Le Rozier-Meyrueis (48)
Du 5 au 13 mai 2018 · Le Rozier (48) et Meyrueis (48)
10 jours431 km7 441 m D+445 photos
Le rassemblement
C’est avec grand plaisir que nous avons parcouru les routes des grands causses et des gorges entre Lozère, Aveyron et Gard au cours de cette rencontre d’une grande semaine. Avec 28 participants, venus d’un peu tous les coins de France, ce fut une belle réussite. Il y avait 19 trikes, 5 vélos couchés et 2 vélos droits. 2 personnes n’ont pas roulé. Si la météo a été très variée, nous avons chaque fois échappé au déluge, hormis à la fin du second jour. Nous avons eu des nuages, du brouillard, mais aussi du soleil, et notamment une très belle journée lors de notre montée à l’Aigoual. Les paysages étaient époustouflants et les descentes ont laissé à chaque participant des souvenirs inoubliables. Ultime cadeau de cette région exceptionnelle, le manteau blanc qui a recouvert la montagne et le camping le dernier jour, nous a conduit à annuler l’étape et la visite prévue sur le causse. Mais ceci nous fera une bonne raison pour revenir.
Les photos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du rassemblement
Vendredi 4 mai 2018
2 photos
Le récit
Nous sommes arrivés parmi les premiers au camping du Brouillet au Rozier (48) en début d’après-midi. Peu à peu, les autres nous rejoignent. Nous partons à pied faire un tour au village. Nous y trouvons Yvon et Luc en train de discuter avec un grand gaillard qui tient un vélo couché chargé et équipé d’une remorque mono-roue. Je reconnais tout de suite Jean-Marc (Nikos47) avec qui j’ai déjà roulé plusieurs fois. Il vit maintenant à vélo et il est de passage ici. Il en profite pour me montrer sa super guitare de voyage en carbone (1 kg seulement) fabriquée par Christian Touzé qui fabrique aussi des remorques légères pour vélo. Après avoir bien discuté, nous laissons Jean-Marc poursuivre sa route et, après avoir fait quelques courses à l’épicerie locale, nous rejoignons le camping. La plupart sont déjà là, puis peu à peu les autres arrivent. Philippe, notre doyen qui porte allègrement ses 88 ans, me conduit jusqu’à la caravane qu’il a louée au camping d’en face, faute de mobile-home disponible au camping du Brouillet, pour me remettre un cadeau. Ce rassemblement s’annonce vraiment bien.
En fin d’après-midi, nous nous retrouvons tous autour des tables mises à disposition pour les campeurs pour un apéritif offert par l’Association Française de Vélocouché. Nous sommes vingt. Seuls manquent Didier et Laurence, qui ont choisi de s’installer pour toute la période au camping de Meyrueis, à une vingtaine de kilomètres, où nous irons nous installer mercredi prochain. Ils nous rejoindront chaque matin pour le départ. Ce sont les seuls avec Marie-Jo et Christian qui sont dans un gîte en ville, à loger hors du camping. Certains sont venus de très loin pour profiter de cette grande semaine à rouler dans ce merveilleux paysage de causses et de gorges aux confins de l’Aveyron, de la Lozère et du Gard. L’apéritif est complété des spécialités régionales apportées par nos amis, fromages et vins divers, tous plus délicieux les uns que les autres. Le temps couvert est plutôt frais, et l’humidité de la Jonte qui coule en bordure du camping n’arrange rien, mais les conversations sont animées et l’ambiance est vite en place. Il faut dire que nous sommes nombreux à avoir déjà partagé ensemble d’autres aventures.
Samedi 5 mai 2018
39 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, le ciel est encore gris lorsque nous nous retrouvons pour le traditionnel briefing à l’entrée du camping. Nous sommes vingt au départ, tous sur trois roues sauf Serge qui roule sur deux roues. Aujourd’hui, nous allons grimper sur le Causse Noir, puis redescendre sur Millau et remonter la rive gauche du Tarn pour rentrer au Rozier. Un responsable du camping attire notre attention sur la présence, sur le causse, d’innombrables chenilles processionnaires qui infestent les sapins. Après les informations d’usage, je donne le signal du départ et nous grimpons la côte bien raide qui mène au village. Nous traversons le pont sur la Jonte et à Peyreleau, de l’autre côté, nous sommes dans l’Aveyron. La couleur est annoncée dès le début : ça monte. Nous entamons la montée sur le Causse Noir qui grimpe en lacets, sous le pic de Montaigu au-dessus du village, sur 7 km. Très vite, le groupe s’étire, les trikes de course et les motorisés en tête. Nous faisons plusieurs haltes dans la montée pour profiter du paysage – on a une belle vue sur le confluent du Tarn et de la Jonte, et sur le village du Rozier – et attendre les derniers. Le temps légèrement couvert n’empêche pas de voir les falaises des gorges de la Jonte et de celles du Tarn, juste en face.
Nous faisons une halte au carrefour de la route d’Alayrac, là où la pente diminue. Deux chevaux, attirés par notre foule colorée, s’approchent et jouent les cabotins devant nos appareils photo. Nous terminons la montée qui est devenue plus facile, puis nous sommes sur le Causse Noir qui tient son nom de la couleur sombre des troncs des sapins qui en couvrent la plus grande partie. La température est encore fraîche, mais la montée nous a bien réchauffés. Le causse n’est pas plat. Après une petite descente, nous prenons à droite la route de Millau. Nous continuons sur le causse pour nous regrouper au carrefour de la route de Montpellier-le-Vieux. Ce chaos rocheux spectaculaire fait maintenant l’objet d’une exploitation touristique. Nous aurions pu nous y arrêter pour y jeter un coup d’œil, mais depuis qu’il a été transformé en zone de loisirs, ce n’est plus possible. Nous reprenons donc notre route qui monte et descend au gré du relief du causse. Finalement, nous nous regroupons avant d’entamer la belle descente en lacets qui va nous mener à Millau, au fond de la vallée du Tarn. Le ciel en profite pour s’éclaircir et le soleil fait son apparition entre quelques nuages blancs.
