Rassemblement

Le Vigan (30)

Du 31 mai au 6 juin 2026

7 jours404 km7 727 m D+300 photos

Le rassemblement

Nous étions dix-sept participants à cette rencontre dans les Cévennes au sud du mont Aigoual. La météo a globalement été assez clémente, même si nous avons eu un peu de pluie orageuse. Les paysages des Cévennes, s’ils impliquent un effort important, nous ont récompensé par les points de vue époustouflants. Des petits villages magnifiques se sont montrés aussi accueillants que beaux. Par contre, nous avons battu un record mémorable concernant le nombre de défaillances. Mécaniques, électriques, à répétition, nous avons tout essayé, sauf les crevaisons en route, mais nous avons eu quelques constats au camping. Par contre, notre équipe de choc a réussi des prouesses alors que l’outillage était plutôt à la fortune du pot. Ces déboires n’ont pas entaché la bonne humeur de l’équipe qui a su montrer une entraide exceptionnelle contre l’adversité. Avec plus de 400 km parcourus et plus de 7700 m de dénivelé, les Cévennes ont été conformes à l’attendu : c’est de la montagne et ça se mérite. Nous sommes repartis avec plein de bons souvenirs à partager et prêts à revenir dans cette superbe région.

Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.

Jour 1

Dimanche 31 mai 2026

35 photos

Le parcours

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Le récit

Aujourd’hui, un rallye automobile est organisé au Vigan. Nous avons modifié l’ordre de nos parcours pour ne pas passer sur le trajet du rallye et éviter les routes barrées. Notre but du jour est le Cirque de Navacelles. Après le briefing et un départ un peu tardif, nous sommes treize à rouler aujourd’hui, plus Rio, le chien de Jean-Paul, qui voyage dans la remorque tirée par le trike de son maître. En partant, nous croisons quelques-unes des voitures du rallye au niveau sonore élevé. Je réalise que l’assistance de mon trike se coupe régulièrement pendant deux secondes avant de reprendre la poussée. Après investigations, la sonde de vitesse est défaillante et je vais être obligé d’utiliser mon vélo comme ça toute la semaine. Après avoir traversé la ville sur des routes parfois bien défoncées, nous passons de l’autre côté de la route de Millau pour rejoindre Avèze. Nous faisons une pause photo au vieux pont qui enjambe l’Arre. Le soleil commence à chauffer et nous allégeons la tenue avant de repartir. Nous traversons le village en admirant au passage les grands cèdres du parc du château de Montcalm. Après la mairie, nous prenons à gauche la petite route qui monte vers Pommiers. Nous faisons une pause photo dans le premier virage pour admirer la vue sur la vallée de l’Arre et sur la montagne du Lingas où s’accrochent encore quelques nuages.

Nous grimpons dans la forêt où l’air sous les arbres est encore bien frais. La pente régulière n’est pas trop forte, mais le groupe s’étire. Arrivés presque en haut, nous prenons à droite pour rejoindre le petit village de Pommiers. Nous nous arrêtons sur la petite place devant l’église. Un mûrier couvert de fruits bien sucrés fait le bonheur de tous. Le village est très joli avec des petites rues en pente et une maison bien décorée par des tableaux et un massif de fleurs. Lorsque nous repartons, nous prenons une rue qui grimpe franchement, mais heureusement sur une courte distance. En haut, nous tournons à gauche sur une partie presque plate, puis nous rejoignons la route qui passe au-dessus du village où nous atteignons bientôt le sommet. Suit une petite descente, puis nous remontons doucement sur Montdardier dont nous apercevons bientôt le château qui domine le village. Nous nous regroupons devant le parc de loisirs avant de traverser le village et rejoindre le causse de Blandas.

Sur le causse, nous sommes harcelés par un vent bien frais. Après un kilomètre sur une route bien droite et descendante, nous prenons la petite route qui mène à Blandas. Il y a quelques montées, parfois pentues, et le revêtement est bien dégradé. Nous arrivons bientôt au carrefour de Blandas où nous attendons Jean-Paul et Marie-Paule. La chaîne du vélo de Marie-Paule a déraillé, mais Jean-Paul a tout remis en place et ils nous ont rejoint sans peine. Nous rejoignons le village puis nous décidons de nous installer sur les tables de l’aire de repos. Nous sommes à l’ombre des arbres mais l’endroit est assez venté, alors certains préfèrent se passer de table et choisissent l’herbe près du parking en dessous qui est abrité du vent. Après le repas, nous gagnons le carrefour du village et le café situés juste à coté. Nous prenons ensuite la route de Navacelles et nous nous arrêtons au belvédère que nous rejoignons à pied. La vue est plongeante sur le cirque creusé par la Vis au fil des années.

Nous rejoignons ensuite, toujours à pied, le second belvédère de l’autre côté de la route qui fait face à la cascade de Navacelles. Après notre retour aux vélos, certains décident d’attendre le retour des volontaires pour la descente au fond du cirque. Nous sommes six à tenter l’aventure. Commencée par une belle descente en lacets, il y a une petite remontée facile puis une grande descente jusqu’au pont sur la Vis, suivie d’un petite remontée fort pentue avant de redescendre sur le village. Nous nous arrêtons sur la terrasse au-dessus de la cascade après avoir traversé le parking. Il y a quelques touristes volontaires en bas, mais l’eau est très froide et la trempette est glaciale et courte. Nous reprenons les vélos pour rejoindre le vieux pont sur la Vis. Tout le site est superbe, bien aménagé et peu fréquenté à cette saison, même si c’est dimanche. Après de nombreuses photos, nous reprenons le chemin qui mène au parking, puis la route qui grimpe jusqu’au belvédère où nous attendent nos amis. Les montées sont assez raides, mais la pente ne dépasse pas 10 %. Il nous faut pas mal de temps pour remonter et nos amis en haut s’impatientent.

