Rassemblement

Meyrueis (48)

Du 22 au 25 septembre 2023

4 jours218 km3 892 m D+214 photos

Le rassemblement

Nous étions quatorze participants pour cette rencontre cévenole, entre le causse Méjean et le causse Noir, au bout des gorges de la Jonte, à Meyrueis (48). Un peu de pluie le premier jour, des températures plutôt basses les deux premiers jours – jusqu’à 2°C le matin – la météo nous a joué le chaud et le froid. Heureusement, nous avons pu profiter d’un beau soleil et de températures plus clémentes les deux derniers jours, ce qui nous a permis de profiter pleinement du panorama du mont Aigoual sous un ciel limpide. Les paysages boisés et les falaises des gorges de la Jonte et du Lévezou ont alterné avec les landes et prairies des causses Méjean et Noir partiellement boisés. La visite du musée de la ferme caussenarde d’Hyelzas nous a permis de comprendre les difficultés de la rude vie menée autrefois par les habitants du causse Méjean et de voir les solutions ingénieuses mises en œuvre. Les pentes ont été parfois bien raides mais nous avons bien profité de superbes descentes. Notre équipe aguerrie et soudée a su faire face aux rares difficultés techniques. Nous avons parcouru environ 218 km en quatre jours, pour un dénivelé positif total de près de 3900 m. C’est avec un peu de nostalgie que nous avons quitté cette région si belle et attachante, mais c’est certain, nous reviendrons...

Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.


 

Jour 1

Vendredi 22 septembre 2023

39 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes arrivés hier après-midi au camping de Meyrueis. Certains étaient déjà là, notamment Catherine qui est descendue de Cholet en trike avec son chien Pollux. Nous avons perdu près d’une vingtaine de degrés par rapport à la température d’hier à la maison. Ce matin, nous sommes treize au départ. Geneviève est venue accompagner Jean-François, mais ne roulera pas. Maryse, Catherine, Jean-Paul, Marie-Jo, Serge, Pascal, Martine et moi roulons en trike motorisé. Christian est en trike non motorisé. Benoist et Madeleine roulent à vélo droit motorisé. Jean-François est à vélo couché motorisé et Roberto à vélo couché non motorisé. Après le briefing traditionnel, nous prenons la route sous un ciel partiellement couvert avec une température bien fraîche. Nous traversons le pont sur la Jonte, puis au rond-point, nous prenons à gauche la route qui monte sur le causse Méjean. La route monte régulièrement en surplombant les gorges de la Jonte où s’effilochent quelques nuages de brume éclairés par le soleil qui passe entre les trous du plafond nuageux. Nous faisons une première pause pour faire des photos. Un peu plus loin, nous passons sous un énorme rocher en deux parties qui fait un pont sur la route. Il y a peu de circulation et le revêtement est bien lisse. Nous nous regroupons au carrefour de la D18 que nous prenons ensuite pour parcourir le causse Méjean dans l’autre sens, vers l’est.

Le paysage change. Ce sont des prairies séchées par le soleil d’été, toutes clôturées, et pratiquement sans un arbre. Nous passons Costeguison et après une petite pause, nous descendons – le causse n’est pas plat ! - jusqu’au lieu-dit la Citerne où se trouve un élevage de chevaux pur-sangs arabes, qui fait aussi gîte. Il y a pas mal de chevaux dans les prairies autour de la ferme. Nous passons sans qu’ils soient trop effrayés par nos fanions. Nous continuons jusqu’au point de vue du Cayla. Un camping-car abandonné sur le parking a été vandalisé. Les plaques minéralogiques sont absentes. C’est sans doute un véhicule volé. De là, on domine la vallée de la Jonte, en amont des gorges, et on a une belle vue sur Meyrueis, au loin à droite, avec, juste sous nos pieds, le village de Salvinsac. Un vautour survole la vallée, bientôt rejoint par d’autres congénères, dont un gypaète barbu reconnaissable à son corps fauve. Nous repartons, passant dans le hameau d’Aures où commence le chaos de Nimes le Vieux, un amas de rochers qui fait penser à des ruines, puis nous rejoignons la route du col de Perjuret. Jean-Paul est un peu fatigué et préfère rentrer à Meyrueis par le col. Par là, c’est tout en descente jusqu’au camping. Nous, nous prenons à gauche pour continuer notre parcours sur le causse.