Après un bout de descente dans la forêt, nous faisons halte au premier lacet. La vue s’est dégagée et on peut admirer la vallée du Tarn avec le village d’Aguessac et le pont de l’autoroute à Verrières, un peu plus haut, qui enjambe le Lumansonesque, un affluent du Tarn. Au lacet suivant, nous découvrons Millau, aux toits de tuiles, et son viaduc qui barre la vallée. Un parapente, descendu du Pouncho d’Agast, juste au-dessus de nos têtes, met une tache colorée dans le bleu du ciel. Après quelques photos, nous filons dans la descente vertigineuse. Nous nous regroupons ensuite au rond-point avant de traverser le Tarn et de rejoindre la ville. Des travaux en cours ont un peu perturbé notre trajet le long du Tarn sur le quai Sully-Chalies mais nous rejoignons finalement le boulevard de l’Ayrolle. Nous passons devant le lavoir du même nom et un peu plus loin, loupant la rue Saint-Martin à droite, nous nous engageons par erreur dans le Passage des Concierges. La fin est un escalier et nous devons faire demi-tour sous l’œil amusé des habitants du lieu attablés dans l’impasse. Finalement, nous prenons la rue suivante et rejoignons la place du Maréchal Foch où est prévue la pause déjeuner.
Sur la place, nous sommes l’attraction pour tous les passants et ceux qui déjeunent aux terrasses des restaurants. Nous nous installons sous les platanes déplumés. Cécile et Maryse, qui ne roulent pas, nous ont rejoints en voiture. Un grand chien nous fait une belle démonstration en se dressant sur la margelle de la fontaine pour y boire goulûment. Le soleil un peu timide nous réchauffe doucement. Après déjeuner, les accros du café n’ont que l’embarras du choix pour trouver un troquet à leur convenance. Nous repartons dans les petites ruelles où le GPS a du mal à trouver un signal, occulté par les maisons. Nous quittons la ville en remontant la rive gauche du Tarn par une petite route sans trop de circulation. Nous faisons une pause à Paulhe, puis une autre à la Cresse pour nous regrouper devant l’église au clocher entouré de quatre ogives dignes d’un château. Ensuite, les rapides se déchaînent pour les derniers kilomètres jusqu’à Peyreleau. Le parcours n’est pas plat et notre groupe s’étire. Finalement nous nous regroupons au carrefour de la route qui descend à la Jonte avant de rejoindre le camping. Nous avons parcouru un peu plus de 50 km aujourd’hui pour un dénivelé global d’environ 850 m.
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Dimanche 6 mai 2018
18 photos
Le parcours
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Le récit
Il fait frais ce matin, comme hier. La différence c’est qu’après le briefing et la traversée du village nous descendons le long du Tarn. La route est bien lisse et nous roulons assez vite, ce qui rafraîchit bien. Nous sommes contents de quitter cette route à Boyne pour monter dans le village. À la sortie, nous prenons à gauche la petite route du Puech. Le ciel se dégage rapidement et la montée, pourtant lente, nous incite à faire un arrêt pour alléger la tenue. Nous repartons sous le soleil le long du ruisseau du Bourg puis, après avoir traversé le Puech, le long du ruisseau de Trébans. Au bout du ravin de la Croze, à Trébans, nous sommes accueillis par un grand chien qui vient chercher quelques caresses. La route monte doucement jusqu’en-dessous de Mialet, puis la pente s’accentue franchement et la montée fait quelques lacets avant de rejoindre le haut du Causse de Sauveterre. D’en bas, face à nous, nous voyons Roberto qui nous fait de grands signes des bras. Les premiers nous attendent en haut depuis une bonne heure et il y en a encore derrière nous. Le vent du causse rafraîchit un peu et nous ne tardons pas trop à repartir après leur arrivée. Maryse et Cécile nous ont rejoints là en voiture. La route qui suit est facile. Nous passons sous l’autoroute puis c’est un très grand toboggan qui nous amène au pied de Séverac-le-Château.
Nous grimpons dans le village très pentu pour rejoindre le château après une pause au cimetière pour prendre de l’eau. La côte finale doit bien friser les 20 %. Certains s’arrêtent au parking, mais je les incite à monter dans le château. Il est en ruines et des tables sont installées tout en haut pour accueillir les visiteurs en pique-nique. La montée caillouteuse en rebutera quelques-uns, qui resteront déjeuner au parking, et d’autres seront obligés de finir à pied, mais nous arriverons malgré tout à monter Maryse, assise sur un trike malgré sa jambe provisoirement handicapée. Nous avons ainsi pu bénéficier d’une superbe vue sur les environs et les ruines du château pendant tout notre déjeuner. Après quelques photos, nous avons repris la descente pour visiter le cœur médiéval du village en passant par les petites rues étroites sous l’œil amusé de quelques touristes qui passaient par là à pied. Finalement, vu la couleur des nuages qui se profilent à l’horizon, nous décidons de ne pas nous attarder et nous prenons la route du retour qui nous fait rejoindre le Causse de Sauveterre. Au moment où nous quittons la route du Massegros pour grimper et passer par-dessus l’autoroute, l’orage gronde et nous avons droit à quelques gouttes éparses.