Une fois le groupe reconstitué, nous repartons en suivant le chemin qui relie le belvédère à la route en passant devant le restaurant. Il est bien lisse et serpente entre les buissons. Il est sans doute aussi impraticable en trike en période d’affluence estivale, mais pour aujourd’hui, il n’y a pas de problème. Nous rejoignons la route et gagnons le village de Blandas où nous prenons la route directe jusqu’à Montdardier. En y arrivant, nous avons une superbe vue sur le château au-dessus du village. Après un arrêt photo nous reprenons la route qui descend vers le Vigan. Nous nous arrêtons devant l’imposant portail flanqué de deux tours rondes qui ferme l’entrée du parc du château. Il y a une énorme fissure dans le mur à droite de la porte. Finalement, nous entamons la superbe descente qui nous ramène à Avèze. Nous traversons le Pont Vieux et nous croisons quelques unes des voitures du rallye avant de rejoindre le centre du Vigan, passant par la jolie place du Quai, bordée de deux allées avec une fontaine à chaque extrémité, avant de rejoindre le camping. Nous avons parcouru près de 63 km et grimpé 1086 m de dénivelé.

Nos trikes sont prêts pour rejoindre le départ 08:39
Nos trikes sont prêts pour rejoindre le départ
Sur le Pont Vieux d'Avèze 09:41
Sur le Pont Vieux d'Avèze
L'Arre, vue du Pont Vieux d'Avèze 09:42
L'Arre, vue du Pont Vieux d'Avèze
Cécile 09:42
Cécile
L'Arre, vue du Pont Vieux d'Avèze 09:43
L'Arre, vue du Pont Vieux d'Avèze
Pause photo près du Pont Vieux d'Avèze 09:46
Pause photo près du Pont Vieux d'Avèze
Jour 2

Lundi 1er juin 2026

65 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, nous partons sans retard après le briefing traditionnel. Les treize d’hier sont présents au départ. Le ciel est couvert, mais il devrait se dégager rapidement. Nous passons sous le pont-aqueduc près du camping, puis nous rejoignons la route de Ganges pour la suivre par la voie cyclable jusqu’au centre du Vigan. Nous traversons la place du Quai puis nous traversons le parc des Châtaigniers pour rejoindre la côte d’Aulas. C’est étroit, pentu, et assez fréquenté par les véhicules à moteur. Le groupe s’étire. Nous nous regroupons en haut, au carrefour de la route de Mandagout. Une pancarte affiche la pente que nous venons de gravir à 17 %. Nous n’avons pas mesuré autant, à part dans les virages à la corde, mais c’était néanmoins très dur. Nous prenons en face la route de l’Espérou. Après une petite descente, nous reprenons la montée au niveau d’Aulas. La pente est moins forte et plus régulière que dans la côte d’Aulas. Au fur et à mesure de la montée le paysage se dévoile. Devant nous l’Aigoual se cache derrière les montagnes plus proches.

Nous faisons un arrêt devant l’entrée du restaurant la Cravate. Certains improvisent une tenue cravatée. Jean-Paul trouve une sangle qui fait parfaitement l’affaire. Après les photos nous continuons la montée pour un arrêt un peu plus loin au belvédère de la Cravate. Il y a un parking et une table d’orientation. De là, on a une belle vue sur la vallée du Souls et le village de Serres. Après quelques photos, nous reprenons la montée alors que le ciel, couvert jusque là, se dégage. Nous passons devant le chemin de la maison forestière de Puechagut puis nous passons sans le voir le col de la Sablière (1014 m). Rien ne l’indique sur place. Nous nous regroupons au col de la Broue (1102 m) après un peu plus d’un kilomètre. Notre itinéraire de retour repasse par là mais la route que nous avons prévu de prendre en revenant est barrée – un panneau indique des travaux à neuf cent mètres – et en mauvais état. En attendant les autres, Guy va en reconnaissance et revient en disant que c’est praticable et qu’il n’y a pas de travaux. On verra bien au retour. Gilbert, le seul sans assistance électrique, décide de redescendre au camping par la route directe que nous venons de monter.

Nous continuons la montée jusqu’au col du Minier (1264 m), trois kilomètres plus loin. Xavier en arrivant nous signale que Marie-Christine a grillé son moteur et qu’elle est redescendue au camping. Au col, sur la gauche de la route, des tables nous attendent. Gilles, un randonneur à vélo fort sympathique, achève son repas et nous engageons la discussion alors qu’il nous laisse la place. Il nous raconte son voyage et nous lui indiquons le camping du Val de l’Arre où nous sommes installés. Il nous dit qu’il nous rejoindra ce soir et nous l’invitons à l’apéritif que nous avons décidé d’organiser à l’entrée du camping. Après le repas, nous reprenons la route pour franchir les huit kilomètres qui nous séparent du village de l’Espérou. C’est d’abord une belle descente jusqu’au pont des Vaquiers sur la Dourbie qui n’est, à cet endroit, guère plus large qu’un ruisseau, puis nous remontons légèrement jusqu’à l’Espérou où nous nous arrêtons au café le Dahu. Après le café nous quittons l’Espérou en prenant la route des cascades d’Orgon. Nous grimpons dans la forêt jusqu’au Col de Montals (1308 m), où Jean-Paul constate que ses pneus avants sont proches de la rupture, puis nous redescendons, passant près des sources de la Dourbie, invisibles de la route.

