Rennes-les-Bains (11)
Du 12 au 15 septembre 2019
5 jours230 km4 018 m D+196 photos
Le rassemblement
Pour ce dernier rassemblement de l’année 2019, nous avons été gâtés. Une météo radieuse car il n’a plu que la nuit et les journées ont été chaudes. Des montagnes, des vallées, des gorges, dans les Pyrénées bien sûr. De belles montées pour avoir le temps de voir le paysage et de superbes descentes pour se griser de vitesse. Une équipe très conviviale et très sympathique où nous avons été très heureux de revoir des amis. Et, cerise sur le gâteau, les eaux chaudes du bord de la Sals, la rivière qui arrose Rennes-les-Bains. Un vol de vautours tournant au-dessus de nos têtes aura aussi marqué les souvenirs. Pour tout dire, une aventure réussie où chacun aura retiré le plaisir qu’il pouvait en attendre.
Les photos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du rassemblement
Mercredi 11 septembre 2019
2 photos
Jeudi 12 septembre 2019
49 photos
Le parcours
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Le récit
Nous étions 15 hier soir pour l’apéritif à la table collective, humide encore de la pluie du matin, du camping de la Bernède à Rennes-les-Bains. Aujourd’hui, nous sommes 15 au départ. Didier A., qui nous a rejoints ce matin, et Jean-Christophe roulent à vélo couché – à traction avant directe pour Jean-Christophe. Corinne roule sur un superbe vélo droit Moustache à gros pneus avec une assistance électrique au pédalier et un moyeu à vitesses. Tous les autres roulent en tricycle couché. Seul celui d’Eric n’est pas motorisé. Après le briefing d’usage, nous quittons le camping en direction de Bugarach. Après avoir rejoint la route principale, on monte doucement. Il fait bien frais et le soleil commence tout juste à nous réchauffer quand on n’est pas à l’ombre au fond de cette vallée. Au carrefour de la route de Rennes-le-Château, Jacqueline manque à l’appel. Un appel téléphonique nous apprend qu’elle est encore au camping. Corinne part à sa rencontre et, une fois tous réunis, nous pouvons repartir en attaquant la rude montée jusqu’à la Maurine. En haut, une pause nous permet d’alléger la tenue car le soleil, que ne cache aucun nuage, commence à chauffer sérieusement et la suite du parcours jusqu’à Rennes-le-Château n’est pas ombragée.
Nous repartons dans ce superbe paysage de prairies et de vignes, sur fond de montagne. Après une belle descente, nous arrivons au pied du piton rocheux où est perché Rennes-le-Château. Sur la gauche, la chaîne des Pyrénées laisse voir des sommets enneigés. La pluie de ces derniers jours sur le piémont pyrénéen s’est sans doute transformée en neige sur ces sommets à plus de 2500 m. Après quelques photos, nous grimpons jusqu’à l’entrée du village. Après quelques photos à l’entrée du parking, nous entrons dans le village pour rejoindre la place devant la tour Magdala. Le groupe s’égaille pour mitrailler le paysage et les monuments locaux. Finalement, nous reprenons la descente pour rejoindre Couiza. La pente est forte et ça file vite. Dans les cahots, la chaîne de mon trike sort de la denture de la roulette, une anomalie qui sera vite traitée en arrivant en bas. À l’entrée de Couiza, la route est bloquée par un groupe d’écoliers en plein exercice incendie. Les automobilistes attendent patiemment pendant qu’on arrive à se faufiler et rejoindre le parking tout en bas où nous nous regroupons. Après une petite erreur de parcours, nous reprenons le trajet dans le bon sens pour rejoindre le château des Ducs de Joyeuse à Couiza. Ce superbe château est un hôtel restaurant de luxe.
Avant d’y arriver, Nous attendons les derniers. C’est alors que j’ai un coup de fil de Denis qui est en panne. Le support de suspension de son trike s’est cassé et il est obligé d’abandonner pour aujourd’hui. Son épouse viendra le chercher et il trouvera à Limoux un atelier de soudage pour faire la réparation nécessaire. Nous continuons notre périple sans lui. Nous passons le gué sur la Sals pour rejoindre le château de Couiza. Après quelques photos depuis le stade et devant l’entrée, nous rebroussons chemin, repassons le gué, traversons l’Aude et la voie ferrée et grimpons jusqu’à Montazels. Nous faisons une pause à l’ombre des platanes autour de la superbe fontaine du Griffoul, datée du XVIIIème siècle, où 3 dauphins en pierre à la queue en tire-bouchon crachent de l’eau. Nous repartons bientôt pour redescendre par une petite route étroite et mal revêtue jusqu’aux bords de l’Aude et rejoindre Espéraza où nous faisons sensation sur la place du village. Nous nous arrêtons pour faire quelques courses. Nous quittons le parking pour traverser l’Aude puis rejoindre la route d’Espagne que nous quittons un peu plus loin pour prendre à gauche la route de Granès.
