercredi 21 août 2013

44 photos

Le parcours

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Le récit

Aujourd'hui, c'est jour de marché et le départ est fixé à 10h30 pour nous laisser le temps d'en profiter. Nous allons d'abord faire quelques courses dans les étalages des produits locaux. Martine, comme plusieurs autres, a décidé de ne pas rouler aujourd'hui pour profiter de la piscine et faire un peu de farniente. Avec Jean-Paul, notre voisin de tente, et Armand, je décide d'aller faire un tour à la boutique de Serge en attendant l'heure du départ. Serge a monté la veille un Metabikes avec des très gros pneus. Ce beau vélo blanc semble de la même famille que le trike blanc d'Armand, mais les deux ne jouent pas dans la même catégorie. Finalement, nous rejoignons l'entrée du camping pour le départ. Je suis le seul en trike de randonnée, à part Jean-Michel dont le trike est motorisé. Les autres sont soit en deux roues soit en trike typé rapide. Autant dire que je serai certainement derrière tout le monde. Tant pis. L'essentiel étant de participer, je ne me fais pas de souci. Notre objectif est de monter le col de Perty, à plus de 1300 m, et de revenir. Le soleil est déjà bien chaud lorsque nous partons et il n'y a pas un nuage.

Nous prenons une nouvelle fois la route qui remonte le long de l'Ouvèze. Nous passons les gorges d'Ubrieux, le tunnel sous le col de l'Homme Mort que nous avons déjà passé une fois dans chaque sens, nous traversons Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze et nous faisons une pause au carrefour en bas de Saint-Auban-sur-Ouvèze, là où nous nous sommes arrêtés le premier jour. Jusque là, j'ai roulé avec Fred, alias Discover700, qui nous a rejoints hier et qui est un peu fatigué par son voyage depuis la Normandie, ayant fait une partie du trajet en cyclo-camping. Son Catrike Speed est nettement plus rapide que mon Gekko et je m'en aperçoit dès que ça monte. Nous sommes les derniers à rejoindre le groupe arrêté au carrefour. Après nous être restaurés un peu, nous repartons en continuant le long de l'Ouvèze. Le rythme est soutenu et rapidement les autres passent devant, me laissant en fin de peloton avec Fred.

Après Montauban-sur-Ouvèze, la pente s'accentue. La route monte le long de la montagne et la vallée s'étrécit. À Ruissas, on s'arrête à la fontaine. L'ombre des arbres est aussi la bienvenue. L'eau limpide de la source coule de la montagne, un vrai plaisir quand on a soif et qu'il fait très chaud. Comme nous sommes partis tard, il est presque 13h00 et il reste encore quelques kilomètres de forte montée. À partir de Ruissas, la route monte en lacets jusqu'au col. La pente n'est pas très raide, mais ça monte bien quand même. En plus, il n'y a pas d'ombre et nous sommes aux heures les plus chaudes de la journée. Par contre, plus on monte et plus le paysage est beau. On voit le village s'éloigner peu à peu vers le bas de la vallée. Sur le bord de la route, les chardons fleurissent. Il y a aussi quelques orchidées. On a une belle vue sur les montagnes avoisinantes, dominées au loin par le sommet blanc du mont Ventoux.

Finalement, j'arrive au col qui affiche 1302 m. Tous les autres sont déjà là. Annabelle, ses enfants et Florence sont montés en voiture pour déjeuner avec leurs hommes qui sont montés en vélo couché. Après avoir déjeuné, je fais quelques photos pour mémoriser la vue fantastique sur les Alpes. De l'autre côté du col, on voit les sommets enneigés des Hautes Alpes. Quelques cyclistes en vélo droit ont aussi fait l'ascension et nous ne sommes pas seuls. Finalement, nous redescendons les uns après les autres. La première partie est un vrai plaisir où nous sommes grisés par la vitesse. Il suffit d'avoir suffisamment confiance dans le freinage pour bien négocier les épingles à cheveux après une folle descente en ligne presque droite. Nous nous arrêtons de nouveau à la fontaine de Ruissas. Bien que la chaleur soit plus supportable à grande vitesse, l'ombre et l'eau fraîche sont les bienvenues.

Je fais la suite de la descente en compagnie de Fred et de Jean-Paul. Nous repassons les endroits remarquables vus à la montée. Cette descente est une vraie partie de plaisir où nous ne fatiguons pas. La pente n'est pas très accentuée et nous pouvons profiter des paysages tout en avançant assez vite. Nous repassons Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, puis le tunnel sous le col de l'Homme Mort avant de traverser les gorges d'Ubrieux où les touristes se baignent dans l'Ouvèze, en-dessous de la route. Nous arrivons à Buis-les-Baronnies juste à 16h00, où je retrouve Martine. Mon compteur affiche plus de 73 km. Ce soir encore nous dînons avec les autres au camping. Demain, il est prévu que nous montions le Ventoux par Bedouin avec Didier. Nous chargeons les trikes dans sa voiture pour être prêts à rejoindre notre point de départ au plus tôt demain.