Nous passons le col de Giralenque (1270 m) sans le voir en l’absence de signalement, puis nous nous arrêtons au parking des cascades d’Orgon. Nous prenons à pied le petit chemin qui mène aux cascades. Il y a peu d’eau compte tenu du temps sec de ces derniers jours. Nous repartons un peu déçus de n’avoir pas eu le spectacle attendu. Le paysage est néanmoins superbe avec une belle vue sur la vallée du Coudoulous et sur les montagnes voisines. Après la visite, une jolie descente nous ramène au col de la Broue où nous prenons la route barrée. Le revêtement de la route est très abîmé et même parfois manquant. On comprend que la route soit barrée. Contrairement à ce que nous a annoncé Guy, c’est comme ça jusqu’au village de Salagosse. Nous sommes secoués sur plus de deux kilomètres très pentus. Il y aura certainement du resserrage à faire sur les vélos ce soir. Nous croisons un homme en VTT qui monte par là. En arrivant à la route du village, nous tombons sur des travaux. Le conducteur de la pelleteuse nous fait signe de passer. Nous nous regroupons pour continuer la descente sur la route qui est maintenant goudronnée.

Juste après Salagosse, à Pré-du-Serre, nous croisons un troupeau de chèvres. Nous dévalons dans la vallée du Souls jusqu’à Serres. Là, le circuit prévu traverse la rivière pour continuer de l’autre côté. Une partie du groupe loupe la bifurcation et continue sur Bréau, attirée par la pancarte Le Vigan. Nous les retrouverons au camping. Nous continuons le long de la rive gauche du Souls pour finalement rejoindre la route d’Aulas et entrer dans le Vigan par le sud. Nous rejoignons le centre ville, passons sur le vieux pont puis regagnons le camping. C’est là que mon téléphone s’échappe de mes mains. Le volet protecteur s’ouvre dans la chute juste au moment où je pose le pied sur l’angle inférieur droit de l’écran. Le téléphone est cassé, mes photos du jour perdues, car il n’est plus détecté par l’ordinateur. En soirée, avec Jean-Paul, nous effectuons un réglage du dérailleur de Cécile. Le câble ne passait pas au bon endroit conduisant à des difficultés pour passer les vitesses. Pendant ce temps là, Guy et Xavier effectuent un échange standard du moteur du trike de Marie-Christine. Ils avaient amené un autre moteur en pièce de rechange ! Nous terminons la soirée par un apéritif en commun improvisé au bar du camping devant la piscine qui ne tente personne vue la fraîcheur de la température. Ce soir, le compteur affiche plus de 60 km pour près de 1300 m de dénivelé. C’était une rude journée pleine de péripéties.

Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal 09:01
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal 09:01
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal 09:01
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing matinal
Regroupement au sommet de la côte d'Aulas annoncée à 17 % 09:41
Regroupement au sommet de la côte d'Aulas annoncée à 17 %
Petite pause au pont sur le Coudoulous 10:54
Petite pause au pont sur le Coudoulous
Le Coudoulous, c'est juste un filet d'eau car nous ne sommes pas loin de la source 10:56
Le Coudoulous, c'est juste un filet d'eau car nous ne sommes pas loin de la source
Jour 3

Mardi 2 juin 2026

26 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes encore treize au départ de matin. Après le briefing, nous prenons la même route que la veille, traversons le centre ville du Vigan puis grimpons la côte d’Aulas pour la seconde fois. Là encore, Gilbert, sans assistance, est obligé de mettre pied à terre. Nous nous regroupons en haut de cette rude montée, puis nous prenons à droite en direction du col des Mourèzes (537 m). La montée est maintenant plus facile, avec une pente régulière d’environ 4 à 5 %. Nous faisons une petite pause au col. Il y a un panneau manuscrit affichant un texte d’André Chamson, enfant du pays membre de l’Académie Française, à la gloire de la région. Nous reprenons la route qui redescend vers Mandagout. Avant d’arriver au village, nous avons une belle vue sur le château, un bel ensemble de bâtisses émergeant de la verdure au-dessus de la vallée de l’Arboux servant maintenant de maison d’hôtes. Nous traversons Mandagout, un village étalé le long de la route à flan de montagne. Au hameau des Beaumelles, juste après, nous faisons une pause photo avant de passer sous le vieux pont étroit où passe un sentier. La suite est magnifique. Nous roulons sur une route en pente douce à flanc de montagne, avec un paysage dominant la vallée de l’Arboux et de ses affluents, sur fond de montagnes, avec au fond des hameaux entourés de terrasses utilisées pour la culture de l’oignon doux des Cévennes.