La route grimpe jusqu’à Novis. Nous montons sous un ciel menaçant et une pluie intermittente peu fournie. À Novis, nous attendons les derniers en faisant quelques photos. Finalement, ils nous rejoignent et nous repartons dans une belle descente de l’autre côté du village. À Recoules-de-l’Hom, nous passons sans nous arrêter, bien que quelques maisons en pierre auraient mérité un petit arrêt, mais l’orage est trop menaçant pour qu’on perde du temps. Nous rejoignons la route de Boyne et une petite montée nous prépare à la grande descente dans la vallée du Tarn. Luc nous a quittés au carrefour précédent pour rentrer plus directement par la route de Liaucous. En haut de la côte, alors que nous nous regroupons, l’orage nous laisse à peine le temps de nous couvrir sérieusement qu’il nous déverse un vrai déluge qui nous accompagnera jusqu’à notre retour au camping. Inutile de dire que dans ces conditions nous ne profitons pas pleinement du paysage et du plaisir de cette jolie descente dont la fin est un peu gravillonnée, ce qui ne facilite pas les choses. Nous rejoignons rapidement la route par laquelle nous sommes arrivés ce matin, puis nous prenons la route de la vallée et nous arrivons sans traîner au camping sous la pluie après un peu plus de 59 km et quelques 1000 m de dénivelé. Heureusement, seule la fin du parcours de ce jour aura été très mouillée.
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Lundi 7 mai 2018
52 photos
Le parcours
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Le récit
La pluie d’hier soir a laissé un plafond bas de brume sur la vallée ce matin. Il y a de nombreuses défections car la météo annonce de l’orage en fin de journée. Philippe, notre doyen, décide de nous accompagner une partie de la matinée puis de faire demi-tour. Serge également a décidé de raccourcir le tour en faisant une boucle plus petite pour pouvoir rentrer dans la matinée. Christine, Chantal, Laurence, Didier, Yvon, Annie et Pascal ont décidé de ne pas rouler aujourd’hui. Finalement, nous ne sommes que 13 au départ. Nous montons sur le Causse de Sauveterre par Liaucous, la route par laquelle Luc est descendu hier soir. Le début est bien raide. Nous sommes très vite dans le nuage et l’humidité rafraîchit l’atmosphère. La pente se régularise après Liaucous et la montée devient plus régulière. À partir de l’épingle des Baouris, nous émergeons de la brume et un superbe soleil sur fond de ciel bleu nous accueille. La température remonte franchement et nous nous arrêtons pour nous découvrir. Peu après, la pente s’adoucit et nous atteignons le sommet après avoir croisé Philippe qui redescend vers le camping. Une petite pause réconfortante s’impose. Nous rejoignons ensuite la route où nous sommes passés hier juste avant la grosse pluie et nous continuons en direction du Massegros.
Après deux ou trois ondulations du causse où nous fonçons dans les descentes, nous faisons une pause photo devant une lavogne. C’est un bel ouvrage circulaire empierré dont l’objectif est de collecter l’eau de pluie pour servir d’abreuvoir aux brebis du causse. L’absence d’eau de ces plateaux a conduit l’homme à développer des solutions adaptées à la vie dans ces conditions difficiles, comme ces lavognes dans les prairies ou les cuves en pierre dans les villages. Après de multiples photos, nous reprenons la route vers le Massegros. Arrivés à ce gros bourg qui doit concentrer l’activité du causse, Serge nous quitte pour rejoindre directement les gorges du Tarn et rentrer par la route des gorges. Nous continuons sur la D32 au bon revêtement qui, après une montée en pente douce, nous offre une superbe descente en contournant le relief par un parcours plus long, mais finalement plus rapide que la route directe qui mène à Saint-Georges-de-Lévéjac. En peu de temps, nous sommes à la Baraque-de-Trémolet et nous prenons à droite la route qui mène au Point Sublime. Juste après le carrefour, nous faisons une pause photo à la fontaine des Fonts, puis nous continuons vers le point sublime où est prévue la pause méridienne.
Nous nous regroupons à Saint-Georges-de-Lévéjac, puis nous continuons jusqu’au Point Sublime où nous retrouvons une foule de touristes. Après avoir fait demi-tour pour régler un petit problème de dérailleur sur le trike de Martine, nous nous joignons aux autres pour accaparer la zone surplombant les gorges du Tarn. Cécile et Maryse sont venues nous rejoindre en voiture. La vue est impressionnante car le rocher sur lequel nous nous installons pour déjeuner est à pic sur les gorges. Le soleil est le bienvenu pour nous réchauffer. Après déjeuner et de multiples photos, certains vont prendre un café au bar. Il n’y a aucune trace de l’orage annoncé par la météo et c’est tant mieux. Après avoir rassemblé les troupes, nous repartons pour rejoindre le fond des gorges. Une fois remontés à Saint-Georges-de-Lévéjac, nous prenons la route des Vignes. D’abord en légère montée, puis en légère descente, elle monte un peu plus franchement pour contourner le Montcan qui culmine à 983 m. Ensuite, nous entamons la superbe descente dans les gorges. La pente s’accentue peu à peu et on se régale. À partir du carrefour de la D995, la route, qui possède un revêtement bien lisse, fait des lacets avec une belle vue sur les gorges. Les arrêts au creux des épingles ne déçoivent pas les photographes. En passant, vers le bas, la maison en ruine du hameau de Dolan ajoute du charme au paysage.
