Lagrasse (11)
Du 4 au 7 avril 2015
5 jours214 km2 627 m D+164 photos
Le rassemblement
Pour cette première rencontre de l'année, nous avons été accueillis par les monts des Corbières qui nous ont réservé de belles montées (six cols) avec de magnifiques paysages, mais aussi des descentes vertigineuses. Nous avons également roulé au milieu des vignes sur fond de Pyrénées enneigées. Les participants de cette rencontre à Lagrasse (11) se souviendront longtemps du vent sec, piquant et froid contre lequel ils ont lutté farouchement, le cers. Par contre le soleil nous a gratifié de sa présence pour atténuer un peu ses effets combinés au froid (jusqu'à -2°C le matin au lever). Les repas au restaurant du village ont agréablement terminé chacune des journées et les rescapés du derniers soir y sont retournés, confiants dans la qualité de la cuisine du chef. Nous avons prolongé l'aventure une journée avec l'un des participants afin d'explorer les gorges du Congoust. Sans doute un parcours à découvrir lors d'une prochaine rencontre dans cette belle région.
Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.
Jours du rassemblement
Vendredi 3 avril 2015
Le récit
Nous arrivons à Lagrasse en milieu d'après-midi et nous installons le camping-car sur l'aire dédiée, en bas du village, près de celui d'André que nous avons reconnu. Il y a déjà pas mal de monde, principalement des Espagnols, venus passer le week-end de Pâques dans la région. Le soleil brille bien et il fait chaud, alors nous allons faire un petit tour à pied dans les ruelles du village. Nous y retrouvons Christine, Richard et André. Richard et Christine sont installés au camping, en haut de la colline, au-dessus du village. Ils ont amené un échantillon de leur bon vin du Jura et proposent qu'on organise un apéro à la soirée. Nous nous retrouvons ainsi à un peu moins d'une dizaine autour d'une table prévue à cet effet près de l'accueil du camping. Le ton de cette nouvelle aventure est vite donné.
Samedi 4 avril 2015
55 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner et la variante courte
Le récit
Le thermomètre extérieur indique -1,5°C ce matin et le vent du nord-ouest froid et sec, [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Cers_%28vent%29]le cers[/url], balaye le village. Il a chassé les quelques gouttes qu'on a entendu sur le toit au lever du jour. Le temps est un peu couvert, mais le soleil pointe son nez de temps en temps. Nous nous retrouvons devant l'école du village, point de ralliement des deux premiers jours. Claude est arrivé ce matin avec son épouse et ses deux filles, mais il ne participera pas aux parcours. L'éclairage de sa remorque a refusé de fonctionner avec sa nouvelle voiture au moment du départ et il est venu sans son trike. Installé en gîte, ils feront du tourisme dans la région pendant que nous pédalerons. Nous sommes 17 au départ. 12 roulent en trike : Jean-Jacques (JJ34), Hervé (RV33), Jean-Claude (JC 82), Christian (randowatt), Alain (MARINIER), Didier (Didier33), Laurence (Laurence33), Christine et Richard (Roul'tabosse), André (Rouband46), Martine (Holiday on ICE) et moi (Ralevy). 4 roulent à vélo couché : Didier (Didier31), Gilbert (gilbertdu13), Benoist (lepic81) et Stéphane (Tétras). Madeleine reste fidèle à son vélo droit. Jean-Jacques et Jean-Claude sont venus pour la journée.
Après le briefing d'usage, je donne le signal du départ et nous quittons le village par le haut de la rue principale. Nous remontons la vallée de l'Orbieu, puis nous prenons à gauche la D23 en direction de Villerouge-Termenès. La pente devient vite plus sérieuse et notre groupe s'étire, les deux roues ouvrant la marche. La montée nous réchauffe un peu. Nous faisons une pause juste avant le haut de la première côte – qu'on ne peut pas appeler un col – un peu avant le carrefour de la D613. Après nous être regroupés, nous repartons sans trop tarder afin que les premiers ne se refroidissent pas trop. Après une courte descente, nous arrivons au carrefour de la route de Talairan (D613). C'est à partir de là que nous attaquons la montée du col de Villerouge (404 m). La pente n'est pas trop raide et elle est bien régulière, ce qui permet de prendre son rythme. La vue sur la vallée est fort belle. Après plusieurs arrêts, nous arrivons en haut, puis nous descendons à toute vitesse sur Villerouge-Termenès et son château, environ un kilomètre plus loin.