Après le marché, je vais rendre une petite visite à Serge et à sa compagne Dominique, avec Jean-Paul et Armand 10:18
Après le marché, je vais rendre une petite visite à Serge et à sa compagne Dominique, avec Jean-Paul et Armand
Près du Catrike 700 d'Armand, Jean-Paul présente le Métabikes monstrueux que Serge vient de monter 10:20
Près du Catrike 700 d'Armand, Jean-Paul présente le Métabikes monstrueux que Serge vient de monter
Un air de famille, mais pas le même programme ni le même fabricant 10:21
Un air de famille, mais pas le même programme ni le même fabricant
Rassemblement à l'entrée du camping pour un départ tardif, marché oblige 10:42
Rassemblement à l'entrée du camping pour un départ tardif, marché oblige
Nous remontons la vallée de l'Ouvèze avec pour objectif le col de Perty 11:42
Nous remontons la vallée de l'Ouvèze avec pour objectif le col de Perty
Petite pause en bas de Saint-Auban-sur-Ouvèze avant de poursuivre notre remontée de la vallée 11:57
Petite pause en bas de Saint-Auban-sur-Ouvèze avant de poursuivre notre remontée de la vallée
Jour 4

Jeudi 22 août 2013

26 photos

Le parcours

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Le récit

Nous nous sommes levés tôt pour profiter de la fraîcheur du matin et ne pas monter en pleine chaleur. À 8h00, nous sommes sur le parking de Bédouin et préparons nos montures. Le ciel est d'un bleu limpide et le soleil rasant. La journée s'annonce chaude. La montée, au milieu des vignes et des arbres fruitiers, jusqu'à Saint-Estève, est facile. Ensuite, ça se corse. Les pentes frisent le 10 % avec des pointes à plus de 15 % localement. Il y a de plus en plus de monde au fur et à mesure que l'on monte, des vélos, des voitures, des motos. Il y a beaucoup d'étrangers. Nous avons pris notre rythme de croisière pour nous économiser. Régulièrement, une borne nous indique le kilométrage restant jusqu'au sommet et la pente. La route serpente dans la forêt et nous sommes au frais tant que le soleil n'est pas au zénith. Régulièrement, nous apercevons le sommet blanc qui nous nargue. La route est pleine d'inscriptions encourageant les cyclistes qui on couru ici. Mais il y a aussi des inscriptions hostiles plus rares. Nous avons vu un « non au vélo » !

Olivier sera le premier à nous doubler. Avec son Zokra, un vélo couché en carbone à traction avant directe (fabriqué en Bretagne), il monte très bien. Il y a aussi beaucoup de vélos droits qui nous dépassent. Certains sont presque au bout du rouleau, suant sang et eau pour tenir un rythme qu'ils auront du mal à garder jusqu'au sommet. D'autres sont visiblement habitués à de tels pourcentages quand on voit leur aisance. En fait, il s'agit surtout de s'économiser, ce que nous faisons à notre rythme de sénateur. On commence à voir des cyclistes qui redescendent. Ceux-là ont du monter très tôt. Ils doivent avoir un peu froid sous les arbres en roulant à grande vitesse.

Peu après, nous arrivons au chalet Reynard. C'est à partir de là que nous sortons de la forêt. Il y a un restaurant et un grand parking. Nous nous arrêtons pour une petite pause. Nous commençons à voir arriver les autres vélos couchés, montés, comme nous, par Bédouin. Certains, comme Malric, le fabricant Breton des vélos couchés Zokra en carbone, ne s'arrêtent pas ou pas longtemps. Jean-Michel nous rejoint peu après. Il a vidé la batterie de son trike en montant et finira en musculaire. Il arrivera en haut avant nous. Nous reprenons la route pour les derniers kilomètres sous le soleil. La pente n'est plus que de 7 %, mais il fait plus chaud que sous les arbres. Nous sommes doublés par Serge, le local de l'étape pour qui le Ventoux n'est qu'une simple formalité. Il a déjà fait l'ascension jusqu'à six fois dans la journée ! Peu après, nous voyons passer Sébastien, le président de l'association, sur son Zokra à traction avant directe.

