Rassemblement

Le Rozier (48)

Du 22 au 26 septembre 2022

5 jours292 km4 672 m D+210 photos

Le rassemblement

Cette seconde rencontre 2022 dans le sud-ouest a été aussi attirante que la précédente. En effet, une vingtaine de participants sont venus, parfois même de loin, pour rouler dans cette superbe région des gorges du Tarn. Si la beauté des paysages a une renommée internationale, elle se mérite car ici les pentes sont fortes et il faut pédaler pour découvrir les Causses et les gorges qui les séparent. Nous avons posé nos roues dans les gorges du Tarn, de la Jonte et de la Dourbie, et nous avons grimpé sur le Causse de Sauveterre, le Causse Noir, et le Causse du Larzac. Le matériel a, dans l’ensemble, bien résisté. On a toutefois dû démonter une roue dégonflée et une défaillance électrique a fait manquer une journée à nos amis belges, les obligeant à se rendre près d’Aix-en-Provence pour réparation. La météo, qui était caniculaire juste avant notre venue, était fraîche pour la saison, mais les deux jours de pluie annoncés se sont transformés en une petite pluie nocturne qui ne nous a pas empêché de rouler. La convivialité était de mise comme d’habitude. Nous avons ainsi pu rencontrer de nouveaux amis et revoir nombre d’anciens. Si le Causse Méjean n’a pas été exploré cette fois, c’est qu’il sera au cœur d’une nouvelle rencontre prévue l’année prochaine dans cette région.

Les photos, les vidéos et les réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.


 

Jour 1

Jeudi 22 septembre 2022

33 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes vingt, dont six femmes, au départ de ce premier jour dans cette superbe région des gorges du Tarn. Il y a dix trikes, dont un tandem, cinq vélos couchés et quatre vélos droits. Seuls les vélos droits, le Wolf&Wolf AT2 de Roberto et le Metabikes de Jacky n’ont pas d’assistance électrique. Il fait froid, mais le soleil promet une belle journée. Après le traditionnel briefing nous grimpons le raidillon qui permet de quitter le camping et nous rejoignons le centre du village où je finalise l’organisation du repas au restaurant de ce soir avec la patronne de l’Alicanta. Nous quittons Le Rozier en remontant le long de la Jonte pour pénétrer dans les superbes gorges aux falaises verticales. Un peu plus loin, deux rochers remarquables sur le haut de la falaise à gauche ont été baptisés le Vase de Sèvres et le Vase de Chine. Ils sont indiqués au bord de la route par une pancarte. Nous montons progressivement. Nous faisons une pause juste avant le rocher aux vautours pour alléger la tenue car la température monte. Nous ne verrons aucun des vautours, sans doute partis chasser ailleurs. Après une petite descente, la montée reprend. Quelques kilomètres plus loin nous apercevons l’Arcade des Bergers, une belle arche en haut de la falaise sculptée par les éléments naturels.

Un peu plus de deux heures après notre départ, nous arrivons à Meyrueis où nous nous arrêtons au supermarché pour quelques courses. Quelques minutes plus tard, nous reprenons la route qui longe la rivière puis nous passons le pont pour traverser le centre de Meyrueis où nous ne passons pas inaperçus. À la sortie de la ville, nous attendons Maryse et Roberto qui se sont arrêtés à la pharmacie. En repartant, nous prenons à droite la route qui grimpe sur le Causse Noir. Ça monte bien, mais pas trop fort. Après deux lacets assez raides, nous longeons la montagne en grimpant jusqu’à Sérigas puis c’est plus facile. Nous arrivons finalement à la Pierre des Trois Évêques, une pierre levée qui marque le carrefour de la D584 et de la D47C. C’est là que nous nous installons pour le pique-nique, sur l’herbe dans un endroit à l’abri du vent. Après déjeuner, nous décidons d’ajouter deux kilomètres au parcours prévu en allant voir le point de vue sur les gorges de la Jonte près de la grotte de Dargilan. Si le début n’a pas trop de relief, ça finit en descente et certains décident de ne pas aller au bout pour ne pas avoir à remonter. Ils ont eu tort. Le point de vue sur le gorges vaut le détour et le bar des grottes est ouvert.

