Rassemblement

Villefranche-du-P. (24)

Du 14 au 17 mai 2015 · Villefranche-du-Périgord (24)

4 jours214 km3 080 m D+241 photos

Le rassemblement

Même si le soleil a parfois pointé son nez, c'est sous un ciel parfois couvert, gris et pluvieux et une température plutôt fraîche pour la saison que s'est déroulée cette rencontre qui a réuni 18 participants venus des quatre coins de France à Villefranche-du-Périgord (24) du 14 au 17 mai 2015. Les forêts, les paysages et les jolis villages du Périgord noir ont su nous faire oublier des conditions météo plutôt médiocres pour un mois de mai. L'aventure n'a pas été absente de ce séjour avec quelques péripéties matérielles, mais le groupe a toujours trouvé une solution. Les participants se souviendront longtemps des ondulations du terrain, dont certaines plutôt corsées, ainsi que des variations climatiques qui les ont conduits à changer de tenue très souvent. L'accueil du camping et du restaurant ont été particulièrement sympathiques et un journaliste de Sud-Ouest est venu faire des photos du groupe au départ le samedi 16 mai. Encore un beau souvenir dans nos sacoches !

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 1

Jeudi 14 mai 2015

66 photos

Le parcours

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Le récit

Nous sommes arrivés à Villefranche-du-Périgord hier après-midi sous une chaleur estivale. Certains étaient déjà installés au camping et d'autres sont arrivés dans la soirée. Il y en a qui viennent de l'autre bout de la France. Ce matin, nous nous retrouvons tous à l'entrée du camping « La Bastide » pour le traditionnel briefing. Nous sommes 13 au départ. 8 roulent en trike, Patricia (patou04), Philippe (trikie), Chantal, Viviane (vibi), Claude (claude19), André (Rouband46), Martine (Holiday on ICE) et moi. Il y a 3 vélos couchés, Maurice (hairsylver), Benoist (lepic81) et Serge (La Boussole). Françoise et Madeleine roulent à vélo droit. Le temps est plus frais qu'hier et nuageux, même si le soleil pointe son nez de temps en temps. Après la présentation du parcours du jour, nous descendons les 200 m qui séparent le camping du village pour une halte à la boulangerie. Une fois que chacun a fait ses courses, nous prenons la route de Puy-l'Évêque, commençant par une belle descente, trop vite terminée et suivie d'une montée pas trop difficile, avant que nous prenions à droite vers Loubéjac.

Nous nous regroupons en haut de la côte, puis je dis à Martine de continuer avec le groupe jusqu'à Loubéjac pendant que j'appelle le restaurant pour une modification du nombre de convives. J'avais oublié que nous avions modifié l'itinéraire et qu'on ne devait pas passer par Loubéjac. Je rattrape le groupe avant qu'il ait monté au village et fais faire demi-tour aux plus avancés. Ils sont contents de remonter la côte qu'ils viennent de descendre ! Nous reprenons la bonne route qui nous mène jusqu'au château des Rois-Ducs au-dessus de Sauveterre-la-Lémance. Avant d'arriver, on a une belle vue sur le château, le village et la vallée de la Lémance. Nous continuons jusqu'au château. Il est au cœur d'un petit groupe de maisons parfaitement restaurées. Il est difficile de voir le château entouré de hauts murs et partiellement en ruines. Nous repartons après avoir échangé quelques mots avec les habitants du lieu. Une belle descente est interrompue par un arrêt sur le rocher qui domine le village. La grimpée est périlleuse avec les cales sous les chaussures, mais la vue vaut le coup. Nous reprenons bientôt la descente puis traversons Sauveterre-la-Lémance pour nous arrêter sur la place, au bord de la rivière.