La route monte doucement jusqu’à la Prade, puis nous rejoignons Granès, sur le plateau. Nous nous arrêtons devant l’aire de loisirs du village où des tables nous attendent pour le déjeuner. Nous prenons notre temps pour profiter du calme du lieu et du soleil ou de l’ombre des arbres selon le goût de chacun. Après déjeuner, nous reprenons la route qui grimpe en direction de St-Just-et-le-Bézu. Une jeune cycliste aux pieds nus nous salue avant de continuer sa route. Un peu plus loin, un groupe de vautours tournoie dans le ciel. Ils sont plus d’une trentaine. Sans doute ont-ils repéré une charogne qui va faire leur repas du jour. En fin de montée, nous avons le plaisir de retrouver le superbe paysage des montagnes. Nous arrivons à St-Just-et-le-Bézu, un petit hameau perché vite traversé, puis nous nous arrêtons au col de Larjalat (548 m), un promontoire qui domine la vallée du Bec et le village de St-Julia-de-Bec avec les montagnes en toile de fond. Nous en profitons pour faire quelques photos de groupe face au paysage. Nous reprenons la route pour une belle descente dans la vallée du Bec puis nous remontons lentement le long du ruisseau de Crabètes. Après une pause en haut, aux Escudiés, nous rejoignons la route de Bugarach après une belle descente. Nous passons au pied du Pech de Bugarach Puis une belle descente nous conduit à Bugarach et ensuite au camping. Mon compteur affiche 56,5 km pour 1009 m de dénivelé. Au camping, notre voisine Gisèle, essaye le trike de Martine. Son sourire en dit long sur le plaisir qu’elle éprouve à cet essai. Nous terminons cette journée par un nouvel apéritif autour des deux bouteilles de Crémant de Limoux offertes par le gérant du camping hier soir.
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Vendredi 13 septembre 2019
44 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, Didier A. décide de renoncer à l’aventure, qu’il trouve un peu difficile avec un vélo peu adpaté, surtout que la nuit a été fraîche et qu’il en a aussi souffert sous la tente. Corinne a aussi décidé de ne pas rouler aujourd’hui, pour se reposer un peu. Éric retourne en voiture chercher son pantalon de vélo, oublié à Granès hier midi. Il nous rejoindra en cours de parcours. Denis doit récupérer ce matin la pièce de son vélo réparée. Il doit nous rejoindre au casse-croûte pour faire le parcours de l’après-midi. Nous sommes 11, sur la route de Bugarach, dans la fraîcheur matinale et sous un ciel immaculé, prêts à grimper les cinq cols de la journée. Nous faisons une première halte à l’observatoire des vautours, juste avant Bugarach. Aucun vautour en vue sur les sommets alentour, mais nous pouvons parcourir les panneaux descriptifs affichés sur le site. Nous traversons Bugarach puis grimpons au-dessus du village pour attaquer le col du Linas (667 m). Le groupe s’étire et nous nous retrouvons tous au sommet pour une petite pause. En descendant, nous passons devant la source de l’Agly puis nous continuons la descente le long du fleuve (l’Agly se jette dans la Méditerranée à St-Laurent-de-la-Salanque, au nord de Perpignan). Après le carrefour de la route de Camps-sur-l’Agly, la route remonte jusqu’au col de Bancarel (496 m). La pente n’est pas très forte et la montée est courte. Après le col, une descente bien pentue nous amène à Cubières-sur-Cinoble. À l’entrée du village, deux ânes placides regardent notre défilé avec indifférence.
