Rassemblement

La Salvetat (34)

Du 3 au 5 juin 2017

3 jours163 km2 138 m D+154 photos

Le rassemblement

La météo avait prévu un temps très humide pour cette seconde rencontre du sud-ouest à la Salvetat-sur-Agoût pour le week-end de Pentecôte, mais le temps a été plus clément que prévu. Si les huit participants (nous étions neuf le dernier jour) ont dû rouler sous la pluie en fin de parcours le samedi, après une matinée plutôt brumeuse, les deux suivants ont vu apparaître le soleil, plus franc le lundi. L’air est resté bien frais et le vent nous a rappelé de ne pas trop nous découvrir, surtout en haut des cols. Accueillis par les paysages du parc naturel, les lacs de la Raviège et du Laouzas entre les monts de Lacaune et la montagne de l’Espinouze, nous avons monté plusieurs cols, roulé dans la forêt et au bord des lacs et admiré les prairies bordées de genêts en fleurs. Le patrimoine local n’était pas en reste, comme par exemple le pont Saint-Étienne-de-Cavall à la Salvetat-sur-Agoût, les fresques de l’église de Nages ou la fontaine des pisseurs à Lacaune. Tous ces ingrédients, auxquels nous avons ajouté la convivialité et l’amitié, ont fait de cette rencontre une belle réussite.

Les photos, vidéos et réactions des participants sont consultables sur le forum vélorizontal.

Jour 1

Samedi 3 juin 2017

60 photos

Le parcours

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Le récit

Nous avons retrouvé les autres participants hier soir, au camping les Bouldouïres à la Salvetat-sur-Agoût, où nous avons improvisé un apéritif en commun. Gilbert est arrivé à vélo de Béziers qu’il avait rejoint en train. Dominique et Marc sont arrivés en fin de soirée. Il a plu toute la nuit, mais ce matin le temps est juste couvert. Une brume couvre le lointain. La météo n’annonce rien de réjouissant, mais le soleil est dans les cœurs. Nous sommes huit au départ. Il y a cinq trikes (Laurence, Didier, Martine, Philippe et moi), deux vélos couchés (Marc et Gilbert) et Dominique roule sur un superbe vélo droit. Après le briefing d’usage, nous partons pour le tour des lacs, en commençant par celui de la Raviège. Nous passons au-dessus des piscines et de l’hôtel du lac, pour retrouver la route du lac au rond-point orné d’un poisson bien oxydé. Nous passons le pont de Calas qui traverse l’extrémité est du lac, puis nous suivons la côte nord. Juste après, en traversant la forêt, une martre débouche de la futaie à droite pour traverser la route, puis elle hésite en nous voyant arriver pour finalement faire demi-tour et retourner à l’abri dans la pente boisée et touffue qui borde le lac. La route monte et descend au gré du relief. Elle ne suit pas toujours le bord du lac et les arbres nous en cachent souvent la vue.

Juste avant le hameau de la Clédelle, nous faisons une première halte pour découvrir le mini dolmen caché dans les herbes hautes du bord de la route. Après quelques photos, nous repartons dans la brume humide. Nous passons Rouquié où le camping n’a pas l’air de déborder d’activité, puis nous remontons le long du ruisseau de Rieupeyroux qu’on entend gazouiller dans le sous-bois, en contre-bas de la route. Juste avant le carrefour de la D52 qui mène à Lacaune, nous faisons une pause. L’air est bien frais et humide et la descente qui nous attend pour rejoindre le barrage de la Raviège ne nous incite pas à nous découvrir. Après un peu de repos et un en-cas, nous reprenons la route pour une belle descente jusqu’au barrage. Nous faisons une pause photo. Le barrage ne turbine pas et la rivière n’a pas un gros débit pour la saison. Le paysage est embrumé et c’est juste si on distingue les berges du lac. Après quelques photos, nous passons sur le barrage pour rejoindre la rive sud du lac. Un peu plus loin, un menhir se dresse au bord de la route. Un logo représentant une turbine y est gravée, ainsi que les dates 1999 – 2000. C’est indiqué sur la carte en tant que monument, mais je n’ai pas trouvé d’explication à son sujet. Nous continuons vers la Salvetat-sur-Agoût. Après avoir passé Lixirié, nous faisons un arrêt photo pour prendre une des rares vues du lac.