Après une pause réconfortante, nous reprenons la route qui monte doucement au-dessus de la vallée. Nous nous regroupons en haut, avant la descente suivante. Claude et Benoist se sont fait une frayeur dans la montée avec un couple de chevreuils qui sont passés entre eux deux pour traverser la route. Après avoir récupéré de nos efforts, nous entamons une belle descente en direction de Blanquefort-sur-Briolance. Chacun descend à son allure et nous nous retrouvons en bas, à la Planquette, où nous remontons ensemble la vallée de la Briolance. La pente est faible jusqu'à ce qu'on prenne à gauche la route de Saint-Chaliès qui monte plus franchement. Bien qu'on soit dans la forêt, il faut vite se découvrir car le moteur chauffe. Après cette rude montée et une jolie descente, nous arrivons à Saint-Chaliès. Il y a là un élevage de lamas dont nous avons vu de nombreux spécimens lors de la reconnaissance du parcours en octobre 2014. Aujourd'hui, les animaux sont parqués loin de la route et nous ne les verrons pas de près. Nous reprenons notre route qui continue à monter pour nous regrouper au carrefour de la route de Soulaures. À partir de là, à part un petit creux pour passer le Soulauret, c'est une belle descente jusqu'au pied de la bastide de Monpazier.

Après une grimpette pour atteindre le village, nous allons directement investir les deux tables de pique-nique libres au bout du chemin du Tour de ville. Quelques-uns vont d'abord faire un tour au marché, sur la place, puis nous nous retrouvons pour déjeuner. Nos montures inhabituelles attirent l'attention des touristes. Des motards viennent discuter avec nous. Le temps se couvre peu à peu et le vent n'est pas très chaud. Après avoir calmé les estomacs, nous traversons la place centrale de la bastide où le marché se termine, puis nous faisons halte à la boutique des perles de Christel, un magasin de bijoux artisanaux tenu par la fille d'André. Après quelques emplettes, nous repartons en faisant le tour du village par le Nord, afin de rejoindre la route par laquelle nous sommes arrivés. Nous retraversons le Dropt, puis nous le longeons jusqu'au Rivelet où nous prenons la direction de Cavalerie. C'est une belle montée où la pluie, heureusement pas très forte, nous accueille. Elle ne nous lâchera pratiquement pas de l'après-midi, une bruine parfois assez forte, parfois très diffuse. Heureusement, dans la forêt, nous sommes partiellement abrités.

Nous nous regroupons au carrefour de la route d'Aigueparse que nous prenons ensemble sur la droite. Arrivés à Aigueparse, juste quelques maisons, nous prenons à gauche la route de Fontenilles. Au sommet de la côte, nous prenons à droite une route qui suit le haut des collines puis redescend brusquement dans la vallée de la Lémance. La route mouillée est glissante et finit par une épingle à cheveux qu'il faut négocier avec prudence. Finalement, nous arrivons au rond-point de la route de Villefranche et 3 km plus loin, nous rejoignons notre point de départ alors que la pluie se calme. Au camping, je montre à Patricia comment plier et déplier le Gekko de location que lui a amené Philippe. Il rentre parfaitement dans son camping-car. Avec les quelques détours, mon compteur affiche 56 km en fin de journée. Nous nous retrouvons pour un repas en commun au restaurant du Commerce, face à la halle, sur la place du village. Les discussions sont animées et font l'ambiance dans le restaurant où nous sommes les seuls convives.

Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:53
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:54
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:54
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:54
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:54
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide 08:55
Rassemblement matinal à l'entrée du camping La Bastide
Jour 2

Vendredi 15 mai 2015

31 photos

Le parcours

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Le récit

Il a plu une bonne partie de la nuit et il pleut encore ce matin. C'est une bruine faible qui n'empêche pas de rouler et une amélioration est prévue cet après-midi. Ce matin, nous ne sommes que 11 au départ. Nous sommes 7 en trike, Patricia, Philippe, Chantal, Claude, André, Martine et moi. Viviane a un problème de plaquettes de frein détruites par un caillou hier soir. Elle va tenter d'en trouver ce matin pour nous rejoindre plus tard. Il y a 3 vélos couchés, Serge, Benoist et Albert (Albout33) qui nous a rejoints ce matin. Et Madeleine est seule à vélo droit. Maurice et Françoise ont été rebutés par la pluie. Après un court briefing au camping et un arrêt à la boulangerie, nous prenons la route de Besse qui grimpe dès la sortie du village. Après une grimpette et une belle descente, nous montons encore un peu pour arriver au joli village de Besse. Madeleine et Patricia, emportées par leur élan ont filé un peu plus loin, mais elles nous rejoignent bientôt. Le village mérite un détour et nous prenons le temps de le visiter ainsi que son église du XIème siècle. Tout est en pente et nous devons être prudents pour ne pas glisser avec les cales sous les chaussures. Après moult photos où le chien du village assure la figuration, nous repartons pour traverser la scierie et grimper (13 %) jusqu'à la route de Cazals à Belvès, après que je sois retourné chercher Albert qui avait pris la mauvaise direction à la sortie de Besse.