Nous faisons une petite pause sur le parking du château pour un en-cas qui est le bienvenu après tous ces efforts. Certains vont faire un tour devant l'entrée du château pour quelques photos de plus. Les quelques touristes sont intrigués par nos drôles de vélos. Nous reprenons la route pour descendre jusqu'au ruisseau du Four et entamer la montée assez courte du col de la Tranchée (372 m). Nous dévalons ensuite jusqu'à Félines-Termenès, un petit village vite traversé, pour reprendre la montée du col de Bedos (485 m). Le paysage encaissé est superbe. La montée est longue et la pente un peu plus forte vers la fin, mais nous arrivons en haut juste à temps pour la pause méridienne. Le vent souffle bien fort depuis l'autre côté, mais une cabane en dur nous permet de nous abriter et de ne pas trop nous refroidir pendant le déjeuner. Le soleil se montre largement, et commence à nous réchauffer un peu. Nous sommes au point de séparation du petit et du grand parcours. Didier33 et Laurence optent pour le petit parcours, plus court mais tout aussi joli avec le col de Termes (520 m), le col Caroun (470 m) et les gorges de Terminet. Les autres continuent sur le grand parcours.
Nous descendons du col pour rejoindre Laroque-de-Fa. Nous passons devant l'ancien aqueduc. Il est très abîmé mais ce petit village ne semble pas avoir les moyens de le restaurer. Nous nous arrêtons au petit commerce local qui fait épicerie et café pour les accros. Certains ne se sont pas arrêtés. Nous repartons après une courte pause. La montée jusqu'au col des Fourches (540 m) est assez courte mais pentue. Le groupe s'étire, mais nous nous retrouvons en haut. Nous entamons une belle descente jusqu'à Mouthoumet, puis nous plongeons dans la vallée du ruisseau de Rabichol par une route sinueuse et bien pentue. Un régal pour nos trikes. Peu de temps après, nous nous retrouvons tous au carrefour du Pont d'Orbieu où nous allons prendre la route des gorges. Benoist et Madeleine, qui avaient filé sans nous attendre à Laroque-de-Fa, sont là. Après une petite phase de récupération, nous prenons la route de la vallée de l'Orbieu qui doit nous mener tout droit jusqu'à Lagrasse. La pente est régulière mais pas très prononcée, ce qui nous permet de bien profiter du paysage.
Nous passons les quelques maisons du village de Lanet, puis nous entrons dans les gorges. Là, l'Orbieu coule entre les falaises et il n'y a guère de place que pour la route et la rivière. Nous passons le village de Montjoi, perché sur un rocher au-dessus de la rivière, puis nous dévalons jusqu'à Vignevieille. Là, nous faisons une pause après le pont sur l'Orbieu. Un habitant du lieu n'en revient pas de nous voir ici et ne tarit pas d'éloges sur nos vélos bizarres. Après Vignevieille, nous passons le carrefour de la route de Thermes, empruntée par Didier et Laurence qui doivent être loin devant car ils avaient 13 km de moins que nous. On voit le château de Thermes perché sur un piton, puis il disparaît caché par la montagne. Nous passons devant les ruines du château de Durfort puis en-dessous de Saint-Martin-des-Puits et devant sa belle chapelle, juste en-dessous de la route. La suite est sans histoires. Nous traversons Saint-Pierre-des-Champs, puis après une petite remontée, nous rejoignons Lagrasse, annoncée par son abbaye emblématique. Le compteur affiche un peu moins de 62 km.