Nous laissons sur notre droite la route des gorges de Galamus, par où nous reviendrons demain, pour quitter le village, en passant devant le château qui fait aussi musée, et grimper au col d’en Guilhem (408 m) qui n’est pas loin du tout. Suit une nouvelle descente puis un parcours en fond de vallée jusqu’à Soulatgé. Le groupe de tête attend au carrefour de la route d’Auriac, près de la maison forestière, alors que les autres ont décidé de faire un petit tour sur la place du village. Finalement, nous nous retrouvons pour entamer de concert la montée de notre 4ème col de la journée, le col de Redoulade (705 m) où est prévu le déjeuner. La montée est longue et assez pentue, surtout vers la fin. Un peu avant le sommet, nous croisons d’abord Annie, l’épouse de Denis, qui redescend en voiture après avoir déposé au col son mari avec son trike réparé, puis Denis qui redescend pour rejoindre la voiture qui a malencontreusement emporté les batteries de son vélo. Nous rejoignons le sommet puis nous nous installons sur l’herbe pour déjeuner. Denis tarde à nous rejoindre et alors qu’on commence à s’inquiéter, il nous prévient par téléphone qui est obligé d’abandonner car son tricycle n’a pas résisté aux multiples pliages avec des câbles trop courts. Bilan, il n’a plus d’assistance et les vitesses ne passent plus. Il reste en bas du col en attendant que son épouse vienne de nouveau le récupérer. C’est vraiment pas de chance, mais ces dernières anomalies semblent venir d’un défaut de montage du trike, les câbles concernés étant trop tendus lors du pliage. En tout cas, la réparation n’est pas réalisable au bord de la route, ni même au camping.
Nous repartons un peu plus tard pour une belle descente jusqu’à Auriac. Un peu après avoir quitté le col, nous sommes rejoints par Éric qui n’a pas encore déjeuné mais a prévu de s’arrêter à Auriac à cet effet. La descente est très belle avec d’abord une vallée boisée, puis des falaises et un à-pic en approchant d’Auriac. Une légère remontée nous amène au tout petit village dominé par les ruines de son château. La porte de la mairie est ouverte et une réunion est en cours. Un point d’eau est le bienvenu pour remplir nos gourdes et nous rafraîchir. Nous laissons ici Éric qui, après avoir déjeuné nous rejoindra un peu plus tard, pour terminer une belle descente jusqu’à Savignan, dans la vallée de l’Orbieu. Une fois tous regroupés, nous prenons la route de Fourtou qui monte doucement au début, puis un peu plus fort avant d’arriver au village où nous faisons une pause pour savourer l’eau de source fraîche qui coule aux robinets du lavoir près des livres en libre-service sous la petite halle locale. Une fois tous désaltérés et les gourdes remplies, nous continuons la montée de notre 5ème et dernier col du jour, le col de la Fage (731 m), notre plus haut point de la journée.
La suite est une belle descente endiablée jusqu’à Rennes-les-Bains avec un petit arrêt à Sougraignes où nous sommes rattrapés par Éric qui terminera la descente avec nous. Cette journée sera la plus difficile avec 5 cols et 1146 m de dénivelé pour une distance de 58 km. La défaillance du trike de Denis l’a contraint à abandonner tout espoir de rouler avec nous. Annie et lui resteront toutefois encore une journée supplémentaire au camping avant de nous quitter dimanche matin. Comme nous sommes rentrés assez tôt, avec Martine et Jean-Christophe nous décidons d’aller tester la source chaude au bord de la rivière. Nous rejoignons à pied le village par le petit chemin à moitié effondré par la crue du 15 octobre 2018. La belle dalle en pierre qui était sous la chute d’eau chaude a également été emportée et le bassin existant à côté a été agrandi pour intégrer la chute d’eau. Nous avons de la chance, il n’y a qu’une seule personne et la place sous la chute d’eau est libre. Nous pouvons profiter largement des eaux tièdes avant de céder la place au baigneur suivant. À la soirée, nous nous retrouvons tous sur l’aire de détente du camping, autour de la table qui nous a accueillis les soirs précédents, pour un apéritif où les bouteilles des participants sont transformées en animation des convives.
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Samedi 14 septembre 2019
74 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, la pluie s’est arrêtée lorsque nous nous sommes levés. La température est un peu plus douce que les deux premiers jours. Il y a encore un peu de brume au-dessus de la vallée, mais la journée est annoncée belle. Nous sommes rejoints par Laurent qui roule en deux roues couché à traction avant directe fabriqué maison. Martine, Corinne et Éric ont décidé de ne faire qu’un aller-retour jusqu’aux gorges de Galamus. Nous les retrouverons l’après-midi pour le parcours de retour. Après le briefing, nous prenons la route de Bugarach. À l’entrée du village, une voiture est encastrée dans le mur de la grange placée à l’extérieur du virage. Les dégâts sur la bâtisse sont spectaculaires. Le mur est à moitié écroulé et l’angle, qui a bougé, n’est pas loin de s’effondrer. Deux étais ont été mis en place pour le retenir. Nous faisons une photo. On peut supposer que le pilote n’était pas vraiment en état de conduire car le virage n’est pas très prononcé. Nous traversons Bugarach où un vide-grenier attire pas mal de monde. Après le village nous prenons la route à droite qui contourne le Pech et par laquelle nous sommes revenus le premier jour. Ça monte pas mal, mais le soleil nous donne du courage. Nous nous arrêtons en haut, face au Pech de Bugarach, le sommet le plus haut des Corbières. Une fois le groupe rassemblé, nous repartons pour une petite descente courte suivie d’une montée peu difficile jusqu’à Parahou-Grand.