Lors de la dernière pause, Jean-Paul a scruté ses pneus avant. Il les a trouvés bien usés. Vu les descentes prévues ici, ils ne vont plus durer très longtemps. Martine a des problèmes de coupure de l’assistance électrique de son trike. Après avoir serré un peu les connexions, ça a marché. Tout ça ne présage pas très bien de l’avenir… Nous arrivons à Saint-André-de-Majencoules où nous faisons une pause après l’église, face à la vallée de l’Hérault. De là, on a une belle vue sur les terrasses où pousse l’oignon doux des Cévennes. Après le village, une belle descente en lacets nous amène dans la vallée de l’Hérault. Nous suivons le cours du fleuve en descendant jusqu’à Pont d’Hérault. Avant d’entrer dans le village, nous montons à droite pour rejoindre la gare qui est maintenant transformée en école élémentaire publique. Nous nous installons sur les tables, près de l’ancienne voie ferrée transformée en chemin, pour le déjeuner. Le temps légèrement couvert ce matin devient de plus en plus gris. Il y a même un gros nuage noir qui nous a menacé avant d’arriver ici. Quand nous repartons, c’est sous un ciel tout gris avec un gros nuage noir et quelques grondements du côté d’où vient le vent. Odile décide de rentrer directement au camping par la route de Ganges soit à environ cinq kilomètres. Nous quittons la gare et prenons la route en direction de Ganges sur un kilomètre avant de prendre à gauche vers Roquedur.

Juste avant d’arriver à Roquedur-le-Bas, l’assistance du trike de Martine se coupe. Après investigation plus poussée, la coupable est la connexion située sous le cadre, près du moteur. Après plusieurs tentatives de déconnexion – reconnexion, rien n’y fait car une partie métallique est manquante. Il va falloir démonter la connexion et nous n’avons pas les outils nécessaires. Pour tout arranger, l’orage se déchaîne et il tombe une pluie forte. Finalement, Martine rebrousse chemin, sur son trike sans assistance accompagnée par Xavier, et rentre directement au camping sur les traces d’Odile. Je rejoins les autres à Roquedur-le-Bas. Certains se sont abrités de la pluie dans une cabane au bord de la route. Nous repartons pour grimper jusqu’à Roquedur-le-Haut. La pente est forte mais arrivés en haut, la pluie se calme et une belle descente nous amène juste au-dessus du camping. Nous avons fait 46 km pour 838 m de dénivelé. Je fais une réparation provisoire de la connexion de l’assistance du trike de Martine, puis avec Jean-Paul, nous agrandissons l’intérieur d’une rondelle pour l’ajouter à la manette de dérailleur arrière du trike de Cécile. Elle était obligée de maintenir cette dernière en place pour éviter que la chaîne retombe sur les pignons les plus petits. Ensuite, Jean-Paul installe sur le trike de Cécile les pneus neufs qu’elle avait apportés, et monte sur son propre vélo les pneus déposés qui sont en meilleur état que les siens.

Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 08:57
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 08:58
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 09:00
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 09:00
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Regroupement en haut de la côte d'Aulas 09:42
Regroupement en haut de la côte d'Aulas
Petite pause au col des Mourèzes 10:10
Petite pause au col des Mourèzes
Jour 4

Mercredi 3 juin 2026

26 photos

Le parcours

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Le récit

Marie-Jo et Christian nous ont rejoints hier soir. Nous sommes quinze au départ ce matin. La journée s’annonce belle avec un beau soleil dès le matin. Pour la troisième fois, nous traversons la ville pour grimper la côte d’Aulas. C’est toujours aussi raide, mais ça fait une bonne mise en train pour Christian et Marie-Jo qui n’ont pas encore goûté à ce côté des Cévennes. Une fois tout le monde réuni en haut de la montée, nous prenons à droite vers le col des Mourèzes (537 m). Au col des Mourèzes, Jean-Paul s’aperçoit que le panneau présentant le texte d’André Chamson a été vandalisé depuis notre passage de la veille. Il replace les morceaux du panneau pour reconstituer le texte. Après une courte pause, nous poursuivons par la descente jusqu’à Mandagout, puis nous prenons à gauche dans le village, en direction du col de la Lusette. La couleur est annoncée tout de suite : ça grimpe. Et fort. Avec mon assistance qui coupe régulièrement, ça n’est pas très facile. De temps en temps, nous passons une borne qui indique la pente moyenne et le kilométrage restant pour le col. Le problème, c’est que la pente n’est pas du tout régulière et que parfois ça monte à plus de 15 %. Le groupe s’étire et se reforme partiellement en fonction des arrêts de chacun. Le moteur du trike de Cécile chauffe.

Dans un grand virage je retrouve Guy, Serge et Gilbert en grande discussion avec deux personnes dont les véhicules sont garés là. Ils annoncent qu’on n’est pas loin du Cap de Côte. Je continue, suivi par Gilbert. Nous faisons une pause photo à l’épingle suivante. Le paysage, jusqu’ici caché par les arbres, se dévoile soudain. Des montagnes, des vallées, quelques petits villages et tout ça sous un ciel bleu et quelques moutons blancs, c’est magnifique. De l’épingle suivante, on voit en-dessous le trajet que nous avons suivi depuis Mandagout. Nous sommes rejoints par Xavier, Cécile et Odile qui fermaient la marche. Nous continuons la montée jusqu’à Cap de Côte (1189 m). Avant d’y arriver, je vois un jeune en monocycle qui grimpe bien en balançant les bras. Il faut un sacré courage pour relever un tel défi. À Cap de Côte, les brebis sont en liberté de chaque côté de la route, sous la surveillance de la bergère. Nous passons sans les déranger. Nous continuons jusqu’au sentier qui mène à la tombe d’André Chamson. Il y a un panneau pour l’observation des mouflons. Depuis le Cap de Côte, nous ne sommes plus à l’abri du vent fort et ça refroidit bien l’atmosphère. Après une photo du paysage, je reprend la route.