La soirée se termine au restaurant « l'Affenage » où nous sommes rejoints par Claude et sa famille, ainsi que par Raymond qui n'a pu arriver à temps pour faire le parcours du jour avec nous. Le repas est excellent pour un prix très raisonnable. À peine avons-nous terminé de dîner que Lucette arrive. Elle a été retardée au moment de partir de chez elle. Le restaurateur, très sympa, lui sert le même repas que nous malgré l'heure tardive et nous attendrons qu'elle ait fini pour quitter la table. Chacun regagne ensuite ses pénates, pas fâché d'aller se reposer après l'effort de la journée accentué par la fraîcheur matinale. Avant de nous quitter, les participants du petit parcours du lendemain décident de retarder leur départ à 9h30, compte tenu du faible kilométrage à réaliser sur la journée. Pour les autres, rendez-vous est pris à 9h00 devant l'école du village.
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Dimanche 5 avril 2015
32 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner et la variante courte
Le récit
Il fait encore -2°C ce matin au lever du jour. Heureusement, dès que le soleil dépassera les montagnes, la température va monter car il n'y a pas un nuage. Le cers est encore bien présent et vu la direction de notre parcours, on va l'avoir en face jusqu'au pied du premier col. Nous avons été rejoints ce matin par Vincent (Montricoux), venu pour la journée et qui agrémentera notre parcours au son de sa trompette, et par Raymond (Rayspid) et Lucette (Fleurdetulipe) qui étaient au repas avec nous hier soir. Nous sommes 14 au départ devant l'école. Il y a 7 trikes (André, Lucette, Alain, Hervé, Richard, Christian et moi), 6 vélos couchés (Didier31, Raymond, Stéphane, Gilbert, Vincent, et Benoist) et Madeleine à vélo droit. Didier33, Laurence, Martine et Christine ont opté pour le petit parcours dont le tracé est complètement différent du nôtre. Après l'ovation de la trompette de Vincent, nous partons par le bas du village en suivant les gorges du Sou (Alsou). Nous sommes un peu protégés du vent, mais de temps en temps, il se glisse au fond des gorges et nous freine bien, tout en nous refroidissant. Nous faisons une première pause juste après l'aire de repos des gorges, mais pas question de se dévêtir. Arrivés à la sortie des gorges, le cers balaye la vallée et nous l'avons bien en face.
Nous poursuivons notre route plein ouest, passons Villemagne, puis Serviès-en-Val et son château pour arriver à Villars-en-Val, au pied du col de Taurize. La route pour arriver là, légèrement montante et contre le vent fort, vaut bien une montée de col. Le cers est toujours aussi froid malgré le soleil sous un ciel sans nuage. Une pause est la bienvenue et permet de rassembler le peloton éparpillé. Richard est très fatigué et a des doutes sur ses capacités à monter encore deux cols. Juste à l'entrée du village près de l'endroit où nous sommes arrêtés, se trouve un vieux puits avec un système de pompage qui devait être actionné par des bêtes de somme tournant sur l'aire prévue à cet effet autour du puits. Sans doute le seul moyen de fournir l'eau au village autrefois. Après une longue pause sous l’œil amusé d'un habitant du village, nous reprenons notre route et attaquons la montée du col. La petite route est très agréable et nous sommes un peu abrités du vent. André reste près de Richard pour lui soutenir le moral.
Nous montons sous le soleil qui commence un peu à réchauffer l'atmosphère. La pente est régulière et c'est agréable. Je me décide à faire une pause dans la montée pour attendre les derniers, Richard et André. Après quelques centaines de mètres à grimper de concert, Richard décide d'abandonner, trahi par son manque d'entraînement. Il a le petit parcours enregistré dans son GPS et il se propose de rejoindre l'autre groupe qui roule dans la vallée. André et moi continuons dans un paysage qui se découvre au fur et à mesure que l'on monte. Finalement, nous arrivons au sommet du col de Taurize (498 m) où les autres nous attendent, allongés dans l'herbe au soleil, sur le côté abrité du vent. Je réveille les endormis pour faire une photo collective au pied de la pancarte. C'est en plein vent et nous ne traînons pas pour entamer la descente de l'autre côté du col. Nous ne sommes plus abrités du vent d'ouest que de temps en temps, au gré des virages fort nombreux dans cette longue descente de près de 9 km. Le revêtement n'est pas parfait et il faut rester vigilant, mais c'est un vrai plaisir. Nous passons les quelques maisons de Molières-sur-Alberte, sous la route, avec une église transformée en habitation, puis nous nous regroupons au carrefour de la vallée du Lauquet, en bas.
