Voyage

Itinérance AFV n°8

Du 26 mai au 1er juin 2019 · Cahors (46)

8 jours420 km5 462 m D+312 photos

Le voyage

Pour cette huitième itinérance organisée sous l’égide de l’AFV, la météo nous a servi du froid et humide, puis du chaud. Le choc de la transition, accompagnée d’un parcours plutôt long nous a bien fatigués. Nous étions six, dont cinq en tricycle à assistance. Le dernier a eu le courage d’affronter les montées sur deux roues et sans moteur. Le Lot, un petit bout du Cantal et l’Aveyron nous ont servi des paysages plus beaux les uns que les autres. Des villages magnifiques nous ont dévoilé leurs plus beaux endroits et les montées, si elles étaient parfois difficiles nous ont révélé des paysages superbes. On a même eu droit à un horizon tapissé de volcans d’Auvergne. L’ambiance, comme toujours, a été le ciment de notre groupe dont la bonne humeur était entretenue avec soin par les uns et les autres. Notre parcours, pour ces sept jours, a été de près de 420 km avec un dénivelé total de pas loin de 5500 m. Même si nous sommes revenus un peu fatigués, nous en garderons toujours un excellent souvenir.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 0

Samedi 25 mai 2019

3 photos

Le récit

C’est sous le soleil que nous arrivons en début d’après-midi au camping Rivière de Cabessut à Cahors. Alain vient juste d’arriver à vélo depuis Ribérac après un périple de deux jours sous un temps pas trop clément. Gilbert est déjà là depuis la veille. Il est venu en train jusqu’à Toulouse depuis Miramas, puis a terminé à vélo lui aussi. Il a eu le temps de visiter la ville. Alors que nous montons la tente tout en discutant avec les uns et les autres, Denis arrive de Vendée en voiture. Après le montage des tentes, nous profitons d’une bière au bar du camping. Nous sommes bientôt rejoints par Jean-Pierre et Brigitte, qui repartira pour Andernos après le repas du soir. Plus tard, un apéritif s’improvise. L’ambiance qui est à la franche rigolade. Nous connaissons déjà tous les participants, ce qui facilite bien les choses. Nous sommes installés dans l’espace réservé aux cyclistes et randonneurs, et nous sommes les seuls, ce qui nous a permis de prendre largement notre place. Je plante le drapeau de l’AFV entre les tentes pour l’ultime photo du jour avant la tombée de la nuit. Dès que le jour baisse, chacun regagne sa tente, assommé par la route et peut-être aussi par les liquides divers (merci à Denis et Gilbert) absorbés à l’apéro. Demain, le lever est à 6h00 pour être prêts à partir à 8h00.

Apéritif en commun au camping de Cahors 18:37
Apéritif en commun au camping de Cahors
Apéritif en commun au camping de Cahors 20:03
Apéritif en commun au camping de Cahors
En soirée, il faut se couvrir car la fraîcheur est là 20:48
En soirée, il faut se couvrir car la fraîcheur est là
Jour 1

Dimanche 26 mai 2019

17 photos

Le parcours prévu

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Le récit

Ce matin, le temps est un peu couvert et il fait frais, mais les tentes sont sèches. À huit heures, nous sommes tous les six devant l’entrée du camping pour le départ. Nous laissons les clés des voitures au camping qui se chargera du garage mort. À part Gilbert qui roule sur deux roues en musculaire pur, les cinq autres sont en tricycle à assistance électrique. Gilbert et Martine ont leur chargement dans les sacoches, alors que les autres trikes tirent une remorque. Nous quittons le camping et la petite route pleine de creux et de bosses nous amène face au centre historique de Cahors, de l’autre côté du Lot. Après un arrêt photo, nous traversons la rivière pour gagner le centre-ville où nous nous arrêtons devant la cathédrale pour un passage à la boulangerie. Quelques passants font les curieux. Nous repartons pour remonter la rive droite du Lot jusqu’à Laroque-des-Arcs, en passant juste en dessous de la tour de la Barbacane. À Laroque-des-Arcs, nous prenons à gauche pour entamer une longue montée jusqu’à Constans où nous faisons une petite pause. Un peu plus loin, nous avons droit à quelques montées bien raides mais courtes, le long de l’autoroute, puis à une belle descente jusqu’au fond de la vallée de la Rauze. Le paysage, très boisé, est très agréable, même si un peu de soleil serait le bienvenu.

Nous traversons la Rauze pour remonter de l’autre côté jusqu’à Cras. La suite est plus facile avec quelques légères montées. Nous faisons une pause avant la descente dans la vallée du Vers. Un couple de randonneurs arrive du chemin à côté et discute de nos vélos avant de reprendre sa route en même temps que nous. Nous descendons dans la vallée du Vers, puis nous traversons la rivière pour remonter doucement le long du ruisseau de Goudal, puis plus fortement dans la combe de Londès avant d’arriver à Labstide-Murat, patrie de Murat, bien connu de nos livres d’histoire. Nous passons devant le château puis nous nous installons pour le pique-nique dans l’ancien camping transformé en jardin public. Il y a une table, mais les anciens sanitaires ont été désaffectés. Dommage qu’ils n’aient pas laissé les toilettes en service. Nous sommes en haut et le vent est fort et frais. Pour éviter de nous refroidir, nous ne traînons pas et nous repartons dès le déjeuner avalé. La suite du trajet n’est pas difficile. Nous passons deux fois au-dessus de l’autoroute puis nous obliquons un peu plus vers l’est. Nous faisons une pause juste avant de prendre la D807. Le soleil se découvre et la température monte franchement. Nous continuons en tenue estivale.