Finalement, approchant de la Salvetat-sur-Agoût, nous arrivons au pont de la Lune. C’est un pont étroit qui surplombe la route par laquelle on rejoint le village. Son nom viendrait de sa forme en demi-lune. Après quelques photos, nous rejoignons le village. Nous passons devant la source qui ne coule plus – nous apprendrons plus tard que des travaux en cours ont considérablement réduit les écoulements dans le village –et nous prenons le pont sur l’Agoût pour rejoindre le vieux village. Le temps s’est amélioré et la brume a peu à peu disparu. Nous rejoignons la place de la mairie et nous nous arrêtons devant le lavoir où coule encore un peu d’eau. C’est une eau très pure que les habitants viennent chercher pour la consommer en lieu et place de l’eau du réseau de distribution. Après un petit tour à la boulangerie et au supermarché local, nous reprenons la route et rejoignons la chapelle Saint-Étienne-de-Cavall située dans l’enclos du cimetière. De style roman (Xème et XIIème siècles), la chapelle renferme une antique statuette vénérée par les Salvetois sous le nom de la Vierge Noire « Notre Dame d'Entraygues » – le site est situé au confluent de l’Agoût et de la Vèbre – mais nous ne pourrons pas en voir grand-chose car la chapelle est fermée. Seul un petit volet ouvert permet de jeter un coup d’œil à l’intérieur. La chapelle était une halte sur le chemin de Compostelle.

Après la chapelle, nous avançons de quelques centaines de mètres pour rejoindre le pont de Saint-Étienne-de-Cavall. Construit au XIIème siècle, c’est une belle architecture de trois arches avec refuges à becs, qui enjambe la Vèbre. Aujourd’hui désaffecté, il a été remplacé par le pont construit à côté pour faire passer la route. Pour déjeuner, nous nous installons sur les tables de l’aire de repos située juste au-dessus du pont. Alors que nous finissons notre repas, il commence à tomber quelques gouttes éparses. Le ciel est toujours très couvert, mais ce n’est qu’une alerte passagère et nous repartons confiants. Nous remontons la vallée de la Vèbre d’abord assez large et peu pentue puis, à partir du Cantonnier, la pente s’accentue pour nous faire remonter jusqu’au lac du Laouzas. Les deux roues filent devant dans la montée, puis nous nous retrouvons sur l’esplanade du barrage, devant le panneau explicatif. Seul un filet d’eau coule au bas du barrage. Après quelques photos, nous passons sur le barrage pour suivre la rive sud. Le relief est assez marqué et nous avons de plus belles vues sur le lac qu’à la Raviège. Nous nous arrêtons à Villelongue pour faire quelques photos, puis nous poursuivons notre route. Après Naujac, nous nous arrêtons à l’aire de repos d’où on a une belle vue sur le lac, face à la base de loisirs de Rieu Montagné. Un panneau explique l’histoire d’avant la submersion de la vallée par les eaux du barrage.

Lorsque nous arrivons au bout du lac, là où la Vèbre redevient une rivière de montagne, un gros nuage noir nous gratifie de quelques gouttes. Nous nous regroupons au carrefour de la route submersible qui traverse la Vèbre. Un groupe de cyclos nous rejoint. Ils cherchent notre doyen, Philippe, qui loge au même hôtel qu’eux, près du camping. Celui-ci nous rejoint bientôt, après un court arrêt pour mettre son vêtement de pluie. Les cyclos repartent et nous ne tardons pas à leur emboîter le pas. Nous prenons la route qui longe le lac au nord. Lorsque nous arrivons à la base de loisirs de Rieu Montagné, la pluie s’aggrave et nous nous abritons sous les arbres pour laisser passer l’averse. Finalement, ça se calme un peu, mais le nuage noir est toujours là. Nous repartons et passons sur le pont du Viau. Juste avant l’Escapade, le nuage noir envahit la vallée et une aggravation très nette de la pluie nous oblige à nous arrêter sous les arbres pour laisser passer le plus fort. Nous terminerons cette journée sous la pluie avec un vent marqué, souvent de face. Nous rejoignons le barrage du Laouzas, puis nous reprenons la route par laquelle nous sommes venus. La descente est rapide et vu le temps, nous ne traînons pas. Nous voici bientôt de retour à La Salvetat-sur-Agoût puis au camping. Nous avons fait un peu plus de 60 km aujourd’hui et avec moins de pluie que ce qu’avait prévu la météo. Nous terminons la soirée au restaurant juste à côté.