Suit une belle descente jusqu'à la D60, au pied du hameau de Babiot où nous nous arrêtons chez un producteur d'huile de noix et de légumes biologiques. Après quelques emplettes et un câlin au mastodonte à quatre pattes local, nous repartons sur les coteaux. Après une jolie descente, nous plongeons dans la forêt puis nous prenons à droite vers Ruffel. La route est très agréable et sans voiture. Un peu plus loin, à Dieudet, nous plongeons dans la vallée du Gaugeard pour remonter de l'autre côté. La pente est raide et nous débouchons sur la route qui mène à Belvès. À partir de là, c'est une belle descente de 6 km sur une belle route pas trop fréquentée à cette saison. Un vrai plaisir après toutes ces montées. À la fin, nous avons une belle vue sur Belvès, perchée sur la colline. Au pied de Belvès, nous passons sous le viaduc de la voie ferrée pour attaquer les 2 km de montée jusqu'au centre historique. Le soleil qui nous salue pendant la montée est le bienvenu car l'air est plutôt frais. Nous rejoignons la halle centrale où nous nous installons sur les marches en pierre pour déjeuner. Pendant notre pause, un inconnu en trike fait le tour de la place. Il nous a juste salués et n'a pas daigné s'arrêter pour discuter. Dommage. Il fait peut-être partie du groupe de cyclistes que nous avons aperçu en arrivant. Nous n'en saurons sans doute pas davantage.

Les accros du café vont assouvir leur besoin au commerce local avant que nous reprenions la route. Nous repartons par le haut de Belvès en suivant le coteau. À Magnanie, nous quittons la route pour plonger dans la vallée de la Nauze en direction de Larzac. En arrivant sur le village, on a une jolie vue sur le viaduc en courbe qui barre la vallée pour faire passer le train. Après Larzac et une belle descente, nous débouchons sur la D710 que nous prenons à gauche sur quelques centaines de mètres avant de grimper à droite sur une petite route au revêtement très granuleux. En haut de la côte, qui frise les 9%, nous passons devant la scierie de Gaudou où nous sommes applaudis par le pilote de l'engin de chantier et par ses compagnons. Nous passons devant l'église et le cimetière de Latrape, puis nous descendons sur la vallée de la Lémance. Au début de la descente, nous retrouvons Viviane et Françoise, venues à notre rencontre. Viviane a trouvé des plaquettes de frein à Montayral, à une demi-heure de Villefranche. La suite du parcours, en pente douce à partir de Prats-du-Périgord, est vite avalée jusqu'à la dernière montée de Villefranche-du-Périgord. Nous avons parcouru près de 58 km aujourd'hui. La soirée se termine au même restaurant que la veille où nous faisons honneur à la cuisine du chef.

Rassemblement pour le briefing à l'entrée du camping 09:05
Rassemblement pour le briefing à l'entrée du camping
Un petit tour à la boulangerie avant de partir 09:11
Un petit tour à la boulangerie avant de partir
Besse et son église du XIème siècle 09:55
Besse et son église du XIème siècle
Besse et son église du XIème siècle 09:55
Besse et son église du XIème siècle
Besse et son église du XIème siècle 09:57
Besse et son église du XIème siècle
Besse et son église du XIème siècle 09:57
Besse et son église du XIème siècle
Jour 3

Samedi 16 mai 2015

96 photos

Le parcours

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Le récit

Ce matin, le temps est bien couvert, mais il ne pleut pas. Nous sommes 18 au départ. Nous avons été rejoints par Jean-Claude (JC 82), son épouse Sandrine et son fils Valentin, ainsi que par Jean-Louis (Dolmen) venu de la région bordelaise en vélomobile hier soir. Il y a 9 trikes, les 8 du premier jour plus celui de Jean-Claude. 4 sont en vélo couché, Benoist, Serge, Albert et Maurice. 4 roulent à vélo droit, Françoise, Madeleine, Sandrine et Valentin. Et Jean-Louis agrémente nos photos avec la jolie couleur de son vélomobile vert pomme prénommé « Celtic ». Ce matin, un photographe du journal Sud-Ouest est venu faire des photos. Juste avant son arrivée, Patricia me demande de regarder son trike car la chaîne fait un bruit bizarre. En fait, la roulette est cassée et la chaîne s'est échappée. Après un essai infructueux, nous décidons de démonter la roulette pour la retourner. Le problème semble résolu. Après quelques échanges avec le journaliste, je procède au briefing traditionnel et nous posons pour la photo. Le photographe immortalise notre départ, puis nous prenons la route de Besse. En haut de la côte, que nous avons déjà grimpée hier matin, nous prenons à gauche pour rejoindre le plateau de Lizonne.