Un kilomètre et demi plus loin, nous quittons la D807 et ses voitures pour prendre à gauche une route plus calme. Après une ligne droite plate et une montée courte, nous arrivons à Carlucet. Nous allons jusqu’à l’église dont les fresques sont réputées, mais malheureusement, nous trouvons porte close. Nous faisons une petite pause. Pour la première fois nous cherchons plutôt l’ombre. Après quelques photos, nous reprenons la route qui commence par une belle descente dans la combe de Gouny, suivie d’une remontée assez raide puis d’un parcours plus facile dans la forêt jusqu’à Couzou où nous faisons une photo devant le lavoir. Nous traversons ensuite le bois de la Pannonie. Une dernière montée nous mène au pied du Cloup où nous prenons à gauche pour rejoindre le camping à la ferme de Magès, face à la vallée de l’Alzou. Nous nous installons sous le soleil et Jean-Pierre en profite pour re-régler son dérailleur arrière qui lui posait des problèmes depuis quelque temps. La fermière nous vend une demi-douzaine d’œufs en venant encaisser le prix modeste du camping. Un cycliste étranger a planté sa tente un peu plus loin. Un peu fatigués par cette rude journée, nous ne traînons pas pour aller au lit à la nuit tombée. Le compteur affiche presque 60 km pour un dénivelé de 1086 m. Ce sera le plus élevé de la semaine. Une première journée difficile.

Après avoir quitté le camping, le centre de Cahors, de l'autre côté du Lot 08:12
Après avoir quitté le camping, le centre de Cahors, de l'autre côté du Lot
1ère pause en haut de la montée, juste avant Constans 09:46
1ère pause en haut de la montée, juste avant Constans
Regroupement au pied de l'église de Cras 11:14
Regroupement au pied de l'église de Cras
Regroupement avant de descendre dans la vallée du Vers 11:44
Regroupement avant de descendre dans la vallée du Vers
Un couple de marcheurs du GR46 s'intéresse à nos vélos 11:46
Un couple de marcheurs du GR46 s'intéresse à nos vélos
Pause méridienne à l'ancien camping de Labastide-Murat 12:47
Pause méridienne à l'ancien camping de Labastide-Murat
Jour 2

Lundi 27 mai 2019

49 photos

Le parcours

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Le récit

C’est sous un ciel couvert que se tient le briefing ce matin. Le campeur d’à côté nous propose de faire une photo du groupe, ce que nous acceptons avec plaisir. Après avoir quitté Magès, nous prenons la route de Rocamadour qui descend dans la vallée de l’Alzou. Au détour d’un virage, nous apercevons les premières maisons de Rocamadour sur l’autre versant de la vallée. Nous nous arrêtons après le pigeonnier de Laguille, pour profiter de la vue imprenable, face au village accroché à la falaise. Après les photos, nous terminons la descente pour remonter de l’autre côté jusqu’aux maisons du haut du bourg. Nous continuons ensuite en direction de l’Hospitalet, au sommet de la falaise. Au cours de la montée, on a encore une belle vue sur Rocamadour. En haut, nous nous arrêtons au belvédère de l’Hospitalet. La vue sur Rocamadour est imprenable et nous sommes les seuls touristes à cette heure matinale. Nous quittons l’Hospitalet en direction de Gramat par une route qui monte doucement. Un peu plus loin, nous rejoignons la D840, plus fréquentée et avec des poids lourds. Heureusement, la route est large et le bitume bien lisse, comme les pentes faibles, nous permettent un rythme soutenu. En moins d’une heure, nous sommes au supermarché de Gramat pour faire nos courses.

Nous nous dirigeons ensuite vers le centre-ville pour une petite balade touristique à vélo. Nous nous arrêtons sur la place devant la belle halle où nos vélos sont le principal sujet de conversation. Nous rejoignons la place commerçante où la boulangerie est fermée le lundi. Heureusement, une seconde boulangerie est ouverte un peu plus loin. Les accros du café vont faire un tour au bar avant que nous reprenions la route. Une voiture bloquant une ruelle nous oblige à un petit détour, mais nous retrouvons vite le parcours et nous quittons Gramat en direction de Bio. La petite route remonte lentement le long de l’Alzou mais, à partir de Bio, ça monte franchement. Heureusement, ça ne dure pas et la suite du parcours est plus facile. Après une petite pause avant Anglars, nous rejoignons le plan d’eau de Lacapelle-Marival où nous nous installons près du lavoir pour déjeuner. Marine et David, nouveaux venus au vélo couché et qui habitent là nous rejoignent en trike. Ils ont apporté de la tomme de chèvre, fabriquée lors d’un stage de Marine, et du café chaud. En échange, nous leur prodiguons moult conseils sur les trikes qu’ils viennent d’acquérir et leur utilisation. Marine peut tester le pédalage avec des cales grâce aux sandales de Martine. Nous terminons juste notre repas lorsqu’il se met à pleuvoir. Sous les arbres, nous sommes presque à l’abri. Le temps de mettre la tenue de pluie et ça se calme un peu. Finalement, nos deux amis repartent et nous reprenons notre route qui passe devant l’imposant château de Lacapelle-Marival.