Nous nous regroupons en bas, aux Vignes, sur la route des gorges. Le parcours qui suit est facile, globalement descendant ou plat, dominé par les falaises, creusées par le Tarn au fil du temps et survolées par quelques vautours. Nous passons sous un premier tunnel très court, puis nous nous arrêtons un peu plus loin pour admirer le village de la Sablière, accroché à la falaise, de l’autre côté du Tarn. Géré par une association qui lui a redonné vie, il n’est accessible que par bateau suivant les conditions de la rivière. Une tyrolienne a été installée pour le ravitaillement depuis la route. Après quelques photos, nous terminons notre parcours en passant sous deux nouveaux tunnels sous le rocher, puis une belle descente jusqu’au Rozier où nous retrouvons le camping sous le soleil. L’orage annoncé ne nous arrosera que bien plus tard que prévu. Nous avons parcouru 52 km aujourd’hui pour près de 900 m de dénivelé. A la soirée, avant la tombée de la nuit et après la pluie, Martine m’emmène faire une balade jusqu’au château de Peyreleau. Il y a un bon paquet de marches et c’est une bonne détente après quelques jours de vélo. Du haut du village, on a une belle vue sur le Rozier et les montagnes autour.
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Mardi 8 mai 2018
71 photos
Le parcours
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Le récit
Martine a décidé de ne pas rouler aujourd’hui et Luc nous quitte. Nous sommes 18 au départ. Luc, qui assiste au départ assure le briefing. Une grande première. À peine sortis du camping, nous attendons un peu que Christian reprenne le réglage du trike de Marie-Jo, puis nous prenons la route de Peyreleau pour refaire la montée du premier jour après avoir traversé la Jonte. Il y a quelques nuages accrochés aux falaises et le ciel reste bien couvert. En haut du dernier lacet, alors que nous faisons une petite pause restauration, quatre femmes à vélo droit montent courageusement et nous échangeons quelques mots. Nous les retrouvons en haut, avec notre peloton de tête, en train de poser sur les trikes de course, apparemment conquises. L’une d’entre-elles fait un essai un peu plus long pendant que nous attendons les derniers, puis elles continuent leur périple. Lorsque nous sommes tous réunis, nous repartons en direction de Saint-André-de-Vézines à travers la forêt domaniale du Causse Noir où les sapins sont infestés de nids de chenilles. La montée continue, mais la pente est moins forte. Nous faisons une petite pause pour nous découvrir à la Coix-de-Montfraysse alors que le soleil transperce les nuages. La suite, en descente, est un peu plus rapide et nous arrivons bientôt à la chapelle ruinée de Saint-Jean-des-Balmes.
Le chemin d’accès est montant et caillouteux. Les trikes de course, ainsi que Serge en deux roues, ont des difficultés à grimper. Heureusement, ce n’est pas long et nous regroupons nos montures devant les ruines. Installé dans une clairière au milieu de la forêt, cet endroit respire le calme et la sérénité. Les murs sont encore presque tous debouts mais seule une partie de toiture existe encore. Un robinet appuyé contre un muret de clôture distribue de l’eau courante. Il est possible de grimper dans le clocher et on peut faire des photos depuis le haut, ce dont certains ne se privent pas. Un panneau explicatif donne le plan de l’ouvrage et son historique. Après la visite, nous redescendons la pente caillouteuse avec précaution, puis nous nous regroupons dans le bas du chemin d’accès. Nous reprenons la route pour tourner à droite un peu plus loin vers Saint-André-de-Vézines où nous arrivons peu après. Après un petit arrêt sur la place du village, une belle descente nous conduit jusqu’à la route de la Roque-Sainte-Marguerite que nous prenons à droite. La suite est un beau toboggan à prendre à grande vitesse qui se termine en lacets au-dessus des gorges de la Dourbie.
Nous nous arrêtons plusieurs fois dans la descente pour profiter de la vue exceptionnelle sur le gorges de la Dourbie et sur un petit hameau accroché à la pente entre deux lacets de la route. Dans la descente, nous croisons les quatre féminines rencontrées un peu plus tôt. Un peu plus bas, des travaux ont imposé une circulation alternée et nous devons attendre que le feu soit vert pour passer. Nous mettrons un peu de temps à reconstituer le groupe une fois en bas, au carrefour de la route des gorges. Finalement, nous rejoignons la Roque-Sainte-Marguerite où nous nous installons sur la place au-dessus de la rivière pour la pause méridienne et où Cécile et Maryse nous attendent. Après déjeuner, nous reprenons la route des gorges qui descend lentement. Il n’y a pas trop de circulation, heureusement. Les 13 km qui nous séparent de Millau sont vite parcourus et nous nous regroupons sur la piste cyclable après le rond-point. Nous en profitons pour admirer les arabesques décrites par quelques parapentes et delta-planes au-dessus de Millau, sur fond de ciel bleu et de nuages blancs. Didier en profitera même pour en filmer un jusqu’à son atterrissage, dans le champ de l’autre côté de la route. La suite est identique à la fin de notre parcours du premier jour et ne sera ponctuée que par une course-poursuite avec des vélos droits par le peloton de tête. À l’arrivée, le compteur affiche près de 58 km et plus de 800 m de dénivelé.
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Mercredi 9 mai 2018
60 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, nous sommes 11 au départ. Philippe, Christine, Richard, Chantal, Serge et Yvon ont décidé de ne pas rouler aujourd’hui. Comme le repas de midi est prévu au restaurant, ils nous rejoindront en voiture, comme Cécile et Maryse. Didier et Laurence, comme ils sont à Meyrueis et que notre parcours y passe, ont décidé de faire une boucle plus courte et de nous rejoindre à l’endroit où on quittera les gorges de la Jonte, en partant de leur camping à vélo. Après le briefing, nous partons sous un ciel gris qui ne nous quittera pas de la journée, même si on entre-aperçoit un peu de ciel bleu ce matin. Quelques nuages s’accrochent encore aux rochers des gorges de la Jonte alors que nous entamons la montée facile et régulière. On aperçoit quelques vautours tourner au-dessus des falaises. Nous montons jusqu’à l’observatoire des vautours, puis une petite descente nous amène face au Maynial, au carrefour où nous devons quitter les gorges. Quelques minutes après notre arrivée, Didier et Laurence nous rejoignent. Nous faisons une pause pour adapter la tenue et refaire nos forces avant la longue montée qui nous attend pour rejoindre le Causse Méjean.