Avant le départ, au camping les Bouldouïres à La Salvetat-sur-Agoût 08:47
Avant le départ, au camping les Bouldouïres à La Salvetat-sur-Agoût
Le groupe au complet au départ du camping 08:48
Le groupe au complet au départ du camping
La stèle du rond-point, de l'autre côté de la base touristique des Bouldouïres 09:03
La stèle du rond-point, de l'autre côté de la base touristique des Bouldouïres
C'est parti pour le tour du lac de la Raviège 09:03
C'est parti pour le tour du lac de la Raviège
Nous traversons le lac sur le pont de Calas 09:04
Nous traversons le lac sur le pont de Calas
Juste avant la Clédelle, un mini dolmen est caché dans les hautes herbes, au bord de la route 09:22
Juste avant la Clédelle, un mini dolmen est caché dans les hautes herbes, au bord de la route
Jour 2

Dimanche 4 juin 2017

44 photos

Le parcours

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Le récit

Il a encore plu cette nuit, mais le vent chasse les derniers nuages et le ciel bleu laisse une large place au soleil. Nous reprenons la route de la Salvetat-sur-Agoût qui débute par une petite montée bien raide jusqu’au rond-point de l’usine d’embouteillage. Nous reprenons la route du lac de Laouzas après avoir passé devant le pont de Saint-Étienne-de-Cavall. Arrivés au barrage, nous reprenons en sens inverse la route que nous avons parcouru hier soir sous la pluie. C’est étonnant comme on voit bien mieux le paysage sous le soleil. Nous longeons la rive nord du lac du Laouzas jusqu’au pont du Viau, puis nous continuons jusqu’à Nages. Nous faisons une pause sur la place devant l’église où quelques personnes attendent le commerçant ambulant. Marc n’est pas avec nous. Nous l’avons perdu depuis le pont du Viau. Nous ne savons pas s’il est devant où s’il s’est trompé de route. Dominique tente en vain de le joindre par téléphone. En attendant, nous allons visiter l’église dont les fresques parfaitement rénovées méritent le coup d’œil. Après que nous soyons ressortis de l’église, Marc nous rejoint. Il avait filé devant nous et, au pont du Viau, il avait pris à droite sans regarder les pancartes, pensant que nous devions aller jusqu’à Rieu Montagné. Il avait poursuivi puis dépassé un groupe de cyclistes sans réfléchir à la route. Finalement, ne nous voyant pas arriver, il a fait demi-tour et réalisé son erreur en voyant la pancarte indiquant Nages.

Nous repartons sous le regard intéressé des habitants du lieu rassemblés derrière le camion du commerçant ambulant. Nous continuons à remonter la vallée du Viau sur cette petite route peu fréquentée. À Caylus, la route est barrée et une déviation indique de prendre à droite. Finalement, nous décidons de passer tout droit. Nous sommes dimanche et il n’y aura pas de travaux. En fait, la route est fermée en raison de son état très dégradé. Nous y avions remarqué le grand nombre de trous lors de notre reconnaissance, alors qu’elle était encore ouverte à la circulation. Maintenant, l’état du revêtement a grandement empiré et nous devons zigzaguer pour éviter les ornières. Heureusement, le tronçon abîmé n’est pas très long et nous retrouvons bientôt à la Trivalle une route mieux revêtue. Cette route là est aussi davantage fréquentée par les véhicules à moteur, mais aujourd’hui c’est supportable. Nous nous arrêtons quatre kilomètres plus loin, auprès du menhir Peyro Lebado. C’est une pierre rectangulaire dressée dont le sommet est arrondi et non pointu. Le vent est fort et frais et nous ne traînons pas trop à l’ombre des arbres sur ce haut de côte. Juste après, nous passons le col de la Croix de Deux Sous (894 m), puis nous redescendons sur Lacaune où nous sommes accueillis par le jambon métallique oxydé, entamé par un gigantesque couteau du même bois, symbole de la capitale de la charcuterie.