Après Lacapelle-Marival, une longue montée nous conduit à St-Bressou, ensuite c’est une belle descente jusqu’au fond de la vallée du Drauzou, puis c’est à peu près plat jusqu’à [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Cardaillac]Cardaillac[/url]. Là nous faisons une longue halte pour visiter le village dominé par ses deux tours. Dans les ruelles nous découvrons de magnifiques maisons, notamment l’Oustal Viel, une ancienne auberge dont le porche en pierre est orné d’une effigie féminine sculptée. nous faisons une petite visite de la tour de Sagnes. L’accès se fait à 4,45 m au-dessus du sol. Comme dans sa tour jumelle, la tour de l’Horloge, le bas de la tour est plein pour éviter les attaques au bélier. Un escalier à vis en pierre permet d’accéder à la salle supérieure, puis un second escalier similaire donne accès à la plateforme d’où la vue, sur les toits du village et sur les environs, est imprenable. La tour comporte des latrines anciennes portées par deux corbeaux sur sa face ouest. D’en haut, on a une belle vue sur la tour de l’Horloge, reconnaissable à la cloche qui occupe son sommet, et sur une tourelle ronde qui devait faire partie de la fortification triangulaire qui protégeait le centre du village.

Après la visite, nous reprenons la route en direction de Figeac. C’est à peu près plat jusqu’à la D840 que nous traversons pour prendre en face une petite route très raide sur une centaine de mètres, puis qui descend très fort, tout droit jusqu’à Figeac. Là, nous rejoignons le centre historique pour faire une visite à la place des écritures dont le sol est couvert d'une reproduction monumentale de la pierre de Rosette (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. C’est un hommage à Jean-François Champollion, natif de Figeac, qui a été le premier à déchiffrer les hiéroglyphes. Après cette petite visite, nous reprenons la route pour passer au magasin bio situé de l’autre côté du Célé, mais malheureusement il est fermé le lundi. Nous nous contenterons de quelques bières achetés au supermarché d’à côté. Nous terminons notre parcours pour rejoindre le camping à la sortie de Figeac, où nous arrivons en fin d’après-midi compte tenu du temps passé pour les différentes visites. Le compteur affiche presque 63 km pour 975 m de dénivelé. Comme hier, la soirée se termine juste avant la tombée de la nuit et nul ne bronche quelques minutes après le coucher.

Briefing dans la fraîcheur matinale 07:45
Briefing dans la fraîcheur matinale
Le groupe au complet grâce à un jeune cycliste étranger qui campait à côté 07:45
Le groupe au complet grâce à un jeune cycliste étranger qui campait à côté
Après deux kilomètres, nous arrivons face à Rocamadour 08:01
Après deux kilomètres, nous arrivons face à Rocamadour
Le village est collé à la falaise, au-dessus de l'Alzou 08:04
Le village est collé à la falaise, au-dessus de l'Alzou
Tout près de notre arrêt photo, le pigeonnier de Laguille 08:04
Tout près de notre arrêt photo, le pigeonnier de Laguille
Pause photo au-dessus de la vallée de l'Alzou, face à Rocamadour 08:05
Pause photo au-dessus de la vallée de l'Alzou, face à Rocamadour
Jour 3

Mardi 28 mai 2019

20 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, on plie les tentes sous une petite bruine. La tenue de pluie est de rigueur car la journée ne s’annonce pas très belle. Heureusement, le temps maussade n’entame pas notre bonne humeur. Nous quittons le camping pour passer sous la voie ferrée et grimper pour quitter la vallée du Célé. La montée est raide jusqu’au lavoir. Ensuite, nous rejoignons la D2 qui nous mènera jusqu’à Livinhac-le-Haut et aux bords du Lot. Ça continue à monter et il y a quelques voitures, mais davantage en sens inverse. Suit une belle descente où je suis obligé de m’arrêter pour remettre en place le sac de la tente, fixé sous la remorque, qui s’est déplacé et touche la roue. Le paysage, composé de champs et de forêts, est agréable. En bas, nous traversons le ruisseau de Guirande puis nous remontons de l’autre côté. Ça grimpe jusqu’à Montredon, puis nous plongeons dans la vallée du Lot jusqu’à l’entrée de Livinhac-le-Haut sur une belle route lisse. Nous prenons à gauche la route qui domine le Lot et descend lentement. À Port d’Agrès, nous nous arrêtons à l’épicerie locale. L’accueil est très sympathique et la patronne nous propose un café. Elle offrira même la seconde tournée. Au moment de sortir, une pluie fine se remet à tomber alors que nous étions arrivés sous le soleil. Heureusement, elle ne durera pas.

Nous reprenons la route qui remonte la vallée du Lot. Il n’y a pas beaucoup de circulation et très peu de relief permettant une allure soutenue sans trop d’effort. Nous avions prévu de déjeuner à St-Parthem, mais il est bien trop tôt lorsque nous y arrivons. Nous décidons de continuer et de nous arrêter plus loin. Les bords du Lot sont couverts de cultures maraîchères où s’affairent quelques cultivateurs de salades. Nous passons Coursavy pour finalement nous arrêter à l’aire de repos de St-Projet. Nous avons déjà déjeuné là lors d’une itinérance précédente, mais à l’époque il faisait plus chaud. Les tables font le bonheur de ceux qui n’en ont pas. Pour notre part, le couvercle retourné de la remorque associé à nos deux pliants légers, fait parfaitement l’affaire. Le vent n’est pas très chaud, mais le ciel laisse passer un peu de lumière entre les nuages plus foncés. Arrivés à la fin du repas, un gros nuage noir s’avance et il ne tarde pas à pleuvoir. L’abri des arbres n’est pas suffisant mais c’est juste une averse de pluie fine et il ne pleut plus lorsque nous reprenons la route. La vallée est devenue de plus en plus étroite et les pentes couvertes de forêt font un paysage très agréable. Nous reprenons notre rythme remontant doucement le cours du Lot.