La suite est plus facile, mais le vent fort, en général de face, ne facilite pas beaucoup la montée. Finalement, nous nous retrouvons au col de la Lusette (1351 m), le point le plus haut du jour. Xavier nous apprend que Marie-Christine a décidé de faire demi-tour, trop fatiguée pour faire la suite du parcours. Martine me signale que sa batterie est presque vide. Elle décide aussi de repartir en sens inverse mais seulement après le repas. L’homme au monocycle a atteint le col avant nous. Après une petite discussion avec nous, il repart alors que nous nous installons à l’abri du vent froid et au soleil pour déjeuner. Lorsque nous repartons après une petite photo du superbe paysage offert par le col, Martine reprend le trajet en sens inverse. Après une belle descente nous rejoignons l’Espérou où nous faisons une pause au café le Dahu. Si deux jours avant nous cherchions l’ombre, aujourd’hui, les places au soleil pour attendre sont les bienvenues et nos amis prennent leur café à l’intérieur. Nous repartons sur la belle route qui descend dans la vallée de l’Hérault. Après le premier lacet, nous nous arrêtons à l’observatoire du mouflon de l’Aigoual. Il n’y a aucun mouflon en vue. Il faut dire que nous ne sommes pas trop discrets.

Nous repartons dans la descente bien pentue sur un bitume bien lisse, pour rejoindre l’Hérault après quelques lacets. La pente devient plus faible, mais ça descend toujours. Nous traversons Valleraugue puis nous passons en rive gauche sur le pont du Chinier. Avant le Mazel nous repassons en rive droite pour grimper un peu plus loin jusqu’à Saint-André-de-Majencoules. Après la traversée du village, nous montons encore un peu jusqu’aux quatre chemins. Là, nous attendons les derniers. Gilbert a préféré filer sur la route de la vallée pour rejoindre plus vite le camping. Nous descendons ensuite jusqu’au Rey où nous arrivons sur la route de Ganges face au château. Nous prenons à droite vers le Vigan puis un peu plus loin un petit chemin plein de gros cailloux nous fait grimper sur l’ancienne voie ferrée. La suite est en chemin dont certains tronçons sont bitumés, mais globalement en très mauvais état et peu praticable en trike. Finalement, nous rejoignons la route et prenons en sens inverse pour trouver la route qui descend au pont-aqueduc et nous ramène au camping. Nous avons parcouru près de 68 km et grimpé 1510 m. Je reprend le réglage des vitesses du trike de Cécile car ça laisse encore un peu à désirer. Après toutes ces descentes, il est nécessaire aussi de reprendre le réglage des freins de nos trikes. Décidément, il n’y aura pas un jour sans intervention sur nos vélos dans cette rencontre.

Le briefing matinal sous le soleil – Photo Gilbert 08:36
Le briefing matinal sous le soleil – Photo Gilbert
Regroupement en haut de la côte d'Aulas 09:45
Regroupement en haut de la côte d'Aulas
Jean-Paul et Rio au col des Mourèzes 10:13
Jean-Paul et Rio au col des Mourèzes
Regroupement au col des Mourèzes 10:14
Regroupement au col des Mourèzes
Jean-Paul reconstitue le texte d'André Chamson avec les éléments de la plaque brisée 10:14
Jean-Paul reconstitue le texte d'André Chamson avec les éléments de la plaque brisée
Dans la montée au col de la Lusette 10:44
Dans la montée au col de la Lusette
Jour 5

Jeudi 4 juin 2026

66 photos

Le parcours

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Le récit

Aujourd’hui, la pluie est annoncée en milieu d’après-midi. Pour tenter de rentrer avant, nous avons décidé de faire le parcours qui était prévu samedi. Plus court, il nous permettra peut-être d’arriver avant d’être mouillés. Nous ne sommes que onze au départ. Martine, Marie-Christine, Xavier et Guy ne roulent pas aujourd’hui. Après un briefing sous un ciel plutôt brumeux, nous prenons la route de la rive droite en passant sous le pont-aqueduc. Nous passons devant le magasin d’usine Well, puis devant les supermarchés, avant de continuer vers Avèze. Nous prenons la route de Millau au rond-point avant de prendre à gauche les petites rues de Cavaillac pour rejoindre la voie verte d’Arre. C’est un très bel aménagement avec un beau bitume bien lisse, des tunnels éclairés et des passages entre falaises avec de belles pierres de taille. Juste après le viaduc de Lavassac, en arrivant à Arre, nous prenons à gauche le chemin qui passe au-dessus du cimetière et qui longe la rivière. Le coin est superbe et nous arrivons sous le village. Le chemin passe entre la rivière et les jardins potagers et finalement nous arrivons au vieux pont sur l’Arre. Nous grimpons dans le village et prenons la route en travaux. C’est barré, mais praticable.