Nous arrivons au Veygalier au moment où un berger sort ses brebis, précédées par un groupe de chiens. Nous sommes quelques uns à passer avant le troupeau, mais les autres attendent. Ce n’est pas long car les brebis prennent tout de suite à gauche vers le chaos de Nimes le Vieux. À partir du village, le bitume laisse la place à un béton grossier bien rugueux qui nous secoue. Heureusement ça ne dure pas et nous retrouvons un revêtement acceptable. Nous longeons le chaos de Nimes le Vieux jusqu’à Villeneuve. À la sortie du village, nous enfilons la tenue de pluie. Pollux, le chien de Catherine qui voyage dans une caisse perchée sur le trike, se retrouve emballé d’une bâche transparente. La route file vers la falaise et nous entamons la rude descente sur Vébron sous une petite pluie fine. Après une belle épingle à cheveux, la route passe sous la falaise. Le revêtement a été un peu amélioré depuis notre dernier passage il y a cinq ans, mais ça secoue quand même un peu et le centre de la route est plein de cailloux. Un rayon de soleil entre les nuages nous gratifie d’un superbe arc en ciel posé sur la pente qui fera deux apparitions le temps de prendre des photos. Le reste de la descente se fait prudemment avec encore deux belles épingles avant que nous atteignions le village de Vébron où nous nous installons au sec sous les marronniers pour la pause méridienne. Il fait bien froid, mais nous sommes à l’abri du vent et au sec.

Après le déjeuner, nous faisons des photos à côté de la sculpture de la tête dans une souche d’arbre qui marque le carrefour avec la route du col de Perjuret que nous allons prendre. Après un kilomètre et demi, nous nous arrêtons à l’auberge du Tarnon, dans le hameau des Vanels, pour une courte pause café. Du bord de la route, on aperçoit une belle maison en pierre au mur arrondi et un joli pont, en pierre également, qui enjambe le Tarnon. La pluie s’est un peu calmée, mais le vent est bien froid. Nous reprenons ensuite la montée au col avec quelques pauses photo pour admirer la vallée du Tarnon. Nous passons Fraissinet-de-Fourques où après une très courte descente la route grimpe méchamment et fait un double lacet pour terminer ensuite la montée du col de Perjuret (1031 m). Là-haut, le vent est fort et bien glacé. Nous nous abritons comme on peut en attendant les derniers, puis nous entamons la longue descente d’une douzaine de kilomètres jusqu’à Meyrueis. Nous n’aurons pas de pluie dans la descente, mais un fort vent froid de face qui réduira les records de vitesse de certains. À 15h00 nous rentrons au camping, bien heureux de retrouver un peu de chaleur. Le froid et la pluie, bien que faible, ne nous ont pas incité à flâner le long de la route aujourd’hui. Nous avons parcouru un peu moins de 52 km pour un dénivelé positif de 988 m.

Prêt au départ au camping de Meyrueis. Photo M. 08:46
Prêt au départ au camping de Meyrueis. Photo M.
Tout le monde est prêt pour le briefing. Photo M. 08:46
Tout le monde est prêt pour le briefing. Photo M.
Regroupement à l'entrée du camping 08:53
Regroupement à l'entrée du camping
Regroupement à l'entrée du camping 08:53
Regroupement à l'entrée du camping
Regroupement à l'entrée du camping 08:54
Regroupement à l'entrée du camping
Regroupement à l'entrée du camping 08:54
Regroupement à l'entrée du camping
Jour 2

Samedi 23 septembre 2023

47 photos

Le parcours

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Le récit

La nuit a été fraîche. Ce matin, le thermomètre n’affiche que sept degrés. Le soleil fait quelques percées entre les nuages et la brume matinale, et la météo n’annonce pas de pluie. Jean-Paul ne roule pas aujourd’hui. Après le briefing nous traversons le village et au rond-point nous tournons à droite pour grimper sur le Causse Noir. Après deux lacets et un arrêt photo au-dessus du village, nous terminons la montée pentue au niveau de la Pierre des Trois Évêques, un menhir qui trône au carrefour de la route de Dargilan et de celle de Lanuéjols. Nous avons déjeuné là lors d’un rassemblement précédent. Après quelques photos et un ravitaillement, nous prenons en direction de Lanuéjols pour traverser le causse Noir. Ça monte encore un peu jusqu’au village. À environ neuf kilomètres après notre départ du camping, nous passons dans le Gard. La végétation change. La forêt fait place aux prairies jaunies par le soleil d’été. Nous traversons les premières maisons de Lanuéjols pour prendre à droite vers Trèves. Après une petite descente et un peu de plat, la route remonte un peu avant qu’on entame la belle descente dans la vallée du Trèvezel. Arrivés au bord du causse, la pente s’accentue et nous avons droit à un superbe paysage de montagnes boisées fendues par de belles vallées. Le Trèvezel, la Dourbie et leurs petits affluents ont modelé ce paysage fantastique couvert de verdure.

