Rassemblement

Lavelanet (09)

Du 25 au 28 mai 2024

4 jours233 km3 122 m D+208 photos

Le rassemblement

Nous étions 14 aventuriers, prêts à parcourir les montagnes boisées de l’Ariège en cette fin de mai au climat quelque peu aléatoire. Heureusement, nous n’avons eu que très peu de pluie le troisième jour et un soleil intermittent et parfois chaud les autres jours. La pluie qui a précédé notre arrivée avait saupoudré de neige les plus hauts sommets donnant un bel agrément aux paysages. Nous avons profité pleinement des particularités locales, châteaux, source, cols, animaux autochtones, jolis villages, voie verte, etc. Nous avons parcouru en quatre jours 233 km pour 3122 m de dénivelé. La seule grosse panne matérielle a été la défaillance de l’assistance électrique d’un vélo droit le dernier après-midi, mais nous avons eu quelques petits incidents sans conséquence, pneus dégonflés, dérailleur mal réglé… L’ambiance était très conviviale et les nouveaux venus se sont bien intégrés. Les prestations locales (camping, restaurant) étaient à la hauteur et nous en avons bien profité. Un grand merci à Ivan et Éric qui nous ont guidé pour découvrir leur terrain de jeu favori. Ça nous a bien plu et nous reviendrons.

Les photos et réactions des participants sont consultables sur le site de l’AFV.


 

Jour 1

Samedi 25 mai 2024

36 photos

Le parcours

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Le récit

Les participants à cette nouvelle rencontre en Ariège se sont retrouvés hier soir au camping de Lavelanet. Ce matin, nous sommes 15 au départ. Outre les 14 inscrits, nous avons le plaisir d’accueillir Éric (Lechattom), un modérateur du forum Vélorizontal qui habite dans la région et qui est venu nous guider pour la journée. Nous sommes 11 en trike, 1 à vélo couché, et 3-à vélo droit. Seuls le vélo couché de Jacques, le trike d’Ivan, qui lui-aussi fait office de guide local, et le vélo droit d’Éric ne sont pas motorisés. Après le briefing sous le soleil matinal, peu à peu découvert par la brume qui s’estompe, nous quittons Lavelanet en suivant la vallée du Touyre jusqu’à Villeneuve d’Olmes où nous tournons à droite pour rejoindre la route de Foix que nous suivons sur un peu moins d’un kilomètre avant d’entamer à droite la montée à Roquefixade. Nous passons devant le château de Mondini, caché par les arbres et dont nous ne voyons que les grilles d’entrée. À la sortie de la forêt de Mondini, le paysage se découvre, la montagne se dévoile et les sommets les plus hauts s’ornent de belles taches blanches dues aux intempéries de la semaine écoulée. Nous faisons une pause photo et en profitons pour alléger un peu la tenue, réchauffés par la montée malgré la fraîcheur de l’air.

En continuant, nous découvrons peu à peu le village de Roquefixade, surmonté d’une crête rocheuse où trônent fièrement les ruines du château. Nous rejoignons la place du village par une ruelle très pentue. Il y a un joli lavoir et une belle fontaine. L’église est en travaux et nous ne pouvons pas voir l’intérieur. Dommage, car d’après Ivan elle vaut le coup d’œil. Nous laissons les vélos sur la place pour emprunter le chemin des ruines du château de Roquefixade dont l'existence est attestée depuis 1034. Il y a une très vieille stèle au bord du chemin. Sur la croix est représenté un oiseau et sur la colonne on voit une date en chiffres romains avec une erreur d'écriture MCMDXXXVI. La seconde lettre M a été ajoutée par erreur. La date réelle est MCDXXXVI soit 1436. En continuant à grimper, nous arrivons à la table d’orientation. De là, on a une superbe vue sur les montagnes. Sur la gauche, on voit une pointe rocheuse surmontée d’une construction. C’est le château de Montségur, dont la réputation n’est plus à faire, et au pied duquel nous nous rendrons demain. Après que chacun se soit bien imprégné de la magie du lieu, nous redescendons sur la place du village pour repartir dans la belle descente vers la vallée de l’Ariège et la ville de Foix.