Nous rejoignons la route de Millau que nous suivons sur un kilomètre, et nous nous arrêtons au bord de la route où un producteur de cerise a établi son étal. Après que chacun ait fait ses emplettes, nous prenons à droite la route d’Aumessas. Nous franchissons l’Arre puis nous remontons le long du Bavezon. Peu après nous arrivons à Aumessas où nous nous arrêtons devant l’ancienne gare après avoir admiré en passant le viaduc où passait le train. L’endroit est superbe, très fleuri avec un bassin habité de poissons rouges. Le café de la gare est toujours opérationnel, il y a une boîte à livres dans un ancien abri-bus. L’ensemble respire le bonheur et la joie de vivre. Après une longue pause, nous reprenons la route pour grimper au-dessus du village vers le col de Mouzoulès. Nous nous arrêtons au pont sur le Bavezon. Il y a une petite cascade en amont et une plus grande en-dessous mais nous ne pouvons pas voir cette dernière de la route. Jean-Paul fait l’acrobate pour y aller voir de plus près, passant sur un pont étroit naturel taillé dans le rocher par la rivière. Il est bientôt rejoint par Pierre pendant que nos appareils photos crépitent depuis la route.

Lorsque nous quittons la vallée du Bavezon, une rude montée commence. Je constate que la chaîne du vélo de Jean-Paul fait un soubresaut régulier à chaque tour. Après investigation, un maillon s’ouvre. Jean-Paul, qui est bien équipé pour traiter le problème, remplace le maillon défaillant au bord de la route. Nous repartons pour arriver bientôt au col de Mouzoulès (737 m). Le temps est toujours couvert. Nous n’avons pas vu le soleil depuis ce matin. Arrivés au col, nous trouvons le vent qui fait baisser la température. Nous descendons jusqu’à Mouzoulès. Il n’y a que deux maisons, mais aussi deux chiens qui viennent nous voir et deux chevaux parqués de l’autre côté de la route. Au carrefour du chemin, une stèle a été érigée à la mémoire des protestants capturés ici en 1742 pendant leur culte. Nous nous installons sur les pierres et sur l’herbe, devant la stèle, pour déjeuner en compagnie des chiens qui jouent avec Rio et quémandent un peu de nourriture. Après le déjeuner, nous repartons dans la descente qui nous amène devant la mairie de Mars où nous nous regroupons avant de continuer la descente sur Bréau et Aulas dans la vallée du Coudoulous.

Nous nous arrêtons place de l’église à Aulas devant le café associatif. C’est malheureusement fermé et nos amis se passeront de café. La place est superbe avec une belle fontaine sans eau et de jolis porches qui conduisent aux petites ruelles voisines. Nous prenons l’une d’elles, qui démarre derrière le parking dans un recoin de la place, pour descendre vers la rivière. Nous nous arrêtons dans la petite rue qui longe la rivière et mène au vieux pont, face au superbe bâtiment des anciennes filatures. Après avoir pris plein de photos, nous continuons sur le pont pour grimper au-dessus du village, passer au nord du Vigan devant le haut de la côte d’Aulas que nous avons gravi trois fois, et prendre la route de Mandagout qui monte au col des Mourèzes (537 m). Après un bref arrêt au col, nous descendons jusqu’à Mandagout. Nous prenons à droite derrière le cimetière pour rejoindre la route de l’Arboux qui descend dans la vallée du Valat de Courbière et de l’Arboux. Un arrêt dans le premier lacet nous permet d’admirer le superbe point de vue sur la vallée. Nous reprenons la descente qui file vers la vallée de l’Arre et nous amène face au château du Rey. Nous prenons la route de Ganges vers le Vigan, négligeant le parcours de l’ancienne voie ferrée qui a éprouvé les matériels et leurs pilotes la veille. Nous arrivons au camping avant la pluie après 48 km et 887 m de dénivelé. La soirée se termine par l’apéritif offert par l’AFV et par l’organisation au bar du camping.

Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 08:51
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Les anciens ne lésinaient pas sur la qualité des constructions 09:38
Les anciens ne lésinaient pas sur la qualité des constructions
La construction est bâtie sur le rocher 09:39
La construction est bâtie sur le rocher
Les tunnels sont éclairés 09:45
Les tunnels sont éclairés
Les tunnels sont éclairés 09:46
Les tunnels sont éclairés
Nous arrivons au bout de la voie verte à Arre 09:48
Nous arrivons au bout de la voie verte à Arre
Jour 6

Vendredi 5 juin 2026

54 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin le beau temps est revenu et c’est sous le soleil que nous faisons le briefing matinal. Nous sommes quinze au départ. Nous partons par la route située au-dessus du camping par laquelle nous sommes revenus mardi. La qualité n’est pas géniale, mais ça monte bien. Après la Combe, nous retrouvons une route mieux revêtue. Au fur et à mesure de la montée, le paysage se dévoile. Nous nous arrêtons avant Roquedur-le-Haut à la source qui borde la route. Il y a plusieurs bassins couverts, la source étant fermée par une porte en bois non verrouillée. L’eau y est beaucoup plus claire et exempte d’algues. Par contre on a l’impression que rien ne coule. De l’autre côté de la route, on a une belle vue sur les montagnes et sur le village d’Avèze. Nous terminons la montée jusqu’à Roquedur-le-Haut, puis une belle descente nous ramène au fond des gorges de l’Hérault, sur la route de Ganges. Nous prenons à droite vers Ganges, puis un peu plus loin nous grimpons à gauche vers le Cap de Coste (359 m) et Sumène. Nous faisons une pause en haut. Jean-Paul nous annonce que Marie-Paule est fatiguée et qu’elle est retournée au camping.