Finalement, nous remontons pour rejoindre les autres. Nous rejoignons ensemble notre point de pique-nique puis nous continuons la route du Causse Noir vers Veyreau où nous nous regroupons. Nous passons ensuite Vessac puis nous prenons à droite la route de Peyreleau. Après un parcours à peu près plat, nous descendons jusqu’à la chapelle ruinée de Saint-Jean-des-Balmes où nous faisons une pause photo. Le chemin d’accès n’est pas très carrossable, mais les plus téméraires tentent l’aventure alors que les autres laissent leur monture au parking. La ruine montre les contours de la chapelle et il est possible de monter au clocher, ce que certains ne se privent pas de faire pour apparaître aux ouvertures supérieures pour le plus grand plaisir des photographes. Après cette visite, nous rejoignons le reste du groupe puis nous reprenons la route qui se termine par une belle descente sur Peyreleau. Après un arrêt au point de vue sur la vallée du Tarn et sur le village, nous traversons Peyreleau puis le pont sur la Jonte et nous rejoignons le camping par le petit chemin qui longe la rivière. Nous avons fait 58 km aujourd’hui pour un dénivelé de 897 m. Nous terminons la soirée dans la bonne humeur au restaurant l’Alicanta.

Le premier briefing 09:00
Le premier briefing
Le premier briefing 09:00
Le premier briefing
Le premier briefing 09:01
Le premier briefing
Le premier briefing 09:01
Le premier briefing
Première pause dans les gorges de la Jonte 09:41
Première pause dans les gorges de la Jonte
Le trike de Gisèle et Alain à l'arrêt pour ravitaillement à Meyrueis 11:17
Le trike de Gisèle et Alain à l'arrêt pour ravitaillement à Meyrueis
Jour 2

Vendredi 23 septembre 2022

37 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, au moment du briefing, Michel et Françoise manquent à l’appel. L’assistance du trike de Françoise ne fonctionne plus. Ils décident de se rendre chez Déclic-Eco près d’Aix-en-Provence pour résoudre le problème. Nous ne sommes donc que dix-huit au départ. La température est fraîche et le temps est couvert. Nous quittons Le Rozier en passant le pont sur le Tarn, puis nous descendons le long de la rivière. Sur notre droite, Mostuéjouls et son château dominent la vallée. Nous continuons jusqu’à Boyne où nous prenons à droite la petite route qui grimpe sur le Causse de Sauveterre. La montée, assez raide, se termine par de beaux lacets du haut desquels on peut voir le village de Boyne au fond de la vallée du Tarn. Finalement, nous nous regroupons au Buffarel pour une petite pause. Des chevaux sont parqués à l’arrière du gîte qui nous abrite du vent. L’un d’entre eux, plus curieux que les autres, s’approche pour quémander quelques caresses. Après la pause, nous continuons sur le Causse de Sauveterre jusqu’à la lavogne après le hameau de Bombes. C’est une cuvette maçonnée qui sert à récupérer l’eau de pluie pour abreuver les troupeaux de brebis. Nous continuons jusqu’au Massegros où un arrêt à l’épicerie locale permet de faire le plein de victuailles pour le déjeuner du jour.

Nous reprenons la route jusqu’à la Baraque de Trémolet où nous tournons à droite en direction du Point Sublime. Nous nous arrêtons un peu plus loin devant la source des Fonts. Il y a un joli bassin cimenté garni de nénuphars et, comme l’heure est assez avancée, nous décidons de déjeuner là. Il y a des tables en pierre, de la pelouse et un muret le long du bassin. Des ouvriers de la voirie font une pétanque au bord de la route pendant leur pause méridienne. Lorsque nous repartons, ils s’apprêtent à gravillonner. Heureusement, nous passerons juste avant. Quelques coups de pédale plus loin, nous rejoignons le Point Sublime qui porte bien son nom. C’est un beau point de vue au-dessus des Gorges du Tarn. Il était prévu de déjeuner là, mais le fort vent froid ne nous a pas fait regretter d’anticiper cet arrêt. Après de nombreuses photos pour immortaliser notre passage, quelques-uns d’entre-nous vont tester le troquet local pour le café traditionnel. Pendant ce temps là, les autres ont le plaisir de voir planer des vautours fauves au-dessus des gorges. L’un d’entre-eux vient même tout près en rasant la falaise. L’envergure de l’oiseau est impressionnante. Nous quittons cet endroit extraordinaire pour rejoindre la route que nous avons laissée à Saint-Georges-de-Lévéjac.