Un peu avant Saint-Cirac, un œil a été ajouté de chaque coté d’un arbre tordu, figurant une tête de bête. C’est l’occasion d’un arrêt et de quelques photos. Terminant par une belle descente, nous arrivons dans la ville de Foix. La présence d’une voie cyclable en bord de route nous permet de nous affranchir de la circulation automobile relativement dense. Nous entrons dans la ville historique par le pont vieux. La chaîne de Martine a sauté dans un cahot, mais elle a réussi à remettre tout en place et à nous rattraper après le pont. Un double-sens cyclable nous permet de rejoindre directement la place Saint-Volusien en évitant les travaux qui barrent notre itinéraire prévu. Nous nous installons sous la halle pour un casse-croûte bien mérité. Le café local accueille les inconditionnels avant qu’on reparte. La vue sur le château est occultée par des travaux en cours et nous renonçons au parcours prévu. Finalement, nous repartons vers le pont vieux pour prendre la route vers le nord. De ce côté de l’Ariège, on a une belle vue sur le château qui domine la ville. Un rapide pause photo et nous repartons pour prendre la route qui monte le long de la vallée de l’Asle. Nous sommes rejoints par le collègue d’Éric qui fera le reste de l’après-midi en vélo droit avec nous.

La montée progressive n’est pas difficile et nous tenons un bon rythme. Sur une suggestion d’Ivan et d’Éric, nous quittons la route pour rejoindre Roquefort-les-Cascades. Nous montons jusqu’au parking où la buvette et les cascades ont attiré pas mal de touristes. Laissant les vélos au parking sous la garde de nos deux guides, nous grimpons pour admirer les cascades. C’est superbe, elles sont étalées et bien enveloppées de verdure. En grimpant encore au-dessus, il y a encore des cascades qui s’enchaînent les unes après les autres. Ce léger détour valait vraiment le coup. Le soleil commence à chauffer sérieusement et, après avoir un peu discuté au soleil sur le parking, nous n’avons qu’une hâte, reprendre la route. Nous rejoignons le parcours initial qui continue à monter, puis nous arrivons à Lavelanet où nous rejoignons le camping. Nous avons parcouru 54 km pour 750 m de dénivelé. La soirée se termine au restaurant Le Théâtre au centre ville où l’ambiance est aussi chaude que la cuisine est bonne.

Le briefing matinal à l'entrée du camping de Lavelanet 09:07
Le briefing matinal à l'entrée du camping de Lavelanet
Le groupe avant le départ 09:07
Le groupe avant le départ
Le mauvais temps de la semaine a enneigé les sommets 09:57
Le mauvais temps de la semaine a enneigé les sommets
Pause photo dans la montée à Roquefixade 09:57
Pause photo dans la montée à Roquefixade
Pause photo dans la montée à Roquefixade 09:58
Pause photo dans la montée à Roquefixade
Le village de Roquefixade sous le rocher surmonté du château 10:02
Le village de Roquefixade sous le rocher surmonté du château
Jour 2

Dimanche 26 mai 2024

47 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, il y a un vide-grenier au camping. Le ciel est bleu sans nuage. Un habitant permanent du camping nous présente la maquette artisanale géante qui représente les environs de Lavelanet en relief, nous expliquant où nous sommes passés hier. Après le briefing, le départ des 14 participants en file indienne est filmé pour faire une publicité au camping. Nous partons par la même route qu’hier, traversant Villeneuve d’Olmes, puis Montferrier avant d’attaquer la longue et rude montée au col de Montségur. La pente est forte, entre 9 et 11 %, et nous ne tardons pas à retirer les vêtements chauds qui nous ont protégés de la fraîcheur matinale. La montée se fait en forêt dont nous émergeons après Marou pour découvrir face à nous le château de Montségur perché au sommet de sa montagne. Le soleil en face n’aide pas trop pour les photos, mais on ne s’en plaindra pas d’autant que le temps est annoncé couvert pour l’après-midi et que quelques nuages sont venus mettre un peu de blanc dans le ciel bleu. Finalement, nous arrivons au col de Montségur (1059 m) où des vaches gasconnes des Pyrénées s’approchent, attirées par nos couleurs voyantes. Il y a quelques touristes et aussi des cyclistes venus monter le col. Nous sommes juste en-dessous du château qui trône au sommet du pic, mais le temps de montée à pied n’est pas compatible avec notre parcours du jour. Il faudra revenir pour faire la visite.