Suit une belle descente jusqu’au carrefour où nous prenons à gauche la route du col de St-Louis (706 m) que nous atteignons après un joli parcours montant régulièrement dans la forêt. Le col marque la limite entre l’Aude et les Pyrénées Orientales. Après quelques photos du superbe paysage, nous entamons la belle descente vers la vallée de la Boulzane. Un peu plus loin, au niveau des ruines du château des Maures de Caudiès, la route fait une boucle fermée pour avaler le dénivelé local. On passe sur un viaduc, puis dessous, avant de continuer la descente. Un belvédère situé juste avant le viaduc permet de prendre la dimension du lieu. C’est gigantesque avec une vue plongeante sur la vallée en-dessous, entre les montagnes. Nous nous arrêtons le temps de faire des photos dans tous les sens, dessus, dessous, depuis le haut, depuis le bas, etc. Finalement, nous nous jetons dans la descente aussi magnifique que vertigineuse où chacun peut battre son propre record s’il ne met pas la priorité à dévorer le paysage des yeux et de l’appareil photo. Finalement, nous nous arrêtons en bas, à Caudiès-de-Fenouillèdes, pour faire les courses.
En repartant, nous prenons la petite route de Prugnanes qui serpente entre les vignes, puis dans la forêt. Nous avons un fort vent de face venu de la mer qui ralentit bien, même si la pente n’est pas trop forte. Nous faisons une pause au point culminant avant de redescendre sur Prugnanes, un petit village niché au fond du vallon. C’est là, sur la place du village, au pied de la fontaine où coule une eau pure et fraîche, que nous nous installons pour déjeuner. Il y a des bancs un peu partout et l’accueil des habitants du lieu est chaleureux. Après déjeuner, une jolie descente nous ramène dans la vallée de la Boulzane où nous prenons la route de Perpignan pour rejoindre St-Paul-de-Fenouillet. Nous traversons la ville puis nous nous arrêtons sur une petite place ombragée pour un café au restaurant local. Nos vélos attirent davantage l’attention que les grosses motos stationnées là. Après le café, nous quittons le village sous un soleil de plomb en direction des gorges de Galamus. C’est une jolie montée avec une très belle vue sur les montagnes des Fenouillèdes et sur St-Paul, au fond de la vallée. Au fur et à mesure qu’on monte, on abandonne les vignes pour trouver à droite une belle falaise et à gauche un joli précipice.
Nous passons le parking et un tunnel étroit et bas nous fait entrer dans les gorges où coule l’Agly. C’est un paysage très étroit et vertical où la route se trouve à mi-hauteur. En bas, la rivière coule de vasque en vasque entre les rochers. Des adeptes du canyoning y trouvent un plaisir de bains d’eau fraîche transparente et de rochers à descendre. Une végétation rase s’accroche aux falaises. Nous faisons de nombreux arrêts autant pour admirer ce paysage exceptionnel que pour faire des photos. En de nombreux endroits, la route, qui serpente au gré du relief, passe sous le rocher. La circulation est interdite aux gros véhicules et il est impossible de se croiser sauf en certains endroits. Heureusement, il y a peu de voitures et nous sommes, la plupart du temps, les rois de la route, ce qui nous permet de nous arrêter quand on veut sans problème. Nous prenons notre temps pour bien profiter du lieu. Finalement, nous arrivons au bout de la partie rocheuse creusée par l’Agly. La vallée reste étroite et nous montons régulièrement entre les collines boisées avant de rejoindre Cubières-sur-Cinoble où nous retrouvons Martine, Corinne et Éric qui s’apprêtaient à repartir. Ils sont passés au vide-grenier du Bugarach, puis ont assisté au trail organisé pour la circonstance, avant de passer le col du Linas et le col de Bancarel, puis faire l’aller-retour des gorges de Galamus.