Nous continuons sur le Causse de Sauveterre jusqu’à Almières, où nous entamons la descente dans les gorges du Tarn. La pente est assez forte et le revêtement bien lisse. Nous faisons quelques arrêts dans les lacets pour faire des photos. Finalement, nous passons devant les ruines du château de Dolan avant de rejoindre les bords du Tarn aux Vignes où nous nous regroupons au bord de la route des gorges. Ensuite nous poursuivons notre parcours qui descend en pente douce le long de la rivière. Nous passons sous une belle arche de pierre, puis nous nous arrêtons un peu plus loin face au hameau de la Sablière, des maisons agglutinées contre la falaise, de l’autre côté du Tarn. Seul un sentier dessert le hameau de l’autre côté. Pour rejoindre la route, une tyrolienne transporte les marchandises au-dessus de l’eau et les habitants doivent traverser en barque ou en canoë avant de remonter un chemin escarpé jusqu’à la route. La nacelle de la tyrolienne est de l’autre côté où se trouve un gîte. Des vautours fauves planent plus haut au-dessus des falaises. Après quelques photos, nous repartons pour terminer la descente jusqu’au Rozier. Il y a de jolis passages sous des mini tunnels avant qu’on traverse le Tarn pour rejoindre le camping. Nous avons parcouru près de 59 km pour 905 m de dénivelé.

Regroupement à l'entrée du camping pour le briefing 09:04
Regroupement à l'entrée du camping pour le briefing
Mostuéjouls et son château dominent la vallée du Tarn 09:17
Mostuéjouls et son château dominent la vallée du Tarn
Après une rude montée, on voit le village de Boyne en bas où nous avons quitté la vallée 10:33
Après une rude montée, on voit le village de Boyne en bas où nous avons quitté la vallée
Pause en haut de la montée, au Buffarel, sur le Causse de Sauveterre 10:52
Pause en haut de la montée, au Buffarel, sur le Causse de Sauveterre
Pause en haut de la montée, au Buffarel, sur le Causse de Sauveterre 11:01
Pause en haut de la montée, au Buffarel, sur le Causse de Sauveterre
En continuant sur le Causse, nous passons une zone ravagée par le feu pendant la canicule de l'été 11:10
En continuant sur le Causse, nous passons une zone ravagée par le feu pendant la canicule de l'été
Jour 3

Samedi 24 septembre 2022

44 photos

Le parcours

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Le récit

Il a plu un peu pendant la nuit, mais le mauvais temps annoncé ces derniers jours pour aujourd’hui et demain s’est transformé en nuages sans pluie. En raison de la grande course annuelle des 100 km de Millau, la route est interdite à la circulation entre Peyreleau et Millau, des deux côtés du Tarn, de 9h00 à 15h00. Nous avons donc inversé les parcours prévus aujourd’hui et demain pour rester hors de la zone concernée et le briefing a été avancé à 8h30. Chantal a décidé de ne pas rouler aujourd’hui, de même que Gisèle et Alain qui désirent voir passer la course à pied. Madeleine et Benoist ont décidé de ne faire que la première boucle de notre parcours en huit. Le vélo de Françoise est réparé. Nous sommes donc dix-sept au départ, pour le trajet jusqu’aux gorges de la Dourbie, et nous serons quinze ensuite pour le reste du parcours. Nous remontons les gorges de la Jonte jusqu’au Maynial où nous prenons à droite une petite route fort belle qui traverse la rivière et monte à l’assaut de la falaise. Les pentes sont très fortes et nous montons dans la brume qui s’effiloche dans la vallée. Jacky est obligé de monter une grande partie à pied, le développement mini de son vélo ne permettant pas de passer des pentes pareilles. Malgré tout, nous n’allons pas beaucoup plus vite que lui. Finalement, la pente s’adoucit et nous nous regroupons en haut avant de rejoindre Veyreau.

Nous traversons le Causse Noir vers le sud, passant Vessac, puis nous entamons la descente dans les gorges de la Dourbie. En passant on peut voir le village de Montméjean accroché à un piton rocheux, surmonté de son château en ruines. La descente offre un très bon revêtement et la large route nous conduit vite au fond des gorges, à l’entrée de La Roque-Sainte-Marguerite. Madeleine et Benoist prennent à droite pour suivre la route du retour et nous continuons à gauche pour remonter au fond des gorges le long de la Dourbie. À peine plus d’un kilomètre plus loin, nous rejoignons le moulin de Corp où nous nous arrêtons pour déjeuner autour du vieux pont qui enjambe la Dourbie pour laisser passer un chemin piétonnier. Nous sommes à l’abri du vent au fond des gorges et un rayon de soleil bienvenu pointe entre les nuages. Après déjeuner, nous reprenons la route des gorges sur quelques kilomètres avant de prendre à droite une autre montée bien raide qui grimpe sur le Causse du Larzac où, là encore, Jacky devra monter à pied. Nous faisons une pause avant d’être en haut près de l’église de Saint-Sauveur. L’intérieur de l’église, qu’on peut voir à travers la grille de protection, est très décoré. En repartant, le trike de Martine bascule sur le côté en passant la bosse pour rejoindre la route. L’affaire se termine par des rires.