Le début de la route est à pic au-dessus des gorges de la Jonte. En montant, on domine le hameau des Douze et son restaurant réputé, puis nous continuons de l’autre côté du Roc Saint-Gervais avant quelques lacets qui nous font grimper dans le ravin des Bastides. En montant, la vue s’élargit et nous laisse découvrir la montagne sauvage. Nous faisons une pause après une heure de montée, alors que la pente s’infléchit un peu. De superbes orchidées ornent le bas côté, un des avantages de faire ce parcours au printemps avec celui de ne pas trouver les causses grillés. Nous reprenons notre route qui continue à monter. Une demi-heure plus tard, nous voyons le clocher de la Parade se détacher sur le ciel gris. Une dernière côte pour atteindre l’église et ses panneaux explicatifs sur le martyre des résistants du lieu pendant la dernière guerre et nous sommes au point culminant du jour, lieu aussi de notre pause méridienne. Nous prenons notre temps pour lire les panneaux affichés sur le mur du cimetière, l’église et la mairie. Les nuages sont juste au-dessus de nos têtes. Nous sommes à plus de 1000 m d’altitude. En avançant vers le restaurant, six boules de poils déboulent d’une ruelle sur notre gauche. Sans doute des chiots Border-Collies, futurs gardiens de troupeaux sur le causse.
Quelques mètres plus loin, nous nous arrêtons devant la pizzeria où nous sommes attendus pour déjeuner. Ô Garage, un nom évocateur pour un restaurant installé dans les locaux d’un ancien garage d’automobiles. Il faut dire que le lieu, rénové avec goût, est assez attrayant. Vu la température extérieure qui est restée très fraîche, nous apprécions le poêle et la chaleur ambiante. Si nous constituons le plus grand groupe du jour avec 21 convives, nous ne sommes pas les seuls et le restaurant fera salle pleine aujourd’hui. Seul inconvénient, mais sans doute de notre fait, la longueur du service. En effet, certains de ceux venus nous rejoindre en voiture sont arrivés plus d’une heure après le groupe des cyclistes, ce qui n’a pas incité le cuistot à nous servir en priorité. Peu importe. Nous repartons après 3 h d’arrêt, prêts à affronter de nouveau la rigueur extérieure avec le ventre plein, même si le plafond est encore descendu d’un niveau. Le reste de la route est assez facile car après une descente et une petite remontée, nous entamons une belle descente sur Meyrueis, au début des gorges de la Jonte. Nous faisons quelques pauses photo même si la brume ambiante a quelque peu gommé le relief du paysage.
La route, qui descend de manière régulière avec un bon revêtement et des virages assez larges, permet une bonne vitesse et certains ne s’en privent pas. Nous passons sous une arche de pierre et peu après nous arrivons au rond-point-au-dessus de Meyrueis. Une jument et son poulain, en structure métallique bien oxydée, ornent le terre-plein. Nous rejoignons le village où Didier et Laurence nous abandonnent pour rejoindre le camping, puis nous prenons le défilé des gorges de la Jonte qui descend régulièrement avec parfois des tronçons un peu plus pentus jusqu’au Maynial, où nous l’avons quitté ce matin. Après une petite remontée jusqu’au belvédère des vautours, nous reprenons la descente à toute vitesse jusqu’au Rozier où nous arrivons au camping peu après 16h00, assez tôt pour lever le camp et rejoindre nos amis au camping de Meyrueis d’où nous partirons les prochains jours. Le compteur affiche 51 km et 800 m de dénivelé. Une fois installés au camping de Meyrueis, nous faisons la connaissance d’Isabelle, Fred et de leurs deux garçons, Simon et Raphaël, venus de la région Grenobloise. En fin d’après-midi, nous assistons à l’arrivée de nos amis Jean-Louis et Astrid avec qui nous avons déjà roulé. Notre équipe est au complet.
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Jeudi 10 mai 2018
60 photos
Le parcours
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Le récit
La montée à l’Aigoual, initialement prévue ce jour a été reportée au lendemain pour profiter de meilleures conditions météorologiques. L’objectif du jour est donc celui prévu le lendemain, à savoir rejoindre Trèves, au sud de Meyrueis, par le Causse Noir et remonter les gorges du Trèvezel. Nous sommes 23 au départ, seuls Laurence, Simon et Raphaël ne roulent pas. Le nombre de deux roues s’est fortement renforcé vu que les quatre nouveaux, à savoir Astrid, Jean-Louis, Isabelle et Fred roulent à vélo couché. Serge ne se sent plus seul. Après le briefing, nous traversons le village sous l’œil intéressé des habitants et des touristes pour monter au-dessus des gorges de la Jonte. Au premier lacet, on a une belle vue sur les toits gris de Meyrueis avec au fond les bords rocheux abrupts du Causse Méjean. Le groupe s’étire dans la montée. Nous faisons une pause à Sérigas, en haut de la côte. J’en profite pour essayer le Metabikes d’Isabelle qui est équipé de manière plus confortable que le mien. Bien que réglé un peu court pour moi, j’arrive à faire quelques mètres et je reviens convaincu par son confort incomparable à la dureté du mien. Sans doute une évolution à faire...