Une belle descente sur une route bien lisse avec quelques épingles nous amène à Sumène. La route qui mène au centre-ville est barrée. Nous partons en exploration et les ouvriers qui sont en train de refaire les carrelages de la rue nous disent qu’on peut passer. Nous descendons dans les petites ruelles en pente puis nous passons sur le vieux pont du Rieutord. La sortie de la vielle ville, à l’entrée du pont, est marquée par deux grandes tours très rapprochées. Il y avait là autrefois une porte fortifiée dont un des gonds est encore présent. Après les photos du pont, de la ville et de la rivière, nous traversons jusqu’à la place de l’autre côté. Ombragée par de superbes platanes, elle est pas mal remplie de voitures. Il y a aussi une belle fontaine mais l’eau ne coule pas. Après une nouvelle séance photo, nous reprenons notre route qui passe devant un vieux pont sur le Recodier et remonte entre les maisons en direction de la voie verte. Un panneau rappelle l’histoire de Sumène et des filatures de soie. Nous montons jusqu’à l’ancienne gare pour rejoindre la voie verte. De là, on a une belle vue sur les toits de Sumène.

Nous prenons la voie verte, mais comme il est midi, nous décidons de pique-niquer à l’aire de repos avant le premier tunnel. Il y a deux tables et un banc et le soleil nous réchauffe. Guy profite de notre arrêt pour démonter et huiler un étrier de frein de son trike qui ne revenait pas bien à la position de repos. Après le déjeuner, nous reprenons la voie verte. Le revêtement est parfait. Les tunnels (éclairés) et les viaducs se succèdent Nous sommes dans les gorges du Rieutord. Il y a des falaises au-dessus de nous et la rivière au-dessous. Régulièrement, des panneaux nous indiquent les éléments intéressants à voir. Finalement, nous arrivons à Ganges. Nous traversons la ville pour rejoindre le centre où nous nous arrêtons au café. Il y a beaucoup de circulation et il fait chaud. Nous repartons avec plaisir pour finir la traversée de la ville et rejoindre le vieux pont sur l’Hérault où nous faisons une pause photo. Un grand bâtiment au bord de la rivière semble avoir été autrefois une filature. Il y en avait pas moins de dix-huit à Ganges et aussi un peu partout dans la région. La soie a fait la richesse de ces lieux au dix-neuvième siècle. Après les photos d’usage, nous prenons la route de Saint-Laurent-le-Minier qui remonte le long de la Vis.

Nous passons devant le pont de Mange-Châtaigne et derrière l’ancienne usine de la mine abandonnée avant d’arriver à Saint-Laurent-le-Minier. Nous faisons halte près du parking du restaurant local pour aller à pied admirer la cascade, l’aqueduc, le pont et le château. Quelques personnes profitent du soleil sur la plage, mais il n’y a personne dans l’eau. Après quelques photos, nous passons sur le pont à voie unique régulée par un feu pour attaquer la montée au-dessus du village. Partis devant nous ne voyons pas les autres arriver et nous attendons. Finalement, on apprend que le trike de Jean-Paul a subi une avarie grave. Le pédalier tourne dans le vide et seul le moteur entraîne le trike. Finalement, Guy prend la remorque de Rio derrière son trike et Jean-Paul décide de tenter de rentrer au moteur. Pour minimiser la consommation électrique, Jean-Paul a attaché une sangle au trike de Christian et se fait remorquer en tenant l’autre bout. Le système a l’air de bien marcher et Jean-Paul nous dit qu’il a assez de réserve dans sa batterie pour finir le parcours.

Nous continuons la montée jusqu’au col des Aires (520 m), à côté de Saint-Bresson. Nous faisons une petite pause et quelques photos au col, puis nous entamons la longue descente jusqu’au Vigan. Nous faisons une petite pause photo, après la partie pentue, au niveau du pont sur le ruisseau de Coularou, puis nous continuons le long de la rivière jusqu’à l’entrée de la ville. Nous prenons à droite pour rejoindre le camping. Nous avons fait plus de 51 km pour 996 m de dénivelé. Une fois rentré au camping, Jean-Paul, aidé de Christian, Pierre, Guy et Xavier, attaque le démontage du pédalier de son trike. Heureusement, à eux tous ils avaient les outils nécessaires. Ils constatent que les cliquets sont cassés, ce qui explique l’absence d’enclenchement du pédalage. Ils réussissent l’exploit de réparer avec les moyens du bord. Heureusement Pierre avait emporté, par hasard, une meuleuse sur batterie qui a permis de faire une réparation de fortune. Après remontage, le système a l’air de fonctionner normalement. Il restera à prouver demain que ça peut tenir à l’effort lors de la montée d’un col. Quoi qu’il en soit, Jean-Paul devra absolument remplacer un certain nombre de pièces à son retour chez lui. Les dix-sept participants terminent la soirée par un repas en commun au restaurant du camping.

Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 08:54
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing 08:54
Rassemblement à l'entrée du camping pour le briefing
Le briefing matinal 08:55
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:55
Le briefing matinal
Le briefing matinal 08:55
Le briefing matinal
Vue vers Avèze en montant à Roquedur 09:50
Vue vers Avèze en montant à Roquedur
Jour 7

Samedi 6 juin 2026

28 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, une belle journée s’annonce avec un beau ciel bleu. Nous ne sommes que dix au départ. Xavier et Marie-Christine, Guy et Véronique, qui n’a pas roulé depuis le début trouvant les pentes trop fortes pour elle, Gilbert et Benoist partent ce matin. Après le briefing, nous prenons la route vers l’ouest qui passe devant les supermarchés puis nous rejoignons Avèze. Nous passons devant le pont vieux et devant le château puis nous grimpons en direction de Montdardier. La route grimpe régulièrement avec un bon revêtement. À Montdardier, la route initialement prévue est en sens interdit. Nous devons continuer jusqu’au village pour rejoindre le parcours. Nous quittons le village pour rouler sur le Causse de Blandas. Le relief est moins accentué et la végétation rase. Avant Navas, nous quittons la route pour contourner la serre des trois Prieurs par la gauche. Nous rejoignons le carrefour de la route de Blandas où nous prenons à droite vers le Landre. Juste après le carrefour, nous nous arrêtons pour aller voir le dolmen au bord de la route. Il y a un chemin d’accès et la pierre du sommet est à fleur de terre au sommet d’un tumulus. La forme est circulaire. On dirait presque un abri de berger. Le dolmen a d’ailleurs peut-être eu cette fonction à une époque plus récente.

Avant le hameau du Landre, nous prenons à gauche. Un peu plus loin, deux menhirs se dressent au bord de la route à une centaine de mètres d’écart. D’une hauteur de plus de près de trois mètres, ils ont tous les deux un relief très tourmenté. C’est très surprenant. On croirait qu’ils ont été façonnés par les intempéries. Après quelques photos, nous grimpons vers Belfort. C’est là que la chaîne du vélo de Jean-Paul casse. Un des maillons qu’il avait monté en remplacement jeudi s’est ouvert. Il faut recommencer l’opération. Le soleil tape et la faim se fait sentir ce qui n’arrange rien. Finalement, après réparation, nous prenons la route du col de Campviel (754 m) qui monte gentiment, en venant de Blandas. Après quelques photos rapides, nous filons dans la descente pour rejoindre la route de Millau que nous prenons à droite vers le Vigan et nous arrêter un peu plus loin à l’aire de repos sur la gauche. Une table en pierre nous accueille. Le casse croûte est le bienvenu pour calmer nos estomacs affamés car il est près de quatorze heures. Nous avons accumulé un beau retard avec toutes ces péripéties. Il y a peu de circulation et la proximité de la route ne nous gêne pas.

En repartant, nous continuons la descente sur environ un kilomètre et demi, puis nous prenons à gauche la route qui monte vers Arrigas. Nous faisons une pause photo avant d’arriver pour admirer la belle vue sur le village niché au milieu de la verdure. Dans le village, l’accès à la place est fermé car ils ont refait le carrelage. Les ouvriers nous ouvrent les barrières et nous pouvons passer. Nous nous arrêtons pour le café au troquet local. Pendant ce temps là, je fais une visite du village en compagnie de Cécile. Bien que très sombre, l’intérieur de l’église est très coloré. On y trouve le mécanisme de l’ancienne horloge. Le village possède aussi un château, le château d’Albignac, qui laisse entrevoir un canon entre les grilles. Il y a une pancarte Consulat de Patagonie et il semble faire aussi l’hébergement en gîte. Du peu qu’on peut en voir, c’est une belle bâtisse avec des fenêtres à meneaux. Il y a de jolies petites ruelles en pente et tout est bien rénové. Nous quittons le village pour grimper vers Aumessas. Dans la montée on a une belle vue sur Arrigas émergeant des arbres. En arrivant à Aumessas, nous faisons une petite boucle pour admirer le viaduc de l’ancienne voie ferrée.

Nous faisons une pause devant le bassin et la gare d’Aumessas. Martine, Marie-Jo et Christian, qui n’étaient pas là quand nous sommes venus jeudi, en profitent pour visiter le village et explorer la boîte à livres. Nous repartons pour terminer la montée au col de Mouzoulès. Dans la montée, on a une belle vue au-dessus sur le rocher et le hameau de Caladon. Nous nous arrêtons pour souffler au départ du chemin qui mène au hameau qui n’est accessible qu’à pied. Finalement, nous atteignons le col de Mouzoulès (737 m) que nous avons déjà grimpé il y a deux jours. La suite est une descente rapide passant par Mars et Bréau, puis nous regagnons le Vigan où nous repassons par le vieux pont avant de rejoindre le camping. Nous avons parcouru 67 km aujourd’hui, pour 1115 m de dénivelé. Ainsi s’achève une semaine mémorable qui a battu le record de pannes en tous genres. Ceci n’a pas entamé la bonne humeur générale et tous nos amis sont repartis, certains le soir même, d’autres le lendemain voire plus tard, prêts à revenir une prochaine fois poser leurs roues dans ces montagnes cévenoles aux paysages fantastiques.

Pause photo au dolmen du Landre 12:27
Pause photo au dolmen du Landre
Le dolmen du Landre 12:28
Le dolmen du Landre
Il ferai un bel abri de berger 12:28
Il ferai un bel abri de berger
Jean-Paul doit de nouveau réparer la chaîne de son trike 12:50
Jean-Paul doit de nouveau réparer la chaîne de son trike
Pause à l'ombre pendant la réparation de Jean-Paul 12:50
Pause à l'ombre pendant la réparation de Jean-Paul
Le premier col du jour 13:40
Le premier col du jour