Nous terminons la montée pour rejoindre le plateau du Larzac. L’état des routes est déplorable et nous sommes bien secoués. Les nuages s’estompent, mais le vent froid ne réchauffe pas l’atmosphère. Nous mettons bientôt le cap au nord pour rejoindre Pierrefiche-du-Larzac où nous nous regroupons sur la place du village. Un autochtone, attiré par nos étranges montures, vient discuter avant qu’on reparte. Après le village, nous entamons la descente dans la vallée de la Dourbie. Un arrêt rapide pour pause photo au point de vue dans un lacet de la route et nous nous retrouvons bientôt en bas où nous discutons avec des cyclistes arrêtés sur le pont. Nous traversons la Roque-Sainte-Marguerite où nous prenons à gauche la route qui monte dans le ravin du Riou. Après un peu d’attente car les derniers ne suivaient pas, nous grimpons sur le Causse Noir. La montée est longue mais moins difficile que les précédentes. Juste avant d’arriver en haut, la batterie du trike de Françoise est déchargée. Après un échange avec celle de Michel, nous repartons pour terminer les derniers hectomètres et descendre comme des bolides sur Peyreleau et le Rozier. Nous avons parcouru 70 km pour 1412 m de dénivelé. Une rude journée qui se termine par un apéritif en commun dans la salle du camping.

Dans la rude montée sur Veyreau à partir du Maynial dans les gorges de la Jonte 09:17
Dans la rude montée sur Veyreau à partir du Maynial dans les gorges de la Jonte
Roberto attend les derniers au carrefour du Maynial 09:17
Roberto attend les derniers au carrefour du Maynial
Jean-Pierre attaque la montée dans son bolide 09:18
Jean-Pierre attaque la montée dans son bolide
Arrivée des derniers au carrefour du Maynial 09:18
Arrivée des derniers au carrefour du Maynial
Françoise attaque la montée à son tour 09:19
Françoise attaque la montée à son tour
Michel sur son loup bleu suivi de Jacky sur son Metaphysic 09:19
Michel sur son loup bleu suivi de Jacky sur son Metaphysic
Jour 4

Dimanche 25 septembre 2022

25 photos

Le parcours

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Le récit

Aujourd’hui le parcours est celui qui était initialement prévu hier. La météo semble clémente ce matin avec un peu de ciel bleu entre les nuages. Nous ne sommes que dix-sept au départ. Madeleine, Benoist et Jean-Paul nous quittent pour rentrer chez eux. Avant leur départ, nous faisons une photo de groupe. Nous grimpons sur le Causse Noir par la route que nous avons descendue hier soir. C’est plus long dans ce sens, mais la montée n’est pas aussi raide que celles de la veille. En grimpant, on a une belle vue sur les rochers illuminés par le soleil qui bordent les gorges de la Jonte. Un arrêt dans le dernier lacet nous offre une belle vue sur la vallée et Peyreleau. Finalement, nous nous regroupons en haut puis nous continuons ensemble sur la route du Causse Noir qui est loin d’être plate. Ça monte et ça descend avec parfois une belle pente. Le Causse est très boisé, contrairement à ce que nous avons pu constater sur le Causse de Sauveterre. Ici, c’est la forêt domaniale. Il y a quelques nids de chenilles dans les sapins, mais moins que ce que nous avions vu lors de nos précédentes aventures dans cette belle région. À l’extrémité ouest du Causse Noir, nous prenons à gauche la route qui mène au Poncho d’Agast. C’est de là que partent les parapentes qui colorent le ciel au-dessus de Millau.