Nous descendons dans la ville puis gagnons le terrain de sport où nous nous arrêtons à l’aire de repos pour la pause méridienne. Nous investissons les tables pendant que des gamins s’amusent à l’aire de jeux voisine. Après déjeuner, nous reprenons la traversée de la ville pour remonter devant le marché et rejoindre la fontaine des pisseurs. Ce monument historique date de 1559 comme l’indiquait la pancarte qui a été retirée en même temps que le muret qui la supportait et qui a été détruit pour permettre de garer des véhicules devant la fontaine, ce qui gâche bien le paysage, mais a sans doute pour but d’améliorer la vie des gens du lieu. Quoi qu’il en soit, cette fontaine très particulière mérite le détour. Elle est surmontée de quatre personnages au sexe démesuré qui laissent couler l’eau. La cuve inférieure est aussi très particulière. Sa paroi latérale est formée de plaques de pierres assemblées et ceinturées par un assemblage articulé de tiges métalliques emboîtées. Juste derrière, dans une grotte sous la route, le lavoir fermé par une grille présente une scène de l’époque où il était utilisé pour la lessive des habitants. Pendant que nous terminons les photos, Philippe et Gilbert vont prendre un café au bistrot local. À leur retour, nous repartons dans la montée du col de Picotalen (1004 m) où nous arrivons peu après. Nous faisons une petite pause pour les photos d’usage et pour nous découvrir un peu, puis nous repartons sur la route qui continue à monter. Quelques éoliennes ont réquisitionné le sommet quelque peu venté aujourd’hui. Un peu plus loin, nous atteignons le sommet du jour à 1030 m environ.

Suit une superbe descente avec des virages pas trop raides et un revêtement très lisse, des conditions propices à des excès de vitesse. Marc prend la tête et je le poursuis. Didier et Gilbert ne sont pas trop loin derrière. Nous nous arrêtons à la chapelle de Bonneval où lors de la reconnaissance nous avions été rejoints par un gars en trike. La chapelle est fermée et il n’y a sans doute pas grand-chose d’intéressant à voir à l’intérieur, mais le cimetière attenant semble très ancien, dominant les eaux claires et cascadantes du Vernoubre. Pour la plupart, les tombes sont simples et marquées d’une croix et d’une pierre dressée. Une maison adossée à l’église et au cimetière est habitée, mais il n’y a rien autour. Après une série de photos, nous reprenons la descente et nous arrivons bientôt au lac de la Raviège. Nous prenons à droite la route nord, puis à gauche pour rejoindre le camping où nous arrivons de bonne heure après avoir passé le pont de Calas. Nous avons parcouru environ 51 km aujourd’hui. Le soleil a été présent toute la journée, mais le vent froid ne nous a pas incité trop à nous découvrir. D’un autre côté, nous n’avons pas souffert de la chaleur dans les montées qui n’étaient pas difficiles. Comme la veille, nous terminons la soirée au restaurant de la plage où le groupe de cyclos, bien plus nombreux que nous, assure un bruit de fond.

Prêts au départ au camping des Bouldouïres 08:43
Prêts au départ au camping des Bouldouïres
Prêts au départ au camping des Bouldouïres 08:54
Prêts au départ au camping des Bouldouïres
Nous passons de nouveau par le vieux village de la Salvetat-sur-Agoût 09:03
Nous passons de nouveau par le vieux village de la Salvetat-sur-Agoût
La source du pont qui ne coule plus 09:03
La source du pont qui ne coule plus
Le vieux village et le pont sur l'Agoût 09:03
Le vieux village et le pont sur l'Agoût
Martine sur le pont face au vieux village 09:04
Martine sur le pont face au vieux village
Jour 3

Lundi 5 juin 2017

50 photos

Le parcours

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Le récit

Le temps couvert et brumeux de ce matin laissera peu à peu la place au ciel bleu agrémenté de quelques cumulus de beau temps. Nous sommes toujours huit au départ. Didier, le Toulousain qui doit nous rejoindre ce matin n’est pas au rendez-vous. Avant le briefing habituel, le gérant du camping vient faire quelques photos pour agrémenter son site et en profite pour faire un court essai du trike. Il semble emballé. Finalement, nous partons, toujours en direction de la Salvetat-sur-Agoût où, passé le pont, nous prenons à droite vers Fraïsse-sur-Agoût. La route grimpe en bordure du village, puis nous retrouvons le bord de la rivière que nous remontons sur cette petite route peu fréquentée mais bien revêtue. Le soleil est encore bien timide et le vent est frais et fort. Nous restons couverts. La vallée est encaissée et verdoyante. À partir de Caussou, ça s’élargit un peu, puis nous arrivons à Fraïsse-sur-Agoût. C’est un charmant petit village bien entretenu et qui semble assez touristique. Nous faisons une pause pour une petite visite. C’est charmant. Dans la rue, un panneau fleuri indique « Cour d’école ». La cour est dans la rue, sans clôture. C’est original. Les bords de l’Agoût ont été aménagés et c’est très joli. Finalement, Didier le Toulousain nous a rejoints. Il a eu du mal à trouver le camping des Bouldouïres et n’est arrivé qu’après notre départ. Il monte un superbe vélo couché en titane. Pour ne pas trop nous refroidir, nous repartons sans tarder. Nous passons le pont sur l’Agoût puis quittons le village pour attaquer la montée au col de Fontfroide.