Plus on monte et plus il fait frais. Nous ne souffrons plus de la chaleur malgré l'effort constant. La pente s'accentue un peu, mais nous ne craignons rien. Didier filme régulièrement pour immortaliser notre montée. Peu avant le sommet, nous croisons Lorenzo et Geneviève qui redescendent. Ils repartent après que nous ayons discuté un moment. Finalement, nous atteignons le sommet où une pancarte affiche 1911 m. Il y a plein de monde. Les parkings le long de la route sont pleins de voitures, et le point culminant est plein de cyclistes et de piétons. Nous retrouvons là le reste de l'équipe. Il faut se couvrir car l'air n'est pas très chaud et il y a un léger vent qui accentue l'effet de fraîcheur.

Après quelques minutes à discuter, nous reprenons la route pour Bédouin. La descente jusqu'au chalet Reynard est très rapide. Nous sommes un peu gênés par des voitures qui vont moins vite que nous. Les vélos droits ne peuvent pas rivaliser, freinés par leur résistance à l'air. Nous nous arrêtons juste après pour casser la croûte à l'ombre sur un emplacement que nous avions repéré en montant. Il y a des tables et des bancs sur un point qui domine la route. Nous voyons passer quelques vélos droits, mais peu de voitures. Après déjeuner, nous reprenons notre folle descente. Nous avons mis 4 heures pour monter, il nous faudra tout juste une demi-heure pour redescendre. Dans chaque ligne droite, nous lâchons tout pour filer au plus vite. Mon compteur est monté à plus de 70 km/h. Heureusement, les freins sont efficaces pour négocier les virages au mieux. Nous n'avons pas rencontré grand monde en descendant. Quelques cyclistes qui montaient et peu de voitures. Après avoir rejoint Bédoin, nous sommes rentrés à Buis où la bière a récompensé les vaillants pédaleurs du Ventoux. Le compteur n'affiche que 44 km, mais certains comptent double.

Préparation de nos montures sur le parking de Bédouin 08:14
Préparation de nos montures sur le parking de Bédouin
Premiers coups de pédale sous le soleil rasant du matin et un ciel limpide, avec le Ventoux en ligne de mire 08:34
Premiers coups de pédale sous le soleil rasant du matin et un ciel limpide, avec le Ventoux en ligne de mire
Les bornes kilométriques chiffrent ce que sentent nos jambes et nous laissent deviner ce qui nous attend 09:11
Les bornes kilométriques chiffrent ce que sentent nos jambes et nous laissent deviner ce qui nous attend
La route sinueuse dans la forêt est très agréable et nous évite la chaleur cuisante du soleil pendant l'effort 09:18
La route sinueuse dans la forêt est très agréable et nous évite la chaleur cuisante du soleil pendant l'effort
Régulièrement, le Ventoux pointe son nez à l'horizon, comme une cible inaccessible 10:11
Régulièrement, le Ventoux pointe son nez à l'horizon, comme une cible inaccessible
La route est pleine d'inscriptions encourageant les cyclistes, mais pas seulement... 10:54
La route est pleine d'inscriptions encourageant les cyclistes, mais pas seulement...
Jour 5

Vendredi 23 août 2013

74 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, une grande partie de nos amis quittent le camping pour rentrer chez eux. Nous ne restons que quelques-uns. Hier, j'ai proposé que ceux qui restent aillent faire les gorges de la Nesque. Certains ont décider d'y aller à partir du camping, ce qui leur fera une virée de plus de 100 km. Avec Jean-Paul, nous avons décidé d'aller en voiture jusqu'à Villes-sur-Auzon, au bas des gorges. Jean-Paul rentrera chez lui directement après la balade. Après avoir embarqué les deux gekkos dans la Sandero, nous prenons la route de bonne heure pour ne pas trop souffrir de la chaleur. Jean-Paul, qui connaît bien le coin, nous guide jusqu'au point de départ, à la sortie de Villes-sur-Auzon, en direction de Sault. Nous partons sous le soleil que ne voile pas un ciel du bleu le plus pur. Nous trouvons tout de suite la route des gorges qui s'élève lentement en rejoignant la vallée de la Nesque. Nous croisons quelques vélos droits qui descendent en sens inverse.

Une fois que nous avons rejoint la vallée de la Nesque, le paysage devient plus sauvage. De belles collines boisées bordent la vallée et au loin, on distingue des montagnes plus hautes et rocheuses. La pente n'est pas trop forte et la montée est facile. Les paysages sont magnifiques et la route peu fréquentée est très agréable. Quelques cyclistes en vélo droit nous rejoignent. Jean-Paul ne résiste pas à l'envie d'en découdre, même s'il sait qu'avec le poids de son vélo il n'a aucune chance de les distancer. Certains d'entre-eux, qui eux-aussi se sont pris au jeu, sont déçus de le voir abandonner la course au bout d'un moment. Nous le retrouvons un peu plus loin qui nous attend. Au fur et à mesure que nous montons, les falaises se font plus abruptes, même si la vallée reste encore très verte. Le paysage est très sauvage. Il n'y a aucune habitation en vue.