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Vieillevie. Le château qui domine le village mérite un arrêt photo. Le ciel s’éclaircit quelque peu, mais les nuages sont toujours présents. Un peu plus loin, nous nous arrêtons face au château de Montarnal, situé de l’autre côté du Lot et dont on peut voir la tour principale entre les arbres. Finalement, le soleil fait son apparition et les nuages s’éclaircissent. Nous nous arrêtons pour alléger la tenue. La fin de la route est aussi facile et nous arrivons sans encombre à Entraygues-sur-Truyère où nous sommes accueillis par le château qui trône au confluent entre le Lot et la Truyère. Après un arrêt photo, nous poursuivons jusqu’au pont gothique sur la Truyère qui vient d’être rénové. Interdit à la circulation, il est réservé aux piétons. Nous traversons la rivière pour gagner le centre et rejoindre le camping au bord du Lot. Notre bilan de la journée est de 60 km pour 541 m de dénivelé. Après notre installation, nous allons en ville et nous terminerons la soirée par l’apéro, offert par l’AFV, et une pizza. L’ambiance au retour sera à la franche rigolade alors que nous passerons la passerelle sur le Lot qui mène au camping.

Le campement est plié, nous sommes prêts pour le briefing matinal 07:47
Le campement est plié, nous sommes prêts pour le briefing matinal
Denis a insuflé un peu d'esprit militaire au sein de l'équipe 07:51
Denis a insuflé un peu d'esprit militaire au sein de l'équipe
Nous sommes équipés pour faire face à la pluie annoncée et qui commence doucement 07:51
Nous sommes équipés pour faire face à la pluie annoncée et qui commence doucement
Pause en haut de la deuxième montée du jour, un peu avant Montredon 09:35
Pause en haut de la deuxième montée du jour, un peu avant Montredon
Pause en haut de la deuxième montée du jour, un peu avant Montredon 09:35
Pause en haut de la deuxième montée du jour, un peu avant Montredon
Après les courses à Port d'Agrès, nous prenons la route qui suit le Lot 10:59
Après les courses à Port d'Agrès, nous prenons la route qui suit le Lot
Jour 4

Mercredi 29 mai 2019

78 photos

Le parcours

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Le récit

Au lever, la brume estompe les pans de colline qui entourent la vallée. Cependant, le ciel est clair, présageant une belle journée. Après le briefing traditionnel réalisé sous le soleil qui a percé la brume, nous allons faire les courses au supermarché situé juste au-dessus du camping. Nous avons dû retarder le départ d’une demi-heure pour nous adapter à l’horaire du magasin, mais l’étape du jour est plus courte que les autres et ça n’a pas de conséquence. Après les courses, nous repassons le pont sur le Lot et nous remontons dans les gorges. La route est assez fréquentée car c’est la seule praticable sur ce trajet, mais elle est assez large, nous laissant de la place même au passage des camions. Nous faisons une première halte à l’usine hydro-électrique de Golinhac qui est en train de turbiner. Elle est alimentée par une canalisation venant du barrage situé 4,5 km plus haut dans les gorges. Après quelques photos, nous reprenons la route et faisons un nouvel arrêt au barrage de Golinhac. Un plan, presque effacé par les années, explique le fonctionnement du barrage et de l’usine que nous avons vu précédemment. La retenue remonte plus haut qu’Estaing. Nous repartons pour nous arrêter juste après à la chapelle del Doll. Située au bord du Lot, juste en-dessous de la route, elle fait l’objet d’une légende, dite de la [i]femme blanche[/i], fille du seigneur d'Estaing, et de son jeune amoureux, dont le texte est affiché à côté. L’intérieur n’est pas accessible, mais il est décoré par les fresques de l’artiste Peter Wood.

Quelques kilomètres plus loin, nous sommes à Estaing. En arrivant, la vue sur le village, dominé par le château, et sur le pont gothique est superbe. Nous faisons quelques photos avant de visiter le bourg, d’abord à vélo, puis à pied. Nous allons jusqu’à l’entrée du château, propriété de la fondation Giscard d’Estaing, et jusqu’à l’église. Cette dernière est décorée richement avec de très belles dorures. La façade du château, avec des pierres grises et des pierres rouges, révèle des travaux de reconstruction. L’architecture est compliquée avec des tourelles rondes et d’autres semi-octogonales. En repartant, vu de l’autre côté du Lot, l’ensemble est assez austère avec les pierres grises associées aux toits des maisons en ardoises, mais ça ne manque pas de charme. Nous suivons le Lot sur la rive gauche en direction d’Espalion. Un peu après Beauregard, je vois une belette traverser à deux mètres devant mon trike. Denis, juste derrière moi, l’a vu aussi. Alain et Jean-Pierre, qui suivent un peu plus loin derrière, en verront deux, sans doute le couple, à peu près au même endroit. Il est un peu plus de midi lorsque nous arrivons à Espalion et la circulation est assez dense.