Au fur et à mesure de la montée, qui est bien régulière, le soleil devient de plus en plus présent. Cependant, le vent reste fort et l’air est frais. Une série d’éoliennes a colonisé les crêtes et un troupeau de moutons occupe le fond de la vallée. En une demi-heure, nous sommes au col qui porte bien son nom. Le vent balaye les crêtes et nous refroidit très vite. Le temps de quelques photos et d’un en-cas, nous repartons pour une descente rafraîchissante dans la vallée de l’Agoût, face à un superbe paysage de montagne. Nous nous regroupons à l’entrée de Cambon, à l’aire de repos. Nous traversons le village puis passons sur l’Agoût. Après le pont, une pancarte indique la direction du point culminant de l’Hérault (1152 m). Le lieu s’appelle Valbonne, juste à la limite du Tarn, dans la forêt de l’Espinouse. C’est un parc éolien accessible par un chemin non goudronné, mais ce n’est pas notre route. Nous continuons le long de l’Agoût pour attaquer la montée au col de Rieugrand (921 m), que nous atteignons moins de deux kilomètres plus loin. Suit une courte descente avant de continuer à monter jusqu’au col de Bragard (1025 m). La route, étroite et peu fréquentée, est très agréable entre prairies et forêts. Ce col, comme le précédent n’est pas repéré sur place. Arrivés au point culminant, nous entamons une belle et longue descente jusque dans la vallée de la Vèbre. Même si le revêtement n’est pas excellent, le plaisir est là. On descend dans la forêt sur une petite route sans circulation jusqu’à Candoubre, au fond de la vallée.

Nous nous regroupons à l’entrée du village que nous traversons sous les yeux ébahis d’un autochtone pour rejoindre la route de Murat-sur-Vèbre à la Salvetat-sur-Agoût. Nous prenons à gauche en direction du lac du Laouzas. Après un arrêt rapide au menhir de Poumerou, nous continuons sur la route qui descend vers le lac en suivant le cours de la Vèbre. Nous passons au carrefour où nous avons trouvé les cyclos le premier jour, puis nous continuons jusqu’au lac. À peine trois kilomètres plus loin, nous arrivons à l’aire de pique-nique face à Rieu Montagné où nous nous sommes arrêtés le premier jour. Malheureusement, les deux tables sont prises. Trois gros 4x4 sont garés devant le point de vue et une dizaine de personnes ont rassemblées les deux tables derrière les voitures, bloquant le passage. La place est à eux et ils nous le font bien sentir. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous contentons de l’herbe et d’un banc en pierre trop près des voitures où nous apprécions la chaleur du soleil. Avant de repartir, je passe derrière les indélicats pour faire une photo du point de vue et leur montrer que nous ne sommes pas dupes. Nous reprenons la route, repassons Naujac, puis Villelongue pour nous retrouver en peu de temps au barrage du Laouzas. Le temps de quelques photos, puis nous repartons pour une belle descente dans la vallée de la Vèbre jusqu’à la Salvetat-sur-Agoût où nous arrivons au camping de bonne heure. Notre parcours du jour a fait un peu moins de 51 km. Chacun repart ensuite pour de nouvelles aventures avec plein de souvenirs dans la musette.

Prêts au départ au camping des Bouldouïres 08:45
Prêts au départ au camping des Bouldouïres
Prêts au départ au camping des Bouldouïres 08:45
Prêts au départ au camping des Bouldouïres
Le gérant du camping apprécie l'essai du trike 08:49
Le gérant du camping apprécie l'essai du trike
Nous passons le pont sur l'Agoût à la Salvetat 09:07
Nous passons le pont sur l'Agoût à la Salvetat
Le vieux village de la Salvetat-sur-Agoût 09:08
Le vieux village de la Salvetat-sur-Agoût
Dans la montée du village 09:09
Dans la montée du village