Après plusieurs arrêts photo, nous arrivons à Trèves où nous nous regroupons pour rejoindre le vieux pont sur le Trèvezel en traversant les ruelles du village. Après avoir fait profusion de photos, nous rejoignons le centre du village pour nous installer déjeuner à l’abri du vent froid sur les tables au soleil intermittent sous la halle. Pollux en profite pour faire le tour des convives comme à son habitude, histoire de glaner quelque chose à manger au bon vouloir de chacun. Après le déjeuner, les accros au café vont assouvir leur besoin au restaurant local. Finalement, nous reprenons la route en remontant les gorges du Trèvezel. Le paysage très boisé est superbe. La pente n’est pas trop forte tant que nous suivons le fond des gorges. Après la Mouline, nous quittons le Trèvezel pour remonter la combe de Bramabiau au-dessus de l’usine hydraulique du Roquet. La pente s’accentue et après Villemagne, la route monte en lacets. Finalement, après quelques forts pourcentages, nous débouchons sur la route qui va de Meyrueis à Camprieu, un peu plus plate, qui serpente dans la forêt. Nous sommes à plus de mille mètres et nous avons grimpé environ cinq cent mètres depuis Trèves.

La suite est plus facile avec quelques faibles montées et descentes sur une route bien lisse. Nous passons sans nous arrêter devant le col de Montjardin (1016 m). La route est en descente et certains d’entre nous ne verront même pas la pancarte marquant le col. Nous faisons une pause au niveau du passage en Lozère alors qu’un coup de fusil des chasseurs effraye notre ami Pollux. Nous entamons ensuite la belle descente sur Meyrueis avec de beaux virages où chacun exprime sa maîtrise de la monture. Sur l’élan, je manque la route du château de Roquedols et nous devons retourner en arrière sur deux cent mètres. Nous suivons le fond de la vallée du Béthuzon sur un peu plus d’un kilomètre pour arriver dans le parc du château de Roquedols. Après quelques photos ponctuées de beaux éclats de rire devant les efforts de Roberto pour faire une photo du groupe perché sur le perron central du château, nous prenons le sentier qui passe par les grilles d’entrée pour rejoindre la route de l’autre côté de la rivière. Finalement nous arrivons à Meyrueis que nous traversons sous le regard intéressé des habitants et des touristes, alors que la foire du goût, qui se tient tous les ans le dernier week-end de septembre, se met en place. Nous avons parcouru un peu plus de 54 km pour 991 m de montées. Nous nous retrouvons en soirée pour un apéritif offert par l’AFV dans le bar du camping aimablement prêté par la gérante.

Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent 08:51
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent 08:53
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent 08:53
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent 08:53
Regroupement à l'entrée du camping sous le soleil intermittent
Le briefing matinal 08:54
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:54
Le briefing matinal
Jour 3

Dimanche 24 septembre 2023

83 photos

Le parcours

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Le récit

Il fait à peine plus de trois degrés ce matin. Le ciel bleu prend peu à peu la place de la brume matinale et c’est au soleil que nous faisons le briefing du jour. Jean-Paul prend le départ avec nous mais il retournera au camping en début d’après-midi. Martine et moi sommes allés, avant le départ, faire à pied quelques courses au village où la foire est en place depuis l’aube. Nous prenons la route du causse Méjean comme l’avant-veille. Nous passons sous l’arche de pierre dans la montée au causse, puis nous faisons une petite pause au bord de la route en face d’un beau point de vue sur les gorges de la Jonte. Sept kilomètres et demi après le départ, nous sommes en haut sur le causse Méjean et la route descend en pente douce jusqu’au carrefour de la route de l’Aven Armand. Nous prenons à gauche cette route qui mène aussi à Hyelzas, notre objectif pour ce matin. Nous allons faire la visite de la ferme caussenarde, un musée qui retrace la vie des anciens sur le causse. L’ancienne ferme est entretenue par les membres de la famille qui ont mis en scène la vie d’autrefois en l’absence d’eau courante sur le causse Méjean. On trouve au musée les outils et moyens utilisés pour la vie quotidienne, y compris les systèmes de collecte d’eau de pluie et l’utilisation de cette eau pour les gens et les animaux. En complément, une vidéo retrace les méthodes utilisées autrefois pour la vie à la ferme et une série de maquettes en pierre montre le village tel qu’il existait. Une bonne heure de visite qui vaut le déplacement. Nous déjeunons ensuite au soleil avec nos casse-croûtes sortis des sacoches sur les tables prévues à cet effet dans l’enceinte de la ferme.