Nous remontons la vallée du Lauquet jusqu'à Greffeil où nous attendent deux tables et un point d'eau pour la pause méridienne. Nous sommes un peu au soleil et à l'abri du vent dans ce fond de vallée. L'air est malgré tout un peu frais et nous restons couverts. Pendant que nous déjeunons, deux jeunes filles passent sur le chemin à la recherche des œufs de pâques. Après un repas réconfortant et une belle mélodie jouée par Vincent à la trompette, nous reprenons la route de la vallée, remontant la rivière. La route monte et descend, mais globalement, on monte. Juste avant Clermont-sur-Lauquet, nous prenons à gauche pour entamer la montée du col de la Garouillère. La route est barrée en raison d'un éboulement de l'autre côté du col, mais Alain, qui est arrivé à Lagrasse quelques jours avant nous, a déjà exploré le coin et m'a affirmé qu'on peut passer moyennant un court portage. Nous grimpons sous le soleil, la montagne nous protégeant un peu du vent. Avec Lucette et André, nous prenons notre temps pendant que les autres filent devant. Un troupeau d'ânes satisfait nos envies de photo et l'un d'entre-eux fait même un câlin à André.
Finalement, nous rejoignons les autres au col de la Garouillère (557 m) au soleil et à l'abri du vent. Après une courte pause, nous entamons la descente vers la vallée. Après un ou deux kilomètres et quelques beaux virages, nous rejoignons l'éboulement. Un gros pan de la montagne s'est décroché et est tombé sur la route. Deux gros blocs barrent le passage et le bitume présente une belle fissure. La réparation va certainement prendre du temps. Nous dégageons le passage entre les deux blocs, puis nous passons les vélos un par un par-dessus. En peu de temps, tout le monde est de l'autre côté et nous pouvons reprendre notre descente. La pente est assez forte et il y a de belles épingles. Le paysage est aussi fort joli avec une belle vue sur la vallée et les vignes. Nous rejoignons Labastide-en-Val où une pause face à la mairie et au bord du ruisseau de Labastide nous permet de profiter du paysage. Nous reprenons la route de la vallée qui descend en pente douce, pendant que le vent nous pousse.
Nous passons Serviès-en-Val, puis Rieux-en-Val. À la sortie du village, nous nous arrêtons admirer le pont romain qui enjambe le Sou. C'est un pont étroit en pierres avec un revêtement en galets. Vincent, débordant d'énergie, en fait l'ascension en quelques coups de pédale. Après le crépitement des appareils photos, nous reprenons la route qui monte lentement pour changer de vallée. En haut, nous avons une belle vue sur les collines avoisinantes. Nous repartons pour une petite descente jusqu'à Caunettes-en-Val où nous prenons la direction de Lagrasse. Après un joli parcours sur cette petite route au milieu des vignes, nous arrivons au-dessus de l'abbaye de Lagrasse avec sa belle tour qui domine le village. Après de nouvelles photos, nous rejoignons le village où nous retrouvons les cinq autres. Mon compteur affiche 68 km. Ceux qui sont partis du camping en ont fait un peu plus. Le second groupe n'a pas réalisé la totalité du parcours prévu et ils n'ont retrouvé Richard qu'au village où il se sont tous réchauffés au soleil sur la terrasse du bar. Ils ont déploré une crevaison sur le trike de Laurence, réparée par Didier sur le champ. Le repas du soir, pris au même restaurant que la veille, ne nous décevra pas.
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Lundi 6 avril 2015
31 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
Le lendemain matin, la température est positive au lever du jour, mais il fait encore bien frais. Le cers a laissé la place au vent marin, venu de la Méditerranée toute proche. Contrairement aux autres jours, l'herbe est mouillée par la rosée du vent de mer. Avec André, nous rejoignons le camping d'où est prévu le départ ce matin. La route monte au-dessus du village et on a une belle vue sur les toits, l'abbaye, la rivière et ses deux ponts, ainsi que l'aire de camping-cars toujours bien remplie. Après le briefing sous un ciel sans nuage et inondé de soleil, nous prenons le départ. Nous sommes 16 en tout. 11 en trike (Christine, Richard, Laurence, Didier, Alain, Lucette, André, Hervé, Christian, Martine et moi), 4 à vélo couché (Gilbert, Stéphane, Benoist et Raymond) et Madeleine à vélo droit. Nous attaquons par une descente à l'ombre jusqu'à Ribaute. Nous sommes vite frigorifiés.