Nous nous regroupons sur la piste d’envol de gauche. Le vent venant de l’autre côté, c’est l’autre qui est utilisée aujourd’hui par les parapentistes pour décoller. Le point de vue est impressionnant. Nous sommes juste au-dessus de la ville avec le viaduc en toile de fond. Des parapentistes sont arrivés en même temps que nous. Il rejoignent la piste d’envol chargés de leurs gros sacs à dos. Après de belles photos d’un paysage malheureusement un peu voilé, nous rejoignons nos vélos pour repartir. C’est alors qu’on aperçoit un parapente qui vient de décoller de la piste d’envol située de l’autre côté. Il monte en tournant, emporté par un courant ascendant avant de redescendre en direction de Millau où se trouve la zone d’atterrissage. Finalement nous quittons le Poncho d’Agast pour rejoindre la route qui descend sur Millau. C’est une belle descente en lacets où on croise des cyclistes et des coureurs qui montent, d’autres coureurs qui descendent. On ne sait pas si c’est la course d’hier qui a fait des émules, mais les environs de Millau nous semblent très sportifs aujourd’hui.

Nous nous regroupons en bas, à l’entrée de Millau sur le terre-plein à côté du rond-point, le temps de reconstituer le groupe. Un parapentiste qui a atterri là est en train de replier sa voile. Une fois les derniers arrivés, nous repartons par la piste cyclable qui passe sous le pont et nous prenons la piste qui longe la Dourbie. C’est juste après, à Cureplat, que nous trouvons les tables qui nous accueillent pour le pique-nique. Pendant le déjeuner, une jeune femme vient se renseigner sur nos vélos. Elle a l’air très intéressée. Après déjeuner, le temps couvert et le vent frais ne nous incitent pas à traîner ici. Nous reprenons bientôt la piste cyclable pour revenir au rond-point et continuer en descendant le long de la rive gauche du Tarn bordée de multiples campings. C’est un peu plus loin, à droite de la route qu’atterrissent les parapentes. Il y en a un qui approche lors de notre passage. Une équipe est en bas pour le récupérer. La suite est facile et le peloton s’étire. Finalement, nous arrivons au Rozier à 15h00 sous le soleil. C’était une journée facile. Nous avons parcouru un peu plus de 51 km pour un dénivelé de 851 m.

Le groupe au complet sans le photographe 08:51
Le groupe au complet sans le photographe
Le groupe au complet sans Benoist 08:52
Le groupe au complet sans Benoist
Dans la montée au-dessus de Peyreleau, les champignons rocheux se découpent sur le ciel 09:24
Dans la montée au-dessus de Peyreleau, les champignons rocheux se découpent sur le ciel
Denis et le tandem de Gisèle et Alain dans la montée 09:24
Denis et le tandem de Gisèle et Alain dans la montée
Les rochers éclairés par le soleil qui pointe entre les nuages 09:24
Les rochers éclairés par le soleil qui pointe entre les nuages
Roberto grimpe facilement avec son loup jaune 09:25
Roberto grimpe facilement avec son loup jaune
Jour 5

Lundi 26 septembre 2022

71 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin le ciel est couvert. Nous ne sommes que quinze au départ, Chantal et Maryse ayant décidé de ne pas sortir leur trike aujourd’hui. Nous partons après le briefing pour remonter les gorges du Tarn. Après le pont du Rozier, nous passons les deux premiers tunnels, puis un troisième avant d’arriver à la Sablière où la tyrolienne est en marche. Elle est en train de ramener les bagages des touristes belges qui avaient loué le gîte. Ceux-ci sont en train de traverser en barque à la pagaie alors que nous nous sommes arrêtés pour regarder la manœuvre. Ils arrivent en haut au moment où nous nous apprêtons à partir. Nous échangeons quelques mots et reprenons notre route. Un peu plus loin, nous passons un quatrième petit tunnel avant d’arriver aux Vignes où nous nous regroupons avant la montée. Gisèle et Alain ont décidé de ne pas faire tout le circuit aujourd’hui, mais de rester dans les gorges du Tarn, continuer plus loin et revenir par le même chemin. Nous ne sommes plus que treize à remonter des gorges par la route que nous avons descendue trois jours plus tôt en revenant du Point Sublime. La pente est raisonnable, un peu plus forte au début qu’à la fin, mais surtout, avec un revêtement bien lisse et une pente régulière, c’est nettement moins fatiguant que les petites routes que nous avons prises les jours précédents.