Espalion possède plusieurs monuments remarquables et notre parcours nous permet d’en voir quelques-uns. Nous passons d’abord devant l’ancienne église Saint-Jean-Baptiste qui abrite maintenant le musée du scaphandre, sur notre droite puis, presque en face, l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste avec ses deux flèches qui dominent la ville, surmontées des statues en bronze de la Vierge et de saint Joseph. Nous passons le pont sur le Lot, puis nous prenons à droite pour nous arrêter au pied du Pont-Vieux. Uniquement piétonnier et datant du XIème siècle, ce pont gothique est un monument inscrit au patrimoine mondial. Il offre un joli coup d'œil en aval sur les « Calquières », maisons à galeries couvertes des tanneurs, avec les dalles, appelées « gandouliers » où on lavait les peaux. En amont, on peut observer le Vieux-Palais qui servit tour à tour de mairie, de tribunal, de prison, de dépôt communal, de banque et reçut le musée Joseph-Vaylet jusqu’à la fin des années 1970. Dans l’axe du pont, on distingue les deux statues de l’église Saint-Jean-Baptiste et, au fond, le château fort de Calmont-d’Olt perché sur la colline basaltique au-dessus de la ville. Après que chacun ait profité du lieu, nous allons plus en amont au bord du Lot, face au Vieux-Palais, où une table nous accueille pour déjeuner. Au bord de l’eau, la statue du Scaphandrier est à taille humaine. Elle rappelle que les inventeurs du premier scaphandre autonome moderne sont natifs d’ici.

Après déjeuner, nous rejoignons St-Côme-d’Olt, à tout juste 5 km, où nous nous installons au camping sous le soleil de plus en plus présent. Une boucle complémentaire est prévue cet après-midi pour aller voir le barrage de Castelnau-Lassouts au-dessus. Martine préfère rester au camping et nous partons à cinq pour attaquer les 3,5 km de montée. Le paysage est superbe, comme le temps, et nous apprécions l’absence de chargement. Arrivés au carrefour de la route du barrage, nous entamons une belle descente jusqu’à la retenue. Le barrage poids est d’une hauteur impressionnante, avec l’usine hydro-électrique en-dessous. La retenue remplit les méandres de la rivière presque jusqu’à Ste-Eulalie-d’Olt. Vers l’amont, on observe un second barrage sur la même retenue. C’est l’écrêteur de crues. Notre route de retour passe dessus comme elle est passée sur le barrage. Nous faisons une seconde halte au niveau de l’écrêteur de crues. Le mécanisme des deux vannes, avec chacune deux contrepoids en béton, ainsi que les déversoirs correspondants sont impressionnants. Ces derniers le sont encore plus vus de dessous et la pancarte avertissant des dangers montre une vague impressionnante en aval lorsqu’ils sont en service. La route de retour, toute en descente, est vite faite. Notre bilan kilométrique du jour est de moins de 52 km pour 671 m de dénivelé.

En soirée, nous allons faire une petite visite au village de St-Côme-d’Olt qui vaut le détour. La première chose qu’on remarque, c’est le clocher tors de l’église Saint-Côme-et-Saint-Damien. Les portes fortifiées, la porte Neuve au sud et la porte Théron à l’ouest, donnent accès au centre historique depuis le boulevard circulaire. Les maisons conservent des éléments anciens comme les fenêtres à meneaux. L’ancien château, qui héberge aujourd’hui l’hôtel de ville, arbore fièrement deux superbes tours d’angle. Après la visite du centre, nous nous dirigeons vers le pont qui a conservé ses piles datant du XVIe siècle. De son centre, on a une belle vue sur le village avec le soleil couchant sur la gauche. Dessous, la rivière est bien pleine, sans doute suite au turbinage de l’usine du barrage que nous avons visité cet après-midi. Au sommet du bec central, côté amont, se trouve une grande croix. De là, on domine le camping situé au bord de l’eau. C’est finalement à la nuit tombante que nous regagnons notre campement, après une journée fort riche en découvertes.

Au lever, la brume ambiante a tout mouillé, mais le soleil n'est pas loin 06:53
Au lever, la brume ambiante a tout mouillé, mais le soleil n'est pas loin
Briefing au soleil 08:23
Briefing au soleil
Les vélos parés pour le départ 08:23
Les vélos parés pour le départ
Avant de prendre la route, étape au petit supermarché local 08:57
Avant de prendre la route, étape au petit supermarché local
La jolie route des gorges du Lot 09:09
La jolie route des gorges du Lot
Vu la circulation, nous avons fait deux groupes de trois 09:09
Vu la circulation, nous avons fait deux groupes de trois
Jour 5