À Ribaute, nous traversons le village par les ruelles très pentues pour passer le pont sur l'Orbieu et nous arrêter au soleil face à la cascade. De là, on a une belle vue par en-dessous du village. La vague qui dévale les enrochements de la rivière réveille des souvenirs de kayakiste. Après une longue pause, nous nous découvrons un peu et reprenons la route au milieu des vignes. Avant de rejoindre la D114, nous passons à gué le ruisseau des Mattes. Il n'y avait pas d'eau lorsque nous avons reconnu le parcours. Aujourd'hui, certains ont droit à un bain de fesses. Nous reformons le groupe après avoir rejoint la route, puis nous repartons vers Camplong d'Aude. La traversée du village me fait tromper et nous faisons demi-tour pour retrouver la bonne route. Il faut dire que la reconnaissance a été réalisée en prenant le parcours dans l'autre sens. Nous avons décidé après l'essai d'inverser le parcours qui semble plus facile comme ça. Après le village, nous montons un peu et nous pouvons admirer les Pyrénées enneigées dans notre dos.
La petite route, essentiellement empruntée par les viticulteurs, est entièrement déserte. Le revêtement n'est pas extraordinaire et sur quelques centaines de mètres, il n'y a plus de revêtement du tout. Sur notre gauche, la montagne d'Alaric nous surplombe. Nous arrivons bientôt à Fabrezan où on retrouve la civilisation. Un petit arrêt permet à quelques-uns de faire les courses à la supérette locale ouverte le matin du lundi de Pâques et à Christian de prendre un café au bar d'à côté. Nous repartons sur la D611 toute droite est assez passante. Heureusement, nous bifurquons bientôt à droite pour rejoindre Ferrals-les-Corbières. Il y a encore pas mal de voitures. Nous traversons le village et passons le pont sur l'Orbieu, puis nous entamons une longue montée pour passer de l'autre côté des collines. Le groupe s'étire, ce qui facilite la circulation. Nous nous retrouvons en haut, juste au-dessus de Villerouge-la-Crémade. Une fois tous réunis, nous descendons jusqu'au village pour y faire une pause devant le terrain de boules et l'école.
Nous faisons un nouvel arrêt au carrefour de la D611. On peut admirer les vestiges du château de Villerouge-la-Crémade derrière nous. Lucette, Hervé et Stéphane décident de rentrer directement à Lagrasse pour avoir davantage de temps pour leur route de retour. Nous prenons la route en sens inverse jusqu'à Sainte-Marie puis à droite vers Montséret où nous faisons la pause méridienne sur les bancs devant la cave. Nous repartons sous le soleil après nous être restaurés. Nous avons maintenant le vent dans le dos et la chaleur monte. Nous traversons Thézan-les-Corbières, où nous retrouvons la D611 qui nous mène à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. À la sortie de ce village, nous prenons à droite la route de Lagrasse. La route grimpe un peu et on a une belle vue sur le village derrière nous. Nous faisons une pause en haut pour attendre Laurence et Didier car le trike de Laurence a de nouveau crevé. Le reste de la route est sans histoire. Nous redescendons dans la vallée de l'Orbieu puis nous rejoignons Lagrasse avec une belle vue sur l'abbaye. Mon compteur affiche 52 km. Avant de nous séparer, à l'entrée du village, nous faisons le compte de ceux qui seront encore là ce soir. Finalement, nous nous retrouverons à huit pour un ultime repas au restaurant. Ainsi se clôture cette belle rencontre qui restera encore une fois dans nos mémoires.