Passé le château d'eau, nous prenons à droite pour plonger vers la Mouline. Dans le premier creux, je vois quelque chose tomber du vélo de Françoise qui continue son chemin. Je m'arrête pour le ramasser. C'est son compteur. Je lui rendrai en bas de la descente. Une belle descente dans la forêt nous amène jusqu'au bord de la Lémance. Nous prenons la route principale pendant quelques centaines de mètres, puis nous prenons à droite en direction de Besse en passant devant un joli lavoir. Quelques centaines de mètres plus loin, nous prenons à gauche pour grimper dans la forêt. La pente est raide et il faut prendre son mal en patience. Nous arrivons en haut à Leymail, un groupe de quelques fermes avec un élevage intensif qui empeste les environs. À la sortie du hameau, un gros chien et quatre autres plus petits aboient en nous voyant. Un vieux courbé sur son bâton nous dit qu'il faut se méfier du gros chien qui s'approche de nous d'un air méfiant. En fait, celui-ci est gentil et se laisse caresser. Lassés de l'odeur d'urine animale ambiante qui ne semble pas gêner notre ancien, nous repartons en passant devant un champ plein de canards blancs qui vont sans doute finir en confits et foies gras. Nous nous arrêtons un peu plus loin, à la Croix du Faux, juste avant une belle descente sur Saint-Pompon.

Après environ 4 km d'une descente vertigineuse dans la forêt et la verdure, la pente s'adoucit un peu et nous rejoignons la D57. Un peu plus loin, nous arrivons devant le cimetière pour vélos. C'est un grand jardin cultivé dont la clôture est ornée de vieux vélos suspendus. Il y en a de toutes sortes, des grands et des petits, des vélos de course et des vélos tout terrain. Il y a aussi des roues et des plateaux. Une roue orne chacun des piliers de l'entrée. Il y a là de quoi fournir un musée de la bicyclette. Nous nous arrêtons longuement pour détailler les matériels anciens. On voit même une roue libre à cannelures cycloïdales, un modèle plutôt rare. Certains vélos ont même les roues encore gonflées. Au bout, une pancarte indique « Silence, hôpital pour vélos ». Le propriétaire ne manque pas d'humour. Il y a des vélos tout autour, même du côté opposé à la route. Après moult discussions et photographies, nous reprenons notre descente pour franchir les trois derniers kilomètres qui nous séparent de Saint-Pompon. Nous nous arrêtons sur la place du village où notre équipage coloré attire l'attention. Passant par-dessus le ruisseau qui traverse le village, je guide le groupe à l'intérieur des petites ruelles. Les belles pierres jaunes donnent, au soleil, une couleur très agréable aux maisons.

Nous progressons dans le dédale des petites rues où une voiture aurait du mal à passer. Il y a un joli porche et la porte de l'église est ouverte, laissant entrer librement le visiteur. Abandonnant nos monture, nous nous éparpillons pour arpenter les ruelles fleuries. Au retour sur la place, Claude me dit qu'il a un gros problème à son vélo. Le pneu droit présente une usure prématurée localisée à un endroit de la bande de roulement et il commence légèrement à grossir sur le côté. Serge a réponse à tout. Il sort de son sac un morceau de cuir qui va permettre de renforcer le pneu par l'intérieur. Après démontage et mise en place du cuir à l'endroit le plus fragile, nous remontons le pneu et voilà qui peut tenir encore quelque temps. Pendant ce temps là, Philippe est allé prendre un café au bar du coin. Il revient vers nous au moment où nous nous apprêtons à repartir. Notre route passe juste devant un marchand de vélo qui permet à Claude d'acquérir un pneu de rechange. Bien que prévu pour un vélo d'enfant et sans doute moins résistant que nos pneus haut de gamme, il permettra de pallier une défaillance éventuelle du pneu réparé provisoirement. Quelques centaines de mètres après Saint-Pompon, nous prenons à droite la route de Campagnac-lès-Quercy. Elle monte lentement dans une petite vallée large, pour grimper un peu plus à l'arrivée dans le village.