Nous reprenons la route jusqu’au carrefour de la Pierre des Trois Évêques, une grande pierre plantée verticalement, où nous nous regroupons pour ne perdre personne. Même si le ciel se dégage, le vent reste fort et frais et nous restons couverts. Notre parcours sur le Causse Noir nous montre un aspect que nous n’avons pas vu les jours précédents. En effet, ici le causse est surtout constitué de prairies ou de champs de blé ou de luzerne qui ont pris la place de la forêt. Après un parcours aux pentes adoucies où, peu après être repartis, nous passons dans le Gard, nous rejoignons Lanuéjols où nous attendons les derniers avant de continuer notre parcours en pente douce sur le causse. Un peu plus loin, un immense troupeau de brebis reste indifférent à notre passage coloré. Arrivés au bout du causse, nous entamons la superbe descente qui va nous mener à Trèves. La vallée du Trèvezel est splendide vue d’en haut. Nous faisons plusieurs pauses dans la descente. La route devient de plus en plus étroite ce qui ajoute à son charme, et une belle vue sur les toits du village de Trèves, blotti au fond de la vallée, termine cet enchantement.
Nous investissons les tables de la place centrale de Trèves, au bord du Trèvezel, pour notre déjeuner au soleil. Après le repas, même pas dérangé par un véhicule à moteur, certains vont investir le café local. Après leur retour, nous retraversons le village pour prendre la route des gorges du Trèvezel qui monte d’abord doucement. Richard et Christine, qui sont en général en queue de peloton car en trike lourd non motorisé, nous demandent de ne pas les attendre. Jacques et Nicole décident de rester avec eux. Le temps frais nous incite à rester couverts tant que la pente n’est pas plus forte. La gorge devient de plus en plus étroite et le Trévezel n’est plus qu’un torrent cherchant sa route entre les rochers. Nous faisons une pause pour prendre quelques photos, puis nous reprenons notre lente montée dans cette très belle vallée. La fin est plus pentue. Nous passons au-dessus de l’usine électrique du Roquet alimentée avec l’eau du Bramabiau par une conduite forcée. Un peu plus haut, une jolie cascade donne une bonne idée des pentes environnantes. Nous passons Villemagne, puis nous rejoignons la route de Camprieu à Meyrueis où nous attendons les derniers. Chantal a dû attendre un peu que son moteur refroidisse dans la montée.
Une fois le groupe rassemblé, nous repartons sur cette belle route qui descend en douceur et qui, après la forêt, nous offre une vue imprenable sur la vallée du Trèvezel et les montagnes au-delà du Causse Noir vers le Sud. Nous passons le col de Montjardin à 1016 m puis nous continuons à descendre vers le bord du causse et la vallée de la Jonte, passant devant une prairie pleine de brebis. Après une petite remontée, nous arrivons à la limite du Gard et de la Lozère au lieu-dit le Bout-de-Côte, qui porte bien son nom, puisque c’est là que commence la descente vers la vallée. Nous attendons les derniers en faisant des photos, puis une fois rassemblés, nous fonçons dans la descente. Inutile de dire que les trikes de course sont largement devant. En moins d’une demi-heure nous nous retrouvons à Meyrueis et nous sommes au camping aux environ de 16h00 sous un beau soleil après avoir parcouru un peu plus de 51 km pour un dénivelé de près de 1000 m. Richard, Christine, Jacques et Nicole arrivent environ une heure après nous. Le vent a été froid toute la journée, mais la soirée annonce une belle journée pour demain, confirmant la prévision de la météo.
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Vendredi 11 mai 2018
50 photos
Le parcours
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Le récit
Le thermomètre affiche zéro ce matin au lever. Yvon, lassé de camper sous la tente, décide de nous abandonner et de rentrer chez lui. Pourtant, la journée s’annonce très belle avec un ciel sans nuage. Nous sommes donc 24 au départ, Simon et Raphaël étant décidés à tenter l’aventure du Mont Aigoual avec leurs vélos droits. Comme hier, le quatuor des derniers montera à son rythme et nous ne les attendrons pas. Pendant le briefing, le gamin de la gérante du camping, harnaché avec anorak et bonnet, rôde au milieu du groupe, émerveillé par nos couleurs vives et nos vélos bizarres. Je donne le départ sous l’œil un peu déçu de notre ami Yvon à qui nous faisons nos adieux. Nous traversons le village et prenons à l’inverse la route par laquelle nous sommes revenus hier soir. Dès que ça monte un peu, nous nous arrêtons pour alléger la tenue, d’autant que le soleil commence à chauffer un peu. Nous nous regroupons en haut de la côte, au passage dans le Gard où nous nous sommes arrêtés hier soir. Le soleil commence à bien chauffer et c’est très agréable après les jours humides et froids que nous venons de passer. Une fois le groupe reconstitué et les derniers ayant récupéré, nous repartons sur le Causse Noir en direction du col de Montjardin. Passé le col, nous faisons une pause photo devant le magnifique paysage des gorges du Trèvezel sous un ciel limpide d’un bleu profond.