Je profite de notre arrêt pour faire un essai du vélo de Jean-Christophe. C’est un peu délicat, même pour un habitué du vélo couché sur deux roues, en raison de l’effet de rotation du guidon induit par le pédalage et le poids de la direction. Mais ce vélo est facile à piloter et je ne m’en sors pas trop mal. Finalement, nous partons tous ensemble pour grimper le col de Bancarel par une montée bien raide mais courte, puis, après une petite descente, celui du Linas, beaucoup plus long, mais plus facile. La suite est une belle descente jusqu’à Bugarach où Martine s’arrête pour récupérer ses achats du matin et flâner encore un peu en compagnie de Corinne, d’Éric et de Jacqueline. À l’arrivée, le compteur affiche 68 km pour 1120 m de dénivelé. Le groupe des trois a parcouru 50 km. Encore une belle journée. Nous sommes arrivés un peu tard pour pouvoir aller profiter des eaux chaudes au bord de la Sals, mais comme nous sommes le week-end, il y a sûrement beaucoup de monde et nous n’avons pas de regret. Nous terminons la soirée au restaurant de l’Hostellerie à Rennes-les-Bains où la cuisine, simple mais raffinée, mérite le détour.
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Dimanche 15 septembre 2019
27 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, Denis et Annie repartent pour leur Vendée. Michel est parti tôt pour rentrer sur Montpellier à vélo. Nous apprendrons plus tard qu’il a fait les 233 km dans la journée alors que pour venir il avait mis deux jours. Nous sommes 13 au départ pour cette ultime étape un peu plus courte que les autres. Nous partons par Sougraigne et le col de la Fage. Dès le premier village, nous allégeons la tenue car le soleil s’annonce très chaud. Nous montons lentement jusqu’au col de la Fage. Le paysage de prairies et de collines boisées est très agréable. Un peu plus d’une heure après notre départ, nous arrivons au col. Nous sommes passés là au retour, dans l’autre sens, il y a deux jours. Nous nous octroyons une belle pause avant de prendre la descente pour Fourtou qui n’est pas très loin. Là, nous refaisons le plein d’eau à la fontaine avant de reprendre la descente et de nous regrouper à Savignan, au carrefour de la route d’Auriac par où nous sommes descendus l’avant-veille. La suite est une descente douce le long de l’Orbieu, un peu plus accentuée après la Grave. Nous nous regroupons à Pont d’Orbieu, au pont. Lors de nos rassemblements précédents basés à Lagrasse, nous sommes passés tout près de là, juste de l’autre côté du pont.
À partir de là, nous entamons la montée du col du Paradis. La route est plus large et plus fréquentée, mais la pente est moins forte et plus régulière. Il est midi lorsque nous arrivons au col du Paradis (627 m) et nous décidons de continuer pour trouver un endroit plus approprié pour déjeuner. La suite est une belle descente en lacets sur un revêtement bien lisse. En peu de temps, nous arrivons à Arques où nous nous installons sur les tables près de l’aire de jeux pour déjeuner. L’une des tables est bien à l’ombre sous un bouquet d’arbres ce qui est bien agréable avec la forte chaleur ambiante. Après déjeuner, certains décident d’aller au vide-grenier du village, d’autres préfèrent rentrer directement car ils doivent partir cet après-midi. Finalement nous nous retrouvons quelques-uns à reprendre la route au rythme de la balade. À la sortie du village, nous nous arrêtons devant le château pour faire quelques photos. Certains vont jusque devant la porte, fermée à cette heure hors des périodes de visite, mais la vue est un peu occultée par les remparts. Après quelques photos , nous reprenons la route jusqu’au village de Serres.
Nous nous arrêtons sur la gauche dans le village pour voir le pont romain. C’est un pont étroit parfaitement entretenu. Sur le côté, des macarons précisent les hauteurs des différentes crues historiques. Nous repartons et un peu plus loin, nous tournons à gauche en direction de Rennes-les-Bains. Juste avant le village, nous faisons une halte aux anciens thermes romains dont la sortie alimente la source d’eau chaude au bord de la rivière où nous nous sommes baignés deux jours plus tôt. Finalement nous rentrons au camping où je commence à plier mon trike pour le ranger. Nous avons parcouru 47 km pour 743 m de dénivelé. Un peu plus tard, Martine m’appelle pour me dire qu’elle a un pneu crevé et qu’elle est au carrefour de la route de Rennes-les-Bains. Finalement, je prend la trousse de secours et nous partons en voiture avec Alain. Le pneu droit est à plat et il y a une punaise plantée dedans. Après avoir changé la chambre à air, Martine repart avec ceux qui l’accompagnaient et ont attendu. Ils rentreront sans encombre au camping. Le soir, les neuf participants restant au camping ont dîné au restaurant à Rennes-le-Château pour un dernier repas très convivial. Ainsi s’achève cette belle aventure où la beauté des paysages n’a eu d’égale que la qualité de l’ambiance et la convivialité de l’équipe.
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