Nous repartons dans la descente de l’autre côté du col. Nous nous regroupons à l’entrée du village de Montségur où trône une belle charrue peinte en noir près du lavoir. Après un petit tour dans le village pour admirer les belles maisons qui dominent la vallée du Lasset, nous reprenons la descente. Avant de plonger dans la forêt nous faisons une nouvelle photo du château vu de l’autre côté. Un peu plus loin, Ivan me signale une belle petite cascade au bord d’un lacet de la route qui justifie un nouvel arrêt, puis nous repartons profiter de la belle descente. À Barrineuf, nous rejoignons la vallée de l’Hers. Nous nous arrêtons à l’épicerie locale pour quelques courses avant de continuer la descente dans cette vallée moins pentue. Nous nous arrêtons un peu plus loin à la source de Fontestorbes où nous distrayons un groupe de touristes qui trouvent soudain moins d’attrait aux eaux limpides qui sortent de la grotte. Cette source possède un fonctionnement particulier quand le niveau est assez bas, ce qui n’est pas le cas à cette saison. Elle est intermittente. Le niveau monte, puis se vide sur un cycle de 20 minutes environ. En tout cas, l’eau est d’une limpidité phénoménale. Compte tenu de l’approche de midi, nous décidons de profiter des tables présentes de l’autre côté de la route pour faire la pause déjeuner ici. D’autant qu’il est possible de prendre ensuite un café au restaurant de la source.

Les nuages ont envahi tout le ciel pendant notre repas. Nous repartons en suivant la vallée de l’Hers jusqu’à Bélesta 1 km plus loin. Nous traversons le village puis nous continuons sur la rive droite par une petite route en mauvais état afin de rejoindre le chemin d’accès au castel d’Amont. Je grimpe le chemin avant de caler dans la dernière bosse avant le monument. Les autres ne suivent pas, finalement, ils monteront à pied. Le castel d’Amont est une ancienne forteresse protestante datant du XVIème siècle qui a été sauvée récemment par une association locale. Témoin imposant de l'histoire tourmentée de la région attaché à un personnage controversé, Jean-Claude de Lévis-Léran, sire d'Audou, le château fut craint, détesté, respecté puis saccagé. Sauvé de la végétation par une association locale, il ne reste aujourd’hui que des murs partiellement reconstruits et quelques escaliers en pierre. Dominant le village sur un promontoire planté de tilleuls majestueux, les restes du château laissent bien deviner la taille et la prestance de l’ouvrage. Après quelques photos, nous reprenons la route pour une petite montée facile jusqu’au col del Teil (580 m).

La suite est une belle descente sinueuse dans la forêt pour retrouver la vallée de l’Hers qui est allé entre temps faire un tour du côté de la Bastide-sur-l’Hers. Dans la descente en forêt avant Rivel, nous passons dans l’Aude. Après avoir traversé Rivel, nous passons sur la rive gauche de l’Hers pour rejoindre la voie verte que nous suivons vers le nord jusqu’à Saint-Martin. Là nous prenons en épingle à gauche la route du lac de Montbel. Après un peu plus d’un kilomètre nous arrivons au bord du lac. Il y a quelques touristes et notre arrivée fait sensation. De là on a une belle vue sur les montagnes environnantes et une table d’orientation nous permet de repérer les points culminants. Après les habituelles questions des passants sur le vélo couché, nous repartons en passant par le village de Montbel. Nous passons sur la pointe sud du lac puis nous rejoignons Sainte-Colombe-sur-l’Hers où nous retrouvons la voie verte après avoir traversé la rivière et le village. La piste monte doucement à 2 % jusqu’à l’entrée de Lavelanet. Ivan nous quitte à la hauteur de Laroque d’Olmes et nous retrouvons la ville et ses voies cyclables en entrant à Lavelanet pour rejoindre le camping. Nous avons parcouru 61 km pour 859 m de dénivelé. La soirée se termine au camping par l’apéritif offert par l’AFV dans la salle aimablement prêtée par le propriétaire.