Nous faisons une grande pause en haut de la montée à Saint-Rome-de-Dolan. Ici nous sommes à l’abri du vent froid et le village est joli avec des maisons qui font un passage voûté pour la rue en-dessous. Il y a aussi de belles bâtisses en pierres de taille. Après de multiples photos, nous repartons pour terminer la montée, moins difficile, jusqu’au col de Saint-Rome-de-Dolan qui affiche 909 m. Le temps couvert et le vent froid n’incitent pas à traîner pour faire la photo mais Roberto, les jambes nues, n’hésite pas à jouer les mannequins. Un peu plus loin, un troupeau de brebis attire notre attention. Elles sont plutôt roussâtres avec de la laine uniquement sur le dos. Un nouvel arrêt photo s’impose. Nous continuons jusqu’au Massegros où nous nous regroupons. En quittant le village nous faisons une nouvelle halte pour prendre en photo le berger et ses brebis, une œuvre d’art métallique qui agrémente les touffes de lavande. Peu après, le village et le château de Séverac se profilent à l’horizon. Les quelques kilomètres restant sont vite parcourus car globalement descendants. Nous passons par-dessous l’autoroute pour rejoindre le centre. Nous nous regroupons avant d’attaquer la rude montée jusqu’au château.

En grimpant dans la ville, avant d’atteindre le cimetière, nous sommes piégés par le revêtement qui vient juste d’être refait mais n’est visiblement pas terminé. En fait les dix centimètres d’épaisseur ajoutés ont juste été tassés et non goudronnés. La route est pourtant ouverte à la circulation, même si les engins de chantier sont toujours présents sur le côté. La pente de près de 20 % incruste nos roues dans cette épaisseur encore meuble et certains se retrouvent bloqués. Force est de finir les derniers mètres à pied. Heureusement la zone concernée est assez courte et nous retrouvons avec plaisir le bon vieux bitume. La fin jusqu’à l’entrée du château est aussi pentue, mais la partie du revêtement refaite est terminée et ça se passe bien. Plutôt que de déjeuner au milieu du château en plein vent, nous jetons notre dévolu sur la table située juste en-dessous de la route avant le parking qui, elle, est parfaitement à l’abri du vent. De là, on a une belle vue sur les toits du village. Après déjeuner, nous faisons une visite à pied du château dont la plus grande partie est en ruines. Finalement, nous reprenons nos vélos pour un petit tour dans le vieux village. Il y a de jolies ruelles en pente et une porte fortifiée.

Avant de repartir nous faisons une halte au restaurant local pour les accros du café pendant que Françoise et Michel sont en grande discussion avec un acteur belge mondialement connu rencontré au château par hasard. Finalement, nous repartons sous le soleil et nous retrouvons Françoise et Michel qui nous attendent à la sortie du village. La suite du parcours est plus facile avec une montée progressive sur le Causse de Sauveterre où nous devons faire une halte pour traiter le problème d’une roue dégonflée sur le trike de Denis. Il semblerait que c’est la valve qui a été bloquée légèrement ouverte par le fluide anti-crevaison. Une fois le problème résolu, nous repartons jusqu’à Recoules-de-l’Hom où nous faisons une petite pause photo devant l’ancien four à pain et les jolies maisons en pierres. Nous continuons et nous prenons une route qui a été barrée à cause des incendies. L’ampleur des dégâts est impressionnante. De chaque côté tout est brûlé. Les poteaux téléphoniques ne soutiennent plus les câbles qui sont tombés au sol. Les feuilles des arbres sont roussies ou inexistantes suivant les endroits. Dans la descente sur la vallée du Tarn, c’est la même chose. Tout a brûlé jusqu’au sommet des collines. Finalement en descendant, nous retrouvons la verdure un peu avant le village de Liaucous qui a été épargné. Après une visite de ce joli village perché, nous regagnons le camping sous le soleil. Nous avons parcouru un peu plus de 58 km pour 977 m de dénivelé. Ainsi s’achève une belle rencontre où nous aurions apprécié un peu plus de chaleur, mais nous ne retiendrons que les bons souvenirs.

Nous remontons les gorges du Tarn en passant sous les arches de pierre 09:07
Nous remontons les gorges du Tarn en passant sous les arches de pierre
Pierre et son vélo en bois qu'il a construit lui-même 09:07
Pierre et son vélo en bois qu'il a construit lui-même
Dans les gorges du Tarn en pente douce 09:13
Dans les gorges du Tarn en pente douce
De belles arches 09:15
De belles arches
Pierre et Michel en grande discussion 09:15
Pierre et Michel en grande discussion
Dans les gorges du Tarn 09:16
Dans les gorges du Tarn