Nous faisons une petite pause à l'ombre pour nous désaltérer. Le soleil commence à bien chauffer et sur la route, l'ombre est rare. Un peu plus loin, le rocher a été creusé pour laisser passer la route. C'est une belle arche qui agrémente bien le paysage environnant. Plus nous montons, plus la vallée est encaissée. C'est très vert avec quelques falaises rocheuses par endroits. Après une épingle de la route, nous avons une belle vue au-dessus de l'endroit où nous venons de passer et sur le serpent gris que figure la route. La gorge se resserre et c'est impressionnant. Après quelques kilomètres supplémentaires, nous faisons une nouvelle pause pour nous désaltérer. La chaleur devient plus forte avec le temps qui passe. Plus nous montons et plus la vue sur les gorges devient impressionnante. Les sommets des rives sont plus à pic et plus rocheux.

Nous passerons trois tunnels percés dans le rocher pour faire passer la route. Le contraste avec la lumière extérieure est saisissant, même si dès l'entrée, nous voyons l'autre extrémité. Il fait de plus en plus chaud et nous montons toujours. Heureusement que la pente ne dépasse pas les 5 %. Vers la fin de la montée, on voit en face la falaise percée de grottes, vestiges d'une époque où la mer remplissait cette vallée. Finalement nous atteindrons le belvédère, point culminant des gorges, juste avant midi. Il y a quelques touristes, des motos anciennes, une Morgan et quelques cyclistes en vélo droit. Après un tour sur le belvédère pour admirer la vue sur la vallée, nous reprenons notre route en sens inverse afin de rejoindre notre point de départ pendant que Jean-Paul est en grande discussion avec le propriétaire de la Morgan. Il nous rejoindra peu après sur un chemin ombragé que nous avons choisi pour notre pique-nique. Il nous racontera que le propriétaire de la Morgan l'a autorisé à s'asseoir à bord, ravi, le temps d'une photo.

Pendant que nous cassons la croûte, une voiture descend du chemin pour rejoindre la route. Nous qui pensions être bien tranquilles dans cet endroit plutôt calme, nous sommes un peu déçus. Enfin, le désagrément aura été de courte durée. Nous reprenons bientôt notre descente tout en admirant ces magnifiques paysages sous un autre angle que celui que nous avons eu en montant. Nous repassons les trois tunnels à grande vitesse. Jean-Paul, qui s'est maintenu à notre hauteur un moment ne peut bientôt pas résister à l'appel de la vitesse, d'autant qu'il a entrevu des vélos droits devant nous. Il a tôt fait de les rattraper et de les dépasser. Nous ne le reverrons qu'une fois arrivés au parking. Vers la fin de la descente, nous avons encore une fois le mont Ventoux en ligne de mire. Nous l'auront admiré de tous les côtés celui-là. Il faut dire qu'il est difficile de ne pas le voir par ici. Finalement, nous arrivons à Villes-sur-Auzon où nous faisons nos adieux à Jean-Paul qui a déjà chargé son vélo. Nous avons parcouru moins de 40 km, mais ils sont parmi les plus beaux que nous ayons faits dans les Baronnies. Avant de quitter le village, nous allons prendre une bière au bar du coin, puis nous regagnons le camping que nous quitterons demain matin pour de nouvelles aventures après avoir, encore une fois, engrangé de merveilleux souvenirs.

Les deux Gekkos pliés entrent dans la Sandero pour rejoindre notre point de départ 08:21
Les deux Gekkos pliés entrent dans la Sandero pour rejoindre notre point de départ
À la sortie de Villes-sur-Auzon, nous prenons la route des gorges de la Nesque 09:52
À la sortie de Villes-sur-Auzon, nous prenons la route des gorges de la Nesque
Nous sommes accompagnés par Jean-Paul, alias Pesca 09:53
Nous sommes accompagnés par Jean-Paul, alias Pesca
Nous montons doucement dans la lumière rasante du matin 09:53
Nous montons doucement dans la lumière rasante du matin
Au début du parcours, le paysage est tout en verdure 10:12
Au début du parcours, le paysage est tout en verdure
Mais le soleil commence à se faire sentir 10:15
Mais le soleil commence à se faire sentir