Nous faisons une pause au carrefour de Campagnac-lès-Quercy, histoire de nous regrouper et de récupérer un peu avant la prochaine côte. Celle-ci démarre immédiatement après le village est elle est assez forte. Une fois en haut, il y a encore quelques ondulations puis une belle descente dans la vallée du ruisseau de Luziers que nous suivons jusqu'à Salviac par une petite route rive gauche. À Salviac, nous faisons le tour du centre-ville pour respecter le sens de circulation et rejoindre la halle située juste à côté de l'endroit où nous sommes arrivés. La pause méridienne à l'abri du vent frais est la bienvenue. Après déjeuner, les accros du café vont assaillir le troquet local pendant que les autres surveillent les vélos. Finalement, nous reprenons la route par laquelle nous sommes venus, puis nous prenons la D63 qui monte dans une combe en direction de Marminiac. Avant d'être en-haut, nous prenons à gauche une petite route qui, après quelques ondulations et une jolie côte, nous fait redescendre sur Cazals après une pause photo pour immortaliser la vue d'en-haut sur le village. Nous traversons le centre du village puis nous rejoignons l'extrémité nord du lac où nous faisons une pause pour nous découvrir avant la montée qui s'annonce.

Après une longue montée, nous faisons une petite pause à Bugan, devant une petite maison où une pancarte indique « cha chta mi ». La propriétaire discute avec plaisir en patois du Nord avec ceux d'entre-nous qui sont de là-bas. Nous continuons ensuite pour rejoindre Saint-Étienne-des-Landes, point culminant avant Villefranche-du-Périgord. Après le village, nous descendons pour rejoindre Rapatel et le moulin à farine de châtaigne. C'est un après-midi portes ouvertes et nous avons droit à une dégustation de produits à base de châtaigne – excellents – et les explications détaillées du patron sur le moulin et les autres outils utilisés. C'est passionnant et nous y restons un bon moment. Après quelques achats à la boutique de la patronne, nous repartons dans notre descente débridée jusqu'à la route de Cahors à Villefranche-du-Périgord qui nous ramène directement devant l'entrée du camping. Il est un peu tard, mais la visite valait vraiment le coup. Le compteur affiche 55 km aujourd'hui. Nous terminons la soirée comme les précédentes, au café du Commerce où la patronne, Nathalie, se met en quatre pour nous servir.

Un peu grosse la remorque pour un vélomobile... 08:33
Un peu grosse la remorque pour un vélomobile...
Au camping, chacun se prépare 08:36
Au camping, chacun se prépare
On se prépare pour la photo du journal Sud-Ouest 08:44
On se prépare pour la photo du journal Sud-Ouest
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia 08:49
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia 09:01
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia 09:01
Problème de chaîne et de roulette sur le trike loué par Patricia
Jour 4

Dimanche 17 mai 2015

48 photos

Le parcours

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Le récit

Après un beau ciel bleu au lever du jour, le ciel s'est couvert ce matin, mais la météo annonce du beau temps. Nous ne sommes que 11 au départ. Viviane, Maurice et Françoise partent ce matin. C'est aussi le cas de Jean-Louis qui rentre chez lui en vélomobile. Sandrine et Valentin ne rouleront pas, de même que Chantal qui laisse son tricycle à Serge. Nous sommes donc 8 en trike, Jean-Claude, Patricia, Philippe, Serge, Jean-Claude, André, Martine et moi. Il y a 2 vélos couchés, Albert et Benoist. Et Madeleine reste fidèle à son vélo droit. Après un rapide briefing devant le camping, nous prenons la route de Puy-l'Évêque. Nous descendons puis entamons une longue montée pas trop difficile jusqu'à Labardamier. En route, un joli cheval blond s'ennuie seul dans son champ, à gauche de la route. Arrivés en haut, nous faisons une petite pause, puis nous reprenons notre route en passant devant la borie de Labardamier. À la Thèze, nous prenons à gauche une petite route qui descend jusqu'à un ruisseau puis remonte dans la forêt de l'autre côté. Nous faisons une pause en haut avant d'entamer la descente qui nous mène à Frayssinet-le-Gélat.