Une maquette en relief de la région a été construite à l'entrée du camping 08:54
Une maquette en relief de la région a été construite à l'entrée du camping
Rassemblement pour le briefing sous le soleil matinal 09:04
Rassemblement pour le briefing sous le soleil matinal
Le briefing matinal 09:05
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:05
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:05
Le briefing matinal
Le briefing matinal 09:06
Le briefing matinal
Jour 3

Lundi 27 mai 2024

78 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, le ciel est tout gris et la météo n’est pas fameuse. Il a plu cette nuit et on aura certainement un peu d’eau dans la journée. Jacques a décidé d’arrêter là son essai de participation à une rencontre de l’AFV. Il faut dire que rouler en vélo couché non motorisé au milieu de trikes motorisés dans une région montagneuse est un challenge important. Nous sommes donc 12 au départ sachant qu’Ivan doit nous rejoindre sur la voie verte à l’endroit où il nous a quitté hier soir. Après le briefing, nous passons en ville pour un arrêt au centre à la boulangerie. Nous reprenons la voie verte en sens inverse par rapport à hier soir. Après avoir retrouvé Ivan nous continuons jusqu’à Chalabre où nous décidons de faire une petite visite du village alors qu’une bruine dense s’est mise à tomber, nous obligeant à revêtir la tenue de pluie. Après avoir passé le pont sur l’Hers, nous découvrons une jolie sculpture métallique figurant Don Quichotte et Sancho Panza sur leurs montures. Après nous être regroupés, nous faisons un petit tour dans le village, guidés par Ivan. Nous faisons une pause sur la place centrale face à la halle. Deux superbes statues figurant sans doute des écrivains ou érudits du 18ème siècle trônent dans la rue devant une maison. Nous continuons la visite pour faire le tour en passant devant une boulangerie avec une superbe enseigne.

En quittant le village alors que la pluie s’est calmée, nous reprenons la voie verte et passons devant une belle sculpture métallique figurant deux chevaux. Environ un kilomètre plus loin, nous trouvons un gros camion qui vient face à nous, prenant toute la place. Le croisement est difficile. Un peu plus loin, nous tombons sur un gros chantier car un éboulement a complètement bouché le passage. Une pelleteuse est en train de déblayer. Une déviation a été aménagée, mais c’est un parcours tout terrain peu adapté à nos vélos. Nous devons nous mettre à plusieurs pour hisser nos lourdes montures dont la roue arrière dérape sur le sol empierré. Finalement, nous arrivons au sommet du passage et nous redescendons de l’autre côté pour retrouver la voie verte. Martine sera la seule a avoir réussi à grimper la seconde partie sans aucune aide que l’assistance électrique de son trike. Finalement, nous passons le tunnel de Camon et rejoignons la route à droite en descendant le talus. Nous arrivons à Camon où Ivan nous fait passer dans les petites ruelles pour découvrir l’abbaye, les vieilles maisons et les nombreux rosiers qui fleurissent le village. Finalement nous rejoignons l’aire de jeux où des tables nous accueillent pour le déjeuner.