Après déjeuner, nous reprenons la route quittant Hyelzas par là où nous sommes arrivés, le village étant un cul de sac. Jean-Paul reprend la route de Meyrueis pendant que nous continuons sur Laparade. Là, nous nous arrêtons au café alors que le restaurant est bondé, notamment par les passagers et pilotes des bolides qui nous ont doublés ce matin dans la montée au Causse Méjean. Le soleil tape sur la face orientée sud et la température contraste fort avec ce que nous avons eu les deux jours précédents. Après le café, nous reprenons la route qui descend sur le causse jusqu’à la bifurcation de la route de Saint-Pierre-des-Tripiers où ça remonte jusqu’à la Volpilière pour descendre dans le ravin des Eyguières pour finalement remonter sur Saint-Pierre-des-Tripiers. Nous nous regroupons à l’entrée du village devant un orme champêtre remarquable d’une taille impressionnante. De l’autre côté on a une superbe vue sur le relief boisé du causse. Nous repartons après quelques photos pour rejoindre la route du Truel qui plonge dans les gorges de la Jonte. C’est une route étroite et tortueuse semée de cailloux et au relief granuleux où deux véhicules ont du mal à se croiser. Par contre, la descente en lacets et les points de vue sur les gorges sont époustouflants. Nous faisons plusieurs arrêts pour bien profiter du paysage. Nous croiserons quelques voitures surprises de nous trouver en face.

Finalement, nous arrivons au Truel où nous rejoignons la route des gorges qui mène à Meyrueis. La suite, d’abord en descente puis remontant le cours de la Jonte, est facile. Nous passons devant le Roc Saint-Gervais puis en dessous de l’Arche des Bergers, une belle arcade de pierre en haut de la falaise. Après un arrêt à l’ombre, nous reprenons la route où la circulation est plus importante que sur le causse, principalement en raison de la foire de Meyrueis qui attire beaucoup de monde. Peu à peu, notre peloton s’étire, les vélos non motorisés en tête, certains souhaitant profiter de cette route qui grimpe régulièrement sans trop de pente pour aller au bout de leur possibilités. À l’arrivée, mon compteur affiche près de 53 km et 882 m de dénivelé positif. Ensuite, nous allons faire un tour au village où la fête bat son plein avec une fanfare qui défile et des stands un peu partout qui proposent ce qui se fait de meilleur dans le pays. Nous terminons la soirée au restaurant l’Imprévu où le repas préparé pour la fête satisfait nos papilles. La salle supérieure du restaurant, qui nous est réservée, a du mal à contenir le volume de nos débats et la température montant nous oblige à ouvrir la fenêtre. Un signe de plus montrant que l’aventure a plu aux participants.

Le briefing matinal 09:39
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:39
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:39
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:40
Le briefing matinal
En montant au causse Méjean, au-dessus des gorges de la Jonte 10:23
En montant au causse Méjean, au-dessus des gorges de la Jonte
Pause photo en montant au causse Méjean 10:24
Pause photo en montant au causse Méjean
Jour 4

Lundi 25 septembre 2023

45 photos

Le parcours

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Le récit

La température est encore un peu plus basse ce matin qu’hier. Par contre, il n’y a pratiquement pas de brume matinale et c’est sous un superbe soleil que nous faisons le briefing. Nous ne sommes que douze au départ, Jean-Paul ayant prévu de monter à l’Aigoual en voiture pour déjeuner avec nous.Nous quittons Meyrueis après avoir traversé le village pour prendre la route par laquelle nous sommes rentrés l’avant-veille, en passant au-dessus du château de Roquedols. La montée est fraîche car nous sommes à l’ombre des arbres et nous tardons à alléger la tenue bien que la pente nous réchauffe. Nous faisons une halte en haut de la montée, au passage dans le Gard. Le vélo de Madeleine a eu des problèmes de réglage de dérailleur dans la montée. Un réglage de la butée semble avoir résolu ça. Malheureusement, un peu plus loin la chaîne passe derrière le grand pignon. Je retourne en arrière pour aider Pascal et Benoist qui tentent de remettre la chaîne en place avec les moyens du bord. Finalement nous résolvons le problème, peaufinons le réglage du dérailleur, et nous rejoignons le reste du groupe qui nous attend à l’embranchement de la route de Montjardin. Une fois tous réunis, nous repartons pour nous arrêter devant la pancarte du col de Montjardin que nous avons passée dans l’élan dans l’autre sens il y a deux jours.