Nous traversons Frayssinet-le-Gélat et prenons la route de Goujounac où, après une belle descente, nous nous arrêtons sous la halle. Nous faisons ensuite un petit tour dans les ruelles étroites du village. Nous passons sous un vieux porche pour rejoindre la route et quitter le village par le bas en direction des Arques. Dès la sortie du village, la route monte. Nous nous arrêtons en haut, au carrefour de Fraysse. Suit une belle descente dans la forêt, puis une jolie montée bien pentue où le soleil nous accueille à l'orée du bois. Le temps s'arrange franchement, même si l'air reste encore un peu frais. Après une nouvelle descente, nous arrivons au carrefour de la D46. Philippe, qui nous a devancé, est trompé par son GPS et prend une mauvaise direction. Claude, qui le suivait, a eu des doutes et nous a attendus. Une automobiliste nous signale la présence de Philippe à 1 km sur la mauvaise direction. Sachant qu'il saura retrouver le bon chemin, nous continuons car nous sommes tout près de la pause méridienne. Nous laissons de côté la chapelle de Saint-André-des-Arques et ses fresques qui nécessiteraient d'aller chercher la clé aux Arques et de la ramener ensuite, soit monter plusieurs fois une côte raide et longue.

Nous arrivons en bas, à la Mouline, où nous prenons à gauche la D45 pour quelques centaines de mètres avant de prendre à droite la montée au Arques. Arrivé au village, j'attends les derniers pour leur indiquer le chemin de la mairie, où nous faisons la pause méridienne. Philippe a retrouvé le bon chemin et nous rejoint. Le soleil bien présent nous réchauffe pendant le repas, mais le vent reste frais et lorsqu'un nuage passe, on sent une nette différence de température. Après avoir rassasié les estomacs et fait un petit tour dans le village, nous reprenons la route par laquelle nous sommes venus. Arrivés en bas, nous prenons la D45 en direction de Cazals puis, au moulin de Rudoux, nous prenons à gauche une petite route qui monte dans la forêt, en direction de Montcléra. Au niveau du Cluzel, on rencontre d'abord une maison ancienne à demi ruinée, puis une belle maison bien entretenue. La montée reste bien raide jusqu'au château de Montcléra qu'on voit mieux du carrefour de la D673 que du village.

Après de nombreuses photos devant ce chef d’œuvre de l'histoire locale, nous prenons la petite route de l'autre côté de la D673, qui continue à monter encore un peu dans la forêt jusqu'à Saint-Caprais. Nous traversons le village. La route descend jusqu'à la Thèze où un lavoir est installé sur le cours même de la rivière. Un peu plus loin, nous prenons à gauche un raccourci qui grimpe bien sur une centaine de mètres pour redescendre sur la D660 que nous traversons pour reprendre la D46. Jean-Claude est très fatigué et traîne à l'arrière. Nous l'attendons avec André, jusqu'au carrefour de la D57 qui mène directement à Villefranche-du-Périgord. Après une belle et longue descente et la remontée au village, nous rejoignons le camping où j'aide Philippe à charger dans sa voiture le tricycle loué par Patricia. À la fin de la journée, mon compteur indique près de 45 km. Ainsi s'achève une belle rencontre où nous avons eu l'impression de passer notre temps à nous couvrir et nous découvrir au gré des apparitions du soleil et des montées fort nombreuses. Cependant, les paysages ont largement compensé ces inconvénients. Et encore une fois, la convivialité était à l'honneur. Un bon souvenir pour tous les participants.

Le café du Commerce où nous avons pris notre repas chaque soir 08:35
Le café du Commerce où nous avons pris notre repas chaque soir
L'église de Villefranche-du-Périgord 08:35
L'église de Villefranche-du-Périgord
Arrêt à la boulangerie avant de partir 09:10
Arrêt à la boulangerie avant de partir
Un beau blond croisé en route 09:33
Un beau blond croisé en route
Arrêt après une longue montée, à la sortie de Labardamier 09:39
Arrêt après une longue montée, à la sortie de Labardamier
La borie de Labardamier 09:46
La borie de Labardamier