Nous quittons le centre du village vers l’ouest pour aller au café en-dessous du pont de la voie verte. Il y a aussi un joli jardin couvert de roses au bord de l’Hers, juste à côté. Après le café, nous rejoignons la voie verte en grimpant sur le pont par une petite ruelle avec un gros caniveau en travers et une fin de montée sur un chemin qui donnera des difficultés à Claude et Jacky dont les trikes sont trop bas pour passer sans toucher. Nous poursuivons sur la voie verte pour la quitter un peu plus loin en direction de Lagarde et son château en ruines perché sur la colline, de l’autre côté de l’Hers. La grimpette est corsée, 17 %. Nous arrivons en haut pour faire le tour de l’enceinte du château et rejoindre l’entrée, à l’opposé du village. Malheureusement, la grille est fermée et la visite est interdite. C’est dommage car nous ne voyons rien depuis cet endroit, hormis le joli paysage des montagnes environnantes. Nous revenons au village pour faire une photo de ce qu’on peut voir du château de ce côté, puis nous redescendons pour rejoindre le château de Sibra, sur un promontoire en face, au-dessus du Touyre qui se jette dans l’Hers un peu plus loin. Ce château est privé, mais on peut au moins admirer la superbe façade à travers les grilles.

Nous repartons pour Saint-Quentin-la-Tour dont la tour carrée domine la colline à gauche. Là, nous prenons la route de Queille. Au fond de la vallée du Touyre, nous découvrons le château de Queille, une superbe bâtisse perchée au-dessus de la rivière. Après quelques photos, nous grimpons pour passer en-dessous du château et devant l’église. En continuant, nous passons devant le cimetière et la route qui grimpe nous offre une superbe vue sur la façade du château. Nous rejoignons Belloc, puis nous arrivons à Léran après une petite descente. Nous faisons un détour pour voir le superbe château, puis nous rejoignons Laroque d’Olmes où nous grimpons jusqu’à l’église du Castella. Nous contournons l’église pour rejoindre le jardin du Castella de l’autre côté, alors que la pluie se remet à tomber. De là, on domine la ville et les anciennes usines textiles. Une belle table d’orientation permet de repérer les endroits remarquables du paysage, mais la vue est bien bouchée par les nuages qui remplissent la vallée du Touyre. Un milan royal vient nous faire admirer ses belles couleurs en planant au-dessus de la ville. Nous terminons par un petit tour dans l’église du Saint-Sacrement qui est superbe. Les orgues Gonzales, installées en 2004, proviennent de la chapelle royale de Versailles. Nous rentrons sous une pluie fine après un peu plus de 62 km et 548 m de dénivelé.

Le briefing à l'entrée du camping 08:51
Le briefing à l'entrée du camping
Le briefing à l'entrée du camping 08:51
Le briefing à l'entrée du camping
Le briefing à l'entrée du camping 08:51
Le briefing à l'entrée du camping
Arrêt à la boulangerie au centre de Lavelanet 09:09
Arrêt à la boulangerie au centre de Lavelanet
Don Quichotte et Sancho Panza à Chalabre 10:56
Don Quichotte et Sancho Panza à Chalabre
Arrivée à Chalabre sous une petite pluie fine 10:56
Arrivée à Chalabre sous une petite pluie fine
Jour 4

Mardi 28 mai 2024

47 photos

Le parcours

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Le récit

Aujourd’hui, la météo annonce du soleil. Après le briefing sous un ciel encore un peu embrumé, nous partons vers Villeneuve d’Olmes et Montferrier pour grimper le col de la Lauze. Très vite, le soleil a fait son apparition jouant un peu avec quelques nuages de beau temps. À partir de Montferrier, le ton est donné. Ça monte bien. Nous faisons une halte pour alléger la tenue. Nous quittons la vallée du Touyre pour monter au col du Four (884 m). Là, cinq chevaux Mérens et un âne qui paissent dans la prairie s’approchent à notre passage. Le temps d’une photo et nous repartons. Après une courte descente nous retrouvons la montée et nous nous regroupons au col de la Lauze (948 m). Dans la prairie, des ânesses et une mule s’approchent pour quémander une caresse. Le ciel, qui était fort nuageux à notre arrivée découvre le soleil et nous réchauffe lorsque nous repartons dans la belle descente en forêt. Nous passons au-dessus du Gabachou, puis nous nous regroupons à Freychenet, devant le lavoir. Une descente rapide nous conduit à Celles, dans la vallée du Sios où nous pouvons admirer un beau lavoir, une belle église et de beaux arbres sous lesquels nous nous regroupons. Il y a une fontaine enclavée dans les murs du parapet du pont et une belle cascade sur le Sios, juste avant le pont. Le château, quant à lui, ne vaut pas grand-chose. C’est une ruine sans âme et inaccessible car privée.