Après quelques photos, nous repartons sur cette route bien lisse qui serpente dans la forêt domaniale de l’Aigoual. Environ sept kilomètres plus loin, nous faisons une halte devant l’abîme de Bramabiau. C’est une faille dans la falaise en-dessous de la route où coule une rivière souterraine. De la route, on a un beau point de vue sur la faille, bien que l’orientation fasse qu’à l’heure où nous sommes l’éclairage soit assez faible. Nous profitons de l’arrêt pour alléger la tenue car nous allons entamer bientôt le plus fort de la montée à l’Aigoual et la température commence à bien s’élever. Un kilomètre et demi plus loin, après une petite descente, nous passons au-dessus du Bonheur, la rivière qui arrose Camprieu et qui disparaît sous terre à la sortie du village, sans doute pour ressortir dans l’abîme de Bramabiau. Après Camprieu, nous grimpons progressivement jusqu’au col de la Serreyrède (1299 m) où nous faisons une pause et quelques courses au magasin de producteur local. Nous y sommes rejoints par Jean-Paul et Geneviève qui sont montés en voiture. Le col est la ligne de partage des eaux entre océan Atlantique et Méditerranée. En repartant, nous faisons une halte au point de vue juste à côté. La vallée de l’Hérault est impressionnante avec la route qui descend du col en lacets à travers la forêt et les montagnes environnantes.

Trois kilomètres plus loin, nous passons la station de ski de Prat-Perrot et le col du même nom qui culmine à 1411 m. Notre groupe s’étire car les pentes deviennent fortes et les deux kilomètres qui suivent sont les plus difficiles. C’est là qu’on apprécie l’assistance électrique, mais les deux courageux sans moteur ont la satisfaction d’avoir surmonté la difficulté seuls. Finalement, nous rejoignons le mont Aigoual avec un dernier kilomètre moins pentu. Nous y retrouvons les touristes aussi. Nous nous installons sur la pente, à l’abri de la faible brise, pour déjeuner. Certains cherchent l’ombre. Pollux passe auprès de chacun de nous pour voir où est la meilleure pitance. C’est Pascal son préféré. Après déjeuner, un couple de retraités s’intéresse aux trikes. Finalement, nous allons prendre le café au bar local, de l’autre côté de l’observatoire météorologique. C’est aussi l’occasion d’immortaliser le panorama formidable dans toutes les directions. Le temps est idéal, pas de nuages, très peu de vent, même si la visibilité au loin n’est pas des meilleures, mais c’est la contre-partie du beau temps et on ne s’en plaindra pas. Un groupe de marcheurs dont l’un est aussi inconditionnel du vélo nous prend en photo après des échanges amicaux.

Finalement, nous repartons dans la descente vers le col de Perjuret. Le groupe s’éparpille en fonction de la vélocité de chacun. Le temps de faire une photo au Plo du Four (1407 m) et nous repartons. Un peu plus loin, nous avons sur la gauche la vallée de la partie haute de la Jonte qui prend sa source sous le mont Aigoual. Après Cabrillac la route remonte un peu, puis nous reprenons la descente. Nous faisons une halte au col de Fourques (1040 m) d’où on a une belle vue sur la vallée du Tarnon. Nous repartons pour nous regrouper au col de Perjuret. La suite, nous l’avons déjà parcourue le premier jour, mais aujourd’hui les conditions sont bien meilleures. Nous nous retrouvons à l’ombre devant le garage à l’entrée de Meyrueis pour réaliser qu’il nous manque Serge. Il est resté en arrière à attendre les derniers alors que c’est lui le dernier. Il n’avait pas réalisé que nous étions tous devant lui. Un petit coup de fil, l’erreur est réparée et Serge nous rejoint bientôt. Nous décidons de fêter ce dernier jour ensoleillé autour d’un verre dans le centre de Meyrueis avant de rejoindre le camping. Au retour, mon compteur affiche un peu plus de 59 km pour 1031 m de montées. Le total des quatre jours s’élève à 218 km, pour un dénivelé positif total de près de 3900 m. Ainsi se termine une rencontre bien agréable où nous n’avons eu que des participants déjà connus. L’ambiance était très conviviale, comme toujours. Nous nous sommes séparés le lendemain matin avec en tête l’envie de revenir rouler dans cette superbe région.

Le briefing matinal 08:52
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:52
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:52
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:52
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:53
Le briefing matinal
Montée sur le causse Noir 09:31
Montée sur le causse Noir