Ensuite, la route monte lentement mais sûrement. Nous nous arrêtons à l’abîme de Bramabiau, juste avant le point de vue. La cassure du bord du causse est impressionnante avec la rivière qui descend en cascade. Après une bonne série de photos, nous reprenons la route qui redescend un peu jusqu’à Camprieu où nous passons par-dessus le Bonheur avant de continuer notre montée vers l’Aigoual. Nous poursuivons notre montée qui est longue mais facile avec une route bien revêtue. Nous faisons une pause devant la maison de l’Aigoual au col de la Serreyrède (1299 m). Cécile et Maryse nous y attendent. Nous y trouvons aussi un homme avec un vélo couché blanc qui vient de monter par l’Espérou. Nous discutons un moment et je lui laisse ma carte. Il n’est pas inscrit sur le forum Vélorizontal. On se retrouvera un peu plus tard au sommet. Nous repartons pour les derniers kilomètres. La montée n’est pas trop dure et le soleil est de la partie, donc tout va bien. Nous passons le col de Prat Peyrot (1380 m) et peu après, nous dépassons le seuil de la forêt. Le paysage se dévoile et avec ce temps clair, c’est un enchantement. Le regard porte très loin à l’horizon et bientôt, nous avons la même vue dans toutes les directions.
Finalement, nous arrivons au sommet (1567 m) au milieu de la foule des touristes. Nous nous installons sur l’herbe au soleil et à l’abri de la brise qui reste un peu fraîche – nous sommes quand même à plus de 1500 m – pour le pique-nique. Un peu plus loin, des névés brillent au soleil. Avec la météo de ces derniers jours, la neige est loin d’avoir fondu. Il en est de même sur certains sommets à l’horizon. Nos vélos attirent les curieux qui entrent et sortent du restaurant. Après déjeuner, nous retrouvons le cycliste à vélo couché rencontré au col de la Serreyrède. Il me demande de le prendre en photo avec son appareil. Je réaliserai, après coup, que je n’ai pas pensé à le prendre avec le mien. Les accros au café vont faire la queue au bar, puis nous nous décidons à repartir après que notre doyen, commercial averti, ait fait la pub de nos montures à trois roues auprès d’un couple visiblement intéressé. En quittant le sommet, nous croisons Richard et Christine qui y arrivent. Ils nous disent que Jacques et Nicole ont dû abandonner pour repartir chez eux suite à un problème familial. Pendant que nos deux amis s’installent pour déjeuner, nous nous lançons dans la descente vers le col de Perjuret.
À peine un kilomètre plus loin, Philippe, qui s’est arrêté pour photographier une paire de névés au-dessus de la route, fait essayer son tricycle à une jeune cycliste qui montait en sens inverse. Nous fonçons dans la descente. Devant nous, la colline est jaune. Les genêts sont en fleurs. Après une petite remontée, nous reprenons la descente pour passer le col de Fourques (1040 m), puis nous nous regroupons au col de Perjuret (1031 m) après une petite remontée facile. La suite est un vrai toboggan qui plonge sur Meyrueis où nous arrivons de très bonne heure après une partie de plaisir. Nous nous arrêtons devant le garage local où sont remisées des automobiles anciennes. Le patron viendra même en démarrer une pour le plaisir des spectateurs. Arrivés au camping, le compteur affiche près de 58 km et 1055 m de dénivelé. On a fait ça sans douleur, en montant par le côté le plus facile. On aura quand même passé cinq cols dans la journée. À la soirée, profitant des conditions exceptionnelles, nous nous retrouvons pour un apéritif offert par l’AFV sur les tables devant l’entrée du camping. Un moment convivial au soleil couchant qui fut fort apprécié.
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Samedi 12 mai 2018
90 photos
Le parcours
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Le récit
Ce matin, Isabelle, Simon et Raphaël ne roulent pas et nous sommes 19 au départ. Notre beau ciel bleu d’hier est recouvert en grande partie par un moutonnement blanc, annonçant que la journée ne sera pas aussi belle. Il fait encore bien frais, quelques degrés au lever du jour. Après le briefing, nous rejoignons le rond-point au-dessus du village puis nous prenons la route de La Parade pour grimper sur le Causse Méjean. Après quelques virages, on a une belle vue sur les toits de Meyrueis dans son écrin de verdure. En montant, nous découvrons peu à peu les falaises des gorges de la Jonte et de nombreux arrêts photo s’imposent. Nous passons sous le roc des Bouilhères, un gros rocher rond suspendu au-dessus de nos têtes, puis sous l’arche de pierre qui laisse un passage étroit à sa base pour la route. Une voiture en face attend notre passage. Notre file s’étire. Nous nous regroupons au carrefour de la route d’Aures. Au loin, un panache de fumée noire s’élève au-dessus du Causse Noir, de l’autre côté des gorges de la Jonte. Le vent s’est levé et il est bien frais. Dès qu’on sera sur le sommet du causse, on va l’avoir en face toute la matinée. Une fois le groupe reconstitué, nous achevons la montée sur le causse puis nous longeons par le haut la vallée de la Jonte.
Au niveau de la Citerne, un petit groupe de fermes au nom qui rappelle la difficulté de gestion de l’eau sur le causse, un triple duo nous offre un ballet. Ce sont des pur-sang arabes. Il y a trois mères avec chacun son poulain. Ces dernier se déplacent dans l’ombre de leur mère. Elles ne font pas un pas sans qu’ils ne fassent le même. Les fermiers, un peu inquiets, craignent que nos drapeaux sèment la panique dans cette belle harmonie. Nous nous arrêtons pour faire quelques photos et les chevaux se calment dès qu’ils nous voient debout et qu’on leur parle. Nous repartons bientôt sur le causse à la végétation rase. À cette saison, c’est vert, mais dès les chaleurs venues, tout prend une teinte jaune voire grillée. Un vrai désert. Pas un arbre à l’horizon, uniquement de la prairie et des rochers. Pas une goutte d’eau non plus, à part ce qui tombe du ciel les jours de pluie ou de neige. Un paysage rude qui a façonné la vie de ses habitants. De ce point de vue, le Causse Méjan est le plus aride des trois grands causses. Nous repartons après de belles photos. Comme nous l’avons vécu souvent les jours précédents, un groupe très bruyant de motards nous double à toute vitesse. C’est très désagréable et si certains groupes sont plutôt sympathiques, nous faisant des signes au passage, ceux-là sont de la pire espèce avec des machines bruyantes et sans un regard autre que du mépris.