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Mardi 7 avril 2015
46 photos
Le parcours
Voir le parcours sur OpenRunner
Le récit
André part ce matin pour régler un problème de batterie sur son camping-car. Tous les autres sont partis sauf Alain qui a décidé de rester encore dans le coin un jour ou deux. Martine et moi prévoyons de partir demain matin. Ce matin, notre programme est la visite de l'abbaye. Nous sommes un peu déçus par la pauvreté de la partie visitable, bien qu'il y ait une belle architecture. Cependant, un tournage étant en cours, nous n'avons pas pu tout voir. Hier, notre voisin de camping-car, qui s'avère être vélocouchiste et membre du forum Vélorizontal (qu'il ne fréquente pas beaucoup), nous a signalé que les gorges du Congoust valaient le détour. Il les a parcouru hier à vélo droit avec son épouse. Alors c'est tout naturellement que nous avons proposé à Alain de se joindre à nous pour une exploration du coin cet après-midi. Nous partons du village vers 13 heures et prenons la route du camping, puis nous descendons jusqu'à Ribaute. C'est le même itinéraire que le début du circuit de la veille. À Ribaute, nous prenons la première ruelle qui descend à pic juste au niveau du pont. Il faut de bons freins, mais c'est rigolo. Encore une fois, nous admirons la vue du village, la cascade et la rivière qui font un ensemble très photogénique. La température est agréable, mais le vent marin est toujours là.
Après Ribaute, nous prenons à gauche afin de rejoindre la D114 qui passe dans les gorges du Congoust. En montant, nous pouvons admirer les toits du village juste derrière nous. Au niveau d'Argentiès, nous passons sur le ruisseau des Mattes par un pont submersible. C'est cette rivière que nous avons passé à gué la veille. Le coin est très sauvage avec la montagne d'Alaric en toile de fond. Après une petite montée, nous arrivons sur la D114 que nous prenons à gauche. Un peu plus de 500 m après, on a l'impression d'arriver dans un cul de sac. C'est le début des gorges. Le Congoust est la montagne sur notre gauche. La vallée est très encaissée avec le ruisseau des Mattes qui coule au fond. Un arbre incroyable s'accroche au rocher. Ses racines à l'air interrogent. Il résiste quand même. La montagne sur notre droite fait un cirque et le passage de la route nous est caché par un rocher. Le paysage minéral devant nous contraste fort avec les vallées boisées que nous laissons derrière.
Après une pause pour admirer le paysage, nous repartons pour découvrir le secret des gorges. La route est très agréable sous le soleil et nous avons le vent dans le dos. Il y a très peu de dénivelé, la route montant et descendant avec une pente faible, en fonction de la place disponible dans les gorges. Ce parcours n'est pas très long. Environ 3 km plus loin, nous arrivons au bout des gorges. La vallée reste encaissée, mais s'élargit un peu. Nous nous arrêtons à un endroit où la rivière fait deux magnifiques bassins qui doivent faire le bonheur des baigneurs en plein été. Pour l'instant, la fraîcheur de l'air et celle de l'eau n'incitent pas vraiment à la baignade. D'autant que le vent marin n'est pas des plus chauds. En continuant, nous trouvons les premières maisons alors que la vallée s'élargit et que les cultures apparaissent. Nous arrivons à Montlaur. Trois superbes chevaux, deux noirs et un blanc, se laissent photographier. Nous traversons le village sans voir âme qui vive.
Un peu plus loin, nous prenons la D3 en direction de Lagrasse, puis nous prenons à gauche pour aller voir le château de Serviès-en-Val. Là, nous montons dans le village pour rejoindre la place du château. C'est une belle bâtisse fortifiée. Il est privé et une belle grille en orne l'entrée. Nous faisons une pause sur la place au soleil et à l'abri du vent. Après un petit en-cas, nous quittons le village pour rejoindre la route de Lagrasse et rentrons par les gorges du Sou (Alsou). Le vent a forci et fraîchi. Et nous l'avons en face pour le retour. J'ai remis l'anorak avant de quitter le château et je ne le regrette pas. Nous faisons une dernière pause à l'abri du vent derrière la cabane de l'aire de repos des gorges, puis nous effectuons nos derniers coups de pédale jusqu'à Lagrasse. Nous avons fait environ 32 km dans l'après-midi. C'est une jolie balade qui clôture un séjour fort agréable et sans doute que les gorges du Congoust pourront figurer au programme d'une prochaine rencontre à Lagrasse.
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