Jeudi 30 mai 2019

69 photos

Le parcours

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Le récit

Le thermomètre est descendu à moins de 4°C ce matin, mais nous avons droit à un beau soleil pour le briefing. Nos voisins de camping nous proposent de faire une photo du groupe et nous apportent du café. En quittant le camping, nous nous rendons au village pour un tour à la boulangerie, puis nous prenons le pont et peu après nous prenons à droite une petite route qui grimpe fort pour nous faire quitter la vallée du Lot. Au fur et à mesure de la montée, on a une belle vue sur St-Côme-d’Olt. Quelques kilomètres après le départ, nous traversons un amas rocheux composé de gros blocs qui s’étendent de chaque côté de la route. C’est le Clapas de Thubiès. Un panneau, situé juste après, explique le phénomène. Ces blocs de basalte sont issus de la fragmentation d’une coulée de lave et ont roulé sur le flanc de la montagne. Juste à côté, une jolie fontaine est alimentée par une source. Plus on monte et plus la vue se dégage. On distingue, au fond de la vallée, le village de St-Côme-d’Olt et, en avançant plus loin, on voit Espalion et le château fort de Calmont-d’Olt. Alain a des soucis avec son tricycle. Le pédalier tourne dans le vide par moments. Sans doute un engrenage défectueux dans le moteur-pédalier. Il est obligé de compenser en montant parfois au moteur seul ce qui consomme très vite la charge de la batterie. À la traversée de la D28, nous sommes en haut. Après un petit parcours globalement descendant, nous arrivons au supermarché de Bozouls où nous nous arrêtons faire les courses.

Après le supermarché, nous nous dirigeons vers le centre directement au point de vue sur le Trou de Bozouls. C’est ainsi que se nomme le méandre creusé par le Dourdou. La ville est perchée au sommet des falaises à pic. C’est très spectaculaire. Nos vélos attirent l’attention autant que le paysage, mais il n’y a que lui qui nous intéresse. Après quelques photos, nous prenons la rue pavée qui longe le précipice. C’est un sens interdit, mais il n’y a pas de voitures et nous ne sommes pas les seuls à prendre ainsi cette rue à vélo. Nous nous arrêtons de nouveau au point de vue au fond de la boucle. C’est spectaculaire. L’église est perchée au sommet intérieur de la boucle comme un château fort. Force est de nous arracher au spectacle si on veut achever le parcours du jour dans les délais. Finalement, nous prenons la D20, toute droite et plate où ça roule bien. Nous passons, sur la gauche, le château des Molinières. Après St-Julien-de-Rodelle, un panneau figurant le département de l’Aveyron sur fond de Croix Occitane est installé en bord de route. C’est notre dernier arrêt photo avant la belle descente sur Villecomtal, au fond de la vallée du Dourdou. À partir de Contensouzes nous dévalons le long du ruisseau de Besorc. En peu de temps, nous sommes à Villecomtal. La ville est en travaux et il n’y a pas moyen de se trouver une place dans la rue principale. À la sortie de l’autre côté, nous nous installons sur un parking herbeux qui fera l’affaire pour notre pause déjeuner. Après le déjeuner, nous retournons au village pour le café où l’accueil est très sympathique.

Après Villecomtal, nous grimpons pour remonter sur le plateau de Lunel. C’est assez raide, surtout au début. À Polissal, nous faisons une pause à la cascade. C’est une chute brutale du ruisseau de Servan, surmontée par un moulin. Il y a un belvédère pour profiter du lieu sans danger. Sur le versant d’en face, les maisons éparses du Coudol émergent de la verdure. Après quelques photos, nous reprenons la route. Ça monte plus doucement. Un peu plus loin, un sculpteur a exposé quelques-unes des ses œuvres dans le champ à gauche de la route. Nous passons Lunel. À Peyrelebade, nous prenons à droite la route directe pour Conques qui monte encore pas mal. Du point le plus haut, juste après, on voit très bien sur la droite les volcans d’Auvergne qui se détachent sur l’horizon. La suite est une grande descente très pentue qui nous conduit au fond de la vallée du Dourdou, à l’entrée de Conques. Nous nous installons au camping en bord de rivière où la patronne nous cuisine un superbe aligot-saucisse pour un festin du soir. Le compteur affiche près de 59 km pour 917 m de dénivelé. Nous terminons la soirée par une visite à pied de Conques, encore un lieu qui mérite le détour, bien qu’envahi de pèlerins et de touristes, mais en soirée la foule n’est pas trop présente. L’Abbatiale Ste-Foy, le cloître, les jolies maisons, les petites ruelles pavées nous font terminer cette journée de manière agréable.

Briefing matinal sous le soleil 08:02
Briefing matinal sous le soleil
Le groupe au complet grâce à nos voisins campeurs 08:03
Le groupe au complet grâce à nos voisins campeurs
Vue sur St-Côme-d'Olt pendant notre montée vers Bozouls 08:52
Vue sur St-Côme-d'Olt pendant notre montée vers Bozouls
Plus on monte et plus la vue s'élargit 08:57
Plus on monte et plus la vue s'élargit
Le Clapas de Thubiès, des blocs de basalte 09:08
Le Clapas de Thubiès, des blocs de basalte
Le Clapas de Thubiès, des blocs de basalte 09:08
Le Clapas de Thubiès, des blocs de basalte
Jour 6

Vendredi 31 mai 2019

26 photos

Le parcours

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Le récit

Il fait encore un peu frais ce matin car le soleil n’a pas atteint le fond de cette vallée très encaissée, mais nous allons grimper sur le versant est et nous serons au soleil rapidement. Alain a décidé d’abandonner ici car son vélo défaillant risque de le laisser en rade dans la montagne. Sa sœur va venir le chercher au camping. Après le briefing, nous prenons la route par laquelle nous sommes venus pour prendre à droite le pont gothique sur le Dourdou. Quelques pèlerins passent juste après nous. Leur chemin grimpe directement alors que notre route monte en lacets. Nous grimpons au soleil qui réchauffe peu à peu l’atmosphère. En montant, on a une belle vue sur Conques, accroché à la pente en face et le pont gothique qui enjambe le Dourdou en bas. La montée est raide et nous avons une pensée pour notre ami Gilbert qui n’a pas de moteur. Il nous apprendra en haut que c’est Denis qui a le plus souffert en raison d’un développement trop grand l’obligeant à forcer au-delà du raisonnable. En montant, nous alternons les portions au soleil et celles à l’ombre des arbres. Régulièrement, nous croisons le sentier des pèlerins qui traverse la route pour monter directement. Nous nous retrouvons en haut où nous croisons des pèlerins qui, eux-aussi, ont souffert dans la côte. De là, avec un ciel sans nuage, on a une belle vue sur les volcans d’Auvergne. La journée s’annonce chaude.