La route s’est peu à peu rapprochée de la falaise et nous retrouvons nos motards arrêtés au point de vue de Frepestel. Nous nous arrêtons aussi pour admirer la vue sur la vallée de la Jonte. On distingue au loin le village de Meyrueis et juste au-dessous de nous, celui, plus petit de Salvinsac. La route, en bas, est celle que nous avons descendue hier en venant du col de Perjuret. Après avoir encore fait le plein de photos, nous reprenons la route. Les prairies sont remplies de chardons à ras du sol. Ils ont de grosses fleurs jaune clair du plus bel effet. Après une petite pause à Aures pour une photo de maison caussenarde, nous continuons sur les ondulations du relief et face au vent de plus en plus fort et toujours bien frais. Arrivés au-dessus du col du Perjuret, Didier, Laurence, Serge et Chantal nous quittent pour rentrer directement, via le col, à Meyrueis. Nous continuons sur le causse, face au vent. Nous arrivons à la hauteur du chaos de Nimes-le-Vieux, un superbe parcours à faire à pied, mais nous devrons revenir pour ça. Un énorme rocher est en équilibre au-dessus du village du Veygalier dont les maisons se confondent avec les roches. C’est là que nous trouvons un passage de route bétonnée bien rugueuse et qui grimpe bien. Ça secoue fort et pour ne rien arranger, on y croise une voiture. Heureusement, ce passage ne dure pas et nous retrouvons vite le bitume.
Nous continuons jusqu’à Villeneuve, luttant contre le vent froid. En traversant le village, un habitant du lieu entame la conversation, subjugué par notre moyen de locomotion original. Finalement, nous repartons pour entamer la superbe descente sur Vébron, au fond de la vallée du Tarnon. La route très étroite descend en lacets au-dessus du vide. Notre doyen affirmera en bas que c’est la plus belle descente qu’il ait jamais faite. Je suis content de l’avoir fait passer par là. Nous n’avons croisé qu’une seule voiture, celle du facteur qui montait assez vite. Il n’a même pas daigné ralentir à notre passage, en faisant trembler plus d’un. En bas, nous nous installons pour déjeuner sur la place du village. Cécile et Maryse nous y attendent. La place est un peu ventée et l’air est toujours frais. Le repas ne traîne pas et après quelques photos, notamment devant la tête sculptée dans le tronc d’un arbre énorme qui est sans doute celui dont il reste la trace en bordure de la place, nous reprenons la route sans nous attarder dans ce village sans vie. Juste 1,5 km plus loin, Philippe, qui avait filé devant nous, nous fait signe de nous arrêter pour passer au restaurant local sacrifier à la tradition du café. Nous rangeons les trikes derrière les motos au bord de cette route étroite et les inconditionnels de la boisson noire sont satisfaits. Pendant ce temps, Joël a décidé de filer sans nous attendre.
Finalement, nous reprenons la route qui, après avoir descendu jusqu’à Fraissinet-de-Fourques, grimpe franchement à l’assaut du col du Perjuret. À la sortie de Fraissinet-de-Fourques, je m’arrête faire une photo du monument à la mémoire de Roger Rivière tombé dans le ravin lors du Tour de France en 1960. En montant on s’élève doucement au-dessus de la vallée et le paysage se dévoile. Le temps est couvert et les nuages ne disent rien de bon, mais il ne pleuvra pas avant notre retour. Finalement, nous nous retrouvons au col de Perjuret avant de terminer par la belle descente déjà faite la veille mais cette fois, sans le soleil. À l’arrivée, nous avons parcouru un peu plus de 51 km pour 1014 m de dénivelé. Toute la matinée on a roulé contre le vent, ce qui a ajouté à la peine. Toutefois, ce paysage du Causse Méjean méritait bien un petit effort. C’est sous une pluie battante que nous nous rendrons au restaurant local où nous dégusterons l’aligot, plat traditionnel régional à base de purée, de fromage et d’ail. Délicieux.
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Dimanche 13 mai 2018
3 photos
Le parcours prévu
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Le récit
C’est sous la neige que nous nous réveillons ce matin. Il tombe de gros flocons et ça tient dans l’herbe. Nous allons faire un tour à pied à la boulangerie. Les arbres et les maisons dans la colline sont couverts de neige. Un vrai paysage de Noël. La boulangère nous apprend qu’il y a 30 cm de neige sur le causse. Certains avaient prévu de repartir dès ce matin, mais peu à peu, tout le monde abandonne la partie. Je téléphone à la Maison Caussenarde pour annuler la visite prévue et peu à peu tout le monde quitte le camping. Finalement, nous aussi nous levons le camp alors que la neige s’est transformée en pluie, ne nous laissant aucun regret de ne pas rouler aujourd’hui. En repartant, nous devrons attendre un peu que la route des gorges, barrée pour une course cycliste vers le Rozier – les coureurs ont dû être bien frigorifiés – soit libérée. Finalement avec plus de 320 km parcourus pour près de 7500 m de dénivelé, l’effort physique a été assez conséquent. La contrepartie a été particulièrement agréable avec des paysages magnifiques et variés, que ce soit sur les causses, très différents les uns des autres, où dans les gorges très nombreuses dans la région. Nous revenons avec plein de photos, une tonne de souvenirs, de nouveaux amis, content d’avoir revu les anciens, et une forte envie de revenir dans une région si attachante.