Nous prenons la route de Foix sur six cent mètres puis au premier rond-point, nous prenons à gauche pour entrer dans Saint-Paul-de-Jarrat. Nous traversons le village et au second rond-point nous retrouvons la route de Foix. Nous faisons une pause à la boulangerie avant de repartir pour le rond-point suivant où nous prenons à gauche la petite route qui descend vers le sud. Après 800 m, nous arrivons au site du pont du Diable. Négligeant les tables placées près du parking, nous prenons la petite route interdite aux voitures qui descend au pont. La pente est forte et la route est en lacets. Nous nous regroupons après la traversée du pont pour la pause méridienne. Le pont fait l’objet d’une jolie légende où le diable est le dindon de la farce. C’est aussi une jolie construction en pierres avec deux arches au-dessus et qui enjambe l’Ariège. Construit en 1836, il a fait l’objet de l’expérimentation d’une roue hydraulique plongeant directement dans la rivière et fixée entre deux arches. La maison du moulin correspond aux pièces situées sous le tablier du pont. Après une visite du lieu et un déjeuner bien mérité, nous remontons sans difficultés (la pente fait quand même 14 %) et reprenons la route par laquelle nous sommes venus. À Saint-Paul-de-Jarrat, nous nous arrêtons de nouveau à la boulangerie pour le café.

En repartant, nous prenons la petite route qui monte vers le nord en direction de Soula et de Roquefixade. Nous nous regroupons à Caraybat, au carrefour de la route que nous avons pris le premier jour pour rejoindre Foix. De là, on a une vue superbe sur la vallée avec les montagnes enneigées en toile de fond. Nous repartons en direction de Soula, mais après quelques kilomètres, nous apprenons que Benoist n’a plus d’assistance sur son vélo. Finalement, il nous rejoint et nous continuons lentement jusqu’à Saint-Cirac où nous faisons une pause au parking avant le village. Benoist nous explique qu’il n’a plus de réaction de la commande de son assistance et nous ne trouvons pas de solution pour résoudre son problème. Pendant que nous discutons, une voiture s’arrête et le conducteur se présente comme le maire de la commune et demande à faire des photos pour le bulletin d’information locale. Finalement, nous repartons en ayant délesté Benoist de sa batterie et de sa sacoche. Nous faisons une nouvelle pause à Roquefixade, à l’ombre des arbres, car le soleil commence à bien chauffer. En repartant, nous décidons de rentrer directement par la route de Foix à Lavelanet pour éviter à Benoist une montée supplémentaire. Le retour est sans histoire et nous terminons avec 55 km au compteur avec 966 m de dénivelé. Nous fêtons la fin de cette belle aventure en retournant au restaurant où nous avons dîné samedi soir.

Le briefing matinal à l'entrée du camping 08:52
Le briefing matinal à l'entrée du camping
Les chevaux de Mérens typiques de l'Arège 09:57
Les chevaux de Mérens typiques de l'Arège
Les chevaux de Mérens typiques de l'Arège 10:01
Les chevaux de Mérens typiques de l'Arège
Pause photo au col de la Lauze 10:11
Pause photo au col de la Lauze
Les ânesses et la mule s'approchent, curieux de notre troupe colorée 10:12
Les ânesses et la mule s'approchent, curieux de notre troupe colorée
Les ânesses et la mule s'approchent, curieux de notre troupe colorée 10:12
Les ânesses et la mule s'approchent, curieux de notre troupe colorée