Après Noailhac, il y a une chapelle sur le bord droit de la route et un chemin de croix qui monte du village à gauche. Juste après, il y a une table d’orientation. Nous sommes sur un sommet et on voit l’horizon à 360°. La route suit celle des pèlerins et les marcheurs sont nombreux. Ils sont surpris par notre vitesse dans la descente. Au carrefour des Fromentels, un panneau affiche route barrée. La route qui mène au village finit en chemin et il n’est pas possible de trouver un autre itinéraire. Jean-Pierre part en éclaireur et ne tarde pas à nous appeler pour nous dire que ça passe malgré les travaux. Nous entamons alors une descente vertigineuse sur Decazeville. C’est difficile car la remorque pousse et les gravillons sur la route ne facilitent pas le freinage. La route a été ouverte pour faire passer une liaison électrique et rénover le réseau d’eau courante. C’est rebouché et il n’y a personne au travail, mais la finition n’est pas terminée. À la Combe, nous retrouvons Jean-Pierre qui discute avec un riverain. Nous terminons la descente pour rejoindre la rive du Riou Mort qui traverse Decazeville. Nous longeons la route principale jusqu’à un moment où le trajet prévoit qu’on la prenne, mais elle est interdite aux vélos. Nous trouvons un itinéraire parallèle qui n’est guère plus long. Finalement, nous arrivons à Viviez, à la sortie de Decazeville où nous nous arrêtons au supermarché pour faire les courses. Après les courses, nous reprenons la route principale qui n’est plus interdite aux vélos. Il y a même une recommandation aux automobilistes de respecter la distance de 1,5 m pour dépasser. Ça descend et nous roulons vite sur ce bitume lisse. Arrivés au pont sur le Lot, nous prenons à gauche une petite route qui longe la rivière.

C’est quelques kilomètres plus loin, juste avant St-Martin-de-Bouillac, que nous trouvons un emplacement ombragé pour pique-niquer. Nous repartons et rejoignons St-Martin-de-Bouillac. Là, Denis qui ne souhaite pas faire une nouvelle grande montée dans la journée a décidé de prendre la route directe de l’autre côté du Lot, plus fréquentée par les véhicules à moteur. C’est 2 km de moins que le parcours prévu et surtout beaucoup plus plat. Nous, nous prenons la montée en restant sur la rive gauche. Ces 5 km de montée sont surtout difficiles en raison de la chaleur et du soleil, car il n’y a pas d’ombre sur cette route. Nous n’avons pas été habitués à cette température jusque là et ce changement brusque n’est pas encore assumé par nos organismes. Finalement nous arrivons en haut et la descente qui suit nous offre un peu d’air à défaut d’ombre. Nous retrouvons Denis à St-Julien-d'Empare alors qu’un homme à vélo couché chargé de bagages arrive d’en face et nous dépasse. Il fait demi-tour et nous pouvons discuter un peu. C’est un Toulousain habitué des voyages à vélo. Il a déjà fait beaucoup de voyages et part plusieurs mois par an. Nous repartons chacun de notre côté. Notre route suit les bords du Lot rive gauche jusqu’à Balaguier d’Olt où nous faisons une petite pause rafraîchissante au lavoir qui est vide mais où coule une eau fraîche. Juste après, nous traversons le Lot pour suivre l’autre rive. Après une pause photo rapide devant le château de Larroque-Toirac, appuyé à la falaise, et plusieurs passages à niveau de la ligne ferroviaire désaffectée, Nous arrivons à Montbrun où l’ombre du camping est la bienvenue. Nous avons parcouru plus de 66 km pour 928 m de dénivelé. Nul n’a le courage de monter jusqu’au château à la soirée. Nous nous contentons d’un petit tour dans le village avant la tombée de la nuit.

Denis met de l'animation dans le briefing matinal 08:04
Denis met de l'animation dans le briefing matinal
Finalement, le sérieux reprend le dessus 08:04
Finalement, le sérieux reprend le dessus
Sur le pont romain de Conques 08:24
Sur le pont romain de Conques
Dans la rude montée après Conques 08:40
Dans la rude montée après Conques
Conques, sur les pentes de la vallée du Dourdou, dans le soleil du matin 08:43
Conques, sur les pentes de la vallée du Dourdou, dans le soleil du matin
Pour monter au soleil, il faut se découvrir un peu 08:43
Pour monter au soleil, il faut se découvrir un peu
Jour 7

Samedi 1er juin 2019

50 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, la journée s’annonce belle et le ciel est sans nuage. Après le briefing, nous quittons le camping, salués par le propriétaire. Nous rejoignons Cajarc où nous faisons une halte pour les courses. Le supermarché n’ouvre qu’à 9h00, mais la boulangerie et l’épicerie dans le village font notre affaire. Après les courses, nous faisons un petit parcours dans Cajarc. Sur le parvis de l’église, un ancien avec un accent anglais nous raconte qu’il a, lui aussi, fait du vélo. Nous faisons un petit tour à pied pour voir la rue troglodyte de la Pompe, une particularité locale où il faut baisser la tête pour passer sous un escalier. Nous reprenons la route qui monte en sortant du village. Ensuite, la route passe le long de la falaise en montant doucement au-dessus d’un superbe paysage surmonté de ciel bleu. Nous faisons une petite pause ravitaillement qui nous permet aussi de nous découvrir un peu car la température monte. Nous passons Larnagol et son château, puis nous voyons celui de Cénevières de l’autre côté du Lot. À la Toulzanie, les maisons sont adossées à la falaise. Certaines sont même en-dessous du rocher. Finalement, nous prenons à gauche en direction de St-Cirq-Lapopie et nous traversons le Lot.

St-Cirq-Lapopie, un des plus beaux villages de France, situé sur le chemin de Compostelle, est une destination prisée des touristes de tout bord. On s’en aperçoit dès qu’on arrive. C’est plein de monde, de motos, de voitures, de camping-cars qui ont du mal à se croiser dans cette montée très raide et étroite. Nos vélos couchés n’ajoutent qu’un peu de désordre à cette cohue. Nous grimpons lentement jusqu’à un refuge où le point de vue sur le village accroché à flanc de colline est splendide. Après ce premier arrêt et quelques photos, nous continuons la montée pour arriver en haut du village, près des commerces à touristes. Nous rangeons nos montures tant bien que mal, les laissant à la garde de Martine et Denis, puis nous allons faire un petit tour dans le village jusqu’au belvédère d’où on voit tous les toits et la vallée. Après quelques photos nous retrouvons nos montures et leurs gardiens qui se sont offert une glace en attendant. Finalement, nous terminons la montée pour rejoindre la route de Bouziès. Nous nous regroupons en haut, près des parkings où, là aussi, c’est la cohue. Il était prévu de manger là, mais nous sommes en avance et c’est aussi bien. Nous trouverons un coin plus tranquille plus loin.

Nous prenons la route de Bouziès, laissant la foule derrière nous, davantage attirée par le site touristique que par cette petite route qui cache bien ses secrets. En effet, c’est une belle descente à flanc de falaise qui nous attend. Nous sommes d’abord dans la forêt jusqu’au Combel de Berbondy, puis à la combe suivante, mais au-dessus de Ganil, la route est en bord de falaise et il n’y a pas de végétation pour cacher la vue. Nous nous arrêtons au belvédère pour admirer le paysage. En-dessous de nous, un bateau est en train de passer l’écluse de Ganil sous le regard des plusieurs dizaines de marcheurs. Le chemin, en bas, qui continue jusqu’à Bouziès, est taillé dans la falaise. D’en haut, on voit très bien la découpe qui a été faite autrefois pour faire passer piétons et charrettes. Nous discutons avec un motard qui apprécie notre mode de voyage. Nous repartons par cette très jolie route et une belle descente nous conduit à Bouziès. Nous passons le pont à voie unique pour rejoindre l’autre côté du Lot. Là, nous faisons une pause photo pour immortaliser le château des Anglais, une construction troglodyte en hauteur dans la falaise, juste à l’entrée du tunnel. C’est là que les bandits détroussaient les voyageurs autrefois.

Nous repartons après les photos. La suite de la route se fait à allure soutenue. Le parcours est globalement descendant avec une faible pente. Finalement, nous poussons jusqu’à Vers où nous arrivons vers 12h30 pour nous installer sous les platanes devant l’aire de camping-cars, dédaignant les tables inoccupées situées en plein soleil. L’ombre des arbres est la bienvenue après un parcours au soleil et une température de 24°C. Après déjeuner, nous rejoignons le restaurant situé près du pont pour y prendre un café. Nous attendrons un peu car il y a du monde. Finalement, nous reprenons notre route pour traverser le pont vers Béars et entamer une petite montée sous les arbres dont l’ombre est bien appréciable. Un peu plus loin, nous prenons à droite la route qui domine le Lot. Après un dernier arrêt au-dessus du pont métallique du chemin de fer pour quelques ultimes photos, nous redescendons sur Arcambal d’où nous rejoignons Cahors et le camping d’où nous sommes partis dimanche. La journée a été d’un peu plus de 60 km pour 344 m de dénivelé. Nous avons parcouru près de 420  km avec un dénivelé total de pas loin de 5500 m depuis notre départ dimanche. Ainsi s’achève une nouvelle aventure pleine de bons souvenirs. Jean-Pierre et Gilbert sont les seuls à rester jusqu’au lendemain et ont pu ainsi apprécier la cuisine locale en soirée.

Denis, prêt à partir 07:51
Denis, prêt à partir
Le briefing au camping de Montbrun 07:51
Le briefing au camping de Montbrun
Le briefing au camping de Montbrun 07:52
Le briefing au camping de Montbrun
Sur la jolie route de la vallée du Lot 08:11
Sur la jolie route de la vallée du Lot
Courses à Cajarc 08:39
Courses à Cajarc
Visite de Cajarc 08:51
Visite de Cajarc